samedi 13 octobre 2012

Entente de principe

Vous n'avez peut-être pas lu que le STTP et Postes Canada sont parvenus à une entente de principe pour leur deux unités de négociation (urbaine et FFRS).

Les membres diront que le hic c'est qu'on a obtenu moins avec cette entente que l'entente initiale avant le conflit de travail. Ils ont raison. Mais le gouvernement Harper, anti-syndicat, bafoue les droits des travailleurs en empêchant le recours à la grève (qui n'est pas souhaitable, les gens ont maintenant des moyens alternatifs pour consulter leurs factures et envoyer des lettres).

Personnellement, je crois que c'est l'individualisme qui a tué notre rapport de force. L'argent est devenu le seul motif de retour au travail, fuck les avantages sociaux, fuck les congés de maladie, fuck le fond de pension, on veut notre paie.

Même si j'étais et je suis encore en parfait désaccord avec le mouvement étudiant dont les leaders auront réussi à se tailler une place au PQ ou dans un syndicat quelconque, je dois admettre que hormis le grabuge et le vandalisme, les étudiants montréalais (le conflit était concentré à Montréal, malgré quelques groupuscules çà et là au Québec) tenaient mordicus à leurs irréalistes revendications.

Pour ma part, nos membres voudraient toujours profiter des avantages de la convention collective, mais jamais des désavantages. Quand ils sont lésés, ils nous appellent pour se plaindre, quand l'employeur fait respecter des clauses liées au travail ou au placement, si ça élimine un congé ou empêche de finir tôt, on se fait rabrouer les oreilles.

Bref, ça prendrait une convention collective pour monsieur X, madame Y, monsieur A et monsieur B avec que les avantages pour eux.

Ça ne fonctionne pas ainsi, il y a de bons et des mauvais côtés pour tout le monde. Il faut vivre avec. Les membres vont crier après nous, mais le vote de ratification va passer fort, j'ai aucun doute là-dessus. Il faut passer à autre chose, battre nos concurrents, rester compétitif, se positionner comme entreprise concurrentielle. D'ailleurs, j'avais écrit sur mon Facebook que selon un sondage Léger marketing, les facteurs étaient le sixième métier dont les gens font confiance avec 85%. Ce n'est pas les gestionnaires ni les penseux qui  a amené cela, mais tous et chacun.

Un autre aspect qui me défrise : celui des gens qui ne font pas leur boulot correctement. La folie de vouloir finir avant d'avoir commencé. Nous sommes payés pour faire un job, faisons-le! Je suis intraitable sur ce sujet. Le client paie pour un service il faut le donner!

Vous ne voulez pas le lire, mais il y a beaucoup de schizophrénie et paranoïa parmi nos membres. J'ignore comment ces gens ont réussi à être engagés, mais je ne sais quoi faire avec eux car ils n'écoutent pas. Ils monopolisent beaucoup d'énergie et parce qu'ils n'écoutent pas ce qu'on leur dit, ils restent sur la défensive et la peur.

Je tiens encore à rappeler que je ne suis pas psychologue ni psychiatre, je suis facteur dans l'exécutif syndical. Il y a des professionnels payés pour vous aider. Avec nous, limitez-vous aux questions de la convention collective!

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