jeudi 24 juillet 2014

Pourquoi un blogue? Élucubration d'un blogueur qui écrit au vide!

Je ne consultais plus vraiment les blogues d'amis(es) auteurs(es) pour la simple et bonne raison qu'en cessant l'écriture, je trouvais moins pertinent de suivre leurs péripéties, mais Gabrielle Syreeni a publié un billet qui se voulait la réponse à un autre billet, celui de Pierre-Luc Lafrance, et à lire les réponses des autres blogueurs et blogueuses, ce dernier billet a fait boule de neige!

Pour ma part, en constatant que la plupart de ces auteur(e)s réussissaient à publier et que je tournais en rond, j'ai eu un découragement majeur dont je ne me suis jamais relevé. Surtout après Soleil Noir. Eh non, cela n'a pas commencé au deuxième atelier d'écriture d'Élisabeth Vonarburg! Atelier où je ne m'étais pas présenté la deuxième journée, j'avais préféré retourner à la maison, démotivé.

Je vivais déjà un gros désintéressement envers la SFFQ en général. Désintéressement qui persiste encore.

Ce blogue est né d'un conseil de Jonathan Reynolds qui me suggérait de bloguer pour être plus accessible et plus facile à retrouver si on veut.

Certains propos ont dérangé des gens, en littérature et au travail. Ils se croyaient visés ou avaient un malaise avec mes billets et j'en ai eu marre de tourner autour du pot afin d'éviter de les froisser.

Je préfère parler au vide que de m'auto-censurer.

Au début de ce blogue, je me concentrais sur la littérature, l'écriture et quelquefois, mon travail. J'y ai raconté mes débuts comme vice-président et aussi le lock-out de Postes Canada.

J'y ai aussi expliqué les démarches que j'exécutais dans la création de Soleil Noir. Et ce projet sans prétention a sonné le glas de mon incursion dans le domaine littéraire. Vous savez, mettre autant de temps et d'efforts pour écrire une nouvelle ou un roman ou créer une plateforme pour les auteurs et se faire refuser, ignorer ou exclure, en seulement quelques mois mettons que j'en ai eu plein mon casse peu importe que ce soit la vraie raison ou pas.

Pas que je suis meilleur que les autres, au contraire, j'ai plus de difficulté avec le réalisme des personnages et de l'histoire et je manque d'expérience, cependant, je ne crois pas mes écrits aussi médiocres que cela. Surtout pas avec les romans que j'ai lus et critiqués et qui ont été publiés parce que ça a été écrit par une auteure ou un auteur connu.

Qu'on le veuille ou non, on finit par se comparer, c'est inévitable.

Certains auteurs (es) ont exposé fièrement sur leur blogue (avec raison, j'aurais fait pareil) la page couverture de leur premier roman, les démarches du travail de réécriture avant publication et les endroits où l'on pouvait les rencontrer. Tu te dis que toi aussi tu aimerais y participer. Auteur ou éditeur, tu espères apporter quelque chose de nouveau, de différent à la communauté SFFQ.

Sauf que, comme on me l'a dit et redit, tout a été écrit, c'est la façon de l'écrire qui diffère et force est d'admettre que je n'ai pas réussi à le faire. Même si j'ai lu du plagiat de Surnaturel et de X-files à plusieurs occasions, ça a l'air que moi, je n'arrivais pas à trouver des éléments originaux.

Et j'écrivais trop de scènes de sexe...

Et j'ai remarqué que ce sont toujours les mêmes qui publient dans Solaris. Donc, si je comprends bien le raisonnement, personne n'écrit de bonnes histoires sauf une quinzaine de personnes. Y a de quoi à cesser son abonnement assez vite, ce que j'ai fait et mes revues ont été données au Village des Valeurs parce que les librairies qui vendent de l'usagé ne sont pas intéressées parce que ce type de revue ne vend pas.

Tout ça est du passé et même si mes deuils sont longs, que je prends du temps à en revenir, j'ai passé à autre chose.

Je continue à lire parce que j'aime ça! Maintenant, sur mon blogue, je traite de n'importe quoi. Par exemple, je critique DDLC parce que l’œil du joueur et de l'amateur voit des choses qu'il doit dénoncer. Et comme la direction m'a spécifié, il y a bien des aspects que j'ignore qu'eux savent. Financier probablement.

Avec le temps, je me suis habitué à écrire au vide. Souvent, je m'en fais parler en personne par des connaissances ou des amis. Il y a donc certains sujets qui les intéressent, le dekhockey par exemple. La littérature étant de loin la plus ignorée.

Je suis beaucoup moins assidu. Avant, je bloguais aux deux jours. Maintenant, pour ce que ça me rapporte, je le fais quand ça me tente.

J'ai aussi changé le nom de mon blogue, c'est plus pertinent!

P.S.: J'ai effacé has been, je n'ai jamais été been sauf dans le temps de D-Natural!

3 commentaires:

  1. Eh, c'est pas parce qu'on commente pas qu'on lit pas! Dans mon cas, c'est que je ne prends pas toujours le temps de signaler ma présence. Continue d'écrire! Le milieu littéraire change constamment, il va venir un temps où tu vas trouver ta voix et où un éditeur va trouver comment t'aider à trouver la tienne :)

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  2. Merci d'avoir pris le temps de répondre.

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  3. Merci pour vos encouragements. Je doute que je retrouve un jour ce goût d'écrire des histoires, mais sait-on jamais! Et Carl, je pense que tu me l'avais déjà précisé dans un autre billet, merci de me rafraîchir la mémoire!

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