vendredi 27 juillet 2012

À rebrousse-temps - Philip K. Dick

Sur Terre, en 1998, le cours du temps s’est inversé. Les morts reviennent à la vie en se réveillant dans leur tombe. Les cigarettes ne se consument plus, elles s’allongent. Les vêtements sales du matin redeviennent propres le soir.

Sebastian Hermes dirige un vitarium, une entreprise qui sort les morts de leur fâcheuse position. Il remarque qu’un de ses clients se nomme l’Arnaque Peak, un célèbre leader religieux. Il doit revenir à la vie après 20 ans sous terre. Mais va-t-il se souvenir de qui il est? Et pourquoi les Oblits, les Udites, le Vatican et autres veulent s’emparer du prophète?


Voici l’archétype du roman de science-fiction qui a mal vieilli. Un peu comme les vieux films de Batman avec Jack Nicholson comme Joker ou Danny DeVito en pingouin versus les films actuels (faisons abstraction de la tragédie du Colorado). Ce livre publié en 1967 recèle toutes les croyances de l’époque.

Vous allez me dire, pourquoi lire de si vieilles publications si c’est pour chialer que rien ne tient? Personnellement, je crois qu’il est nécessairement que je consulte quelques œuvres d’auteurs reconnus et respectés pour mieux comprendre la science-fiction. Et Jules Verne? C’était aussi ridicule de propulser des gens sur la lune avec un canon. Mais il a été publié 100 ans avant Dick.

Dans ce livre, les autos sont des aéroglisseurs, les téléphones sont des vidéophones (je pourrais accepter ce détail avec Skype, mais ce n'est pas ce que Dick avait en tête lorsqu'il a écrit ces lignes, j'en suis sûr!), il y a des colonies sur Mars, on ne mange plus des crevettes ou du spaghetti, c’est du Sogum, on utilise le L.S.D., les robots, appelés rob, sont hyperperfectionnés, etc.

Dick mentionne même qu’un personnage change la chaîne de télévision en tournant le bouton. Tout ça saupoudré de religion, de saint et de Dieu. Un personnage ne sait pas quoi faire, il lit la Bible pour s'y référer plus tard (résurrection, Bible vous voyez le lien?) J’en oublie certainement, mais mon but n’est pas de planter cet ouvrage.

Pour le reste du roman, on a droit à un monde spirituel dirigé par Sa Puissance Ray Roberts qui veut acquérir l’Arnaque Peak (Roberts est le successeur de Peak) et qui dicte ses ordres à Hermes. L'intrigue est intéressante sans plus. L’Arnaque est retenue prisonnier et la femme de Hermes sont retenus à la même place. Quel dilemme pour Sebastian!

Je n’ai pas vraiment accroché à ce livre. Plus d’une semaine pour lire 250 pages, ça prouve que je n’ai pas accroché, mais pas du tout. Je l’ai trouvé ennuyant et tellement rempli des espoirs de l’époque qu’on ne peut qu’en rire. Dans 30 ans, on dira probablement la même chose des auteurs actuels.

Acheter ce livre.

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