lundi 24 juin 2013

Le responsable des ressources humaines - Avraham B. Yehoshua

Lors d'un attentat au Mont Scopus, le corps d'une victime sans aucune pièce d'identité, sauf son relevé de paie, n'est pas réclamé après une semaine. Un journaliste dénonce le manque d'humaniste de l'entreprise qui a émise le relevé ce qui oblige le grand patron à ordonner à son responsable des ressources humaines de faire une enquête, retrouver les proches afin que la défunte puisse avoir des obsèques décentes.

En consultant le quatrième de couverture, j'aimais bien l'idée d'une inconnue décédée dans un tragique événement survenu lors d'un attentat à la bombe en Israël et que seul le DRH de la compagnie qui l'employait pouvait mener à bien une enquête dont même la police a omise de faire.

Sauf que le grand problème de ce livre est qu'il ne se passe rien ou presque rien.

Le livre est divisé en trois parties : le responsable, la mission et le voyage.

Dans la première partie, on a droit aux remords du vieillard propriétaire de l'entreprise (quatre-vingt-sept ans) et tout le branle-bas de combat du DRH, ordonné par le vieux, pour connaître l'identité de la victime. Le suspense n'est pas très long, car on sait rapidement le nom de la défunte, ses fonctions au sein de l'entreprise, etc.

Dans la seconde partie, le DRH organise le voyage avec le cercueil. Le nom de famille nous donne un bon indice du pays d'origine de la victime, mais sans jamais le dévoiler, chose que j'aurais voulu savoir. Et c'est un autre aspect qui m'a titillé. Le DRH n'a pas de nom, le patron non plus, le journaliste est appelé la vipère ou le serpent à cause de son article contre l'entreprise, le fils unique de la victime ne possède pas de nom, bref tout le monde sauf la victime n'a pas de nom sauf un nom commun pour définir ce qu'elle ou qu'il est.

La troisième partie est le voyage dans le pays d'origine de la morte. Le cercueil dans l'avion, le transport à bord d'un vieux véhicule datant de la guerre froide et la visite d'un ancien abri antiatomique de la même époque jusqu'au rebondissement final. C'est la meilleure partie, mais plusieurs ne s'y rendront pas!

L'auteur est né en 1936. Loin de moi vouloir utiliser son âge pour l'application de la technologie, mais l'auteur se perd entre la récente et l'obsolète. Un téléphone portable qui fonctionne fort probablement par satellite (l'auteur, encore une fois, ne le dit pas) et qui permet d'appeler à Jérusalem, ville où est situé l'entreprise, peu importe le lieu géographique. De plus, le DRH doit recharger la batterie du téléphone mais il ne peut pas dans une maison. Pourquoi? J'aurais tellement aimé le savoir puisque, de ce que j'en ai compris, le cellulaire est rechargé d'une façon peu commune. Pourquoi?

Le journaliste de l'article compromettant et son photographe suivent le DRH dans son périple dans le pays non identifié. Le photographe ne possède pas un appareil numérique. Pourquoi?

Peut-être qu'en montagne les tempêtes de neige sont différentes, mais quand la neige et les vents déracinent les arbres et arrachent les panneaux de signalisation du sol, j'ai bien de la misère à croire au réalisme.

J’énumérerai pas tout ce que j'ai observé de problématique technologique, il n'y en a pas beaucoup, parce que l'auteur ne les utilise pas vraiment, mais les seuls qu'il nous offre son, pour la plupart, mal rendu.

Un livre décevant que j'avais hâte de terminer pour passer à autre chose. Quoi qu'il en soit, vous pouvez acheter ce livre ici.

4 commentaires:

  1. Je crois que ce que j'aurais aimé en guise de synopsis serait une enquête durant laquelle plus le personnage en apprend sur la défunte, plus il se demande s'il devrait continuer car les pistes pourraient être soit louches, douteuses ou simplement dangereuses. Cela amènerait l'élément piquant de savoir s'il est suivi, s'il est en danger, etc. et ça ferait bouger l'histoire dans ton sens, et ça amènerait une vigueur certaine. Et merde, pourquoi j'ai arrêté d'écrire!?

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  2. Un polar avec du suspense aurait été super.

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  3. Et tu as arrêté d'écrire parce qu'on se lasse de travailler nos textes pendant des mois pour les laisser moisir dans le disque dur de nos ordinateurs!

    Ça plus les refus de ces textes!

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  4. Ah ben oui, foutu métier de faux-cul XD

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