lundi 11 novembre 2013

Pourquoi je continue à écrire des billets?

Ce n'est pas un hasard si la quantité de billets que j'écris a diminué. Depuis que je me suis distancé du monde littéraire pour les raisons que j'ai déjà énumérées sur ce blogue et qui m'a valu d'être effacé de plusieurs blogrolls, j'ai, bien sûr, perdu une bonne partie de mes lecteurs.

Comme j'ai lu sur un blogue, les commentaires sont le salaire des blogueurs.

Oublions les visites vides provenant de sites comme zombiestats qui, en passant, a finalement cessé de polluer mes statistiques de visites. Je continue à croire qu'une critique, bien écrite et polie, même si les propos sont cinglants et virulents mais non diffamatoire et presque lue par personne, peut quand même réussir à faire avancer des choses à petite échelle.

Le gouvernement ne baissera pas les taxes parce que je me plains d'en payer trop.

Plusieurs me diront que je ne fais que chialer, d'autres vont protester avec véhémence, pour moi, c'est une sorte de thérapie.

Cependant, je sais que Taxi Québec a réagi rapidement quand le président de la coopérative a su que j'avais critiqué l'attitude d'un de ses chauffeurs dans l'un de mes billets. J'ai même découvert qu'un profil avait été crée en mon nom sur un site de taxi à Montréal et que mon billet y avait été copié. 

La page de mon dernier billet a été vue 75 fois. Le titre a peut-être induit quelques personnes en erreur, mais ayant plusieurs joueurs de dekhockey parmi mes amis Facebook, plusieurs se sont reconnus et d'autres ont su de quoi je parlais puisqu'ils faisaient partis des joueurs de l'équipe adverse. L'un m'a même confié qu'il ne comprend pas l'une de mes punitions. Je n'en comprend pas 3 sur 4! 

Est-ce que quelqu'un de la direction du centre a lu mon billet? Je l'ignore. Est-ce que ça va changer quelque chose? Non. 

Ça a fait du bien et il faut dénoncer ces injustices.

Les critiques littéraires suscitent bien peu d'intérêt. En fait, c'est l'indifférence totale, un peu comme la rédaction de commentaires. La plupart consulte, et ce n'est pas la cohue, mais ces visiteurs n'écrivent pas. 

Je suis un blogue perdu parmi des millions, il ne faut pas s'attendre à mieux. 

À l'occasion, je reçois des demandes de partenariat. Surtout pour le monde du voyage. Ça ne me rapporte pas une cenne, mais ça me permet d'augmenter ou de maintenir mon pagerank. Donc, tenez-vous le pour dit, si vous ne voulez pas inclure un lien vers mon blogue, oubliez-moi. 

Je parle aussi de mon travail. Je suis le deuxième vice-président de la section locale de Québec et ça me permet, tout en respectant la confidentialité, d'expliquer ce qui se passe, vu de l'intérieur, dans le merveilleux monde postal. Au lock-out, je racontais chaque jour ou chaque geste exécuté par les membres de Québec. Le National se charge des médias et nous, même si cela arrive que nous leur parlons, nous nous occupons du quotidien. Et comme je l'ai dis plusieurs fois, nous avons un hostie de mandat! Depuis mon élection, lock-out, tri séquentiel, restructuration des bureaux, de plus en plus de membres en détresse, employeur mesquin, etc.

Presque personne ne vient aux assemblées mensuelles, mais tout le monde réclame de l'aide.

Je continue d'écrire des billets parce que même si je n'écris plus de romans ou de nouvelles et, à mon grand étonnement, cela ne me manque pas, je crois que plusieurs de mes sujets sont pertinents et répondent à des questions que des internautes peuvent se poser. Est-ce qu'un jour, je vais abandonner ce blogue? C'est possible, mais tant que la passion y est, je vais continuer.

4 commentaires:

  1. Bah, t'en fais pas. Moi aussi, mon blog est à la traîne, mais je n'ai jamais pris la peine de vérifier si on m'avait retiré de blogroll. Celui de mon blog affiche simplement les dix derniers mis à jour. Un blog, c'est un blog. C'est pour ceux qui veulent écrire (et qui savent écrire, généralement). Les sujets sont aussi variés que les auteurs. J'aime tes messages sur le milieu postal parce que c'est un univers plutôt fermé, comme j'aime les blogs de profs qui parlent de la job de prof. Je me cherche encore un blog de thanatologie, me semble que ça serait intéressant...

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  2. Merci. Pas évident de susciter l'intérêt des gens ou de savoir si l'on a suscité l'intérêt si personne ne commente jamais!

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  3. En fait c'est là où j'interviens en disant: combien de circulaires tu dois poster avant d'avoir une ou deux réponses? Voilà... ça ne veut pas dire que tu n'as pas suscité l'intérêt pour autant, mais il y a toujours une majorité silencieuse (presque un monopole) qui lis ça pour diverses raisons (se divertir, apprendre un ti peu, etc.), mais ça ne veut pas dire que tu vas obtenir un feedback... et sans vouloir enlever la merde qu'on a tous dans les yeux à un certain degré, j'espère que ça n'est pas ta raison principale pour continuer le blog, d'obtenir des commentaires. Ce qu'on fait, habituellement, on le fait pour le fun, parce qu'on aime ça, ou parce qu'on en a la responsabilité, etc. Quand quelque chose devient une corvée, un peu comme l'écriture était devenue pour toi, tu as cessé. Pas ce blog parce que tu continues à écrire sans te censurer, c'est TA radio pirate dans un sens, et si les gens aiment ou n'aiment pas, qu'importe jusqu'à une certaine limite. Tu ne fais pas ça, je doute, pour faire plaisir au monde mais parce que tu as ce besoin de t'exprimer comme tu ne le vois nulle part ailleurs.

    Mais cependant, oui c'est vrai que des commentaires le moindrement édifiants sont appréciés pour savoir si on a touché un point sensible ou non.

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  4. C'est en lisant des commentaires comme le tien que je constate que tu me connais bien et surtout connais bien mes motivations de continuer mon blogue.

    Oui une interaction est intéressante, mais je suis bien conscient que la plupart du monde ne prend pas le temps de le faire et c'est correct ainsi parce qu'une critique d'un livre, microbrasserie ou jeu vidéo, après consultation, un commentaire n'est pas nécessairement pertinent.

    Je continue pour dénoncer et partager ce que j'ai à dire. Ça amène souvent un second regard parce que souvent je ne pense pas comme la majorité!

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