lundi 20 juin 2016

Mon avis sur l'éventualité d'un conflit de travail

Depuis fin 2015, Postes Canada et le syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) négocient une nouvelle convention collective.

Les demandes de l'employeur sont presque de réécrire la convention collective actuelle et d'éliminer toutes sortes d'avantages acquises au fil des années de négociation.

De son côté, le syndicat désire amener la convention collective des facteurs et factrices ruraux et suburbains (ffrs) proche de celle des urbains autant en salaire qu'en avantage de toutes sortes, garder des acquis et ajouter certains points importants à ses membres (tous refusés par l'employeur).

Les urbains sont les facteurs à pied en ville et les ffrs sont les facteurs qui utilisent leur véhicule pour distribuer le courrier dans les zones rurales.

Les deux parties voit la réalité autrement. Il y a Postes Canada qui croit que le travail de facteur est facile et qu'il peut encore augmenter la tâche de travail de ses employés. Même si le jugement des gens est que le facteur termine sa route à midi, ce n'est qu'une question de temps pour que le corps, soumis à toutes les températures extérieures, aux poids des circulaires et des colis dont les volumes augmentent constamment et l'âge, commence à faire apparaître diverses blessures.

Je ne crois pas que la convention collective des ffrs rejoindra un jour entièrement celle des urbains. Jamais l'employeur n'acceptera cela. Et si cela arrive, j'espère que ces membres paieront les mêmes cotisations syndicales mensuelles que les urbains. Il ne peut pas y avoir que des avantages à vouloir s'inspirer des facteurs urbains.

J'espère que l'argent n'est pas la motivation cachée du syndicat.

Postes Canada ne semble pas voir les alternatives pour augmenter et diversifier ses revenus. Il n'a qu'une seule idée en tête et c'est de couper par attrition son nombre d'employés et leurs avantages. Aucune nouvelle source de revenus n'est explorée.

Le gouvernement actuel, comme tous les gouvernements, va sûrement renier sa promesse de maintenir la livraison à la porte. Il va simplement agir différemment. Il a mit en place un comité de consultation pour les canadiens qui veulent répondre à la question hebdomadaire sur l'avenir de Postes Canada.

Quoi qu'il en soit, en 2016, un conflit de travail nuirait considérablement à l'entreprise et ça, j'espère que les deux parties en sont conscientes. Il y a tellement d'alternative à la poste-lettre ou à la livraison de colis qu'il sera pénible de regagner une fois de plus la confiance des canadiens puisqu'on passerait pour des bébés gâtés toujours en grève sans que ces mêmes canadiens sachent vraiment la réalité quotidienne.

Le temps de se remettre compétitif et la prochaine convention serait échue et le pattern recommencerait.

Je ne dis pas qu'il faut garder le statu quo, ça serait renier l'évidence que la poste est en plein changement, mais est-ce que les deux parties tentent vraiment de trouver une alternative avantageuse pour chacune ou tirent-elles la couverte de son bord en restant sur ses positions?

Malheureusement, rien ne sort de ces rencontres et les prochaines informations seront celles pour voter au sujet d'une entente de principe ou d'un retour au travail forcé malgré la loi qui invalide ceci.

1 commentaire:

  1. Ma conjointe se plaint de ne pas être tenu au courant des négociations. Tout ce que les gens savent. semble-t-il, c'est que Poste Canada veut encore charcuter partout... serait bien de savoir l'heure juste des deux parties pour éviter une grève ou lock out de sourd....

    Poste Canada a le gros bout du baton comme le gouvernement québécois avec ses policiers et pompiers...

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