mercredi 2 octobre 2013

Facebook gère de plus en plus nos vies

Non, ce n'est les problèmes de confidentialité, c'est plutôt le fait de s’immiscer dans nos vies qui me tracasse le plus. Je vous explique, en partant de loin avant d'arriver aux faits :

Quand j'écrivais des romans et des nouvelles, j'aimais beaucoup parler de sexe. Mon roman de vampires, la suite de laterrasse.com, nouvelle parue dans le fanzine Katapulpe, traite de long en large de ce sujet avec des séquences de violence. Un de mes amis comparait ce roman à Kill Bill version vampire.

Je parle très mal, je sacre en masse et ma blonde s'amuse à embarquer avec moi dans mes conneries. La gaffe que j'ai faite, et que j'ai admise à ma blonde, c'est de m'amuser à en parler avec la blonde de mon ami qui s'est amusée à me répondre de la même façon.

Ma blonde s'en est aperçu et n'était pas du tout contente. Elle m'a expliqué son point de vue, j'ai expliqué le mien en admettant mes torts et jurant que je ne le ferai plus. Depuis, j'ai une conduite exemplaire quoique ma blonde trouve quelquefois dur d'accepter ce que j'ai fait. Elle considère cela comme une sorte d’infidélité. On a eu plusieurs prises de bec à ce sujet, mais chaque jour, je continue à lui démontrer que je suis sérieux dans ma démarche.

Évidemment, cet événement ne pouvait pas ne pas causer de dommages. Je n'entrerai pas dans les détails, je n'aime pas cette situation, j'ai fait des erreurs, j'ai sous-évalué l'impact émotionnel que j'avais causé et j'ai conclus que je devais couper les ponts avec mon ami et sa blonde.

Voilà où Facebook entre en action : ma copine n'acceptait pas que ces gens nient. Un jour, dans un excès de colère, mon ami a insulté ma blonde de plusieurs qualificatifs dégradants. Comme je lui ai mentionné quand je l'ai revu, j'aurais dit le quart de ces mots à la sienne et il ne me parlerait plus.

Même lors de situation frustrante, certaines conversations méritent qu'on utilise les bons mots sans insulter celui ou celle avec qui ont discute. Pas toujours facile, je l'avoue.

Quand j'ai rencontré mon ami pour lui dire qu'il l'avait échappé lorsqu'il avait insulté ma blonde, il m'a alors demandé qu'elle fournisse les preuves de ce qu'elle avance (les conneries dites sur le sexe) sinon, il envisageait de la poursuivre pour diffamation. J'ai cru pertinent d'en informer ma blonde dans l'espoir qu'on arrête d'en parler une bonne fois pour toute.

J'avais fait les gestes adéquats, couper les ponts virtuellement et quotidiennement, et je m'efforçais de démontrer mon sérieux en ayant une conduite exemplaire. Ce que je fais toujours depuis. Sauf qu'avec Facebook, garder cette personne parmi mes amis virtuels, surtout après les menaces qu'il avait proférées, n'était plus une situation acceptable selon ma blonde. Je devais le retirer, ce que j'ai aussi fait pour prouver mon véritable sérieux de me repentir. Eh oui, ça m'attriste beaucoup, mais je veux revoir ma blonde heureuse et bien avec moi, sans qu'elle se pose 1001 questions.

Mon ami s'est donc rendu compte de son retrait. Il l'a écrit sur son mur Facebook en insultant à nouveau ma blonde et en disant que je suis un whippet. Il a le droit de le penser.

Il aurait fallu un peu d'ouverture d'esprit de sa part pour éteindre ce feu, ouverture qui n'a jamais eu lieu. Il aurait fallu qu'il comprenne ce qu'en pensait et comment ma blonde vivait la situation au lieu de la juger. Je me suis fâché plusieurs fois envers elle parce que j'étais écœuré d'en discuter, le tour avait été fait et puisque je ne les fréquentais plus, j'espérais qu'elle comprenne mon sérieux.

Je trouve plus juste d'agir dans le monde réel plutôt que dans le monde virtuel. Sauf que Facebook semble nous obliger à gérer tout ça différemment. J'ai plusieurs contacts qui sont des connaissances et d'autres des joueurs de dek ou des écrivains avec qui je parle peu. C'est inscrit ami, mais le terme est large. Les cercles de Google + sont plus précis si vous voulez mon avis.

Je l'ai fais pour prouver que je la respectais sur sa douleur émotive et que je comprenais que d'enlever mon ami de mes contacts aiderait à guérir de sa peine, mais je crois que de l'avoir fait au jour le jour, dans le monde réel, était pas mal plus sérieux et adéquat comme action à faire.

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