mardi 12 mars 2013

La maison au fond de l'impasse - Frédérick Durand

Marc Leblanc a perdu tous ses repères lorsque Marie le quitte et qu'il perd son emploi. Il appelle Dieu à son secours sans résultat. Il décide donc d'appeler le diable qui répond à ses prières. Mais demander l'aide de Satan a un prix et pas n'importe lequel.

Le travail d'introspection du personnage est génial. La psychose de Leblanc est raconté de main de maître avec une exactitude et un souci du détails incroyable. Le personnage n'a alors aucun autre choix que les siens et ceux qu'il s'impose pour répondre aux exigences du démon.

Cependant, le fait qu'un seul personnage contribue à l'ensemble du roman m'a un peu déçu. Leblanc a une discussion laconique avec son voisin et c'est pas mal tout, même si ce n'était pas l'objectif de ce roman, j'aime bien quand ça bouge.

Durand nous voyage entre le monde du rêve et de la réalité. Au début, le lecteur ne sait pas la différence quoique plus tard, puisque les rêves se ressemblent, on devine facilement lorsque le personnage dort.

Puisque Leblanc est malade, il n'a plus aucun contact avec la réalité. Il parle avec son ami qui s'est enlevé la vie qui agit comme messager des paroles de Satan. Délire ou réalité? Je crois que Durand a voulu nous laisser douter et c'est bien ainsi.

Si l'auteur avait cet objectif en tête (le doute) dans une histoire, donc Leblanc qui ne sait plus s'il est dans le monde réel ou non, et d'exploiter la psychose comme toile de fond, alors c'est très réussi. Si l'auteur a pensé autre chose que la maladie, il aura alors échoué sa mission car je vois mal ce que ça peut être d'autre qu'un type au bord de la folie.

Quelques phrases creuses m'ont dérangé. En voici une : Je remplis mes pensées de toute la haine et de toute la laideur du monde.

Ça ne veut absolument rien dire, c'est vide de sens. Aussi, le mot MAL qui revient à l'occasion est tout aussi vague. Et pour m'être fait reprocher par le comité de lecture de Brins d'éternité d'utiliser le mot MAL à outrance, je le remarque immédiatement quand l'auteur exploite la même idée.

Je vous avoue qu'avec la série Surnaturel et les quelques romans que j'ai lus qui exploitent les anges, Dieu et tous les personnages bibliques sans oublier Satan, il ne peut qu'y avoir une certaine redondance qui crée de la lassitude chez un lecteur comme moi (et je suis loin d'être un grand lecteur qui a tout lu et connait tout le monde de la science-fiction littéraire).

Un bon livre au rythme soutenu. C'est court, ça passe quand même vite et l'écriture de Durand est efficace comme toujours.

Acheter ce livre.

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