mardi 18 septembre 2012

Honnêteté

Cela ne m'est pas arrivé souvent qu'un auteur me demande de lire son livre et de le critiquer sur mon blogue, ce petit espace perdu au milieu de millions de blogues tous plus intéressants les uns que les auteurs (quand le sujet rejoint le lecteur).

Il est toujours intéressant qu'un auteur m'écrive en privé pour m'expliquer son point de vue au sujet de ma critique. Je n'ai aucun problème avec cela et au contraire, cela alimente les débats. Je n'ai aucun problème avec les gens qui n'ont pas la même pensée que moi, je demande juste qu'on respecte la mienne.

Dernièrement, j'ai dû informé un auteur que j'arrêtais la lecture de son roman parce que celui-ci ne parvenait pas à me rejoindre. Sur la centaine de critiques que j'ai écrites, les sujets sont variés, je n'ai donc aucun problème à lire quelque chose hors de ma zone de confort.

Dans ce cas-ci, après plus de cent pages lues, j'ai déclaré forfait, ne comprenant pas encore ce que l'auteur voulait me raconter. Cela m'était aussi arrivé après une cinquantaine de pages de Chronoreg qui, pourtant, devrait me rejoindre puisque Daniel Sernine écrit beaucoup sur le temps et les voyages dans le temps.

Comme la musique, ça prend plusieurs genres littéraires et plusieurs styles afin de plaire à un potentiel lectorat. C'est normal de ne pas aimer tel auteur ou tel livre. Un auteur connu et aimé de ses fans ou un auteur connu du milieu a plus de chances d'atteindre son public. Ici, je parle d'un auteur outre-mer que je n'avais jamais entendu parlé.

Je tiens à m'excuser encore une fois (je l'ai fais en privé) et je lui souhaite tout le succès possible avec son roman!

1 commentaire:

  1. C'est la meilleure chose à faire: honnêteté. Comme on en a discuté, il importe de demeurer intègre envers soi-même, sinon on plie l'échine pour rien, et on se rend compte qu'on se fait marcher sur les pieds et la tête avant longtemps. Je ne dis pas que c'est ce qui serait arrivé dans ce cas, mais être franc avec les autres a certainement plus de bénéfices que d'inconvénients. Oui, ça peut être dommage pour l'autre personne, mais il importe de se rappeler de ceci: si on décide, la souffrance risque d'être pour les autres. Si on ne décide pas, la douleur se retourne contre nous. C'est comme une injection: ça fait mal au début et on aimerait (moi du moins) ne jamais subir ça de sa vie (le seul point en commun que j'ai avec les Témoins de Jéhovah), mais après, la douleur passe plus facilement que si on l'avait conservée, nourrie... et on sait tous comment ça finit quand on en garde trop en-dedans. Lisez juste les journaux: toujours un illuminé qui tue sa famille ou du monde quelque part.

    RépondreEffacer