jeudi 27 juin 2013

Les Panzers de la mort - Sven Hassel

Le 27e régiment est un régiment de blindés issu de bataillons disciplinaires. En 1940, Sven Hassel, un danois, est enrôlé de force dans l'armée allemande. Pendant la guerre à l'est, Hassel et son bataillon combattent l'armée rouge et il nous retrace, sous forme d'un roman, à 90% authentiques, ce qui s'est vraiment passé pendant cette guerre meurtrière.

S'il y a de quoi dont je ne suis plus capable, c'est bien ces histoires d'américains libérateurs du monde contre les méchants de la planète, dont les précurseurs ont été les nazis. C'est insupportable tellement les ennemis sont idiots et les américains intelligents et fiers combattants.

Hassel et ses frères d'arme sont devenus de véritable machine à tuer et du Russe, ils en éliminent plus qu'un! Même qu'à un moment donné, je me demandais si les Russes ne s'étaient pas transformés en ses allemands qui combattaient à l'ouest et décrient comme tel par les récits américains.

Quoi qu'il en soit, ce livre bourré d'horreur, pas celle inventée par des écrivains pour vous faire frémir, mais bien celle vécue par des humains comme vous et moi, est, à certains moments, répugnant tellement la torture, le viol ou la nature d'une blessure peut être horribles.

Ce qui m'a le plus étonné, est ce réalisme des troupes, cette haine envers le Fürher et son idéologie nazie, de Goebbels et sa propagande et de ces biens-pensant du commandement suprême. Ces soldats ne détestent pas les juifs et ne combattent pas les Russes avec un acharnement fanatisé. Ils le font car ils n'ont pas le choix. Il est faux de prétendre que tous les allemands étaient nazis et racistes.

Pendant près de 400 pages, l'auteur nous raconte avec justesse la vie dans les bordels, l'enthousiasme des nouveaux lieutenants fraîchement sortis de l'école sans aucune expérience de combat, la destruction des villages, etc.

Ce n'était pas joli du côté des Ivan. La Russie semblait posséder un nombre incalculable de soldats, ils en arrivaient toujours. Il est faux de prétendre que les soldats du troisième Reich n'ont pas bien combattu. J'ai lu que le commandement suprême refusait de bien vêtir ses soldats pour l'hiver prétextant que ceux-ci ne combattraient plus ou combattraient mal. Ces mêmes chefs ont négligé l'aspect nature de l'hiver Russe qui a tué bon nombre de soldats.

Il existe un premier roman, La légion des damnés, je veux le lire ainsi que tous les autres! Le rythme endiablé et la description de la Grande guerre vue de l'autre camp ne fait qu'augmenter mon goût de lire un auteur russe ou japonais (j'ai lu Pluie noire, mais c'est tout).

Achetez-le en papier ou version numérique.

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