mardi 25 septembre 2012

Aide aux parents

Mon texte intitulé Madame la fonctionnaire semble rejoindre des parents lésés par l'acharnement des fonctionnaires de la DPJ.

Une dame m'a envoyé un très long texte (en copie conforme Pierre Foglia, journaliste à La Presse) expliquant ses déboires, le caractère de ses enfants et sa détresse. Je suis vraiment touché que mes billets permettent à des mères victimes de la DPJ d'écrire leurs sentiments et leur vécu et je la remercie de sa confiance.

Madame, je ne peux pas vraiment vous aider via un petit blogue perdu dans la blogosphère. Je n'ai aucun pouvoir et comme vous, nous avons dû, moi et la mère de mon fils, affronter sans aide les intervenantes de la DPJ.

Mon fils gravite à la limite de l'intervention immédiate. Pour quelqu'un de l'externe, ses propos et ses agissements sont épouvantables et les parents l'ont laissé à lui-même. Avez-vous le réflexe de vous retourner quand un parent se fâche auprès de son enfant en public? Le jugez-vous? Pourtant, vous n'avez aucune idée de ce que l'enfant a pu faire depuis son réveil pour pousser son parent à bout. Mon fils requiert une intervention, mais son cas n'est pas assez urgent pour un suivi rigoureux. Son mutisme n'aide pas à le comprendre et à l'aider.

L'éducation ne s'apprend pas dans les livres. Des trucs peuvent être utiles, mais la plupart du temps, la théorie est irréalisable dans la pratique. Les gens et les fonctionnaires de la DPJ semblent oublier cet aspect. Les enfants battus, abandonnés, maltraités ou qui vivent avec des parents inaptes à s'occuper d'eux doivent être sauvés.  En théorie, c'est le mandat de la DPJ, mais je crois qu'elle s'attaque trop souvent aux mauvaises personnes. Dans mon cas, c'était la troisième fois et le dossier a toujours été fermé.

Madame et tous les visiteurs, si vous êtes victime d'abus de la DPJ, il existe un organisme, SaivDPJ, pour vous aider. Je suis qu'un citoyen ordinaire avec des problèmes ordinaires. Je n'ai aucun impact sur le gouvernement.

Je ne peux que vous souhaiter bonne chance.

lundi 24 septembre 2012

Madame la fonctionnaire (conclusion)

Aujourd'hui, en arrivant de travailler, la lumière du téléphone clignote, ce qui signifie que j'ai un message en attente.

J'appuie sur play. C'est madame la fonctionnaire. Elle ferme le dossier parce qu'elle a conclu que mon fils n'a jamais été abandonné à lui-même, qu'il y a eu une certaine amélioration du comportement à l'école et qu'effectivement, nous avons fait les démarches au CLSC ou au CHUL pour nous cogner le nez à des incompétentes ou du moins à des femmes (car ce sont toutes des femmes) qui ont des techniques discutables.

À ceux et celles qui consultent ce blogue, j'espère de tout cœur que vous n'avez pas un enfant à problème (je ne parle pas d'autisme ou de truc du genre) et que vous n'aurez jamais à vous justifier à une fonctionnaire de 20 ans.

Une adolescente qui veut aider un adolescent...

Enfin, c'est fini et positivement! Après tout cet acharnement, j'espère ne plus jamais avoir à me justifier à nouveau. Je ne suis pas un mauvais père, ni une mauvaise personne, je suis humain.

mardi 18 septembre 2012

Honnêteté

Cela ne m'est pas arrivé souvent qu'un auteur me demande de lire son livre et de le critiquer sur mon blogue, ce petit espace perdu au milieu de millions de blogues tous plus intéressants les uns que les auteurs (quand le sujet rejoint le lecteur).

Il est toujours intéressant qu'un auteur m'écrive en privé pour m'expliquer son point de vue au sujet de ma critique. Je n'ai aucun problème avec cela et au contraire, cela alimente les débats. Je n'ai aucun problème avec les gens qui n'ont pas la même pensée que moi, je demande juste qu'on respecte la mienne.

Dernièrement, j'ai dû informé un auteur que j'arrêtais la lecture de son roman parce que celui-ci ne parvenait pas à me rejoindre. Sur la centaine de critiques que j'ai écrites, les sujets sont variés, je n'ai donc aucun problème à lire quelque chose hors de ma zone de confort.

Dans ce cas-ci, après plus de cent pages lues, j'ai déclaré forfait, ne comprenant pas encore ce que l'auteur voulait me raconter. Cela m'était aussi arrivé après une cinquantaine de pages de Chronoreg qui, pourtant, devrait me rejoindre puisque Daniel Sernine écrit beaucoup sur le temps et les voyages dans le temps.

Comme la musique, ça prend plusieurs genres littéraires et plusieurs styles afin de plaire à un potentiel lectorat. C'est normal de ne pas aimer tel auteur ou tel livre. Un auteur connu et aimé de ses fans ou un auteur connu du milieu a plus de chances d'atteindre son public. Ici, je parle d'un auteur outre-mer que je n'avais jamais entendu parlé.

Je tiens à m'excuser encore une fois (je l'ai fais en privé) et je lui souhaite tout le succès possible avec son roman!

jeudi 13 septembre 2012

Madame la fonctionnaire


Elle a tout juste 20 ans, sort à peine de l’université, a trouvé un emploi au centre de protection et de réadaptation de l'enfance de la Côte-Nord, probablement parce que c’est plus facile de travailler quelques années en région avant d’appliquer par ancienneté dans les grands centres urbains. Elle n’a pas d’enfants, croit que la théorie de ses livres s’apparente à la réalité quotidienne et pourtant, elle a ton destin dans son « jugement ».

Et c’est triste que pour une deuxième fois, je doive défendre l’attitude de mon garçon à une fonctionnaire de la DPJ. Une jeune femme qui ne connait rien du cheminement que j’ai fait pour mon fils, qui répond au signalement d’une autre fonctionnaire, une résidente en pseudo-psy du CHUL. Une autre jeune universitaire sans enfant qui n’a aucune idée de la vie, ses épreuves et ses difficultés.

Parce que vivre 2 ou 3 peines d’amour ce n’est pas les épreuves de la vie. Parce qu’à 20 ans, en 2012, ce sont encore des adolescentes qui tentent de te montrer à éduquer ton adolescent qu'elle ne connait pas.

Dois-je vous rappelez, madame la fonctionnaire, que le premier signalement, par une autre ts du CLSC de Charlesbourg, s’est conclu avec un : « Vous avez parlé avec votre cœur de père, c’est cela que nous voulions entendre! »

J’ai dû encore une fois justifier les paroles « Je vais me suicider » de mon garçon, mention qu’il prononce, malheureusement, depuis l’âge de 7 ans. Je m’en souviens encore, il était assis sur le banc à l’arrière de mon véhicule, il se plaignait de l’école et avait dit : « Je veux rejoindre Claude (mon beau-père qui venait de mourir d’un cancer) dans le ciel. »

Comment, madame la fonctionnaire, croyez-vous que je me sens de donner la vie et d’entendre à cet âge qu’il veut mourir?

Comment, madame la fonctionnaire, diriez-vous à un enfant qui ne s’est pas lavé depuis 4 jours, qui sent fort et mauvais, qui porte le même linge taché depuis autant de jour et qui ne veut toujours pas aller se laver? Prend la tite débarbouillette avec le ti savon et fait de la moumousse sur tes tites papattes? Non, madame la fonctionnaire, ça ne fonctionne pas, j'ai essayé.

Comment, madame la fonctionnaire, vous qui savez tout grâce aux livres extraordinaires de votre université,  convaincriez-vous un enfant de manger la nourriture dans son assiette quand il te dit qu’il ne mangera pas de la marde? Il se couche à 2h du matin et toi à 21 heures, comme si je ne savais pas qu’il s’empiffre pendant que je dors…

Comment, madame la fonctionnaire, déplaceriez-vous un enfant du sous-sol, lui qui n’aime que les jeux vidéo et comment l’amèneriez-vous à s’intéresser à autre chose? J’ai fait de la musique, de l’écriture, je joue au dek, rien de cela ne l’intéresse. Je l'ai inscrit au soccer, à la natation, au karaté, il a essayé des trucs au primaire, mais rien ne l'intéresse. L'école c'est plate, c'est la seule chose qu'il pourra vous dire, s'il vous le dit, parce qu'il ne parle pas vraiment.

Pourquoi, madame la fonctionnaire, ne vous occupez-vous pas des enfants battus, séquestrés, qui arrivent gelés ou saouls à la maison et dont les parents ignorent le comportement? Ah oui, ils n'ont pas eu de signalement eux...

Vous feriez mieux que moi, madame la fonctionnaire, quand votre enfant vous exaspère et vous pousse à bout? Le chapitre 16 de votre manuel de cours de psychologie pédiatrique proposerait quoi comme intervention?

Non, madame la fonctionnaire, je ne suis pas parfait. Je suis humain. Comme papa, j’ai fait et je fais mon possible pour inculquer de bonne valeur à mon fils qui, comme une huitre, est renfermé sous sa carapace, bien dans son malheur, dans son négativisme, dans sa noirceur.

Non, madame la fonctionnaire, je ne me lève pas les matins en essayant de trouver une astuce pour dénigrer mon fils, il le fait bien lui-même, il n’a pas besoin de l’aide extérieure.

Et si, un jour, il pose le geste ultime, irréparable, incompréhensible, croyez-vous, madame la fonctionnaire, que votre intervention, si intervention il y a, aurait changé quelque chose? J’ai bien peur que non. Malgré votre échec, vous toucherez quand même votre pitance pendant que moi, je tenterai de continuer une vie normale, ce qui est impossible, admettez-le.

Retournez à vos bouquins et laissez-moi m’organiser avec mon garçon, il n’a pas besoin de la visite hypocrite d’une fonctionnaire payée avec MES taxes et MES impôts. Cela ébranlera encore plus sa minuscule estime de soi parce qu’il va se sentir exclu, différent et seul et à l’adolescence, madame la fonctionnaire, ce que pensent les autres, c’est important.

La vie est ainsi. Aucun livre et aucun psy ne peut régler les problèmes d’un enfant qui refuse de parler, qui se complait dans le négatif et le dénigrement, qui ne sort pas du sous-sol, qui ne veut pas jouer dehors. C’est lui, un jour, qui devra décider s’il désire continuer ainsi ou sociabiliser avec les autres, s’occuper de son corps et de sa santé. Pour le moment, ne pas écouter et s’opposer à ses parents est la norme et non, madame la fonctionnaire, aucun livre ne peut casser ce pattern et encore moins une jeune femme de 20 ans.

Je vous le répète, madame la fonctionnaire, je n’ai pas besoin d’un fonctionnaire, d’un juge ou de quiconque pour savoir quoi faire pour mon fils et encore moins de la DPJ, organisme qui se cherche des causes sans vraiment régler les vraies. Je saurai bien m'en sortir seul, je l'ai fais toute ma vie.

mardi 11 septembre 2012

La saveur du mois

En voie de disparition...
Depuis le lock-out de juin 2011, l'employeur prétend que ses revenus sont en chute libre.

Baisse de la poste-lettre;
Baisse de la messagerie;
Baisse de la médiaposte et pourtant, un investissement de 2 milliards de dollars pour moderniser l'équipement de tri du courrier. Pourquoi investir pour un produit en déclin? Le colis et la messagerie seront le nerf de la guerre grâce au commerce électronique.

Il y a une baisse du volume de courrier papier vers le courrier électronique. Il ne faut pas nier cette réalité. Par contre, nous soupçonnons l'employeur de contourner le système en redirigeant les colis payants chez Purolator qui leur appartient et avec qui une convention collective a été signée.

Cette destruction du service postal est vraiment dommage.

J'aimerais connaître la vérité. Pas la propagande de l'un ou de l'autre, la vérité. Pourquoi après 16 ans de profits tout tombe en ruine?

Les conservateurs y sont certainement pour quelque chose puisque sous le gouvernement Mulroney (lien ici et ici), plus de 1500 bureaux de poste avaient fermé au Canada dont plus de 200 seulement au Québec et le gouvernement Harper imite son prédécesseur.

L'employeur coupe, cela semble être sa seule priorité. Pas de trouver des nouvelles façons d'augmenter les revenus, de gagner de nouveaux clients, de s'offrir comme distributeur officiel des commandes Internet au Canada, de courtiser les gros expéditeurs, c'est de couper des postes qui l'intéresse.

Les premiers à écoper sont les FFRS qui livrent à plus de 300 boîtes à lettres rurales (BLR). Ils pourraient recevoir un véhicule conduite à droite. Présentement, ceux qui n'ont pas vu leur aide ergonomique coupé (comme je l'ai déjà expliqué dans un billet précédent, l'aide ergonomique est une personne assise sur le siège du passager et qui dépose les lettres dans les BLR. Le titulaire de la route n'a plus à glisser de son siège de conducteur jusqu'au siège du passager et revenir à sa position initiale avant de repartir vers le prochain point de livraison) devrait recevoir de mauvaises nouvelles dans les prochaines années.

Le FFRS pourraient être obligés d'utiliser le bras canadien (un bâton en aluminium avec une pince à son extrémité pour ouvrir le panneau de la BLR, déposer le courrier à l'intérieur et refermer le tout sans extension extrême du corps ou glisse sur les sièges). Donc, plus d'aide ergonomique, plus de paiement!

Du côté des facteurs à pied (urbain), la nouvelle saveur du mois est de forcer les malades à long terme déclarés en incapacité totale permanente par des gestionnaires de dossier de la Great-West et qui, selon ces gens, ne pourront jamais revenir travailler dans leur fonction d'origine, à prendre leur retraite prématurée. L'employeur menace ces malades d'un congédiement s'ils n'obtempèrent pas à la demande.

Wow, quel non-respect de la personne et quelle reconnaissance pour toutes ces années de ta vie que tu as passées au travail! Quand vous apercevrez la mention " Santé mentale " sur l'oblitération de votre timbre, pensez à cela.

Je veux bien croire qu'une entreprise n'a pas de coeur, que nous sommes tous des numéros, mais voilà l'une des raisons pourquoi je m'implique activement dans le Syndicat : pour des imbécillités de la sorte.

Je ne comprends pas l'acharnement des biens pensants à agir de la sorte. Peut-être que la haute direction devrait penser à couper dans ses frais d'avocats et accueillir les accidents de travail au lieu de tous les contester, à couper dans ses frais d'avocats en arbitrage au lieu de contester tous les griefs, même ceux qui démontre hors de tout doute que le Syndicat a raison, à grossir les routes au maximum (se fiant que les employé(e)s vont accélérer le pas, prendre des raccourcis, etc.) pour couper le plus d'itinéraires que possible donc des postes en moins, etc.

Ensuite, quand la m est vraiment prise, les laquais à chemises bleues menacent à leur tour les employé(e)s avec des entrevues disciplinaires et des congédiements. Les chemises bleues obéissent à leurs patrons qui leur ordonnent de nous taper sur la tête. Quand un évènement survient, que la coupe déborde, ces mêmes gens semblent surpris quand on leur dit que c'est des conséquences de leurs agissements.

Ceux de l'extérieur à qui j'ai parlé de l'attitude de l'employeur envers ses employé(e)s (employé(e)s qu'il déteste et veut les faire baver de toute évidence) n'en reviennent pas de ces traitements discriminatoires. Le harcèlement est de plus en plus difficile à prouver et certains superviseurs flirtent avec la limite.

Travail Canada, CSST, CLP, tous vous diront que l'employeur est un bon client et un client déplaisant. C'est un combat de tranchées sans pitié. Le slogan du STTP ne pouvait être mieux choisi : La lutte continue...

mardi 4 septembre 2012

La lance - James Herbert


Ancien agent du Mossad et détective privé, Harry Steadman se voit obligé de reprendre du service lorsqu’il retrouve sa partenaire assassinée et crucifiée sur la porte de sa maison. Steadnan accepte l’offre de l’agent du M15, Pope et se fait passer pour un acheteur potentiel auprès d’Edward Gant, un vendeur d’armes international. Cependant, Gant n’encourage pas seulement les guerres et les affrontements, il prépare, grâce à la nécromancie, le retour d’un des plus redoutables meurtriers du 20e siècle.

Quand Steadman accueille Pope à son bureau et qu’il refuse la proposition de l’agent du Mossad et que sa partenaire accepte en catimini et paie de sa vie cette décision, j’avoue que je trouvais le début pénible et long.

Certes, il y avait une raison pour Steadman de refuser, il avait toujours en mémoire la mort de Lilla lors d’une fusillade, Pope doit employer la manière forte pour persuader le détective de participer une dernière fois au plan du Mossad.

L’interaction entre le Mossad, agence de renseignement israélien et le MI5, celui de l’Angleterre, est crédible dans le sens que les deux agences se craignent et s’espionnent mutuellement. Puisque Gant est un Allemand, rien n’empêche le Mossad d’enquêter sur cet homme qui pourrait avoir des appartenances avec les nazis d’Adolf Hitler. Le contre-espionnage habillement mené avec un rythme qui vous laisse les yeux rivés dans les pages de ce livre mérite d’être mentionné!

D’ailleurs, chaque chapitre débute par une citation de Hitler, de Himmler à propos de la puissance de la race nordique, aryenne ou simplement la puissance de l’Allemagne sur le reste du monde. Cela témoigne de la folie des deux hommes.

L’aspect surnaturel m’a beaucoup plus. L’amour de Hitler pour Parsifal de Richard Wagner considéré comme la consécration du compositeur et l’inspiration de la pureté de la race amène un aspect que j’aime bien. D’ailleurs, la seule occasion que j’ai eue de vivre la passion pour le mysticisme de Himmler était dans le jeu Wolfenstein Return to Castle.

Il y a quelques erreurs de français comme « état dame » à la place de « état d’âme », des phrases mals construites comme : « Une vague d’air glacé le frappa, un froid beaucoup vif encore que celui qui régnait dans le passage. » ou deux points à la fin d’une phrase. Ça détonne aux yeux du lecteur (surtout état dame)!

La fin et la conclusion sont précipitées et comme d’habitude les Allemands sont pris pour des fous et deviennent des cibles dans un champ de tir. Malgré cela, j’ai adoré ce roman.

Acheter ce roman.

lundi 3 septembre 2012

Je n'ai pas ma pelle

Vous allez probablement me traiter de défaitiste, mais je ne crois pas au retour des Nordiques et je n'aime pas le projet public de la construction d'un amphithéâtre. Aujourd'hui se donnera les premiers coups de pelle de ceux et celles qui ont acheté leur pelle bleue à 10$.

L’initiateur du projet d'amphithéâtre n'appartient pas aux politiciens et aux groupes radiophoniques comme Radio X et Jérôme Landry qui se proclame à droite, mais défend contre vent et marée un projet public de 400 millions, et le FM 93 et Gilles Parent qui clamait à son émission qu'on avait pas le droit de jouer avec nos sentiments et que Mark Charest bullshitait. Et toi Gilles, joues-tu avec nos sentiments avec un retour de la LNH et ton appartenance au fan club de Régis Labeaume?

Le premier qui a parlé d'un éventuel retour de la ligue nationale de hockey à Québec est Mark Charest que tout le monde a ridiculisé. Dominic Maurais avait même révélé combien l'homme devait sur sa carte de crédit. Tout ce cirque avait pour but de détruite la réputation de Mark Charest.

Malgré l'amateurisme du projet, la passion pour le hockey et l'espoir de voir renaître les Nordiques revint palpiter le coeur des partisans.

Un autre projet a aussi été rejeté par le maire Labeaume. Entièrement privé, l'avocat Guy Bertrand avait trouvé les promoteurs et avait conclu le déménagement du casino inutile de Charlevoix à Québec (le contrat de location se terminant en 2015 je crois (malheureusement, je ne trouve pas de lien écrit)). Des investissements de 1 milliard. En bon social-démocrate, le maire Labeaume a presque envoyé paître l'avocat, le traitant même de menteur.

Les gens de J'ai ma place avait pour but de trouver quelques millions pour le projet, mais le montant stagne depuis plusieurs mois. Québec n'est pas une ville riche, malgré le plein emploi. Le groupe n'a plus vraiment sa raison d'être puisque le projet d'amphithéâtre sera payé par toute la population du Québec et de la ville de Québec et son agglomération. Comment peut-on réserver un siège dans un projet public?

Ce qui me fait peur dans ce rêve, c'est que tout projet public vient avec des dépassements de coûts. Le nouvel amphithéâtre de Pittsburgh a coûté 321 millions de dollars et ils ont un des clubs les plus excitants sur la glace. Pourquoi 400 millions et en bois (cela a-t-il changé?) de surcroît? Parce que Régis 1er l'a demandé?

Quand on va nous annoncer que ça coûte plus cher que prévu, décontamination du sol, main d'oeuvre, coût des matériaux, taxes, etc., le maire de Québec annoncera qu'il n'arrive plus à payer, qu'il faut augmenter le compte de taxe de 500$ par citoyen sur 20 ans plus d'autres frais. Deux décennies plus tard, les gens n'auront aucun ou peu de souvenir du 500$ de surtaxe et personne ne lèvera la main pour rappeler aux autorités en place qu'on s'est fait mentir, voler et arnaquer pour un projet ambitieux et surtout inutile pour le moment parce que les seuls locataires seront les Remparts. L'argent servira à autre chose, mais pas à rembourser la dette qui explose sous le règne Labeaume.

J'espère me tromper, mais je n'ai pas confiance au maire Labeaume. Je ne comprends pas qu'il possède un taux de satisfaction aussi élevé quand son seul projet d'envergure a été l'embauche de Daniel "Paul McCartney" Gélinas. Jean Charest a tenté de naviguer sur la popularité du maire Labeaume pour gagner des votes et conserver le pouvoir (n'oubliez que les politiciens travaillent 1 mois au 4 ans, le reste, ils tentent de vous convaincre de les réélire). Heureusement, la population n'est pas dupe et moi aussi, je me suis fourvoyé, le libéraux pourraient terminer troisième!

Petite précision : je veux moi aussi un amphithéâtre et je veux le retour de la LNH, mais je refuse de payer autre que mon billet si je me présente à un match ou un spectacle. Ce projet devait être privé, j'aurais même été prêt à un PPP. Ah, le royaume des subventions...