mardi 27 février 2018

Il y aura des morts - Patrick Senécal

Carl Mongeau, un tenancier d'un bar très populaire de Drummondville voit sa vie basculer le jour où une inconnue lui révèle qu'il va mourir. S'en suit alors une course folle contre la mort dans les rues de Drummonville.

J'avais décroché de l'oeuvre de Patrick Senécal jusqu'à ce qu'un ami me conseille vivement de lire son dernier roman. J'avais des réserves car l'auteur semblait en perte d'inspiration depuis plusieurs années et semblait incapable de revenir aux succès de ses premiers titres.

Cependant, je dois dire que j'ai été agréablement surpris par ce livre qui nous amène dans une course folle contre la montre dont les morts et les suspects s'enchaînent les uns après les autres. 

Ce livre se lit d'une traite!

Voilà pour les fleurs. Voici maintenant le pot. 

Je dénonce énergiquement la raison utilisée par Senécal pour donner la motivation nécessaire, celui d'un supposé tueur, à son personnage. Senécal s'est toujours targué d'aller chercher le côté sombre des individus et cette fois, il l'a complètement échappé. 

Les éditions Alire l'ont aussi complètement échappé en acceptant de publier ce livre.

Pourquoi? Parce que les flashbacks de Mongeau sont le passé à l'école secondaire alors qu'il était intimidé et puisqu'à l'époque personne ne dénonçait ni se préoccupait de l'intimidation, j'ai trouvé vraiment déplacé, et le mot est faible, d'utiliser un passé de victime pour faire croire qu'après s'être vengé de son agresseur, et c'est tout se qu'il méritait, Mongeau aurait des pulsions meurtrières et aimerait cela.

Voyons donc! Quand tu es victime d'intimidation, parce que tu es différent ou parce que tu es solitaire, la seule chose que tu désires est que la situation cesse. Et si, en prime, tu peux te venger pour toutes la peine vécue, aucun problème avec ça.

Je le réécris, Patrick Senécal et les éditions Alire l'ont complètement échappé. Ce n'est pas parce que tu es un auteur reconnu que tu peux écrire n'importe quoi. L'idée primaire du livre est excellente, mais la motivation du personnage principal ne l'est pas. 

Honte à Senécal qui a trouvé normal d'utiliser l'intimidation comme source de motivation et honte aux éditions Alire de publier ce titre puisque les romans de Senécal sont la différence entre une année financière positive ou négative.

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