mardi 11 septembre 2012

La saveur du mois

En voie de disparition...
Depuis le lock-out de juin 2011, l'employeur prétend que ses revenus sont en chute libre.

Baisse de la poste-lettre;
Baisse de la messagerie;
Baisse de la médiaposte et pourtant, un investissement de 2 milliards de dollars pour moderniser l'équipement de tri du courrier. Pourquoi investir pour un produit en déclin? Le colis et la messagerie seront le nerf de la guerre grâce au commerce électronique.

Il y a une baisse du volume de courrier papier vers le courrier électronique. Il ne faut pas nier cette réalité. Par contre, nous soupçonnons l'employeur de contourner le système en redirigeant les colis payants chez Purolator qui leur appartient et avec qui une convention collective a été signée.

Cette destruction du service postal est vraiment dommage.

J'aimerais connaître la vérité. Pas la propagande de l'un ou de l'autre, la vérité. Pourquoi après 16 ans de profits tout tombe en ruine?

Les conservateurs y sont certainement pour quelque chose puisque sous le gouvernement Mulroney (lien ici et ici), plus de 1500 bureaux de poste avaient fermé au Canada dont plus de 200 seulement au Québec et le gouvernement Harper imite son prédécesseur.

L'employeur coupe, cela semble être sa seule priorité. Pas de trouver des nouvelles façons d'augmenter les revenus, de gagner de nouveaux clients, de s'offrir comme distributeur officiel des commandes Internet au Canada, de courtiser les gros expéditeurs, c'est de couper des postes qui l'intéresse.

Les premiers à écoper sont les FFRS qui livrent à plus de 300 boîtes à lettres rurales (BLR). Ils pourraient recevoir un véhicule conduite à droite. Présentement, ceux qui n'ont pas vu leur aide ergonomique coupé (comme je l'ai déjà expliqué dans un billet précédent, l'aide ergonomique est une personne assise sur le siège du passager et qui dépose les lettres dans les BLR. Le titulaire de la route n'a plus à glisser de son siège de conducteur jusqu'au siège du passager et revenir à sa position initiale avant de repartir vers le prochain point de livraison) devrait recevoir de mauvaises nouvelles dans les prochaines années.

Le FFRS pourraient être obligés d'utiliser le bras canadien (un bâton en aluminium avec une pince à son extrémité pour ouvrir le panneau de la BLR, déposer le courrier à l'intérieur et refermer le tout sans extension extrême du corps ou glisse sur les sièges). Donc, plus d'aide ergonomique, plus de paiement!

Du côté des facteurs à pied (urbain), la nouvelle saveur du mois est de forcer les malades à long terme déclarés en incapacité totale permanente par des gestionnaires de dossier de la Great-West et qui, selon ces gens, ne pourront jamais revenir travailler dans leur fonction d'origine, à prendre leur retraite prématurée. L'employeur menace ces malades d'un congédiement s'ils n'obtempèrent pas à la demande.

Wow, quel non-respect de la personne et quelle reconnaissance pour toutes ces années de ta vie que tu as passées au travail! Quand vous apercevrez la mention " Santé mentale " sur l'oblitération de votre timbre, pensez à cela.

Je veux bien croire qu'une entreprise n'a pas de coeur, que nous sommes tous des numéros, mais voilà l'une des raisons pourquoi je m'implique activement dans le Syndicat : pour des imbécillités de la sorte.

Je ne comprends pas l'acharnement des biens pensants à agir de la sorte. Peut-être que la haute direction devrait penser à couper dans ses frais d'avocats et accueillir les accidents de travail au lieu de tous les contester, à couper dans ses frais d'avocats en arbitrage au lieu de contester tous les griefs, même ceux qui démontre hors de tout doute que le Syndicat a raison, à grossir les routes au maximum (se fiant que les employé(e)s vont accélérer le pas, prendre des raccourcis, etc.) pour couper le plus d'itinéraires que possible donc des postes en moins, etc.

Ensuite, quand la m est vraiment prise, les laquais à chemises bleues menacent à leur tour les employé(e)s avec des entrevues disciplinaires et des congédiements. Les chemises bleues obéissent à leurs patrons qui leur ordonnent de nous taper sur la tête. Quand un évènement survient, que la coupe déborde, ces mêmes gens semblent surpris quand on leur dit que c'est des conséquences de leurs agissements.

Ceux de l'extérieur à qui j'ai parlé de l'attitude de l'employeur envers ses employé(e)s (employé(e)s qu'il déteste et veut les faire baver de toute évidence) n'en reviennent pas de ces traitements discriminatoires. Le harcèlement est de plus en plus difficile à prouver et certains superviseurs flirtent avec la limite.

Travail Canada, CSST, CLP, tous vous diront que l'employeur est un bon client et un client déplaisant. C'est un combat de tranchées sans pitié. Le slogan du STTP ne pouvait être mieux choisi : La lutte continue...

2 commentaires:

  1. Il semble en effet que la chute ne fait que commencer... je pense bien que ça va dégénérer ENCORE plus dans les deux années à venir... et j'ignore vraiment comment ça va se matérialiser, mais ça sent encore plus mauvais que le dernier mandat de Charest si une telle chose est possible.

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