lundi 17 décembre 2012

République dominicaine : Riu Macao et les îles Saona

L'entrée du Macao
Riu Macao

La semaine dernière, moi et ma conjointe sommes partis une semaine dans le sud, à Punta Cana, République dominicaine. Nous avons séjourné à l'hôtel Riu Macao et la seule excursion que nous avons faite a été la visite de l'île Saona (endroit du film Le lagon bleu).

Le Riu Macao est un hôtel 5 étoiles. Comme au Mexique (et probablement comme dans chaque tout inclus), il y a un vaste buffet pour les déjeuners, dîners et soupers. On peut également réserver un restaurant à la carte, ce que nous n'avons pas fait. La nourriture est délicieuse, le service excellent et le restaurant, si ce n'est de la lumière blafarde qui nous donne tous un air malade est magnifique.

L'hôtel est vaste, magnifique et ce qui l'a différencié de Iberostar au Mexique est la capacité du staff de te parler dans les langues. Par exemple, au lobby, il t'accueille avec un "hi" ou un "hola", tu réponds "bonjour" et il continue en français. Tout est en place pour vivre des vacances sans tracas, même la barrière de la langue.

Il manquait une bonne grosse couette pour les nordiques comme nous!

La douche est gigantesque avec une pomme de douche au mur et au plafond

La chambre est spacieuse, avec un grand lit king size, un petit réfrigérateur avec liqueur, eau potable (ne pas boire celle du lavabo) et bière. Il y a même un petit bar avec des bouteilles de rhum, vodka et autres avec lesquels tu peux pratiquer tes mélanges avec les boissons du frigo!

C'est présentement la saison des pluies. À notre arrivée, le ciel était très nuageux et nous nous sommes aventurés trop loin, sans connaître le secteur et nous avons été surpris par la pluie. Le lendemain aussi a été nuageux, je commençais à douter de notre choix de destination. Les 5 autres journées ont été chaudes et ensoleillées. Tant mieux!

À cause de la saison, l'humidité envahit les lieux. Le grand miroir dans la chambre s'embuait sans raison apparente, la céramique du plancher devenait mouillée et la télé suintait! Le livre que j'avais apporté, La Première Guerre mondiale, a vieilli de 10 ans en une semaine. Les pages ont ondulé, étaient collantes et les coins de la page couverture se relevaient.

Au Riu Macao : adulte seulement. Je trouve complètement inapproprié d'amener de très jeunes enfants (moins de 2 ans) en voyages dans le sud. Tu vas vivre au rythme de bébé, rester prisonnier de la chambre à 19 heures parce que c'est l'heure du dodo. Quand il hurle, en plus de faire subir ça aux autres clients, tu vas devoir t'éloigner, consoler, changer la couche, donner le boire, etc. Sans oublier qu'il faut traîner poussette, cannes de lait, biberons, couches, jouets, médicaments appropriés, etc, c'est de l'organisation et ça gâche tes vacances (et celle des autres quand ton rejeton pète les plombs à proximité).

Donc, vous comprenez que l'endroit était peuplé de gens âgés, très âgés même. Des boomers à profusion et même des octogénaires. Les rares couples de mon âge (je suppose que la plupart de ma génération travaille à ce moment-ci de l'année) était majoritairement des Européens (Allemands, Italiens et Français) et des Russes.

Très tôt le matin, autour de la piscine, les clients réservent leurs lits et leurs chaises longues en y déposant couvertures, livres ou maillots. Dès 9 heures, il n'y a plus de place et, fait ridicule, plusieurs places ne sont pas utilisées de la journée. J'ai eu ouï-dire que certains clients paient pour que des membres du staff réservent la même place durant tout leur séjour. Peut-être. Comme dans tous les pays pauvres, les dominicains fonctionnent au pourboire. Le salaire moyen étant de 50$ par mois.

L'allée menant au bar dans la piscine, aux chaises longues et aux chambres un peu plus loin

Nous avons testé la technique de la serviette et comme je m'en doutais, on s'est fait voler notre place. Je n'étais pas surpris. Nous avons donc volé la place d'un autre couple qui est venu pleurnicher une heure plus tard, mais la barrière des langues a fait qu'ils ont capitulé.

Riu semble vouloir toujours maintenir de l'animation et des activités diverses, ce qui devient agressant quand tu veux simplement relaxer. Tu dois te diriger à la plage et là, ce sont les vendeurs qui viennent te voir. Quand ce n'est pas des shows pour exécuter quelques stretchings, c'est le boum-boum pour pratiquer le cardio. Les animateurs passent sans arrêt dire quelque chose ou poser un geste "comique" (dans ta langue!), mais ça devient vite redondant.

Honnêtement, j'ai moins aimé qu'Iberostar au Mexique, mais l'endroit est propre, joli et reflète tout le contraire de la richesse dominicaine...

Île Saona

Le "quai"

En autobus, comme au Mexique, tu commences par une visite à un marché aux puces. Tu restes là une trentaine de minutes avant de repartir.

L'excursion te débarque dans un village. Tu suis le guide (qui parle ta langue lui aussi), tu es obligé de te faire photographier (au retour de l'excursion, un gars veut te vendre une bouteille de rhum 12$ avec ta photo de couple collée sur l'étiquette avec du scotch tape. Tu refuses et tu voles la photo!) pour ensuite embarquer dans un speedboat. Vu notre nombre, il y avait 2 bateaux. Gérald, un Haïtien qui a immigré en République dominicaine, embarque dans le speedboat pour faire de l'animation. Il prétend parler plusieurs langues dont le joual. Il parle très bien français, mais hormis les mots moumoute et ça va à shop (expression qui n'est plus utilisée), il ne connaît rien des spécificités de notre belle langue. Je lui ai suggéré de raser son pinch et il n'a rien compris. Je lui ai aussi proposé une autre expression, plus intemporelle : lâche pas la patate.

Gérald exécute toujours les mêmes niaiseries pour nous filmer (et vendre son film 40$). Une fois c'est drôle, deux fois ça va, trois fois, ça passe, mais quand ça fait 43 fois qu'il fait les mêmes mimiques, il te tape sur les nerfs et t'as le goût de le pousser à l'eau pour que la deuxième embarcation le récupère et avoir la paix!

Rendu à l’île (j'ai oublié le nom (ou c'est Saona aussi!)) du lagon bleu, on saute hors du speedboat et on se baigne. En sortant du bateau, j'ai mis le pied sur une étoile de mer. Les photographes les ont amplement utilisés pour leurs clichés. Saviez-vous qu'une étoile de mer ne doit pas rester plus de 10 secondes hors de l'eau?


Après environ 45 minutes, l'excursion reprend vers l’île Saona. On nous arrête dans une sorte de labyrinthe de branches et d'eau et après quelques explications sur l'endroit, on repart. 

Ça doit être une très belle place pour la pêche (s'il y a du poisson!)
La veille de l'excursion, la représentante de Sunwing nous avait dit d'apporter du pain. Arrivé proche de l'île, nous devons lancer du pain à l'eau. Des magnifiques poissons de toutes les couleurs sont venus se régaler accompagnés, bien sûr, des mouettes! Cependant, les poissons me faisaient penser aux canards du parc Maizerets, c'est-à-dire, qu'ils ont tellement de bouffe avec les touristes qu'ils n'ont même pas faim!

Finalement, on débarque sur l'île Saona. Endroit paradisiaque, on se fait évidemment harceler par les vendeurs de cossins (dans le sud, tu ne peux pas les éviter, c'est comme le rhume l'hiver, ça te court après et des fois, ça pogne!).

Une chose très importante a été omise par notre agente de voyage : apporter de l'argent américain. Nous avions du canadien et des pesos dominicains (que même les dominicains ne veulent pas). Pour entrer au pays, ça te prend 10$ US ou 10 euros et en sortir 20$, 20 euros ou 900 pesos (là, la douane accepte les pesos). Les dominicains ne veulent pas non plus du dollar canadien même s'il est presque à la parité. Donc, ne vous faites pas prendre, apportez les 2 devises (pesos dominicains et dollar américain).

Gérald vient t'offrir son film, tu refuses ou accepte. Nous avons seulement accepté le cd de photos. Gérald expliquait qu'il vendait son film 40$ et se faisait 5$ chaque fois. Je lui ai offert Wilfrid Laurier. Encore là, il ne comprenait pas. Il n'était pas chaud à l'idée d'accepter de l'argent canadien, mais je lui ai expliqué le plus sincèrement que possible que pour ce 5$, il aurait presque la même chose en argent américain. Il s'est probablement dit que c'était mieux d'accepter ça que rien du tout.



Après 3 heures sur l'île, tu reviens en catamaran. Encore de la musique à tue-tête et de la boisson à volonté. Si j'exclus la musique, j'ai adoré ce retour sur la mer de Caraïbes. J'ai vu des oiseaux "kamikaze". Ils survolaient à ras l'eau pour ensuite disparaître dans la mer. Je ne les voyais jamais ressortir avec son butin.

Le catamaran arrête proche du "quai" et tu dois embarquer dans un speedboat pour revenir à la plage. Tu suis ton guide qui t'amène aux autobus. Il y a un endroit pour soulager tes petits besoins, mais ça pue à lever le coeur et c'est dégueulasse (merde qui dégouline sur le plancher par exemple).



Quand tu débarques à ton hôtel, tu es zombie et tu t'endors à 20 heures. C'était une belle excursion et maintenant que je comprends mieux les astuces des attrapes touristes, j'apprécie mieux.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire