lundi 1 août 2016

À tous les capitaines!

La décision m'a déchiré le cœur, mais je n'ai pas eu le choix, j'ai abdiqué à ramener une équipe de dek et ne reviendrai pas cet hiver comme capitaine. J'ai donc accepté de me joindre à une équipe qui m'avait demandé ma disponibilité.

Les recherches des trois dernières années peuvent se résumer à chercher des joueurs pour combler les départs et courir après des chandails pour la prochaine saison.

Je continuais les fonctions de capitaine parce que je voulais jouer avec des coéquipiers avec qui je jouais depuis plusieurs saisons et que j'appréciais. J'avais décidé de mettre les efforts nécessaires pour trouver des joueurs réguliers, et j'avais réussi, mais malheureusement, des départs et des empêchements ont déboulé les uns après les autres.

Pour diverses raisons propres à chacun, la vie étant constituée d’imprévues et de choix, trois joueurs ne pouvaient pas ou ne voulaient pas revenir avec l'équipe. Remplacer autant de joueurs à chaque année, c'est presque miraculeux. Tu as un beau noyau, mais toujours chercher des nouveaux joueurs c'est du sport.

Plus de sport que le sport en tant que tel.

Trois joueurs était ce que j'avais remplacé la saison dernière et que je devais encore combler cette année. Cela devenait difficile et compliqué voire impossible car il y a de moins en moins de bons joueurs disponibles et plus en plus d'équipes qui en veulent.

Dans le calibre dans lequel je voulais m'inscrire, pas question d'avoir des recrues qui ne savent pas quoi faire avec une balle et un bâton. Et ça ne me motive pas d'être coéquipier de joueurs qui apprennent à jouer.

À 42 ans dans quelques semaines, je me dis que je n'ai plus le temps à espérer les victoires.

Être capitaine, c'est accepter de chercher seul des joueurs réguliers qui se joindront à l'équipe dans l'espoir qu'une chimie opérera entre les anciens et les nouveaux. Il faut trouver quelqu'un qui se présente, qui paie et qui sait jouer. C'est pas si facile que ça.

Être capitaine, c'est accepter de demander à des gars qui ont consenti de remplacer, mais qui décline ton offre quand tu as besoin de leur service ce qui t'oblige à prendre n'importe qui ou de jouer la partie à 4-5 joueurs.

Être capitaine, c'est de faire confiance aux gars pour qu'ils paient la saison dans les délais demandés. L'argent demeure une source de stress et d'éventuels conflits. C'est des milliers de dollars à gérer. Quand tu ne connais pas les gars depuis longtemps, la confiance est tacite, quoiqu'on ignore si le gars va se sauver après un match ou te niaiser avec les paiements.

J'envie ces équipes qui sont ensembles depuis des années.

Être capitaine, c'est penser tout le temps à une façon de trouver des joueurs qui amélioreront l'équipe.

Être capitaine, c'est pouvoir affronter calmement toutes les imprévues d'une saison.

Quand tu fais de la gestion d'équipe ou d'activités, tu ne dois pas compter les heures ni les efforts à faire pour que tout se passe bien.

C'est très exigeant être capitaine et je ne sais pas ce que j'ai fait ou n'a pas fait pour ne pas réussir à attirer des joueurs à joindre une équipe qui a terminé 22-11-3 et en septième place au classement général.

Peut-être qu'il ne faut pas se poser trop de questions dans ces cas-là.

Voilà quelques semaines, j'avais commencé à me questionner sur mon désir de continuer à être capitaine d'une équipe sachant tout ce que cela inclut comme travail. Poser la question était y répondre un peu. Je continuais parce que j'étais complet, tout simplement.

Peut-être qu'un jour je pourrai reconstituer une équipe et rapatrier mes joueurs.

Pour la prochaine saison, j'assisterai le capitaine et ce sera avec une nouvelle équipe que je vais essayer de les aider à gagner.

Je lève mon chapeau à tous les capitaines peu importe leur activité!

2 commentaires:

  1. J'étais capitaine d'une équipe de Balle-molle l'été passé... J'ai donné ma place volontier cette année et je m'y plait très bien à ne pas avoir à gérer quoi que se soit... les boudages... les chialages...

    RépondreEffacer