samedi 15 mars 2014

Les élections du vide

Personne ne voulait d'une élection générale au Québec, mais la première ministre Pauline Marois a eu le même réflexe que son prédécesseur, elle voulait avoir les deux mains sur le volant.

Le parti Québécois voguait sur l'élan de la charte qui a changé de nom maintes fois. Comme tout bon parti politique, le PQ faisait l'autruche quand il s'agissait d'aborder des sujets aussi importants que l'économie et la santé. En fait, le Québec a perdu 26000 emploi en février 2014, ce qui est alarmant. Et la santé, pour l'avoir vécu avec ma fracture au poignet, les gens sont dévoués, mais c'est de la McMédecine, pas le temps de prendre le temps tellement les médecins sont débordés.

N'oublions pas les opportunistes, des gens que je méprise fortement, comme Léo Bureau-Blouin et la petite dernière Martine Desjardins qui criait contre le PQ et maintenant tente de se faire élire et réélire. Gaétan Barette agit de la même façon en passant de candidat à la CAQ à candidat libéral. Un siège à n'importe quel prix. C'est beau les convictions!

Pauline Marois a réalisé un coup de maître : elle a recruté PKP. Je doute fort que ce dernier veuille rester numéro 2 bien longtemps et même s'il ne le voulait pas, le manque de charisme de la première ministre fait que les projecteurs sont automatiquement dirigés sur l'homme d'affaire candidat dans St-Jérôme.

L'homme ne pourra pas dire qu'il n'a pas été clair : il veut faire du Québec un pays. Le vote est donc devenu un vote pré-référendaire et malgré que le péquistes veulent discuter de d'autres sujets, ce point revient sans cesse. PKP est en politique pour la séparation, rien de plus, rien de moins.

Évidemment, le manque de mémoire (et de courage) des québécois qui ne veulent pas de référendum se sont réfugiés immédiatement chez le libéraux. Pourtant, les libéraux ont mauvaise publicité avec toutes ces enveloppes brunes et autres scandales qui ont éclaboussé le parti pendant l'ère Charest. Monsieur Couillard n'a pas vraiment le prestige ni le charisme pour se démarquer. C'est le vote des anglophones, allophones ainsi que des libéraux purs et durs qui le sauvera.

C'est François Legault qui possède le meilleur discours et qui propose les meilleures idées. Malheureusement, le débat référendaire après l'arrivée de PKP va certainement anéantir son parti qui n'arrive pas à monter dans les sondages. Monsieur Legault n'a rien à perdre et le 7 avril prochain, mais à cette date, il aura pas mal tout perdu. Il démissionnera et son parti disparaîtra.

Parlant de sondages, il faudrait les interdire pendant les élections. Cela influence le vote, surtout le vote stratégique. Si les politiciens respectent leurs promesses (!) autant que madame Marois avec son élection à date fixe, ce n'est pas la veille que cela changera.

Une chose est sûre, pour moi, le PQ ne doit pas être majoritaire le 7 avril prochain.

2 commentaires:

  1. Je crains encore plus l'arrêt de la Commission Charbonneau en ce temps de fausses élections car il y a des rumeurs persistantes et étranges concernant des accusations de membres de parti... des accusations de personnes de HAUTS postes... et parions qu'après les élections, peu importe un PQ minoritaire ou non, la Commission va baisser sa garde et son mordant sera sans doute presque totalement oublié...

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  2. Avec toute cette corruption, il y a de quoi de douter des politiciens de tous les partis et surtout de leurs fausses promesses.

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