jeudi 9 août 2012

Une élection est un débat d'images et d'erreurs

Je ne crois pas apprendre quoi que ce soit aux lectrices et aux lecteurs de ce blogue, les médias misent beaucoup plus sur les erreurs et l'image des candidats, des chefs et des partis pour la couverture des élections que sur un débat d'idées.

Et c'est bien cela le pire, pendant que le Québec doit choisir entre la prospérité ou la médiocrité, les journalistes, surtout chez Radio-Canada, s'accoquinent avec les partis. Pour la SRC, c'est le PQ puisque ce parti représente les syndicats.

C'est bien ça qui me décourage, à 38 ans le 22 août prochain, je n'ai pas vraiment connu de premier ministre qui avait une prestance. Vous me direz René Lévesque (j'avais 7 ans lors du premier référendum) ou Robert Bourassa (lac Meech et crise d'Oka). Bourassa, comme Paul Martin au fédéral, tu lui donnais 2 verres d'eau et il mourait de soif parce qu'il ne savait pas lequel boire. Parizeau égalait référendum et Bouchard a tenté des réformes avait de se faire montrer la porte.

Le PQ veut un troisième référendum. Nous avons dit "Non" deux fois, le contexte ne se prête plus vraiment à la séparation, mais on en parle encore, plusieurs en rêve encore. Comme vous, j'adore la langue française. Malheureusement, elle deviendra minoritaire dans une trentaine d'années et deviendra probablement marginale dans 100 ans. C'est vraiment triste, mais c'est ce que ça donne 40 ans de dénatalité et l'accueil de minorités ethniques allophones qui préfèrent apprendre l'anglais plutôt que le français (plusieurs déménageront à Toronto par exemple) ou rien apprendre du tout pour se réfugier dans leur petite communauté.

Les partis proposent des idées vagues, sans vraiment débattre de la façon qu'ils réaliseront ces promesses. Le PLQ, en expert du mensonge, ne réalisera rien de ce qu'il dit sauf hausser les taxes et les tarifs. La CAQ doit se démarquer, elle propose des baisses d'impôts pour la classe moyenne, je lève mon chapeau à Legault, mais comment y parviendra-t-il? Il n'aura pas le choix de faire ce que Charest est incapable de réaliser par manque de courage : couper, même si ça fait mal, on se badigeonnera au Flex-o-Flex!

Dommage que les partis n'aient aucune conviction. Charest est assoiffé de pouvoir, Marois aussi et Legault, ancien péquiste, j'ai de la misère à voir son parti élu le 4 septembre et surtout, s'enligner avec le peu qu'il promet.

Une campagne électorale victorieuse revient au parti qui fait le moins d'erreur. D'ailleurs, on devrait interdire les sondages pendant les élections, on pourrait avoir des surprises chez les indécis qui votent pour le plus populaire.

Quoi qu'il en soit, ce n'est pas un blogue perdu dans la blogosphère qui changera quelque chose au résultat. Une chose est sûre, après le 4 septembre, nous retournerons à notre quotidien et nous laisserons les politiciens agir à leur guise. Si Charest est encore réélu, ce qui n'est pas souhaitable, il continuera sa corruption, ses hausses et ses mensonges. Si Marois est élue, la forte pression de la gauche radicale risque de faire adopter des lois et des projets qui flirtent avec le communisme sans oublier un référendum coûteux et inutile. Si Legault est élu, on verra!

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