samedi 28 janvier 2012

L'État contre les jeunes, comment les baby-boomers ont détourné le système - Éric Duhaime

Le polémiste coloré et convaincu Éric Duhaime défend les idées d'une droite politique très attachée aux libertés individuelles, celle que les Américains appelle " libertarienne ". Dans ce livre, il nous offre sa réflexion sur ce que devrait être les vrais enjeux pour que le Québec redevienne fier collectivement et compétitif économiquement.

Ceux et celles qui suivent moindrement les vrais chroniqueurs de droite se reconnaîtront dans ce petit livre d'un peu plus de 160 pages. L'ouvrage débute, après l'introduction, avec une explication très juste du lourd déclin démographique que le Québec vit et va vivre dans les prochaines années. Ce n'est pas un secret pour personne, les baby-boomers ont crée et ont profité de plusieurs programmes sociaux, devenus des vaches sacrées, et qui, quarante ans plus tard, sont devenus désuets et enfoncent le Québec dans un déficit économique gigantesque pour le peu de population que nous sommes.

Le gouvernement actuel et ceux passés ont manqué de courage pour faire des réformes majeures afin d'assainir les finances publiques. Pour maintenir le cap, les tarifs augmentent. Taxes, frais divers, impôts déguisés en Hydro-Québec ou la S.A.Q., frais de scolarité, etc. Le Québec gris refuse de voir ses beaux programmes être coupés, car cela risquerait de diminuer son niveau de vie à la retraite. Alors qui paie? Les jeunes des générations X, Y et Z.

Et ces derniers n'auront pas le privilège de profiter des mêmes avantages, toutes les caisses seront vides quand ils auront atteint l'âge de la retraite, s'ils peuvent la prendre.

Pourquoi les gouvernements s'occuperaient des jeunes, ce sont les vieux qui votent, qui permettent la création d'un gouvernement majoritaire. Ce sont eux qu'on doit gâter. Les jeunes sont désillusionnés par la politique et cela se comprend.

Pour expliquer sa vision, Duhaime utilise un thème par chapitre. Finances publiques, régimes de retraite, santé, éducation, ressources naturelles pour ne nommer que ceux-là. Chaque chapitre contient des statistiques et malheureusement pour nous, il s'agit de la triste vérité du Québec de 2012.

Si vous avez lu ou entendu Éric Duhaime, vous savez qu'il blâme souvent les syndicats pour leur lobbying et leurs actions politiques. Les cotisations pigées directement sur la paie des membres ne servent pas toujours à les défendre. Bien sûr, dans les années 60 et 70, les employeurs abusaient des travailleurs, les syndicats travaillaient pour leurs membres. Maintenant, avec un montant de 850 millions perçu annuellement par les syndicats, ils peuvent dépenser sans compter et sans rendre de compte. Étant moi-même impliqué dans un syndicat, j'avoue que je ne suis pas en désaccord avec certains points surtout la lourdeur de l'administration.

Le Québec semble favoriser les immigrants de langue française, originaire surtout du Maghreb. Encore là, il s'agit d'une grave erreur puisqu'en acceptant selon la langue, on ignore les compétences et force ces gens à vivre de l'aide sociale ou d'emploi mal rémunéré. Seuls, les immigrants se regroupent souvent autour d'une Mosquée ou d'un groupe d'intégration afin de trouver d'autres gens comme eux. Le Québec a accepté des dirigeants islamiques extrémistes bannis dans leur pays d'origine, juste parce qu'ils parlent français, c'est tout dire... Nous n'avons pas le moyens d'accueillir ces gens qui vivront aux mamelles de l'État, encore moins de se priver de gens compétents dans certains domaines.

Ajoutons à cela les corporations bien structurées qui reçoivent des subventions pour des causes obsolètes ou qui intéressent une minorité.

J'aimerais aussi souligner que le Québec a un problème de dépenses, pas de revenus.

Comme pour le livre de Joanne Marcotte, le livre d'Éric Duhaime amène un triste constat et une désolante réalité. Par exemple, les baby-boomers ont été la génération la plus polluante et maintenant, ils bloquent le développement économique du Québec au nom de l'environnement.

Fini le statu quo, il faut passer à l'acte! Si le Québec était un pays, il serait le 5e le plus endetté. Les cerveaux s'exilent dans des provinces ou État où les taxes et la bureaucratie n'embourbent pas la vie quotidienne. Nous méritons mieux que cela et j'aimerais tellement redevenir fier de mes racines.

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jeudi 26 janvier 2012

Conclusion assistance routière KIA

KIA m'a rappelé pour s'excuser en me précisant que leurs réceptionnistes et leurs superviseurs devaient avoir une mise à jour des lois des 10 provinces et 3 territoires canadiens. Donc, si je comprends bien, lorsque j'ai appelé, ils ne connaissaient rien des lois québécoises. Rassurant...

Des excuses, que des excuses... pour m'avoir niaiser comme un imbécile... pas fort.

Il me disait qu'un autre superviseur, appelons-le le superviseur en chef, était présent 99% des fois. J'aurais donc eu la malchance de tomber sur le 1%... comme disait André Arthur :

- Y a pas de hasard dans la vie, si tu crois au hasard, va au casino!

J'ai aussi compris que les 2 réceptionnistes et le superviseur n'ont pas trouvé pertinent de demander l'avis du chef ou du moins, de l'appeler, car il doit bien avoir une façon de le rejoindre en cas d'urgence.

Pour le stress, l'angoisse, la frustration et toute cette m que ces incompétentes et incompétents m'ont fait vivre, je recevrai 30 piastres de coupons d'essence... même pas assez pour remplir un réservoir.

Wow! Quel dédommagement, on voit que vos clients sont importants... comme les cailloux dans la rue.

mardi 24 janvier 2012

Le maître des âmes - Irène Némirovsky

À Nice, en 1920, Dario Asfar, un immigrant de sang italien-grec en terre française pratique un avortement clandestin sur une aventurière américaine pour récolter un peu d’argent et sauver de la famine sa femme et son fils. Cela ne dure qu'un temps. Il doit maintenant quêter de l’argent parmi ses contacts  pour survivre, mais sa recherche demeure infructueuse. Pour régler ce problème, Dario a l’idée d’utiliser une nouvelle théorie psychanalytique. De ce succès apparaîtra des amis et des ennemis.

L’auteure, assassinée à Auschwitz en 1942 nous raconte avec détails et brio la vie d’immigrants pauvres dans un contexte économique difficile. Dario offre ses services à tout le monde et souvent ses clients n’ont pas les moyens de le payer. Cela affecte ses finances personnelles, il ne peut pas apporter d’argent à la maison et acheter de quoi manger et se loger.

Il se promène d’un richissime à un autre en les suppliant de lui prêter de l’argent pour payer le loyer. Jusqu’au jour où sa nouvelle technique psychanalytique guérit certaines personnes bien placées et en vue.

Il déménage à Paris où son succès ne fait plus aucun doute. Une dizaine d’années plus tard, Dario est riche, mais ses confrères le traitent de charlatan. Ils n’ont pas tort. Dario manipule la pensée humaine pour amener son client à croire qu'il est indispensable à sa vie.

Le récit est précédé d’une préface de 17 pages nous raconte la vie de l’auteure. Très intéressant ce constant interne de la France à quelques mois de la Seconde Guerre mondiale. À l’époque, l’aide sociale ou l’assurance-emploi n’existaient pas. Vous deviez quêter ou voler pour survivre. On le sent durant toutes les pages jusqu’à ce qu’on nous parachute 13 ans plus tard et qu’on assiste au succès du métèque.

Par souci de conserver la vérité historique, l’éditeur a gardé les répétitions et les scories. Belle initiative!

Par contre, la façon poétique, presque théâtrale de l’écriture m’a quelque peu agacé. Comme si ce français international était si bien écrit qu’on le superposait à la poésie.

Le maître des âmes est un bon livre. Je ne l’ai pas dévoré comme d’autres titres, mais l’aspect pauvreté et ensuite hautain de la classe riche se distingue des biens des livres où l’auteur semble méconnaître son sujet.

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samedi 21 janvier 2012

Les déboires du Canadien

Amusons-nous à faire les gérants d'estrade.

Montréal a commencé à décliner premièrement lors du départ des Nordiques en 1995 et deuxièmement après le départ du directeur général, Serge Savard.

Pourquoi les hauts dirigeants bâtiraient un club gagnant, le Centre Bell est plein chaque soir et maintenant le club représente toute la province.

Aux États-Unis, le hockey arrive très loin dans le coeur des amateurs. J'ai remarqué que l'amphithéâtre est plein si le club est gagnant et vide si le club est perdant. Il y a juste le Devils du New Jersey qui est toujours vide malgré une équipe stable. Ça fait passer un message quand même! Pas à Montréal, seule une crise économique pourrait nuire aux guichets.

Le remplaçant de Savard, Réjean Houle n'a jamais été à la hauteur. Le choix de son entraîneur était discutable en Mario Tremblay qui n'avait aucune expérience derrière le banc d'une équipe professionnelle. On se souviendra de la débandade de Patrick Roy. Lors d'une défaite écrasante, Tremblay n'a pas retiré Roy pour le remplacer par son adjoint. À son retour sur le banc, Roy s'est adressé à Ronald Corey pour l'informer qu'il avait joué son dernier match à Montréal.

Alors voilà mon premier constat : l'esprit de la victoire. Je suis trop jeune pour me souvenir des propos de Savard. En revanche, ceux de Houle sont restés dans ma mémoire.

Le Canadien ne veut pas gagner la coupe, il veut participer aux séries.

Que le club termine huitième ou premier, ce n'est pas important, il participe aux séries. Rappelez-vous, voilà 2 ou 3 ans, l'accession à la 8e place a été une combinaison d'un défaite de la Floride qui donnait moins de victoires à la maison que Montréal, les deux clubs ayant une fiche identique.

Bâtir un club à partir d'un gardien de but.

Même si votre gardien n'accorde aucun but, si vos avants n'en comptent aucun, comment allez-vous gagner la partie? Montréal n'a aucune attaque d'impact. Aucun Malkin, Giroux, Sedin, Ovechkin (quoiqu'il a ralenti cette année), Iginla, Stamkos, juste des noms inconnus qui nous laissent indifférents.

Le club n'est pas spectaculaire, possède la pire avantage numérique de la ligue et Pierre Gauthier devrait démissionner avant de faire sa grande vente de fin de saison et amputer l'équipe encore plusieurs années.

Peu de québécois dans l'équipe

J'ai l'impression de m'appeler Réjean Tremblay, sauf que je ne fais pas une obsession du français comme lui. Mais il a raison sur un point, ça prend des francophones. Darche et Desharnais (ce dernier est un excellent fabricant de jeu et a brûlé toutes les ligues où il a joué) sont les seuls joueurs à parler la langue de Molière. Shame on you, Montreal Canadian!

Une fierté, un sentiment d'appartenance, ça ne se s'invente pas, ça se vit. Ce n'est pas avec Scott Gomez, Hall Gill ou Travis Moen, Brian Gionta ou P.K Subban. L'esprit d'équipe, la fierté, ce club est inerte.

Gorges serait l'unique exception.

Brière avait refusé de venir jouer à Montréal. Impôts trop élevés ou journalistes trop présents, personne sauf lui et son entourage connaissent la raison.

Attendre Markov comme un sauveur

Markov est blessé depuis 10 ans!! Comment peut-on se fier à un seul joueur pour relancer un club? Un joueur qui risquerait de se blesser à nouveau et rapidement parce qu'il est fragile. Et Gauthier qui a prolongé son contrat...

Un autre problème est Trevor Timmins, le grand manitou du recrutement chez le Canadien. Ce n'est pas une surprise pour personne, il préfère les collèges américains que la LHJMQ. Je ne me souviens pas d'un grand choix au repêchage qu'il a déniché, la perle rare que personne n'a vu comme Luc Robitaille à l'époque (repêché au 8e ou 9e rang, je crois).

Cette année, le Canadien va rater les séries. Qu'il finisse dans les 5 derniers pour aller chercher un bon choix au repêchage. Qu'il ne se trompe pas pour une fois!

De plus, Gauthier, Cunneyworth, Ladouceur, Gomez, Gill, Kostitsyn, Kaberle, Moen, Weber, tous ces hommes devraient partir. Montréal devrait vivre 1 ou 2 années de misère pour ensuite rebondir et devenir aspirant à la coupe pas juste participer.

Ah oui, le prochain entraîneur devra rester derrière le banc malgré la ou les tempêtes. Par exemple, Vigneault et Julien, les 2 coachs à la finale de la coupe Stanley sont des produits du Canadien, mais la direction ne les trouvait plus bon.

Montréal est une ville d'un sport. Plus de baseball de la MLB, juste le Canadien. Et non, l'impact et les Alouettes ne sont pas aussi important. Donc, imaginez vers qui les partisans et les journalistes se tournent?

jeudi 19 janvier 2012

La DPJ

La direction de la protection de la jeunesse (DPJ) est probablement la pire entité gouvernementale créée pour nuire aux bons parents.

Moi et la mère de mon fils avons été confrontés à une travailleuse sociale (ts) incompétente et extrémiste. Certes, il y en a des bonnes ts, mais il y a en des mauvaises, comme partout dans la société.

À bout de ressource, la rencontre tourne mal et la ts porte plainte parce qu'elle juge que nous maltraitons notre enfant et ne l'aimons pas.

Pardon???????????

Qu'est-ce que c'est que cette invention? Depuis sa naissance que nous lui donnons tout et n'avons aucune reconnaissance.

C'est ingrat être parent.

La DPJ a des centaines d'exemples à son actif, des histoires d'horreurs et de manque de jugement des fonctionnaires. D'ailleurs, j'avais répondu au gars de la DPJ qu'aucun fonctionnaire n’allait me montrer comme élever mon enfant et que ce n'est pas en consultant le chapitre 9 de son manuel scolaire que la ts pouvait juger notre réaction bien ou mal.

Quoi qu'il en soit, pour fermer le dossier, j'ai dû me déplacer au Mont d'Youville raconter mon histoire. Ceux et celles qui me connaissent savent quand un sujet me passionne j'ai vraiment la jasette facile et c’est dur de m’arrêter. Pendant 1h30, j’ai répondu aux questions, mais plus le temps passait, plus c’est moi qui dirigeais la discussion. Je disais ce que j’avais sur le cœur et énuméraient toutes les difficultés que mon fils provoque au quotidien.

La fonctionnaire a refermé le dossier en lançant « Vous avez parlé avec votre cœur de père, c’est ça qu’on voulait? »

Bin voyons donc, c’est sûr que j’ai parlé avec mes émotions. J’ai un garçon et j’aimerais qu’il fasse autre chose de sa vie que les jeux vidéo, mais l’ado ne veut rien rien rien savoir. Vais-je me battre chaque jour pour tenter de l’intéresser à quelque chose? Suis-je un mauvais père pour autant? La réponse est non!

D'ailleurs, j'en parlais déjà dans ce billet.

Il y avait une rumeur comme quoi la DPJ récidivait à l'école que mon fils fréquente sur la Côte-Nord. J'ai appelé l'intervenante et je ne me suis pas gêné pour me dire ce qu'elle nous faisait vivre à moi, sa mère et surtout mon fils. Je n'en ai pas réentendu parlé.

Taper DPJ sur Google et vous remarquerez que le net regorge d’histoires de parents qui vivent un enfer quotidien avec la DPJ. L’organisme SaivDPJ aide les parents aux prises avec la DPJ. Pourquoi je vous parle de cela maintenant? Consultez ce texte qui confirme que cet organisme devrait disparaître tout comme celui de la perception des pensions alimentaires qui coûte des millions en salaire pour 5% de mauvais payeur…

Vous allez me dire qu'on ne connaît pas toute l'histoire. OK. Mon expérience personnelle confirme les abus que peut faire cet organisme. Donc, votre argument n'a, pour moi, aucun poids.

Je sais ce que vous pensez, des enfants ont besoin de l’intervention de la DPJ pour des pères abusifs ou des mères absentes ou irresponsables. Je serai curieux de connaître les statistiques d’enfants en difficultés versus combien cela nous coûte et surtout l'efficacité des fonctionnaires à régler les dossiers. Rappelez-vous que l’État, donc nous, n’avons plus un sou et sommes surtaxé pour tenter de garder un rythme de vie impossible. Encore là, dans plusieurs cas, certains fonctionnaires ont certainement erré dans leur décision.

Les centres jeunesse? Qu'est-ce qu'en pense Martin Lévesque?

Je radote un peu, mais ça m'ébranle quand je lis des articles comme ceux-ci et ça vient me chercher.

mercredi 18 janvier 2012

Ce genre de personne

Dans toutes les sphères de la vie, il y a toujours quelqu'un qui nous critique. Des fois c'est méchant, souvent c'est pertinent.

Avec le temps (et l'expérience), je constate que les félicitations sont pas mal plus rares. Fais un mauvais coup, tu vas en entendre parler longtemps. Fais un bon coup, juste pour voir?

J'écris ceci, qui n'a aucun rapport avec la littérature si l'idée vous trotte en tête, parce que ça m'a sauté au visage, durant une partie de dek.

J'avais pris une mauvaise punition, heureusement l'adversaire en a pris une en même temps, mais pour une fois, mes passe étaient précises et se rendaient au destinataire. J'étais menaçant autour du filet, m'amusant à cacher la vue du gardien.

J'aime beaucoup plus jouer à l'avant qu'à la défense. Défense, tu dois relancer l'attaque, chose dont j'ai beaucoup de misère.

Mais bon, j'ai du fun, je brûle des calories, et les gars me donnent des conseils. Il faut voir le positif dans tous ça!

Et vous, êtes-vous du genre je critique ou du genre, je félicite? Pouvez-vous faire les deux quand la situation s'y prête?

lundi 16 janvier 2012

Assurances et autres aventures palpitantes

Voici le résultat presque complet :

je reçois une indemnité de 3550$ pour la perte de mon Echo et tous les frais inhérents sont payés par mon assureur.

Il semble qu'à certains endroits dans la province, l'accidenté peut aller chercher le rapport de police au coût de 20$, mais à Québec, ce n'est pas le cas. J'ai rejoint un policier et il m'a redirigé vers la S.A.A.Q. Je me suis présenté au comptoir pour apprendre la même chose que ce que les assureurs m'ont dit, le rapport prend environ 14 jours à recevoir et à cause des fêtes, c'est un peu plus long. Même si je fais des steppettes sur le comptoir, je ne l'aurais pas plus vite et ce, malgré ce que raconte l'assureur. Pourtant, il m'a confirmé encore une fois que cela peut se faire à certains endroits. Pas à Québec en tout cas.

Il m'est arrivé une niaiserie avec mon nouveau véhicule. J'ai acheté des tapis Sauve-pantalons et un bout du tapis bloquait la descendre de la clutch. Le char refusait de partir. Je capotais. Je pensais que c'était le froid, mais non, le tapis!

J'avais rejoint l'assistance routière KIA. Je me croyais rendu en Inde, au Philipinnes ou en Nouvelle-Zélande tellement la femme à l'autre bout du fil ne comprenait rien de mon histoire. Elle et son superviseur ont refusé d'appeler une dépanneuse parce que mon auto n'avait pas de plaque d'immatriculation, il avait encore le transit. Ma blonde leur a demandé où était situé les bureaux. Réponse : Ontario. À 2 reprises, on m'a refusé la dépanneuse parce que j'avais un transit. La personne au téléphone ne connait pas ça un transit ou un probatoire comme elle m'a mentionné. Si je résidais au Yukon, peu importe le nom que cela a, elle m'aurait aussi abandonné? Comment une compagnie sérieuse ne peut pas connaître les lois et les noms des papiers utilisés par les provinces?

Au moins, le concessionnaire m'a remboursé la dépanneuse que j'avais appelée et le mécano m'a démontré le problème du tapis. Ç'a fait le même bug pendant qu'il testait le véhicule. J'ai eu l'air fou, maintenant je sais que ce n'est pas mécanique ni électronique.

Je vais déposer une plainte au service à la clientèle de KIA Canada, ça ne peut pas rester là. Les gens à qui j'en parle reste bouche bée.

samedi 14 janvier 2012

Ils sont fous ces Québécois - Géraldine Woessner

Son mari ayant obtenu sa mutation au Québec, Géraldine le suit malgré tout. Elle n’a aucune envie de quitter la France, mais finalement s’y résigne pour suivre celui qu’elle aime. Voici, de façon humoristique et combien réaliste, la vision et la conclusion qu’elle fait de la belle province.

Avant tout, je dois réécrire ces quelques lignes de l’avant-propos qui m’ont renvoyé mon Québec en pleine face :

Dans la société harmonieuse que l’on m’avait dépeinte, les anglophones se sentent opprimés par les Québécois, les Québecois détestent les anglophones qui les ont oppressés et les Français qui les ont trahis, les immigrants déferlent par centaine de milliers et n’y comprennent rien, sinon qu’ils devront parler français dans la vie et anglais au travail (mais sans le dire), Québec « la francophone » crache sur Montréal, Montréal « la cosmopolite » ne ressemble en rien au reste de la province, le gouvernement se demande s’il devrait ou non interdire le port du voile islamique, les enfants avalent des anti-dépresseurs, les couples s’envoient leurs avocats à la figure et les autochtones expulsent les Blancs de leur réserve… Dans un bordel pareil, autant rester chez soi!

Quelques lignes plus loin :

Les Québécois eux-mêmes peinent à se définir.

Et vlan, cette parisienne m’envoyait la réalité du Québec comme jamais je ne l’avais lu. La première partie, Identités est d’une réalité déconcertante. La fête du déménagement du 1er juillet pour ne pas fêter celle du Canada pendant qu’on se scrappe la face le 24 juin en français uniquement, les incessantes crises constitutionnelles, les attentes dans les hôpitaux, l'omniprésence des humoristes, etc. L’auteure n’a rien oublié.

Le sujet suivant, l’auteure raconte sa première tempête de neige, l'impossibilité de gouverner l’île de Montréal, la complexité de la cueillette des déchets et du recyclage à Montréal, les arrondissements, etc. Je vous le répète, rien n’a été oublié.

Si vous demeurez sur l’île, cela va vous frapper encore plus qu’à moi.

Plus loin, elle raconte l’inégalité en les hommes et les femmes. Le matriarcat et la puissance des féministes qui ont repoussé l’homme à un moins que rien en échange de placement d'une majorité de femmes dans des postes-clé ou ailleurs afin de combler un écart qui n’existe plus en 2010, année de publication du livre. Elle dénonce le manque d’homme dans les écoles (80% des professeurs sont des femmes) ce qui cause un grave problème identitaire chez les garçons (et elle a 1000 fois raison!).

L’Éducation : « Les chiffres de décrochage scolaires chez les garçons sont affolants ». Les suicides : « Le Québec compte l’un des plus hauts taux de mortalité par suicide chez les hommes des pays industrialisés ». Les programmes gouvernementaux : « Dans le programme national de santé publique en 2008, pas un mot sur les pères, alors que les mères sont nommées 56 fois ». Les budgets : « Le cancer de la prostate tue autant que le cancer du sein, mais il y a onze fois plus de fonds consacrés à la recherche sur le cancer du sein. » Le camp opposé tient aussi ses chiffres à jour, qu’il lui balance sur les plateaux télévisés : pauvreté des mères célibataires, discrimination sur les salaires, violences conjugales… Un dialogue de sourds.

Sur le ritalin, l’auteure contaste :

Dans une école où le personnel est à 80% féminin, la vitalité des garçons est perçue comme un problème majeur (madame, vous avez tellement raison).
Leur conception d’un bon élève est le modèle féminin : tranquille, plutôt intellectuel, silencieux… des mignonnes p’tites poupées qui font ce qu’on leur demande. Pour elles, des p’tits gars turbulents ne sont rien d’autre que des éléments perturbateurs.
Les petits Québécois sont les plus gros consommateurs de Ritalin, un calmant contre l’hyperactivité qu’ils avalent à dose record : plus de deux millions de pilules par mois!


Je vous le jure, l’auteure nous envoie notre réalité à coup de vérité. Seul le chapitre sur la radio poubelle a été, à mon avis, exagéré.

L’auteure parle beaucoup de Montréal, mais elle a enquêté en Mauricie, à Québec, en Gaspésie, en Abitibi-Témiscamingue, le constat est exact. Elle n’a pas oublié le patrimoine religieux, les sacres, le hockey, le choc générationnel, le manque de main-d'œuvre, la difficulté des immigrés qualifiés de trouver un emploi dans le même domaine que leur pays d’origine, etc. Ce livre est un bijou.

Québécois, Québécoises, si vous n’avez pas peur de recevoir plusieurs gifles au visage, lisez ce livre. Cela est indispensable et révélateur de ce que nous sommes devenus. Trois fois bravo, madame Woessner! J'ai lu 300 pages en 2 jours!

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jeudi 12 janvier 2012

Pour en finir avec le gouvernemaman - Joanne Marcotte

Quelques années plus tôt, les québécois étaient stupéfaits devant les révélations du documentaire L'illusion tranquille de Joanne Marcotte et son conjoint Denis Julien. Le livre Pour en finir avec le gouvernemaman remet en question le rôle de l'État-providence, les syndicats et les groupes de pression tel les adeptes de la nouvelle religion : l'environnement.

L'auteure est une citoyenne engagée qui a participé à la commission Castonguay, au réseau Liberté-Québec et à l'ADQ.

On ne jouera pas à l'autruche et on ne se mettra pas la tête dans le sable, le Québec croule sous une dette colossale et n'arrive plus à rejoindre les 2 bouts. Incapable de faire sa fameuse réingénierie de l'État, les libéraux de Jean Charest augmentent les taxes et les tarifs des services public comme le permis de conduire (ramené à 86$ chaque année au lieu d'un paiement au 2 ans) et l'immatriculation, Hydro-Québec, les frais de garderie subventionnée qui ont passé de 5$ à 7$, les taxes sur l'essence, la TVQ, la création d'un impôt pour financer les services de santé, etc.

Notre porte-feuille passe dans le tordeur et personne ne s'insurge contre cela. Au contraire, dès qu'il y a une problématique, les québécois se tournent vers le gouvernemaman et réclament une nouvelle taxe. Pourtant, pas besoin de réfléchir longtemps pour comprendre que l'État est le problème et non la solution.

Dans chacun des chapitres, Joanne Marcotte décortique la réalité québécoise. Statistiques à l'appui, elle nous livre des chiffres révélateurs et combien apeurant sur la hausse de la dette, l'embauche de milliers de nouveaux fonctionnaire ou l'augmentation des dépenses en santé, pour ne nommer que ceux-là.

Elle compare l'État au Leviathan, pour décrire un gouvernement redoutable et envahissant.

Tout au long du livre, appuyé par des extraits de chroniqueurs et de blogueurs, elle explique le refus du québécois à diminuer la taille de l'État. Depuis la révolution tranquille, acte des parents des baby-boomers et non pas eux comme on pourrait s'y méprendre, le Québec stagne. Immobilisé dans un interminable conflit fédéralistes contre souverainistes, rien n'avance. Les investisseurs fuient la province, les cerveaux quittent pour de meilleurs cieux, l'État a remplacé l'Église et détrompez-vous, ce n'est pas nécessairement pour le mieux.

Joanne Marcotte démontre la différence entre la droite et la gauche. On entend souvent ces termes sans vraiment connaître leur définition.

Gauche = plus d'État, plus d'intervention, solutions imposées, nivellement par le bas
Droite = moins d'État, libre marché, liberté de choix, dépassement de soi

Un tableau détaillé nous révèle la différence. Où vous situez-vous?

L'épilogue semble un rêve de l'auteure, le Québec de 2025. Tout va pour le mieux, les québécois se sont pris en main, l'équilibre budgétaire est revenu, etc. L'éducation, la santé, la taille de l'État, tout fonctionne mieux au prix de sacrifices. Est-ce qu'elle y croit vraiment ou nous dévoile simplement l'espoir de voir un changement significatif du Québec actuel? Moi, je n'y crois pas, pas de mon vivant et j'espère ne pas mourir tout de suite!

lundi 9 janvier 2012

Nintendo 3ds

Maniaque de jeux vidéo, mon fils a économisé et s'est procuré un Nintendo 3ds. Je l'ai essayé.

La console possède les mêmes dimensions qu'un ds classique. Il y a toujours cet écran tactile en bas et à la place d'un écran traditionnel en haut, c'est l'écran 3d. Complète le tout, le bouton de contrôle du volume, Internet sans fil, home, start, select, une manette en forme de croix et l'autre en forme de bouton pressoir plus les quatre boutons a, b, y et x plus divers prises. Il y a même un appareil photo et vous pouvez filmer de court vidéo.

Vous pouvez choisir d'activer le 3d ou de jouer sans. Avec le 3d, c'est hallucinant parce que ce n'est pas évident pour un vieux comme moi (selon les dires de fiston) de voir les effets graphiques! L'effet m'a donné instantanément mal à la tête et j'étais étourdi. Le jeu à l'essai était Sonic. J'ai bien vu le logo de Sega en 3d, mais dès que j'ai joué sur ce petit écran, j'ai eu un malaise.

Avec le Wi-Fi Nintendo USB Connector, vous pouvez jouer en ligne avec des gamers partout sur la planète. Génial ce gadget parce que vous pourriez jouer au ds, à la Wii et au 3ds en même temps. Comme le ds, vous n'avez pas besoin de fil pour vous connecter si d'autres 3ds participent au même jeu que vous.

Comme pour la Wii, vous avez un écran d'accueil avec de petites télévisions et vous pouvez choisir de créer un mii, connexion Internet, etc.

Honnêtement, je suis encore à l'ère GameBoy advance. Je voudrais bien aimer cette nouvelle génération de console portative, mais celle-ci ne m'a pas épaté. Une belle bébelle pour les jeunes. Ce 3d me fait loucher!

dimanche 8 janvier 2012

¡Revoluciòn! - Chiara Alessandro et François-Xavier Gauroy

Une femme se réveille dans une chambre d'hôtel de la Havane et ne se souvient de rien. À ses côtés, le cadavre d'une autre femme, peut-être une prostituée. Elle doit rapidement reconstituer le casse-tête de cette mort parce que plusieurs factions gouvernementales, rebelles et gangsters s'intéressent à elle.

Propulsé en plein coeur de la révolution cubaine menée par Fidel Castro et Ernesto "Che" Guevara, les fidèles au président Batista cherche à tout prix à arrêter les rebelles et les obliger à retourner dans les montagnes. Les forces armées du président s'effondrent un peu plus chaque jour et des agents de toutes les allégeances pullulent dans les villes et les villages.

Gina ou Rachel, la jeune femme ne se rappelle même plus de son vrai nom, échappe aux services secrets cubains. Des gens la reconnaissent et tentent de l'aider. Le destin de la révolution pourrait basculer si elle révélait à la revue Life, son employeur, se qu'elle, en théorie, devrait savoir.

Ce que j'ai aimé de ce livre c'est de me sentir en pleine révolution cubaine avec cet énergumène de Fidel quoique souvent mentionné, mais jamais présent. Comme cela est arrivé, arrive et arrivera encore, les américains ont appuyé le futur dictateur pour ensuite faire un volte-face et lever un embargo sur Cuba. Bien sûr, dans ce roman, nous ne sommes pas rendu là, cela se passe en 1959, le 1er janvier plus précisément, tout le monde fête la nouvelle année et Kennedy n'est pas encore au pouvoir.

Notre héroïne veut retrouver un certain Hemingway, auteur américain mondialement reconnu, exilé à Cuba. Avec Lansky, un gangster, il est l'homme le plus craint et respecté.

Chaque détail est donné au compte-goutte et les chapitres sont courts. Des fois, j'ai eu de la difficulté à suivre le récit parce que les auteurs changeaient de pov sans ellipse ou nouveau chapitre. De plus, la mise en page est telle que l'éditeur n'a mis aucune tabulation au début des paragraphes, des fois cela est confus entre un discours et la narration.

Outre Fidel et Che, mentionnons que John Edgar Hoover, le directeur du FBI, et Raul Castro, le frère de Fidel, sont des personnages importants même s'ils n'interviennent pas directement dans l'action. Quelques chapitres sont consacrés à Hoover pour nous expliquer ses peurs de voir le secret être révélé.

Un bon livre, un bon rythme, une révolution, j'ai beaucoup aimé.

jeudi 5 janvier 2012

Mieux me connaître

C'est avec intérêt que j'ai lu les commentaires du groupe Le café des écrivains sur Facebook. J'aimerais me présenter un peu et expliquer pourquoi cette conclusion d'arrêt des activités si hâtive.

Outre ce groupe, plusieurs personnes m’ont dit qu'une entreprise, c'est beaucoup de travail. Certains m’ont nommé quelques exemples de gens qui ont réussi. D'autres doutent de ma capacité de travail. C'est normal, on ne se connaît pas intimement.

Je ne suis pas un workaholic, mais le travail ne me fait pas peur. Bâtir non plus ne me fait pas peur. Je dois y croire pour être motivé.

Dans ce cas précis, ce qui m'a ébranlé est l'indifférence. Ma croyance a chuté et ma motivation également. J'ai aussi commencé à douter de mon écriture. Ce que j’écris ressemble toujours à quelque chose qui existe et je semble incapable de pondre un texte original.

Quand mon ex-conjointe a décidé de partir à son compte, j'ai livré, la fin de semaine et souvent seul, les circulaires de sa compagnie dans des quartiers que j'estimais propice à son entreprise.

Pour les intéressés, j'ai estimé que ça prend 200 circulaires pour recevoir 1 appel. La publicité dans les journaux de quartier n’apporte aucun client.

J'ai travaillé avec elle, après mes heures de travail comme facteur, pour lui permettre de terminer plus tôt sa journée. Cela se passait surtout dans les immeubles à appartements. Nous avions même réussi à obtenir un contrat pour la maintenance des couloirs d'un immeuble à condos.

La seule chose qui empêche sa business de prendre de l'expansion et j'en ai parlé sur ce blogue, c'est l'impossibilité de trouver des employés (es) fiables et travaillant. Les gens voudraient commencer à 20$ de l'heure avec 4 semaines de vacances, 10 jours de maladie par année et une assurance-médicaments avant même d'avoir travaillé 1 heure.

Quand tu lances une entreprise, il faut que tu acceptes d’accuser des pertes. Je l'avais accepté. Je vais vous donner un exemple de la façon que je vois cela :

Disons que vous êtes mécanicien et que vous ouvrez un garage, Le roi du moteur, sur un boulevard achalandé. Vous avez contracté un prêt hypothécaire aux entreprises ou vous payez une location mensuelle onéreuse. Chaque mois, vous devez rembourser le prêt ou la location, l'électricité, le téléphone, peut-être même un prêt pour la machinerie comme le lift, le salaire de vos mécanos, l’entretien de la bâtisse, etc.

Avant l'ouverture, vous avez fait de la publicité dans les journaux et la radio. Quelques clients se pointent chez vous et la business commence.

Pour payer votre dette, vous devez avoir minimum 500 clients par mois et présentement, vous en avez 250. Rien d’alarmant, vous commencez dans le milieu des affaires et vous procédez au meilleur de vos connaissances. Malgré la publicité, le nombre de clients stagne. Vous avez peut-être fait quelques erreurs de marketing, vous apprenez sur le tas!

De l’autre côté de la rue, un concurrent fait son apparition, monsieur Wind Shield. Il utilise les mêmes plateformes publicitaires que vous et la clientèle suivra les mécanos qu’il a embauchés. Avec vos apprentis, même très compétant, la clientèle risque d’être moins assidue.

Au printemps, monsieur Wind Shield fait une promo : achetez 4 pneus neufs et obtenez un café gratuit. Les jours suivants, vous voyez que ça se bouscule dans le stationnement de votre concurrent tandis que chez vous, vos gars ont le temps de jouer à Angry birds sur leur iPhone. Inspiré par cette promo, vous en lancez une semblable : achetez 4 pneus et obtenez 1 café, 1 beigne et une pointe de sandwich coupée en triangle. Ça va se bousculer aux portes!

Le téléphone ne sonne pas. En face, monsieur Wind Shield a fait reculer une van de 53’ de pneus de toutes les grosseurs pour servir sa clientèle pendant que vous avez le temps de laver le plancher à la brosse à dents. Peut-être qu'un spécialiste du moteur n'est pas rentable dans le marché.

Le café est jeté dans l’évier et vous partagez la bouffe avec vos employés et leurs familles. La nourriture venait d’un traiteur et vous a coûté un bon petit montant.

Le rush des pneus passé, vous réfléchissez à une stratégie pour inverser la tendance : engager un mécanicien connu et reconnu. Vous faites le tour de vos connaissances, mais ceux-ci sont heureux avec leur employeur et refuse votre offre.

Vous congédiez 2 mécanos et prenez leur place. La clientèle n’augmente pas, elle diminue. Monsieur Wind Shield, dans un laps de temps semblable au vôtre a fait construire une nouvelle porte de garage pour accueillir ses nombreux clients et ouvre un second garage à l’ouest de la ville.

Votre marge de crédit est presque pleine. Vous avez de la difficulté à rembourser. Vos créanciers vous harcèlent. Qu’est-ce que vous faites? Cela fait un an que vous êtes dans le marché et rien n’indique que la tendance va changer. Vous fermez vos portes.

*

Bon, OK, j’avoue, ma situation n’est pas aussi dramatique, mais le topo n’est pas mauvais.

J’ai parlé du milieu de la littérature, ce n’est pas mieux dans les autres milieux. Lorsque j’incarnais le personnage au chandail des Nordiques, Musique Plus était bien content de me hisser au top de leur palmarès. Je leur rapportais. Moi aussi, ça me rapportait. Lors des spectacles, les bars étaient bondés de monde. C’était fou!

Quand Musique Plus a décidé de tirer la plogue (et pas à peu près, partout un jour, nulle part le lendemain), qu’est-ce que vous pensez qui est arrivé? Je suis disparu de la carte. Personne aux spectacles, aucune offre des tenanciers, plus de ventes de t-shirt, rien. Musique Plus avait décidé qu’il misait sur les 3 accords.

J’ai tenté, sans succès, de jouer à la radio. Radio énergie (dans le temps, ça ne s’appelait pas NRJ) et CKOI ont jugé qu’il ne pouvait pas me diffuser sur leurs ondes. Je n’avais pas de gérant et aucune connaissance du milieu et dans le milieu. Celui qui travaillait à dénicher des contrats avait beaucoup de difficultés avec la diplomatie et le tact. Régulièrement je devais réparer les pots cassés parce qu’il venait de s’engueuler avec quelqu’un.

Toute l’année, j’avais enduré des menaces de toute sorte venant de l’extérieur. Lors du tournage du troisième clip, un gars de mon entourage m'a menacé avec une phrase comme « Je te tiendrai personnellement responsable si tu ne mets pas tel truc dans le clip. » La grenouille et le boeuf...

On ne changera pas la roue, tout tourne autour des mêmes chanteurs, chanteuses, groupes ou personnalités. Si tu n’en fais pas partie, cela risque d’être plus dur pour toi. Il te faut un produit irréprochable ou un contact qui connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui pourra t’aider à rencontrer l’individu dont tu as besoin pour percer et ce n'est pas sûr que ça marche.

Si j’avais eu un gérant, aurais-je joué à la radio? Je ne le saurai jamais. Peut-être que le vidéoclip Avale ta pilule, payé de ma poche et que j'adore, aurait joué plus d’une seule fois à la télé et aurait donné un second souffle à ma carrière, peut-être aurait-il donné une enveloppe brune aux radiodiffuseurs pour faire jouer mes chansons. Le monde musical change tellement vite, le succès est si éphémère, c’est peut-être une bonne chose que ce soit terminé.

Tant qu’à en connaître plus sur moi, je vais vous révéler le nom de la revue dont je n’ai pas renouvelé l'abonnement. Il s’agit de Solaris. Je viens de feuilleter l’extrait virtuel du numéro 180 et je félicite ceux et celles qui ont participé à cette réussite. Loin de moi l’idée de diminuer la revue. Joël Champetier est un type génial, qui prend le temps d’expliquer les raisons d’un refus. Le dernier étant que ma nouvelle ressemblait trop à la série Surnaturel. Il pourrait seulement dire, votre nouvelle est refusée, meilleure chance avec la prochaine. Non, il prend le temps, on voit qu’il aime ce métier, qu’il adore la littérature et l’écriture.

J’ai décroché au numéro 167, spécial 400e de la ville de Québec. Les nouvelles étaient ennuyantes, des patentes de ville sous un dôme et de vision environnementalo-gauchiste, non merci, pas pour moi. Cependant, l’histoire des écrivains de SF de Québec m’a captivé.

Quelques numéros après, un spécial relais, ouf!

J’ai dévoré tous Les carnets du Futurible de tous les numéros que j’ai reçus.

Même si plusieurs jeunes auteures et auteurs ont participé à la revue, je trouvais (et trouve encore) qu’on jouait beaucoup dans le même bassin. Je me souviens de Philippe-Aubert Côté qui doit avoir publié 5 nouvelles en 4 numéros (pas consécutif, je crois, mais 2 dans le même numéro). Ses histoires ne me rejoignaient pas.  Je préfère des textes comme Monsieur Gâteau de Dave Côté ou La vie des 12 Jésus de Luc Dagenais. J'ai croisé Philippe à quelques reprises, nous n'avons pas vraiment parler ensemble, mais je peux vous dire que nos personnalités sont très différentes. Philippe semble un homme calme, esprit d'analyse, possédant une scolarité, une capacité cognitive et un talent d’écrivain de très loin supérieur à moi.

J’ai un caractère bouillant, je suis un peu soupe au lait, impatient, chialeux avec un manque d'expérience et un talent limité dans à peu près tout. Je fais beaucoup des trucs, sans vraiment dominer ou exceller.

Nota : j'ai pris l'exemple de Philippe parce que je cherchais des extrêmes.

Est-ce que ça fait de nous de mauvaises personnes? Est-ce que ça nous empêche d'écrire des textes à des mondes de différences? Pas du tout! Nous sommes tous différents et c’est tant mieux! Qu’est-ce que vous feriez si tout le monde était médecin ou avocat et que votre tuyau sous le lavabo coulait? Les plombiers n’existant pas, vous pourriez le rafistoler jusqu’à ce qu’il pète pour vrai et inonde la cuisine. Vous seriez quand même mal pris, Sinisco n'existant pas non plus!

Les histoires de Solaris ne venaient plus me chercher. Pour celui qui écrit ces lignes, une revue comme Brins d’éternité réussissait mieux à me garder le nez dans leurs pages (et ce n'est pas parce que j'y ai publié). Je pense d’ailleurs à rester abonné. J’aime beaucoup leur travail. J’ai quand même remarqué certains changements depuis la nomination d’un comité de lecture et j’espère que la revue ne changera pas trop dans les prochaines années.

Chez Solaris, j’avais remarqué que les critiques littéraires tournaient autour d'environ six noms. Peut-être étaient-ils les seuls à offrir leur service, je ne le sais pas. Peut-être que cela a changé, je ne le sais pas non plus. Mais ça voudrait presque dire que moins de dix personnes ont la capacité de critiquer de la SF de façon professionnelle et impartiale. Je n’enlève rien à ces gens, je soulève un point.

J’ai tenté de lire un livre de SF, Agent de l’empire terrien de Poul Anderson. Je suis complètement perdu et je n'aime pas. Trop de terme, trop de noms fictifs à propos de toutes sortes d’affaires, après 30 pages, ça ne me tentait plus.

J’aime la SF simple. Pour vous donner une comparaison, je suivrais religieusement une série Star Trek écrite comme le dernier film, mais je suis incapable de m’intéresser aux épisodes de placotages incessants.

Pour l’impartialité, j’aimerais bien connaître les émotions de Martin Lessard lorsqu’il a lu le travail de démolition de la grande dame de la SF québécoise. Je ne serais pas surpris qu'en parler avec lui éveillerait de fortes émotions (je ne lui ai jamais parlé et ne l'ai jamais rencontré). C’était vraiment un travail de mauvais goût qui, à mon avis, a nui la crédibilité de Solaris. Tout peut se dire, mais il y a une façon de le dire (valable pour moi aussi). Ce qui prouve que la meilleure des revues peut l'échapper.

Si j’écrivais autant que je le fais pour ce blogue, j’aurais de belles histoires!

En conclusion, peut-être ai-je perdu la main, peut-être qu’il y a de quoi que je n’ai pas encore compris, un déclic qui va me permettre de continuer l'écriture et d'y croire. J'ai reçu des messages avec de merveilleuses suggestions pour Soleil Noir et je vais les considérer sérieusement. Je n'ai pas l'intention de lancer la serviette si facilement. Pour le reste, on verra… (je devrais devenir candidat de la CAQ!).

mardi 3 janvier 2012

Tintin hier et aujourd'hui


La sortie du film m'a donné le goût de relire l'oeuvre de Hergé.

La société a changé et dans les quelques titres que j'ai lus, j'ai remarqué des situations ou simplement des dessins qui, à mon avis, n'auraient plus leurs places en 2012. Voici un exemple :

- Haddock souvent ivre
- Tintin qui donne la fessée à Milou parce que ce dernier boit du whisky
- les Dupontd qui fument et qui prennent un coup et sont chaudasses
- la police frappe Haddock à coup de matraque pour un oui ou pour un non

La cigarette, la pipe et le cigare occupent une place de choix dans les aventures de Tintin. Tintin ne fument pas et ne boit pas, mais le capitaine Haddock est l'exemple à ne pas suivre. Comme Lucky Luke qui a remplacé la cigarette par un brin d'herbe et Gaston Lagaffe qui a cessé de fumer, les moeurs des années 50-60-70 sont biens différentes des années 90-00-10.

lundi 2 janvier 2012

Résolutions 2012

L'année 2011 a été chargée en bouleversements. Commençant par ma séparation avec ma conjointe des 8 dernières années, au lock-out de Postes Canada vécu à titre de vice-président de la section locale de Québec, au départ de mon fils vivre avec sa mère sur la Côte-Nord et l'achat obligé d'une nouvelle voiture.

Rassurez-vous, je suis très heureux en amour, la loi de retour au travail du gouvernement Harper est contestée devant les tribunaux, mon fils va bien et j'ai acheté un nouveau char, juste les nouveaux paiements qui modifient un budget en titi!

Pour 2012, voici ce que je veux faire :

- Créer une nouvelle équipe de dekhockey 3 contre 3 dans la catégorie C.

- Décider de me représenter ou non comme vice-président de la section locale de Québec.

- Face au succès mitigé de Soleil Noir (et cela n'a même pas rapport avec les ventes), je dois prendre une décision si je continue l'aventure ou non. Je m'en doutais, mais cela est confirmé que, pour obtenir du succès dans un milieu, il faut faire parti d'un groupuscule, et ces mêmes gens vont t'encourager. J'ai toujours été du genre solitaire et ce que j'ai, je l'ai eu parce que j'y ai mis les efforts et que cela a plu.

Même avec D-Natural, Richard Petit croyait le citron pressé avec la parodie de Dans les bobettes de D-Natural. Avec D-Natural is back, j'ai dominé Musique Plus toute l'année 2003 et on m'en parle encore! Si je l'avais écouté, je n'aurais pas vécu ce trip!

Pour Soleil Noir, malgré l'aide de certaines personnes au début du projet (un projet sans prétention je tiens à le préciser), ces mêmes personnes se sont éclipsées et ont ignoré le projet me laissant dans un vide total, la tête bourrée de questions. Je ne les accuse pas, elles n'étaient pas obligées à moi, mais c'est plate.

Avec le recul, on peut identifier mes erreurs, mais pourquoi agir aussi méchamment? Peut-être qu'on aurait pu me le dire avant de me laisser aller selon mes idées. Ç'a l'air que c'est d'même que ça marche!

La décision sera prise d'ici mars.

- Puisque je pensais qu'en encourageant les autres, ils agiraient ainsi avec moi, et que je me suis mis le doigt dans l'oeil jusqu'au coude, je cesse mes achats de fantastique et de sf québécoise. De plus, je ne critiquerai plus aucun livre de ce genre en provenance de la belle province. Ça ne changera pas grand-chose dans la vie du monde, mais ça leur enlèvera le peu de publicité que je pouvais leur apporter. D'ailleurs, mes 2 derniers achats ont été :

1) classé dans la bibliothèque sans avoir été lu
2) effacé de ma boite de réception et de mes messages supprimés sans avoir pris la peine de le télécharger dans mes documents.

Rancunier? Peut-être.

- Je ne m'étais pas réabonné à certaines revues parce que je les trouvais ennuyantes et qu'elles regroupaient toujours les mêmes auteurs. Je ferai pareil avec celles qui me restent.

- Ça doit faire plus de 6 mois que je n'ai pas écrit une ligne. Cet été, la motivation était à son paroxysme, depuis, elle n'y est plus. J'ai relu les 50 pages d'un de mes romans en cours et malgré que j'ai aimé, sachant bien qu'il sera refusé chez un éditeur traditionnel, je n'ai pas trouvé le courage de le continuer.

Après réflexion, je crois que ce qui a tué mon goût de l'écriture, ce sont les fermetures préméditées des revues Nocturne, mais surtout Biscuit chinois, dans lesquelles j'avais des nouvelles.

- Est-ce que j'arrête l'écriture une bonne fois pour toute? On verra, comme dirait François Legault.

- Je ne participerai pas à Boréal 2012 et peut-être que l'édition 2011 était ma dernière.

- Je ne participerai pas au SILQ.

Je sens un certain soulagement en écrivant ces lignes. Je ne peux pas rester insensible à l'indifférence et surtout, dépenser mon argent quand personne ne veut lire ce que Soleil Noir publie. Je dois donc me v'rer d'bord!

Pour mes nouvelles, il y a des réponses que j'attends (pas de nouvelle, bonne nouvelle, dirait ma mère), j'espère recevoir une réponse négative ou pas dans les prochaines semaines.

Ne pensez pas que je n'ai pas réfléchi à cela avant d'écrire ce billet. Ne croyez pas que ce n'est qu'un ramassis de frustration et de divagations. Il n'y a pas juste moi qui pense ainsi, vous en seriez surpris. Pourquoi ai-je pu discuter avec ces gens et partager nos expériences mutuelles? Quoi qu'il en soit, je serais le seul détesté pour son commentaire.