dimanche 25 août 2013

Restaurant l'académie

Il y a une vérité et un mensonge dans cette phrase : le restaurant l'académie attire les foules et offre des repas de qualité.

La vérité est qu'il attire les foules et le mensonge est ses repas de qualité. Voici donc pourquoi je ne remettrai plus jamais les pieds à cet endroit et ce, peu importe l'activité.

Le restaurant l'académie est situé à place Sainte-Foy, au deuxième étage, coin de la rue Bernardin-Morin et boulevard Hochelaga. Le restaurant présente une grande aire ouverte et la décoration tente de nous démontrer un endroit branché, d'un certain luxe, à prix abordable. L'endroit passe ce premier test, le problème n'est pas la déco.

La première fois que j'ai mangé à l'académie c'était avec ma famille pour le repas du jour de l'an (ou du lendemain, je n'en suis plus sûr). Quand il avait réservé les places, mon oncle avait demandé si l'académie possédait assez de sièges (boosters) pour enfants. La réponse avait été affirmative.

La réalité était tout autre. L'académie avait UN siège pour enfants et il était déjà en utilisation. Ma cousine aurait apporté ses sièges si la personne au téléphone n'avait pas répondu n'importe quoi. Ses jumeaux se sont assis sur des bottins téléphoniques qu'ils arrachaient les pages avec joie. Pour le repas, je n'ai pas souvenance de ce que j'ai mangé, donc je ne critiquerai pas.

La deuxième fois, c'était pour le party des fêtes de mon bureau. Nous étions jumelé avec un autre bureau. Confiné dans un coin, je pouvais à peine bouger et encore moins discuter avec les gens aux autres tables. Nous avions le choix d'une table d'hôte et j'avais choisi les crevettes. Quelle déception de voir cette assiette vide, aux crevettes naines, trop cuite. La serveuse semblait complètement dépassé par les événements et tentait de guider les plats que distribuaient ses coéquipiers. Ça a été bordélique toute la soirée.

Hier, c'était la troisième fois et ce n'était pas parce que je voulais y aller, je méprise profondément cet endroit. Cependant, ça n'arrive pas à toutes les années qu'on puisse fêter les 90 ans de sa grand-mère et j'aurais été un imbécile de me plaindre ou de ne pas me présenter.

J'avais le goût de pâtes et j'ai choisi des cannellonis. Oui, je sais, j'aurais pu choisir bien d'autres trucs comme de la viande, des fruits de mer ou de la volaille, mais j'avais envie de manger ce plat.

Wow, déception au centuple!

J'ai été servi le premier, un petit bol avec deux cannellonis qui baignaient dans une sauce rosée. Il y avait un peu de fromage, même pas une branche de persil. Les filles de mes cousins, dont l'une a deux ans et avait un repas pour enfant, du spaghetti dans un grand bol, savouraient des pâtes en plus grande quantité que moi. Le serveur guindé faisait son travail comme un robot. En voyant arriver mon repas (à 15,95, ce qui ne le vaut absolument pas), mon oncle croyait que je recevais mon entrée. Eh non, c'est mon repas! Une chance que les femmes ne mangeaient pas trop et j'ai hérité du surplus de poulet, filet de saumon et cuisses de grenouille!

J'avoue que les autres assiettes semblaient meilleures autant au goût qu'à la présentation.

Ma question est la suivante : pourquoi cet endroit est encore ouvert? Chaque fois que j'y suis allé, j'ai été déçu. Pourquoi ça tombe sur moi, puisque l'établissement semble afficher complet ou du moins, il a une bonne clientèle. C'est un des restaurants les plus surévalués et il ne vaut pas le détour. Mon repas ressemblait à du Normandin, avec plusieurs dollars de plus sur la facture.

Sans oublier qu'un de mes oncles avaient acheté une carte-cadeaux de 50$ pour ce restaurant et quand le serveur est venu pour ajouter la différence du montant de la facture sur la carte de crédit, le serveur s'est plaint que la terminal proposait du pourboire que sur la différence et non pas le montant total du repas. Quel manque de savoir-vivre, mon oncle lui aurait donné son argent sans qu'il pleurniche. Il lui a donc offert un Wilfrid-Laurier!

Un petit conseil, n'essayez même pas.

mardi 13 août 2013

L'histoire secrète des Beatles - Geoffrey Giuliano et Avalon Giuliano

Les auteurs, auteurs et historiens de 35 ouvrages sur le groupe, nous servent ce que vivait les membres du Fab four quotidiennement. La drogue, l'alcool, l'agressivité, les relations avec la famille, etc. Cela nous prouve que ces hommes étaient... des hommes et ce, malgré qu'ils avaient tout ce qu'ils voulaient sans même claquer des doigts.

Les auteurs débutent leur histoire en nous racontant les péripéties des Quarrymens. Au Cavern club ou ailleurs, la rencontre avec Ringo Starr et Georges Harrison, comment ;'entourage des ces hommes vivaient le succès des Beatles.

Le quatrième de couverture révèle que ce livre a soulevé la controverse et des querelles juridiques ont suivi. Mais les auteurs n'ont pas été pris en défaut.

Même s'ils signifient la libération d'une génération, sexuelle et autres, la pression d'être un Beatle se faisait sentir chaque jour. Les paparazzis, les journalistes des journaux à potins qui modifient leurs articles pour mieux vendre, les fans en délire qui les attendent devant leur résidence, même dans la mort ou la maladie, un Beatle doit se cacher et cacher la vérité.

Dès le premier jour, ce livre m'a captivé, j'ai lu une centaine de pages. Je savais que je devais passer par cette époque, mais j'ai eu un manque d'intérêt pour leurs activités en Inde et la méditation transcendantale. Puisque les Beatles ont eu beaucoup de succès lors de la jeunesse de mes parents, donc, évidemment, je n'étais pas né, certaines événements comme celui d'avoir omis de manger à la table de la première dame d'un pays sous l'emprise d'un dictateur et la difficulté à quitter ce pays parce que les citoyens étaient devenus haineux envers le groupe.

Je n'ai pas lu d'autres biographies du groupe, je ne peux pas vous dire si ce livre contient des informations supplémentaires des biographies ordinaires du groupe. J'ai bien aimé la façon dont les auteurs ont amené leur histoire, ça se lit très bien et c'est très intéressant et étonnant. Je vous le conseille si vous êtes curieux de connaitre l'histoire obscure des Fab four.

Acheter ce livre.

dimanche 4 août 2013

Microbrasserie : Gambrinus

Sur le boulevard des Forges, à Trois-Rivières, il y a la microbrasserie Gambrinus.

Petite bâtisse indépendante située au coin d'une rue, on a l'avantage de ne pas se promener pendant trente minutes pour trouver un parking comme c'est le cas à Saint-Roch par exemple.

Et pourtant, un samedi soir vers 18 heures, l'endroit était presque absent de clients et le deuxième étage était fermé. Peut-être étions nous arrivés trop de bonne heure.

Pour trouver la porte d'entrée, il faut emprunter l'accès des personnes en chaises roulantes et si nous avions choisi la terrasse, ce que nous avons pas fait à cause de la mauvaise température, nous aurions descendu les quelques marches à notre droite afin d'être au niveau de la rue.

Dès que nous avons passé la porte battante, une serveuse nous a accueilli avec le sourire. Elle nous a suggéré des tables dans la verrière ou dans le restaurant. La verrière semble être un ajout, une annexe avec de grandes fenêtres donnant vues sur la rue. Nous avions choisi cet endroit pour finalement changer pour le restaurant afin d'observer de plus prêt son design et son look.

Des bouteilles de bières de marques différentes et même disparues (j'ai aperçu une Molson Grand Nord) sont placées un peu partout sur des tablettes et au deuxième étage, que nous avons visité pour regarder leurs cuves. Les bouteilles étaient placées contre les fenêtres. Il y en a beaucoup, je ne voudrais pas être celui qui époussette...

Sur les murs, proche des tables, des tableaux d'un dessinateur sont à vendre. C'est maintenant un incontournable dans une microbrasserie qu'un artiste loue ou utilise cet endroit pour exposer ses œuvres.

La serveuse a pris le temps de nous expliquer les huit sortes de bières inscrites au tableau. Pour la palette de dégustation, il faut choisir la palette aux numéros pairs ou impairs. Moi et ma blonde avons décidé de prendre une palette de chaque numéro. Bien sûr, la mienne contenait la stout, prénommé la Godin. Bizarrement, sur le menu comme sur le site Internet, la stout porte le nom de la veuve noire. On-t-il changé de nom pour éviter un conflit avec le Archibald?

La palette est servie avec des biscuits soda. La serveuse nous a spécifié que c'était simplement pour enlever le goût de la bière précédente avant de passer à la suivante. Bonne idée! Leurs bières sont goûteuse et ce qui est cool, la serveuse a aussi pris le temps de nous expliquer l'ordre dans laquelle il fallait boire ainsi que les arômes de nos bières.

Je crois bien que tous les amateurs de bières aimeront les bières artisanales du Gambrinus.

J'ai aimé la stout quoiqu'elle ne se situe pas dans mon top trois!

Pour le repas, nous avons commandé chacun un hamburger différent, mais avant cela, parce que j'avais trop faim, j'avais demandé six ailes de poulet. Un peu décevant sur ce point, les ailes un peu maigrichonnes me collaient au doigt, comme si la sauce provoquait une réaction de colle.

Les hamburgers goûtaient le grill est cet effet a été très apprécié. La nourriture s'apparente à chez Victor et j'apprécie ce restaurant. Si j'y retourne, il est assuré que j'essaie autre chose pour goûter quelque chose de différent et la qualité de leur menu. Première note négative : il vous offre leur mayonnaise maison et il l'ajoute à la facture au prix de 0.87 sous plus taxes, donc, un dollar. C'est purement du vol pour une si petite quantité et cela nous a surpris car la serveuse avait omis de nous informer de ce léger supplément. Les prix sont cependant adéquats.

Quelques autres détails m'ont dérangé. L'un est l'absence de wi-fi et l'autre, le plus honteux, est l'impossibilité d'utiliser l'Interac, il faut sortir de l'argent de la machine ATM. Ça fait une éternité que je n'ai pas utilisé AMT, mais la dernière fois, ATM te facture 5$ de frais (moitié pour ATM et moitié pour l'institution financière, ce qui donne en réalité 25$ et non 20$). J'ai donc payé avec ma carte de crédit. Pas question que je donne de l'argent aux propriétaires de cette machine! J'avoue que ce fait a fait baissé mon appréciation du Gambrinus.

La soirée à Trois-Rivières a été très réussie et très appréciée!

jeudi 1 août 2013

Un homme sans allégeance - Jean-Pierre Charland

Soldat de l'armée de l'Union pendant la guerre de Sécession, David Langevin doit infiltrer la Fraternité fénienne pour le compte du Royaume-Uni. Langevin, qui porte également le nom de Devlin, car ses parents décédés sont Irlandais, a été élevé à Rivière-du-Loup. 

Parmi les plans révolutionnaires des féniens, sous un fond d'indépendance de l'Irlande, Devlin rencontrera plusieurs personnages historiques qui ont façonné l'histoire du Canada et des États-Unis.

Si vous désirez un roman historique, l'écrivain Jean-Pierre Charland est un incontournable. Il a écrit plusieurs best-sellers et j'ai écrit une critique d'un de ses livres.

L'auteur nous plonge littéralement à l'époque après la guerre de Sécession. Les officiers de l'Union pourraient être très efficaces pour guider les troupes révolutionnaires irlandaises. Cependant, et même si cela affecte l'action du livre, parce que la conclusion des actions de la Irish republican Brotherhood s'avère toujours la même, la ferveur des membres de la Fraternité ne suit pas leurs gestes.

L'idée loufoque des raids féniens contre le Canada qui représente la monarchie britannique et, dans un certain sens, qui oppose un pays à une organisation échoue chaque fois et si les quelques morts témoignent de l'assaut, la plupart du temps, les soldats irlandais prennent la fuite.

La Fraternité a été infiltrée autant aux États-Unis qu'en Irlande. Jamais les chefs d'États ou les généraux affairés à la défense du Canada ignoraient ce que la Fraternité mijotait. Ils ont toujours été espionnés.

L'auteur promène son personnage de New York à Montréal et nous démontre les mentalités de l'époque, l'impossibilité des gens de la classe moyenne de marier quelqu'un de la classe riche, l'arrivée des immigrants dans la métropole américaine, etc.

Une seule chose m'a titillé pendant tout le roman et c'est l'aspect pédagogique. Tel personnage historique apparaît, prononce quelques phrases et le narrateur omniscient nous raconte ce que ce personnage fera ou ce qu'il lui arrivera dans un avenir pas si lointain. Moi, ça m'a tanné. Même l'aspect meurtre du président Lincoln m'a semblé complètement inutile à l'histoire. Pourquoi nous informer sur le meurtrier? Vers la fin des années 1860, on apprend que le général Ulysse Grant est le président des États-Unis et selon moi, le lecteur n'avait pas à en savoir plus.

Pour le reste, ce roman d'espionnage vaut qu'on s'y attarde.

Une réédition sous un nouveau titre (la première édition s'appelait Un pays pour un autre) que j'ai encore une fois apprécié. Vais-je me laisser tenter par un autre ouvrage de Charland, fort probable, mais je décrocherai si la pédagogie omniprésente persiste.

Acheter ce livre.