lundi 18 février 2013

Le salaire de la honte - Maxime Houde

En 1947, Stan Coveleski, détective privé et ancien agent de la Sûreté, possède des photos qui intéressent des bandes criminelles rivales. Un jour, son bureau est fouillé et sa secrétaire est disparue. De plus,  la police s'interroge sur les allées et venus de Louis Boileau, un policier corrompu connu de Coveleski. Et Kathryn qui revient dans sa vie...

Ce roman est le troisième titre des aventures de Coveleski. J'aime beaucoup les polars. Mon préféré étant Robert Malacci chez Alire qui,  je crois, ne sortira plus de nouveaux titres. Je devais donc essayer autre chose.

L'écriture à la première personne m'a laissé en terrain connu, elle m'a même charmé. Cependant, tout le long de ma lecture, je ne pouvais m'empêcher de me dire pourquoi Coveleski, sûrement un anglo de Montréal, pouvait-il parler français aussi bien et avec la verve québécoise. Vous me direz la même chose pour Malacci, certes, mais ici, hormis madame Beauchamp, tout le monde possède un nom à la syntaxe anglophone.

Pour moi, c'est un plus parce que le français international c'est pas mal plus ennuyant!

L'histoire se déroule en deux parties. La première est l'enquête pour retrouver les photos, rythme, suspense, intrigue, tout y est. Quand tout semble fini pour le mieux, un policier, Alexis Comeau, mène une enquête pour comprendre la mort de Louis Boileau (ceci est la deuxième partie).

On a le droit à plusieurs interrogatoires, au retour des mafieux, Coveleski est constamment suivi par Comeau, ou par les hommes de Knox ou Beauchamp. Malgré cela, la deuxième partie m'a semblé une longueur d'une centaine de pages. Kathryn, ex de Coveleski, revient dans le décor dans l'espoir de reformer leur couple. On peut facilement prévoir que quelqu'un utilisera Kathryn pour arriver à sa fin. Ce qui arrive sans surprise.

Houde a un talent indéniable pour recréer le Montréal d'après-guerre. On s'y croirait. Vêtements, décors, automobiles, objets divers, j'avais l'impression d'être un vétéran témoin de ce qu'était le Québec à l'époque.

En conclusion, la première partie est passionnante, mais je me suis ennuyé à la deuxième. Ce roman a piqué ma curiosité et j'ai bien envie de me procurer les 2 premiers pour comparer. Si vous n'avez jamais lu Maxime Houde, je vous suggère de faire pareil car vous risquez d'être déçu, ce fût mon sentiment personnel.

Acheter ce livre.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire