samedi 13 juillet 2013

La tragédie de lac-Mégantic

À environ trois heures de voiture de Québec, les membres de Lac-Mégantic sont représentés par la section locale de Québec. Il y a une douzaine de membres urbain et rural. Une excellente déléguée syndicale y travaille et si tout le monde était aussi dévoué qu'elle et remplissait les enquêtes de griefs avec autant de clarté, on serait en business!

Le lundi suivant la tragédie, Alain, le président de la section locale, Christian, le directeur national à la région et Dominique, le dirigeant à l'éducation à la région, sont montés constater l'ampleur de la tragédie. Alain m'a confirmé les images apocalyptiques que je m'étais imaginées en voyant les photos sur le site du spiq (les photos ont été retirées du site à la demande de la ville, elles sont considérées comme preuve d'une scène de crime) ou de la SQ.

Les photos des murs de briques dont l'intérieur avait été vidé et détruit avait été comparés aux clichés des bombardements des ville lors de la Deuxième Guerre mondiale. Celles avec les arbres sans feuille, la végétation brûlée et des débris ça et là : aux no man's land de la Première Guerre mondiale.

OK, je l'avoue, j'ai lu beaucoup sur la guerre, ça aurait été difficile de m'inspirer d'un autre sujet.

Le bureau de poste était situé sur la rue Frontenac. Si vous aviez pu voir l'une des photos des bâtiments détruits, vous auriez vu une partie de l'enseigne de Postes Canada. Vous auriez aussi compris que le bâtiment était le prochain à être attaqué. Il a été atteint par l'eau, la fumée et les pompiers avaient défoncé le plafond pour permettre à la chaleur de sortir et éviter que l'édifice s'enflamme.

Aucun membres aurait de la famille proche parmi les victimes.

Les médias nous relatent presque vingt-quatre heures par jour les actions solidaires et le meilleur de l'être l'humain. Aide psychologique, humanitaire et financière, hébergement temporaire, etc. comme Richard Martineau écrivait ce matin dans le journal de Québec, à la commission Charbonneau, avec toutes ces histoires de corruptions, on croyait que la moitié de québécois volaient l'autre moitié. Cela faisait de bien de voir l'entraide, pendant et après une tragédie. Il existe encore du bon monde.

Je n'ose même pas imaginer la façon atroce des gens qui ne sont pas morts sur le coup. Brûlés sur tout le corps, étouffés par la fumée, les émanations toxiques, etc. j'espère que les victimes n'auront pas soufferts.

Alain m'a expliqué un autre aspect de l'humain : il peut profiter des tragédies pour s'enrichir. Avec les locaux qui ont été rasés, les propriétaires de locaux vacants ont monté leur prix en flèche. Postes Canada a trouvé un local dans un centre d'achat. C'est étroit, petit et comme mentionnait la déléguée, il va falloir s'aimer beaucoup.

Alain me disait aussi que les commerces et les maisons intactes situées dans la zone rouge et probablement ailleurs avaient été victimes de vols à domicile. Quand tu es né pour une traînée de marde...

Toutes mes sympathies aux familles de victimes et à tous les citoyennes et les citoyens de Lac-Mégantic.

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