mercredi 10 avril 2013

Liberté d'expression et Stéphane Gendron

Les factrices et les facteurs sont en beau joual vert. Comme Stéphane Gasse a dit sur les ondes de CHOI que le syndicat voulait récupérer les deux suicides de ses membres de Montréal pour promouvoir sa cause, le maire Gendron, lui, minimise le travail de facteur.

Plusieurs personnes voient le travail de facteur comme une marche de santé. Je ne compte pas le nombre de fois qu'un piéton me dit que je suis chanceux de prendre une marche tandis qu'il doit se motiver à le faire. Sans oublier la perception populaire qu'un facteur, ça finit à midi. Je ne me gêne pas pour leur faire comprendre que c'est pas mal plus qu'une marche et qu'à Montréal, avec la poste maux-derne, il n'y a plus vraiment de plaisir dans ce métier.

Jeff Fillion, André Arthur, Benoit Dutrizac, Stéphane Gendron, Dominic Maurais, Stéphane Gasse et autres, ces polémistes ont besoin de créer une controverse pour obtenir une réaction. S'ils ne suscitent aucune réaction, leur côte d'écoute en souffre et par le fait même, leur job.

Ne leur donnez pas d'importance!

Gendron ignore ce qu'est le travail de facteur comme 99,99% de la population. Il est instable mentalement et il a déjà avoué en ondes l'intention de mettre fin à ses jours. L'animateur comparait le fait de travailler de 11 heures par jour de certains facteurs à celui de son père qui en faisait autant sinon plus à son époque. Gendron n'est pas rendu en 2013. Ces conditions de travail ont été durement gagnées, pourquoi faudrait-il les éliminer et comparer 1950 à 2013?

Voici un bel exemple du syndrome pas dans ma cour. Si ça ne se passe pas chez moi, je m'en moque.

Deux facteurs se sont enlevés la vie, 7 en 2 ans et demi. Je vous l'accorde (et je le sais) ça ne va pas bien à Postes Canada. Les conditions de travail se détériorent et l'employeur est de plus en plus mesquin et méchant, pour ne pas dire insouciant, envers ses employés et ses employées.

Gendron a obtenu des réactions, ce qui a alimenté son facebook et son twitter. C'est ce qu'il désirait avoir. J'espère que vous le saviez et que ce n'est pas une surprise!

Une chose me déplaît : déjà que la liberté d'expression a été bafouée à mainte reprise au Canada, je ne veux pas qu'on lui enlève parce que je ne veux pas qu'on me la retire. Nous ne vivons pas en Chine ou en Corée du Nord. 

Dites-vous que Gendron n'est pas le premier et ne sera pas le dernier à dire des pitreries. Et Gendron en dira encore. C'est la controverse qui le fait vivre, pas de controverse, il retourne chez lui au chômage ou avec une paie ridicule de maire de village.

Je me rappelle que quelques mois après le lock-out, un éditorialiste du journal les Affaires avait écrit que la convention de l'employeur avait été imposée par un arbitre alors que rien n'était encore terminé. Je lui avais alors écrit comme membre de l'exécutif local, lui demandant de vérifier ses sources avant d'affirmer des mensonges et de se rétracter. Il l'a fait le texte suivant, s'excusant parce qu'il croyait que Postes Canada avait eu la même conclusion que Air Canada. Donc, je vous le demande, combien de textes de journalistes "sérieux et professionnelsont truffés de conneries?

Arrêtez de capoter sur Gendron, il doit avoir eu plusieurs orgasmes aux réactions que vous lui avez données...

2 commentaires:

  1. Très intéressant.

    Humblement,je vais essayer de faire ma petite part pour la cause des facteurs et remettre les pendules à l'heure.

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  2. On croit toujours que l'herbe est plus verte chez le voisin, ce qui est faux. Ça va très mal à Postes Canada et j'ajouterais à la fonction publique canadienne.

    Merci de déneiger votre entrée l'hiver ou de ne pas attacher votre chien sous la boîte aux lettres!

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