dimanche 3 juillet 2016

Personne aime les négos

En moyenne, à chaque 4-5 ans, une convention collective est échue et à renégocier.

Dans une organisation comme le STTP, qui représente des dizaines de milliers de travailleurs et de travailleuses, même si un processus de votes et de congrès est utilisé pour amener les demandes des sections locales à la table des négos, en réalité, ses membres sont, bien malgré eux, déconnectés de celle-ci.

Tout ceci se passe très loin et seules les informations émises par l'employeur ou par le syndicat dans les médias ou les sites Internet de chacun rejoignent les employés concernés. À l'ère de l'Internet, c'est une belle façon de communiquer rapidement avec ses membres et les réseaux sociaux permettent d'alimenter des débats sur une dernière offre ou contre-offre.

Ces personnes vous mentiraient de vous dire qu'une négociation ne les angoissent pas. De ne pas savoir si nous allons travailler la semaine complète, c'est stressant. Et nous n'avons pas le choix, ces directives viennent d'Ottawa, bien éloigné des planchers de travail.

Dans la négociation actuelle, les deux parties semblent vouloir trouver un accord mutuel et non pas déclencher un conflit de travail qui ferait très mal à l'entreprise. L'erreur serait de tirer la couverte de son bord et d'être borné à ne pas céder, à être trop gourmand dans ses revendications.

Le petit peuple, qui aimerait que tout le monde soit au salaire minimum, est jaloux des conditions de travail des employés de Postes Canada et nous traite de tous les noms. Cherchez pas pourquoi le Québec est riche en pauvre et pauvre en riche. D'ailleurs, je vous le confirme, mon salaire étant bouffé à moitié par les deux paliers de gouvernement, je suis loin d'être riche.

Oui, facteur est un job en voie de disparation ou plutôt de transformation. Comme les chauffeurs de taxi, les journalistes, les vendeurs de maison et les agents de voyage. Sans complètement disparaître, Internet transforme ces métiers.

Loin d'être contre les changements technologiques, je me demande comment une société peut survivre quand seul les métiers du cerveau et des connaissances seront disponibles. Tout le monde n'a pas la capacité d'être avocat, médecin ou scientifique et de faire de longues études universitaires. En contrepartie, tout le monde n'a pas la dextérité d'être électricien, plombier ou entrepreneur général.

Pour l'avoir vécu, les sections locales qui sont au front n'ont aucune réponse à fournir aux membres inquiets. Aucun courriel, fax ou appel téléphonique est acheminé aux présidents pour leurs expliquer la situation. Ces gens connaissent la même chose que vous via les mêmes sources d'informations, c'est-à-dire les médias et les sites Internet.

En 2016, dans une société individualiste, il faut arrêter de croire que la population sera de notre bord. L'important serait de contacter les médias pour qu'ils cessent l'utilisation à outrance du mot grève et inclure aussi lock-out afin de donner la vraie information. Je ne dis pas de prendre pour l'un ou pour l'autre, mais dans sa neutralité, le journaliste doit écrire les offres et les actions des deux parties.

En 2011, alors membre de l'exécutif local, j'ai écris à un éditorialiste du journal les affaires pour qu'il corrige des affirmations complètement erronées.

D'ailleurs, quand tu rencontres la personne qui a vécu la situation décrite dans un article de journal, cette personne affirme souvent que ça a été rapporté tout croche et ce qui est relaté n'est pas ce qui s'est passé.

Combien de fois croyons-nous un article rempli de faussetés et publié par nos bons journalistes? Je déteste les mensonges et les menteurs!

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