samedi 23 juillet 2016

Jouer dans les calibres plus forts

Cet été, j'ai accepté de jouer dans deux équipe de dekhockey. Une dans le c2 à Charny et l'autre dans le c3 à Chauveau.

Un sport d'équipe

La première équipe avait du potentiel, mais elle vit une saison rocambolesque avec le gardien régulier qui se sauve après le premier match sans jamais redonner de nouvelles, un joueur qui avoue que ça ne lui tente pas vraiment de jouer au dek, un autre qui ne revient pas parce qu'il est fâché et un taux d'absentéisme qui ferait rager n'importe quel employeur!

La seconde équipe est composée pour la plupart de joueurs débutants. Dans ce cas-ci, le hasard faisant très mal les choses, le calendrier de l'équipe nous a donné la chance d'affronter deux fois les trois équipes de tête lors des douze premiers matchs. Il y en a une qui est trop forte pour la catégorie comme c'est presque toujours le cas à chaque saison, les autres, l'effort était louable.

Ça m'a permis de constater que le dek est vraiment un sport d'équipe et qu'à part à de rares occasions où un joueur fait l'équipe à lui seul, quoique cela a ses limites, si personne est capable de réceptionner tes passes, de compléter tes jeux, ne court pas (par paresse ou parce qu'il ignore quoi faire sur le jeu), lance trop souvent à côté du but, tu as beau te casser le pompon à chercher des solutions, rien n'y fait.

Bien sûr, certains ont du potentiel pour devenir meilleurs, mais pour d'autres, on oublie ça!

Cet été, en remplaçant dans des calibres plus forts, alors que tous les joueurs savent jouer, ça aide à bâtir la confiance et même si le jeu est plus rapide et intense, ça demeure plus intéressant que de jouer D ou c3 avec des recrues.

La motivation et les performances, points et jeu en général, sont influencés par ces remplacements.

À deux reprises, j'ai remplacé dans le D à Charny et je ne crois plus y retourner. Ça ne court pas, ça ne sait pas où se placer, les joueurs ne te donnent pas d'options pour faire une passe, l'autre équipe joue mou. Bref, c'est plate.

Deuxième saison pour équipe Postes Canada

Pour la saison automne-hiver 2016-2017, j'avais deux joueurs à remplacer avec mon équipe de c2 à Chauveau. Le meilleur marqueur et l'autre défenseur avaient quitté. Hormis ces départs, tout le monde revenait et je voulais jouer avec eux, j'aime l'équipe et j'avais réussi à instaurer une mentalité sans stress de gagner et performer à tout prix. Je veux juste être compétitif, pas vivre la fin de la saison passée pendant toute la saison ce qui m'aurait découragé et même si ce n'est qu'un jeu, tu veux avoir une chance de gagner à chaque match.

J'étais incertain de refaire l'équipe parce que je savais que les remplaçants que je connais refuseraient tous d'être régulier, je n'ai demandé à aucun d'entre eux et je n'avais rencontré personne durant l'été qui cherchait une équipe et qui pouvait évoluer c2.

Un ami m'a référé un défenseur et ce dernier s'est joint à nous. Il me restait à trouver ce fameux joueur offensif parce que c'est cela qui manquait à l'équipe pour qu'elle soit compétitive.

J'ai écrit un premier message probablement trop strict dans un groupe de remplaçants de dekhockey et je n'ai reçu aucune réponse. Je me demandais vraiment si j'allais revenir en tant que capitaine ou simplement me joindre à une équipe comme joueur. J'en ai rédigé un autre et cela m'a amené quelques candidats. J'ai pu compléter mon équipe.

J'ai travaillé fort l'été passé pour obtenir des chandails. Je ne croyais pas que mon employeur accepterait. Maintenant que je les ai, que je n'ai plus à courir après chaque saison, il faut bien les user un peu!

mercredi 13 juillet 2016

Test : Pokémon GO

Même s'il n'est pas officiellement disponible au Canada, il suffit de quelques entourloupettes du beau-fils pour installer ce jeu dans mon cellulaire.

J'étais curieux de l'essayer parce qu'à l'époque où les pokémon ont commencé à être connu, j'avais bien aimé le petit jeu sur Gameboy. Je voulais savoir si, vingt ans plus tard, il y aurait un second engouement pour ces petites bêtes.

Le jeu

Après avoir crée votre personnage et rencontré le professeur, vous voilà prêt à partir à l'aventure. Votre personnage apparaît à l'endroit où vous êtes situé physiquement et vous voyez la carte du quartier qui vous révèle s'il y a un pokéstop ou une arène dans le coin.

Le jeu est très simple. Vous vous promenez n'importe où en vous laissant guider par le radar pokémon du jeu. En bas à droite de l'écran, ce radar permet de savoir quel pokémon est le plus proche. Si vous ne l'avez pas capturé, vous voyez son ombre, sinon vous le voyez en couleur.

L'écran indique les trois plus proches, mais en appuyant sur cet onglet, une fenêtre s'ouvre et vous révèle une dizaine de pokémon à proximité s'il y a lieu.

Le nombre de traces de pattes sous le dessin vous aide à savoir lequel est le plus proche. Si vous avez trois pattes, le pokémon est assez loin, si vous en avez deux, il est plus proche et ainsi de suite. Quand il n'y a pas de trace, le pokémon apparaît quelque part autour de vous. Vous vous promenez et lorsque votre cellulaire vibre, un pokémon est là!

C'est un cercle qui s'agrandit et se rapetisse sans cesse sous vos pieds qui délimite la zone de contact pokémon. C'est dans cette zone que vous pouvez en capturer un. S'il est à l'extérieur, vous pouvez cliquer dessus et essayer d'amorcer le combat. Quand un pokémon surgit à l'écran, vous cliquez sur lui et la capture commence.

Capturer un pokémon est assez simple. Les pokéballs sont au bas de l'écran et vous devez les faire glisser à la bonne distance du pokémon pour que la balle s'ouvre et le capture. Puisque je commence, c'était assez rare que les pokémon faibles réussissaient à sortir de la balle, mais si ça suit la logique du jeu, plus fort seront les pokémons, plus de pokéballs vous devrez utiliser.

Le jeu vous oblige à marcher autant pour gagner une médaille que pour faire éclore un œuf dans l'incubateur.

S'il y a des feuilles qui tournoient proche d'un immeuble par exemple, c'est qu'un pokémon s'y cache. Probablement celui qui a le moins de traces de pattes dans votre radar.

Les pokéstops sont pour la plupart des monuments réels qui vous permet de vous approvisionner en pokéballs, potions et objets utiles. Il suffit de vous y diriger et de cliquer sur le rond bleu de la forme d'une pokéball que votre approche aura crée (au loin, ils ont la forme d'un carré bleu). Vous glissez votre doigt à l'écran pour faire tourner le centre du rond et vous appuyez sur l'écran pour prendre les objets qui en sortent. Vous pouvez recommencer ce stratagème à chaque dix minutes.

Les arènes sont des lieux publics possédés par d'autres joueurs. Ils y laissent leurs meilleurs pokémon pour vous obliger à vous battre (et perdre) si vous aviez en tête de gagner l'arène. Je n'ai pas encore essayé parce que mes pokémon sont trop faibles et quand je me trouvais à proximité d'une arène, je n'avais pas le niveau 5 requis pour entrer.

Vous avez un bon topo. Pour le reste, je vous laisse découvrir!

Points négatifs


  1. Ce sont pas mal toujours les mêmes pokémon qui apparaissent et cela devient rapidement redondant. Même si votre radar indique un nouveau pokémon proche, je ne me suis pas assez promené pour le chercher pour la raison au point 2.
  2. Ça bouffe de la batterie et des datas. Pour quelqu'un qui a un forfait à données limitées, ce jeu peut tout gruger en quelques jours voir quelques heures.
  3. J'avais lu que l'environnement dans lequel nous marchions influençait les pokémon qui apparaissent. J'ai marché le long de la rivière Saint-Charles, dans un parc et dans la rue et je ne trouve pas vraiment que ça a été le cas.
  4. Est-ce que je veux vraiment me transformer en zombie du cellulaire et traquer les pokémon et aller aux pokéstop le reste de mes temps libres? 
  5. Comme les jeux sur Gameboy, ça aurait été intéressant d'affronter des dresseurs virtuels au lieu de seulement des humains. Comme n'importe quel jeu, des maniaques vont se créer des équipes imbattables pour garder leur arène.

Est-ce que ce jeu va créer un engouement, une folie? Oui, sans aucun doute. Il y a déjà quelques histoires louches autour de Pokémon GO (une fille qui trouve un cadavre, un homme qui attendait les jeunes au pokéstop ou un accident automobile avec un piéton qui n'a pas regardé avant de traverser la rue).

On n'a pas fini d'entendre parler d'événements bizarres reliés à Pokémon GO.

Comme mentionné au point 5, est-ce que je désire vraiment virer zombie du cellulaire? La réponse est non. J'ai bien aimé l'essayer et il serait facile de devenir accro. Heureusement pour moi, mon forfait ne me le permet pas et je vais faire autre chose de ma vie!

dimanche 3 juillet 2016

Personne aime les négos

En moyenne, à chaque 4-5 ans, une convention collective est échue et à renégocier.

Dans une organisation comme le STTP, qui représente des dizaines de milliers de travailleurs et de travailleuses, même si un processus de votes et de congrès est utilisé pour amener les demandes des sections locales à la table des négos, en réalité, ses membres sont, bien malgré eux, déconnectés de celle-ci.

Tout ceci se passe très loin et seules les informations émises par l'employeur ou par le syndicat dans les médias ou les sites Internet de chacun rejoignent les employés concernés. À l'ère de l'Internet, c'est une belle façon de communiquer rapidement avec ses membres et les réseaux sociaux permettent d'alimenter des débats sur une dernière offre ou contre-offre.

Ces personnes vous mentiraient de vous dire qu'une négociation ne les angoissent pas. De ne pas savoir si nous allons travailler la semaine complète, c'est stressant. Et nous n'avons pas le choix, ces directives viennent d'Ottawa, bien éloigné des planchers de travail.

Dans la négociation actuelle, les deux parties semblent vouloir trouver un accord mutuel et non pas déclencher un conflit de travail qui ferait très mal à l'entreprise. L'erreur serait de tirer la couverte de son bord et d'être borné à ne pas céder, à être trop gourmand dans ses revendications.

Le petit peuple, qui aimerait que tout le monde soit au salaire minimum, est jaloux des conditions de travail des employés de Postes Canada et nous traite de tous les noms. Cherchez pas pourquoi le Québec est riche en pauvre et pauvre en riche. D'ailleurs, je vous le confirme, mon salaire étant bouffé à moitié par les deux paliers de gouvernement, je suis loin d'être riche.

Oui, facteur est un job en voie de disparation ou plutôt de transformation. Comme les chauffeurs de taxi, les journalistes, les vendeurs de maison et les agents de voyage. Sans complètement disparaître, Internet transforme ces métiers.

Loin d'être contre les changements technologiques, je me demande comment une société peut survivre quand seul les métiers du cerveau et des connaissances seront disponibles. Tout le monde n'a pas la capacité d'être avocat, médecin ou scientifique et de faire de longues études universitaires. En contrepartie, tout le monde n'a pas la dextérité d'être électricien, plombier ou entrepreneur général.

Pour l'avoir vécu, les sections locales qui sont au front n'ont aucune réponse à fournir aux membres inquiets. Aucun courriel, fax ou appel téléphonique est acheminé aux présidents pour leurs expliquer la situation. Ces gens connaissent la même chose que vous via les mêmes sources d'informations, c'est-à-dire les médias et les sites Internet.

En 2016, dans une société individualiste, il faut arrêter de croire que la population sera de notre bord. L'important serait de contacter les médias pour qu'ils cessent l'utilisation à outrance du mot grève et inclure aussi lock-out afin de donner la vraie information. Je ne dis pas de prendre pour l'un ou pour l'autre, mais dans sa neutralité, le journaliste doit écrire les offres et les actions des deux parties.

En 2011, alors membre de l'exécutif local, j'ai écris à un éditorialiste du journal les affaires pour qu'il corrige des affirmations complètement erronées.

D'ailleurs, quand tu rencontres la personne qui a vécu la situation décrite dans un article de journal, cette personne affirme souvent que ça a été rapporté tout croche et ce qui est relaté n'est pas ce qui s'est passé.

Combien de fois croyons-nous un article rempli de faussetés et publié par nos bons journalistes? Je déteste les mensonges et les menteurs!