samedi 30 novembre 2013

Microbrasserie Benelux et péripéties dans la métropole

La microbrasserie Benelux est situé dans un immeuble de plusieurs étages près de l'UQAM à Montréal. L'établissement était à quelques minutes de marche de notre hôtel donc, tant qu'à rester dans la chambre à regarder la télé, nous avons laissé les ados à l'hôtel et nous nous sommes dirigés chez Benelux.

Quand je suis entré, la première chose que j'ai constaté est un endroit sombre aux lumières tamisées, aux murs à la peinture foncée, aux bancs au revêtement noir décoré de quelques miroirs. Ce n'est pas laid ni défraîchi, mais pas exceptionnel non plus.

Nous avons choisi les bancs au comptoir. Les cuves apparaissent derrière une petite fenêtre horizontale en haut des bouteilles de fort sur le mur face au comptoir. La serveuse, un brin snobinarde, ne nous a jamais salué et ça lui a semblé irritant de prendre notre commande. J'ai bien sûr choisi la stout, la marge et ma blonde a essayé l'armada, une brown ale américaine.

La résidence pour personnes âgées située de l'autre côté de la rue contraste avec la clientèle plus jeune de chez Benelux.

Nous sommes revenus chercher les ados vers 16:30 pour les débarquer au Centre Bell. Nous avons appris que nous devions revenir pour 18:30 et présenter la carte de crédit afin d'identifier l'acheteur du billet pour qu'ils entrent dans l'amphithéâtre. Je voulais aussi goûter à la bière chez Dieu du ciel, nous sommes donc montés sur la rue Laurier dans le trafic de Montréal. J'ai bu leur stout, c'est celle-ci qui ressemble le plus à celle de la microbrasserie des beaux-prés (logique, le proprio a travaillé chez Dieu du ciel) et ma blonde un bière belge aux prunes (c'était bon, essayez-le!), je me suis égaré pour revenir au Centre Bell, ma blonde a demandé à un passant le chemin, il a commencé à grêler et j'ai dû arrêter à l'hôtel en chemin parce que la bière faisait son effet sur ma vessie.

Ma blonde est revenue une trentaine de minutes après. Nous étions affamés et nous avons mangé à une place louche! Nous sommes retournés chez Benelux jusqu'à l'appel des ados pour qu'on retourne les chercher au Centre Bell.

Ça été une journée mouvementée, mais quand même agréable!


lundi 11 novembre 2013

Pourquoi je continue à écrire des billets?

Ce n'est pas un hasard si la quantité de billets que j'écris a diminué. Depuis que je me suis distancé du monde littéraire pour les raisons que j'ai déjà énumérées sur ce blogue et qui m'a valu d'être effacé de plusieurs blogrolls, j'ai, bien sûr, perdu une bonne partie de mes lecteurs.

Comme j'ai lu sur un blogue, les commentaires sont le salaire des blogueurs.

Oublions les visites vides provenant de sites comme zombiestats qui, en passant, a finalement cessé de polluer mes statistiques de visites. Je continue à croire qu'une critique, bien écrite et polie, même si les propos sont cinglants et virulents mais non diffamatoire et presque lue par personne, peut quand même réussir à faire avancer des choses à petite échelle.

Le gouvernement ne baissera pas les taxes parce que je me plains d'en payer trop.

Plusieurs me diront que je ne fais que chialer, d'autres vont protester avec véhémence, pour moi, c'est une sorte de thérapie.

Cependant, je sais que Taxi Québec a réagi rapidement quand le président de la coopérative a su que j'avais critiqué l'attitude d'un de ses chauffeurs dans l'un de mes billets. J'ai même découvert qu'un profil avait été crée en mon nom sur un site de taxi à Montréal et que mon billet y avait été copié. 

La page de mon dernier billet a été vue 75 fois. Le titre a peut-être induit quelques personnes en erreur, mais ayant plusieurs joueurs de dekhockey parmi mes amis Facebook, plusieurs se sont reconnus et d'autres ont su de quoi je parlais puisqu'ils faisaient partis des joueurs de l'équipe adverse. L'un m'a même confié qu'il ne comprend pas l'une de mes punitions. Je n'en comprend pas 3 sur 4! 

Est-ce que quelqu'un de la direction du centre a lu mon billet? Je l'ignore. Est-ce que ça va changer quelque chose? Non. 

Ça a fait du bien et il faut dénoncer ces injustices.

Les critiques littéraires suscitent bien peu d'intérêt. En fait, c'est l'indifférence totale, un peu comme la rédaction de commentaires. La plupart consulte, et ce n'est pas la cohue, mais ces visiteurs n'écrivent pas. 

Je suis un blogue perdu parmi des millions, il ne faut pas s'attendre à mieux. 

À l'occasion, je reçois des demandes de partenariat. Surtout pour le monde du voyage. Ça ne me rapporte pas une cenne, mais ça me permet d'augmenter ou de maintenir mon pagerank. Donc, tenez-vous le pour dit, si vous ne voulez pas inclure un lien vers mon blogue, oubliez-moi. 

Je parle aussi de mon travail. Je suis le deuxième vice-président de la section locale de Québec et ça me permet, tout en respectant la confidentialité, d'expliquer ce qui se passe, vu de l'intérieur, dans le merveilleux monde postal. Au lock-out, je racontais chaque jour ou chaque geste exécuté par les membres de Québec. Le National se charge des médias et nous, même si cela arrive que nous leur parlons, nous nous occupons du quotidien. Et comme je l'ai dis plusieurs fois, nous avons un hostie de mandat! Depuis mon élection, lock-out, tri séquentiel, restructuration des bureaux, de plus en plus de membres en détresse, employeur mesquin, etc.

Presque personne ne vient aux assemblées mensuelles, mais tout le monde réclame de l'aide.

Je continue d'écrire des billets parce que même si je n'écris plus de romans ou de nouvelles et, à mon grand étonnement, cela ne me manque pas, je crois que plusieurs de mes sujets sont pertinents et répondent à des questions que des internautes peuvent se poser. Est-ce qu'un jour, je vais abandonner ce blogue? C'est possible, mais tant que la passion y est, je vais continuer.

samedi 9 novembre 2013

Le voleur de show

Dernièrement, j'ai été victime de l'incompétence d'un arbitre. Incompétence grave et acharnement.

Dès le début du match, il m'a décerné une punition discutable quoique la seule méritée. J'ai perdu pied et j'ai tombé sur le gardien. Ç'a été considéré comme de l'obstruction sur le gardien.

Peu de temps après, le même arbitre m'a puni pour coup de bâton. J'avais donné un coup sur la lame du bâton avec la mienne, ce qui est légal. Tellement légal que le capitaine de mon équipe a pris ma défense, il est arbitre lui aussi, et a été puni pour avoir sacrer. Pourtant, tout le monde sacre, et pas juste une fois, pendant un match...

Sorti du match, c'est-à-dire que j'avais perdu toute ma concentration à jouer, la troisième punition pour rudesse est la résultante de l'incompétence et l'acharnement de l'arbitre. Je la méritais, mais s'il avait été juste et honnête, elle n'aurait pas eu lieu.

Et la quatrième, que je ne méritais pas, j'avais levé le bâton de l'adversaire et cet arbitre a considéré que c'était un bâton élevé ou du moins, que j'avais accroché le gars, ce qui n'était pas le cas.

J'avais deux minutes de punition en 9 parties avant ce match.

Quand on parle d'incompétence grave, de chercheur de troubles, de voleur de show, d'acharnement, de pourri, le visage de cet idiot, parce qu'il en est un, apparaît à côté de ces mots dans le dictionnaire. 

J'ai porté plainte à l'arbitre en chef. Ça ne donnera absolument rien puisque l'homme était présent ce soir-là et il n'est jamais intervenu. D'ailleurs, la seule qualité de cet homme est d'être bête comme ses deux pieds. Il tente de faire son tough. Anecdote : au début d'un match, le marqueur s'est déclaré malade. Après avoir trouvé une solution, cet homme est venu nous dire, bête comme ses deux pieds et nous n'avions pas manqué de politesse, que c'était ça ou rien. Il aurait pu le remplacer, lui, le marqueur! Donc, pourquoi agir ainsi? Je ne paie pas pour me faire écœurer.

En fait, je débourse plus de 500$ par année pour jouer une saison, pas pour être frustré, crier après les arbitres ou affronter des équipes avec des joueurs trop fort pour le calibre. Pour ce dernier point, j'attends le verdict de l'appel, mais ça fait presque un mois que l'événement est arrivé et le gars est rendu à 44 buts en 11 matchs. Le responsable de la ligue semble vouloir me donner raison, mais j'attends toujours. Pendant ce temps, ce joueur engraisse ses stats.

Quel redressement pourrais-je avoir après avoir été victime de cet arbitre? Des excuses? Je ne veux rien savoir. Un montant d'argent? Ne rêvons pas en couleurs! Qu'il n'arbitre plus nos match? C'est ce que j'ai demandé, mais je doute fort de l'obtenir.

La discrimination sous toutes ses formes me pue au nez!

Avec l'histoire des calendriers, une plainte contre un alignement illégal et ce dernier événement, je dois conclure que la seule préoccupation du centre est son résultat financier annuel et c'est bien triste.

On demande des arbitres neutres, des marqueurs attentifs et des réponses à nos appels. 

Je sais bien que nous sommes des milliers de joueurs et qu'il peut y avoir des dizaines d'appels ou de plaintes, mais certaines mériteraient considérations plus que d'autres.

Le respect des joueurs-payeur aussi.

vendredi 1 novembre 2013

22/11/63 - Stephen King

Al, l'ami de Jake Epping, a découvert une faille temporelle qui le ramème en septembre 1958. Chaque fois qu'il revient dans le présent, seulement deux minutes se sont écoulées et quand il retourne en 1958, tout ce qu'il a fait précédemment a été effacé de cette réalité. Atteint d'un grave cancer, Al réussit à convaincre Jake de recommencer l'enquête qu'il avait entamée en 1958 et d'empêcher Lee Oswald d'assassiner le président Kennedy le 22 novembre 1963.

Avant de commencer à lire ces lignes, je dois vous avouer que c'est le premier Stephen King que je lis de ma vie. J'ai bien vu quelques films, mais je n'ai aucune idée des classiques qu'il a écrits. Pourquoi ai-je choisi ce livre au détriment des autres? Parce que j'adore les histoires de voyages dans le temps, de mondes parallèles ou de personnages qui sait qu'il vit dans un univers fictif.

Cette brique de 1100 pages nous raconte, en vérité, l'histoire d'amour d'un gars qui doit s'occuper pendant cinq ans avant de passer à l'acte, c'est-à-dire neutraliser l'assassin de JFK.

King décrit avec exactitude et brio la vie des années fin 50, début 60. Le quotidien des gens, les voitures, les vêtements, la cigarette omniprésente partout puisque tout le monde fume, etc.

Par contre, même si cela s'avérait un passage obligé, j'ai trouvé long de connaître la vie de Jake à cette époque. Al lui avait cédé de l'argent qu'il avait gagné en pariant sur certains événements sportifs (ressemblance mal choisie avec Retour vers le futur 2) et même si les coûts d'hébergement ou de restaurant sont moins exorbitants que maintenant, Epping devait gagner sa vie jusqu'à la date fatidique.

Évidemment, que serait une telle histoire sans une histoire d'amour. On a alors droit à au moins 400 pages sur l'emploi d'enseignant George Amberson, le pseudonyme de Jake Epping, sa rencontre avec une nouvelle enseignante, tout en menant, dès le retour de Oswald de la Russie, l'espionnage avec les techniques de l'époque et les précieuses notes de Al.

Oui, cela est pertinent et intéressant, surtout qu'en 1958, Oswald était encore dans la marine. Ici, l’assassinat de JFK est une toile de fond pour une autre histoire, celle de Jake Epping, alias George Amberson.

King rendra bien, dans les 100 dernières pages, les répercussions d'avoir sauvé le président Kennedy. Aussi, il rendra bien le FBI de J. Edgar Hoover, tout semblait crédible et véridique.

Si King avait coupé de moitié son roman, il n'aurait pas pu amener toute la profondeur émotionnelle de son personnage. Il n'aurait pas pu bien nous plonger dans l'atmosphère du début 1960, en pleine guerre froide et peur de la guerre atomique (pensons à la crise des missiles à Cuba). Un bon roman que j'ai bien apprécié. Test réussi pour King!

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