vendredi 5 octobre 2012

Irresponsabilité

J'ai souvent déploré sur mon blogue la violence au dekhockey (en paroles et en gestes). Cette fois-ci, c'est arrivé pendant un match pré-saison contre l'équipe invaincue l'an passé : IGA des Sources.

Je vous avoue que je ne me souviens pas vraiment de l'origine de cette violence. Manu m'a dit que c'était après s'est fait ramassé plusieurs fois par le fameux 91, Dion pour ne pas le nommer.

Grande gueule, agressif, baveux, Dion a tout pour déplaire à l'adversaire. De plus, son lancer frappé donne la frousse.

Ce que me pue au nez, c'est son invitation au combat à notre capitaine. Bagarre pendant la partie et surtout, parce que les arbitres l'ont expulsé, après la partie. Il est resté sur le bord de la bande nous lançant des insultes et invitant encore notre capitaine à se battre. Ma conjointe était présente dans les estrades et m'a raconté que Dion a dit à l'un de ses joueurs que si notre joueur ne fermait pas sa gueule il allait lui régler son compte dehors.

Woooo, c'est juste une partie de dekhockey, en pré-saison en plus.

Après le match, proche des vestiaires, Dion a réitéré son offre et, c'est ici que la coupe déborde, a bousculé une enfant de 5 ans, l'enfant de la conjointe de notre capitaine. Ce dernier était dans tous ses états et ne savait plus quoi faire. S'il n'avait pas resté sur son incertitude, cela aurait pu dégénérer.

J'ai écrit une longue lettre au président de la ligue pour m'offusquer de ce comportement, des paroles et j'ai demandé une suspension exemplaire. Honnêtement, je ne m'attendais à rien de dissuasif dans la sanction de la ligue et je n'ai pas été déçu.

La ligue a prétexté que c'était la parole du capitaine contre Dion et a suspendu le 91 pour 3 matchs. Pourquoi? Parce qu'il est revenu sur la surface à la fin du match... Rien contre les actes et paroles précédentes. J'ai entendu notre capitaine mentionner au moins 3 fois aux arbitres (qui ont fait un excellent travail durant le match) que Dion ne devait pas revenir, mais les arbitres n'ont rien fait. Paroles démenties par l'arbitre en chef.

Aucune enquête n'a été faite. Il y avait plusieurs témoins : le marqueur (parce que les menaces de bagarre ont été adressées sur le banc des punitions et le marqueur est entre ces bancs), moi-même, ma conjointe et quelques joueurs des deux équipes.

Ce problème de non responsabilisation des actes est un fléau présent partout dans la société québécoise. Turcotte est l'exemple le plus morbide, triste et frappant. On attend toujours à la dernière minute qu'un évènement grave arrive pour agir. La prévention sont de belles mesures trop souvent ignorées. Au dek, comme dans la justice, le laxisme de ceux et celles qui disposent des lois et règlements et le manque de sévérité lors d'un geste répréhensible me font frémir.

Moi, je suis et serai toujours partisan de la liberté de l'individu, mais s'il commet un crime ou un geste méritant une punition, il doit la recevoir. Jamais, dans toutes les sphères de la société, les juges, arbitres ou autres démontrent une sévérité et un désir d'enrailler ces problèmes. On laisse des chances jusqu'à l'irréparable et après, on demande au gouvernement d'intervenir.

La ligue devrait créer une charte de "Violence tolérance zéro". Bannir toutes les paroles concernant les bagarres, la race, le talent du joueur, la religion, etc. Par exemple, premier geste : 10 match de suspension, deuxième : 20 match et au troisième suspendu pour la saison complète ou à vie. Sans remboursement bien sûr. Quand ça touche le porte-feuille, ça calme les ardeurs de certain.

* D'ajouter que je n'ai rien contre le jeu robuste, la rivalité ou un match intense. Si cela me dérangeait, je jouerais aux échecs. Peut-être que c'est l'âge ou mes cheveux blancs qui me font réaliser que la violence doit cesser. *

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