jeudi 27 décembre 2012

La Deuxième Guerre mondiale - John Keegan

La Deuxième Guerre mondiale racontée par l'historien John Keegan.

Vous n'êtes sûrement pas surpris que le second livre que je voulais lire était la suite de la Première Guerre mondiale, livre écrit par le même auteur.

De plus, le premier conflit a semé les graines du second. Les Allemands étaient frustrés de l'armistice de novembre 1918 et du traité de Versailles (perte de colonies, de l'Alsace-Lorraine, etc) pour ne nommer ceci.

Comme avec son premier ouvrage, Keegan vulgarise et raconte les faits de la guerre avec objectivité, chose rare, surtout dans le merveilleux monde d'Hollywood où les Américains représentent toujours le messie libérateur de l'humanité. Certes, leur rôle est indéniable, mais en comparaison, les Russes ont été attaqué sur leur territoire et ont souffert et ont subit des pertes humaines très élevées, Staline n'hésitant pas à envoyer son peuple à l'abattoir avec armes inadéquates et insuffisantes. Jusqu'à l'arrivée du puissant char T-34, le meilleur de toute la guerre.

Keegan m'a appris certaines anecdotes au sujet des Russes. Par exemple, les troupes de Guderian était aux portes de Moscou et les Russes ont transféré leurs usines d'armement de l'ouest occupé par les nazis vers la Sibérie ou l'Oural. Les Russes ont démonté, transporté par voies ferrées et remonté les chaînes de montage.

Keegan explique aussi la politique japonaise envers leurs possessions dans le Pacifique. L'empire japonais voulait créer une Asie de coprospérité égale ou meilleure que les États-Unis ou l'Europe. Pour cela, il avait la sympathie de plusieurs pays quoique ces derniers ont déchanté quand ils ont appris la sauvagerie nippone.

Outre le Japon, l'auteur explique avec brio les enjeux économiques et territoriaux allemands, les colonies italiennes, la faiblesse de cette armée et leur piètre combattant, la fragilité des possessions britanniques et française sous le contrôle du gouvernement de Vichy, etc. Bref, le lecteur a des faits, mais aussi il comprend les autres enjeux.

Autre aspect que j'ai apprécié c'est qu'à chaque début de partie, Keegan nous présente le dilemme du dirigeant d'un pays. Par exemple, la guerre à l'Est devient le dilemme de Staline, la guerre à l'Ouest, le dilemme du Churchill, la guerre du Pacifique, le dilemme du Tojo. L'auteur explique la stratégie proposée par les généraux par rapport à certains fronts, les ressources disponibles, sans oublier des chiffres et des statistiques intéressantes comme la production d'avions ou de tanks qui dépasse ou est insuffisant pour les besoins de la guerre.

Bref, plus de 800 pages du conflit le plus sanglant de l'Histoire. Évidemment, lisez la Première Guerre mondiale avant de plonger dans la Deuxième Guerre mondiale. J'attends maintenant de recevoir La guerre de Sécession du même auteur.

Acheter ce livre.

dimanche 23 décembre 2012

Livraison un dimanche

Vers 10 heures ce matin, mon chien grogne m'avertissant que quelqu'un arrive. Je regarde par la fenêtre et j'aperçois le facteur.

Oui, oui, le facteur!

Voici une petite explication : lorsque demandé 10 jours à l'avance, un congé reporté (c'est un jour férié pendant nos vacances annuelles) doit être accordé sauf 

18.02 Jour férié désigné pendant un congé 
annuel

a) Si le jour férié payé survient ou est observé 
au cours de la période de congé annuel 
d'une employée ou d’un employé à plein 
temps, 
i)  le jour férié est imputé aux congés 
annuels et l'employée ou l’employé a 
droit au salaire d'un jour additionnel; 
ou 
ii)  le jour férié n'est pas imputé aux 
congés annuels et l'employée ou 
l’employé a droit à un jour 
supplémentaire au moment de son 
choix, à condition qu'elle ou il en 
donne un préavis écrit de dix (10) 
jours ouvrables à la Société.
 Lorsque le jour supplémentaire de 
congé demandé est pour l’un des 
jours ouvrables durant la période du 
15 décembre au 15 janvier, les 
dispositions de l’annexe « Y » 
s’appliquent. - 134 - 
b)  Lorsque le nombre d’employées et 
d’employés demandant le même jour de 
congé excède le nombre d’employées et 
d’employés de relève disponibles, on fait 
d’abord appel aux employées et employés à 
temps partiel qui sont volontaires pour 
travailler jusqu’à un maximum de huit (8) 
heures et, par la suite, s’il y a encore des 
absences à combler, on fait appel aux 
employées et employés temporaires de la 
liste appropriée. 
c) Si le jour férié payé survient au cours de la 
période de congés annuels d'une employée 
ou d’un employé à temps partiel, le jour férié 
est payé conformément aux dispositions de 
la clause 18.04. 

Sauf durant le temps des fêtes (j'ai appris cela avant de partir en vacances) l'annexe Y s'applique et selon un pourcentage, un nombre de congé peut être prédéfini.

Il y a tellement de routes découvertes (39) et l'employeur a tellement peur d'avoir à payer en heures supplémentaires (obligatoire ou sur ta propre route) qu'il a fait entrer des volontaires pour livrer le dimanche des itinéraires dont le titulaire sera absent demain. Il y a peut-être une part de bonne volonté, mais en 15 ans, je n'ai jamais vu ça. Je me souviens qu'on avait le choix d'entrer 30 minutes plus tôt pour trier des routes dont le titulaire était absent, mais c'est tout.

Complètement fou!

vendredi 21 décembre 2012

Le facteur injustement congédié

C'est la folie sur les médias sociaux depuis la publication de l'article de la journaliste Rima Elkouri intitulé Un si bon facteur.

Personne ne connaît les problèmes internes des entreprises parce que nous n'avons qu'un aperçu extérieur et cet aperçu est ce que l'entreprise veut qu'on pense d'elle. Postes Canada globalise son énergie à être reconnu comme l'un des 100 meilleurs employeurs au Canada.

Je dois faire attention à ce que j'écris parce qu'il y a même une patrouille du net qui consulte et lit les messages concernant Postes Canada et qui pourrait atteindre sa réputation et sa dignité. Je ne cracherai pas non plus dans la main qui me nourrit.

Croyez-moi, l'employeur n'est pas reposant. Outre l'ultime sentence, c'est-à-dire le congédiement, l'employeur met en place plusieurs procédés inexplicables. La poste moderne en est une. On ne peut pas empêcher une entreprise de se moderniser. À la fin du changement technologique de ses machines, Postes Canada aura investi plus ou moins 2 milliards de dollars. Un montant faramineux puisque la poste-lettre disparaît et deviendra marginal dans les prochaines années.

La livraison à deux liasses en est une autre. Le bras n'est pas fait pour rester tendu entre 4 à 6 heures par jour, 5 jours par semaine. Les cravates et les jupes beiges ne peuvent pas le savoir, ils n'ont jamais fait le job. En simulation, je suis certain que c'est super, mais dans la vraie vie...

En outre, les circulaires, qui deviennent de plus en plus important, sont aussi une autre source de problèmes. Grandes sources de revenus, Postes Canada a crée une série de mesure plus frustrante les unes que les autres. Système de drapeaux et impossibilité de prendre de l'avance (un circulaire, quand il rencontre la norme, doit être livré en 3 jours, donc la route de chaque facteur est coupée en 3 parties). Plus facile à vérifier, à contrôler et à discipliner sans oublier la diminution d'heures supplémentaires sur sa propre route (ce qui répugne l'employeur). Les routes sont plus grosses, le travail plus dur à exécuter parce que les méthodes changent, mais tu ne dois pas faire de surtemps sinon tu as un formulaire à remplir qui n'en finit plus.

C'est le marché du colis qui sera les nerfs de la guerre.

Comme j'ai mentionné à quelques superviseurs et leurs patrons : toute l'entreprise devrait se concentrer à battre la concurrence au lieu de s'entre-déchirer. Bien sûr, comme dans toutes entreprises, il y a des employés incompétents ou qui botche leur travail et ça prend des règles et de la discipline pour maintenir un certain niveau de professionnalisme.

Le système est déjà en place, la technologie aussi. J'espère juste que la haute direction veut elle aussi se battre contre la concurrence. Pas juste l'écrire dans la revue qu'elle expédie à ses employé(e)s, qu'on le voit à chaque jour. Nous avons tellement l'impression d'être mis de côté au profit de Purolator.

Dans le cas du congédiement de Sylvain Carbonneau, même s'il a effectivement pris des initiatives qu'il n'aurait pas dû prendre (signer à la place du client ou laisser un colis sur le balcon), le congédiement n'était pas une solution. Il aurait dû y avoir une rencontre disciplinaire, des sanctions à contester par grief et une gradation avant le congédiement.

Voici un fait vécu : sur ma propre route, la cliente de l'appartement un est partie en Floride pour un mois. Elle a laissé une note sur sa porte disant de laisser tous les colis et faire signer à la locataire de l'appartement deux. Un matin, j'avais un colis avec une signature et je l'ai envoyé au bureau de poste. La dame du deuxième vient me voir en disant qu'elle pouvait signer, qu'elle en avait le droit, que sa proprio lui avait demandé de le faire. J'ai expliqué que je refusais de mettre mon emploi en jeu et la tête sur le billot car si une plainte est logée, je suis dans la m... pour bris de procédé. Est-ce que mon accommodement m'aurait valu des problèmes? Je l'ignore. Mon superviseur était à l'aise avec mon choix, mais m'a expliqué l'avoir été si j'avais fait signer. Et si la gestionnaire trouve que ce geste est condamnable? Un membre de l'exécutif de Québec en plus. Elle aurait pu vouloir faire un exemple et se gâter.

Ce congédiement injuste amène un élan de solidarité(2) et une pétition que je ne peux expliquer (je suis heureux que les gens sortent enfin de leur marasme).

Pour ceux et celles qui croient encore et toujours que le syndicat ne défend que les incompétents, les lâches et les membres à problème, sans le savoir, je suis sûr que la section locale de Montréal travaille fort dans ce dossier. Qu'il soit bon ou mauvais, chaque membre a le droit à sa défense. Évidemment, il y en a qui ont une facilité à se mettre dans le trouble ou qui n'en font qu'à leur tête et quand les sanctions arrivent, il vienne nous voir offusqué. On ne peut pas défendre l'indéfendable. L'employeur a appris des jugements antérieurs et ses congédiements sont de plus en plus durs à gagner.

Si tu sautes à deux pieds dans l'eau, tu risques d'être mouillé! Ce qui revient à dire, si tu travailles tout croche, tu vas un jour devoir répondre de tes actes. Pour Sylvain Carbonneau, si tout ce qui est raconté est véridique, ce congédiement est d'une stupidité sans nom.

mardi 18 décembre 2012

3 3 vs 3

Le printemps prochain, dekhockey de la capitale (DDLC) va retirer sa surface 5 vs 5 pour 2 surface 3 vs 3. Revenus, demandes et profits ont certainement motivé cette décision.

Avant, je préférais le 5 vs 5, mais j'ignore si c'est l'âge (je me considère pas pire en forme, mais contre des jeunes de 25 ans en forme, mes 38 ans commencent à paraître. Détrompez-vous, je les suis encore!), maintenant j'aime mieux le 3 vs 3.

Je joue les samedis au centre St-Roch et je me suis pas mal amélioré. Je m'étonne moi-même. Oui, je cafouille encore avec la balle, j'ai toujours aucun talent pour déjouer le gardien si je suis en échappé (la plupart de mes buts sont des snaps ou de retour du gardien) et, le plus frustrant, mes passes sont trop souvent interceptées à mon goût.

En passant, il ne faut jamais se débarrasser de la balle sur un coup de tête. Il faut tenter de la contrôler et relancer l'attaque. Il y a une loi non écrite qui fait que la balle arrive toujours sur la palette adverse si tu t'en débarrasse par le centre de la patinoire.

J'ai reçu une invitation à participer à un match 3 vs 3 ce soir. L'équipe avec laquelle je vais jouer offre un bilan médiocre (et même pire), mais ce sera la première fois que j'essaie la surface 3 vs 3 au DDLC. Si je performe, c'est sûr que vous aurez un nouveau billet à lire!

lundi 17 décembre 2012

République dominicaine : Riu Macao et les îles Saona

L'entrée du Macao
Riu Macao

La semaine dernière, moi et ma conjointe sommes partis une semaine dans le sud, à Punta Cana, République dominicaine. Nous avons séjourné à l'hôtel Riu Macao et la seule excursion que nous avons faite a été la visite de l'île Saona (endroit du film Le lagon bleu).

Le Riu Macao est un hôtel 5 étoiles. Comme au Mexique (et probablement comme dans chaque tout inclus), il y a un vaste buffet pour les déjeuners, dîners et soupers. On peut également réserver un restaurant à la carte, ce que nous n'avons pas fait. La nourriture est délicieuse, le service excellent et le restaurant, si ce n'est de la lumière blafarde qui nous donne tous un air malade est magnifique.

L'hôtel est vaste, magnifique et ce qui l'a différencié de Iberostar au Mexique est la capacité du staff de te parler dans les langues. Par exemple, au lobby, il t'accueille avec un "hi" ou un "hola", tu réponds "bonjour" et il continue en français. Tout est en place pour vivre des vacances sans tracas, même la barrière de la langue.

Il manquait une bonne grosse couette pour les nordiques comme nous!

La douche est gigantesque avec une pomme de douche au mur et au plafond

La chambre est spacieuse, avec un grand lit king size, un petit réfrigérateur avec liqueur, eau potable (ne pas boire celle du lavabo) et bière. Il y a même un petit bar avec des bouteilles de rhum, vodka et autres avec lesquels tu peux pratiquer tes mélanges avec les boissons du frigo!

C'est présentement la saison des pluies. À notre arrivée, le ciel était très nuageux et nous nous sommes aventurés trop loin, sans connaître le secteur et nous avons été surpris par la pluie. Le lendemain aussi a été nuageux, je commençais à douter de notre choix de destination. Les 5 autres journées ont été chaudes et ensoleillées. Tant mieux!

À cause de la saison, l'humidité envahit les lieux. Le grand miroir dans la chambre s'embuait sans raison apparente, la céramique du plancher devenait mouillée et la télé suintait! Le livre que j'avais apporté, La Première Guerre mondiale, a vieilli de 10 ans en une semaine. Les pages ont ondulé, étaient collantes et les coins de la page couverture se relevaient.

Au Riu Macao : adulte seulement. Je trouve complètement inapproprié d'amener de très jeunes enfants (moins de 2 ans) en voyages dans le sud. Tu vas vivre au rythme de bébé, rester prisonnier de la chambre à 19 heures parce que c'est l'heure du dodo. Quand il hurle, en plus de faire subir ça aux autres clients, tu vas devoir t'éloigner, consoler, changer la couche, donner le boire, etc. Sans oublier qu'il faut traîner poussette, cannes de lait, biberons, couches, jouets, médicaments appropriés, etc, c'est de l'organisation et ça gâche tes vacances (et celle des autres quand ton rejeton pète les plombs à proximité).

Donc, vous comprenez que l'endroit était peuplé de gens âgés, très âgés même. Des boomers à profusion et même des octogénaires. Les rares couples de mon âge (je suppose que la plupart de ma génération travaille à ce moment-ci de l'année) était majoritairement des Européens (Allemands, Italiens et Français) et des Russes.

Très tôt le matin, autour de la piscine, les clients réservent leurs lits et leurs chaises longues en y déposant couvertures, livres ou maillots. Dès 9 heures, il n'y a plus de place et, fait ridicule, plusieurs places ne sont pas utilisées de la journée. J'ai eu ouï-dire que certains clients paient pour que des membres du staff réservent la même place durant tout leur séjour. Peut-être. Comme dans tous les pays pauvres, les dominicains fonctionnent au pourboire. Le salaire moyen étant de 50$ par mois.

L'allée menant au bar dans la piscine, aux chaises longues et aux chambres un peu plus loin

Nous avons testé la technique de la serviette et comme je m'en doutais, on s'est fait voler notre place. Je n'étais pas surpris. Nous avons donc volé la place d'un autre couple qui est venu pleurnicher une heure plus tard, mais la barrière des langues a fait qu'ils ont capitulé.

Riu semble vouloir toujours maintenir de l'animation et des activités diverses, ce qui devient agressant quand tu veux simplement relaxer. Tu dois te diriger à la plage et là, ce sont les vendeurs qui viennent te voir. Quand ce n'est pas des shows pour exécuter quelques stretchings, c'est le boum-boum pour pratiquer le cardio. Les animateurs passent sans arrêt dire quelque chose ou poser un geste "comique" (dans ta langue!), mais ça devient vite redondant.

Honnêtement, j'ai moins aimé qu'Iberostar au Mexique, mais l'endroit est propre, joli et reflète tout le contraire de la richesse dominicaine...

Île Saona

Le "quai"

En autobus, comme au Mexique, tu commences par une visite à un marché aux puces. Tu restes là une trentaine de minutes avant de repartir.

L'excursion te débarque dans un village. Tu suis le guide (qui parle ta langue lui aussi), tu es obligé de te faire photographier (au retour de l'excursion, un gars veut te vendre une bouteille de rhum 12$ avec ta photo de couple collée sur l'étiquette avec du scotch tape. Tu refuses et tu voles la photo!) pour ensuite embarquer dans un speedboat. Vu notre nombre, il y avait 2 bateaux. Gérald, un Haïtien qui a immigré en République dominicaine, embarque dans le speedboat pour faire de l'animation. Il prétend parler plusieurs langues dont le joual. Il parle très bien français, mais hormis les mots moumoute et ça va à shop (expression qui n'est plus utilisée), il ne connaît rien des spécificités de notre belle langue. Je lui ai suggéré de raser son pinch et il n'a rien compris. Je lui ai aussi proposé une autre expression, plus intemporelle : lâche pas la patate.

Gérald exécute toujours les mêmes niaiseries pour nous filmer (et vendre son film 40$). Une fois c'est drôle, deux fois ça va, trois fois, ça passe, mais quand ça fait 43 fois qu'il fait les mêmes mimiques, il te tape sur les nerfs et t'as le goût de le pousser à l'eau pour que la deuxième embarcation le récupère et avoir la paix!

Rendu à l’île (j'ai oublié le nom (ou c'est Saona aussi!)) du lagon bleu, on saute hors du speedboat et on se baigne. En sortant du bateau, j'ai mis le pied sur une étoile de mer. Les photographes les ont amplement utilisés pour leurs clichés. Saviez-vous qu'une étoile de mer ne doit pas rester plus de 10 secondes hors de l'eau?


Après environ 45 minutes, l'excursion reprend vers l’île Saona. On nous arrête dans une sorte de labyrinthe de branches et d'eau et après quelques explications sur l'endroit, on repart. 

Ça doit être une très belle place pour la pêche (s'il y a du poisson!)
La veille de l'excursion, la représentante de Sunwing nous avait dit d'apporter du pain. Arrivé proche de l'île, nous devons lancer du pain à l'eau. Des magnifiques poissons de toutes les couleurs sont venus se régaler accompagnés, bien sûr, des mouettes! Cependant, les poissons me faisaient penser aux canards du parc Maizerets, c'est-à-dire, qu'ils ont tellement de bouffe avec les touristes qu'ils n'ont même pas faim!

Finalement, on débarque sur l'île Saona. Endroit paradisiaque, on se fait évidemment harceler par les vendeurs de cossins (dans le sud, tu ne peux pas les éviter, c'est comme le rhume l'hiver, ça te court après et des fois, ça pogne!).

Une chose très importante a été omise par notre agente de voyage : apporter de l'argent américain. Nous avions du canadien et des pesos dominicains (que même les dominicains ne veulent pas). Pour entrer au pays, ça te prend 10$ US ou 10 euros et en sortir 20$, 20 euros ou 900 pesos (là, la douane accepte les pesos). Les dominicains ne veulent pas non plus du dollar canadien même s'il est presque à la parité. Donc, ne vous faites pas prendre, apportez les 2 devises (pesos dominicains et dollar américain).

Gérald vient t'offrir son film, tu refuses ou accepte. Nous avons seulement accepté le cd de photos. Gérald expliquait qu'il vendait son film 40$ et se faisait 5$ chaque fois. Je lui ai offert Wilfrid Laurier. Encore là, il ne comprenait pas. Il n'était pas chaud à l'idée d'accepter de l'argent canadien, mais je lui ai expliqué le plus sincèrement que possible que pour ce 5$, il aurait presque la même chose en argent américain. Il s'est probablement dit que c'était mieux d'accepter ça que rien du tout.



Après 3 heures sur l'île, tu reviens en catamaran. Encore de la musique à tue-tête et de la boisson à volonté. Si j'exclus la musique, j'ai adoré ce retour sur la mer de Caraïbes. J'ai vu des oiseaux "kamikaze". Ils survolaient à ras l'eau pour ensuite disparaître dans la mer. Je ne les voyais jamais ressortir avec son butin.

Le catamaran arrête proche du "quai" et tu dois embarquer dans un speedboat pour revenir à la plage. Tu suis ton guide qui t'amène aux autobus. Il y a un endroit pour soulager tes petits besoins, mais ça pue à lever le coeur et c'est dégueulasse (merde qui dégouline sur le plancher par exemple).



Quand tu débarques à ton hôtel, tu es zombie et tu t'endors à 20 heures. C'était une belle excursion et maintenant que je comprends mieux les astuces des attrapes touristes, j'apprécie mieux.

vendredi 14 décembre 2012

La Première Guerre mondiale - John Keegan

Comme son titre l'indique, l'histoire de la Première Guerre mondiale, des problèmes liés aux monarchies en Europe au meurtre de l'archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, ce qui déclencha le premier conflit mondial. 

Malgré la croyance populaire, la guerre n'est pas commencée dans les heures qui ont suivi le meurtre. Plusieurs semaines ont passé et même si l'arrestation des meurtriers auraient pu calmer les tensions, cela n'a pas été le cas.

Je ne vous expliquerai pas les 518 pages d'explication, si les stratégies de la guerre (qui n'a pas été qu'un enlisement dans les tranchées), vous devez vous procurer ce livre.

Seule chose qui je vous dis c'est l'échec du plan Schlieffen, un général prussien qui avait concocté un plan d'attaque dont l'armée allemande devait être victorieuse après 40 jours. Ce qui n'a pas été le cas, les hésitations des hauts-dirigeants ou les problèmes de déplacement ou de ravitaillements ayant stoppé des attaques pourtant bien parties.

C'est alors que fort des apprentissages des guerres de Boers (pour les Anglais) ou russo-japonaises (pour les Allemands) des fortifications et des tranchées sont apparues partout sur les lignes de front.

À la fin de l'ouvrage, vous y trouverez les dizaines de notes de référence utilisées par l'auteur. Ce qui m'a particulièrement étonné est les suggestions de lecteur que Keegan nous donne afin que l'on comprenne mieux les stratégies militaires, la vie au quotidien en France (qui comptera 1,7 millions de morts à la fin du conflit), en Allemagne et ailleurs. L'auteur nous dit pourquoi nous devrions lire tel ouvrage si nous voulons comprendre telle situation. Vraiment génial!

Le livre inclut une douzaine de cartes démontrant la ligne de front, les mouvements alliés ou ennemis, sur terre comme sur mer. Déjà dans ces années de conflit, les Allemands possédaient des U-Boot qui coulaient les navires marchands et militaires. C'est le désir de frapper sans avertissement, sans offrir l'opportunité, par exemple, aux travailleurs des navires marchands de quitter leur navire avant d'être coulé, etc.

L'auteur nous fournit les bataillons que les futurs leaders nazis ont servi Hitler ou Rommel avec l'Alpenkorps (voilà pourquoi Hitler a crée l'Afrikakorps lors de la guerre d'Afrique du Nord) et autres. Seul Goering semble avoir été oublié.

Keegan est un excellent vulgarisateur, je vous conseille fortement ce livre qui explique ce qui mena, sans aucun doute, à la Seconde Guerre mondiale, encore plus meurtrière.

Acheter ce livre.

lundi 3 décembre 2012

Vacances!

Aujourd'hui est ma première journée de mes 4 semaines de vacances.

Je vais en profiter pour relaxer et vider mon crâne du stress vécu ces derniers mois.

Prochainement, je pars en voyage avec ma blonde en République Dominicaine.

Une chose est sûre, ça va faire du bien.

2012 aura été une année de bouleversements et de décisions. Cesser l'écriture (le goût n'est toujours pas revenu, même pas un petit peu), abandon de l'administration du club social au travail (j'ai assez du syndicat), réélection au sein de l'exécutif (deuxième vice-président), retour avec mon équipe de deckhockey, nouveau véhicule, convocation en cour à l'autre bout de la province et j'en oublie certainement.

En général, 2012 n'aura pas été une mauvaise année. Des épreuves, des joies, des peines, des réussites, des échecs, la vie quoi!

Oui, je sais, il reste décembre, mais ce sont les vacances et j'estime que rien de négatif ne peut m'arriver!