dimanche 15 juillet 2012

The Offspring et le RTC


Hier, les amis du fils de ma conjointe ont choké et à la dernière minute, sans vraiment l'avertir, ils ont décidé de ne pas aller voir The Offspring au festival d'été de Québec.

Ma blonde a donc demandé à la mère d'un des gars, celle qu'elle connaissait le mieux, s'il elle pouvait emprunter les 2 bracelets. La maman a accepté. Nous sommes allés chercher les bracelets, avons fait un détour chercher le fils, arrêté à la maison sortir le chien pour qu'elle fasse ses besoins (nous étions partis depuis 13h chez ma mère), et j'ai stationné mon auto sur la rue Bourdon, proche de l'intersection première avenue et avenue Lamontagne.

Nous avons utilisé les services du RTC pour nous rendre aux plaines, ce qui, à mon avis, était pas mal moins compliqué que de tenter de trouver une place de stationnement. Pour le spectacle, nous étions loin à l'arrière, mais nous avons trouvé une place sur une petite butte qui nous permettait de voir la marée de monde plus la scène. OK, je ne voyais pas les musiciens, je devais regarder sur les écrans géants, mais me faire bousculer par les tripeux chaud ou gelés ou les deux, ne m'intéressait pas. Le spectacle était super, mais très court. The Offspring ont plusieurs succès et ils les ont pas mal tous joués.

Peut-être que l'impossibilité de communiquer et d'être compris par les fans ont, comme voilà plusieurs années quand j'ai été voir System of a down au Colisée, empêché le groupe de parler un peu plus.


Le retour à la maison a été catastrophique. Il y avait 2 places d'embarquements : sur le boulevard René-Lévesque et sur l'avenue Honoré-Mercier en face du Palace Royal. Nous nous sommes dirigés vers celui-ci. Il y avait 2 files d'attente séparées par une corde, à droite le 800 et à gauche le 801. Nous prenons place à gauche.

Les pseudos-experts du Réseau de transport de la Capitale, le RTC, n'avaient pas pensé d'installer un plan de raccompagnement efficace. Il manquait des autobus et quand celui-ci passait, il était bondé d'utilisateurs et passait tout droit. Après 4 ou 5 autobus qui nous ont passé dans la face, j'ai suggéré de descendre à la basse-ville à pied, avec espoir que des gens débarqueraient à cet endroit libérant ainsi une ou des places que nous pourrions prendre.

Même chose sur la rue de la Couronne, le 801 et le 3 nous ont passé sous le nez sans même arrêter pour faire une tentative tellement ils étaient bondés de monde.

Je propose alors de marcher jusqu'à mon véhicule et revenir les chercher. Moi-même je me dis que mon plan est ridicule parce que veinard comme je le suis, le prochain bus va pouvoir embarquer des clients. Je descends donc la rue de la Couronne, passe par la rue du Chalutier, saute une clôture (je m'étais fais piégé dans un stationnement, dans le temps que je travaillais comme relève (remplaçant à temps plein attitré à un bureau) au défunt Vieux-Port, j'avais souvent livré dans ce coin et c'était accessible sans problème, mais ça fait plus de 5 ans de ça!), traverse le pont Drouin et remonte la première avenue. Plus de 4 km à pied et au sprint. Trajet ici.

J'ai pu tester ma fameuse cuisse blessée depuis plus de 6 mois et guérit dernièrement plus la fascéite plantaire que le médecin m'a diagnostiqué plus tôt dans la journée avec consigne de mettre de la glace, prendre des anti-inflammatoire et remettre en permanence mes souliers avec mes orthèses. Tout a bien été, le vieux est encore blessé, mais le cardio suit et les bobos vont s'estomper. J'ai hâte, ça me brime dans mes activités et mon travail. Malgré ces blessures, je n'ai pas manqué une seule journée de travail. J'espère que mon employeur va me donner une carte-cadeau Mcdo pour me féliciter après un an! J'attends encore l'autre de presque 2 ans!

Revenons au RTC. Le temps de me rendre à l'auto, 3 autobus ont passé. Au troisième, j'ai appelé ma blonde pour m'informer s'ils avaient pu embarquer dans l'un d'eux. Négatif, ils revenaient eux aussi à pied, ils étaient rendus sur le pont Drouin.

Quel système merdique que le RTC. Privatisez-moi ça au plus vite, je n'ai pas à payer de mes taxes pour un service aussi nul. Le problème ici n'est pas les chauffeurs, mais le service offert. J'ai moi-même été victime de 2 grèves du RTC quand j'étais étudiant. Je travaillais la fin de semaine et je devais marcher une heure aller-retour pour  mon travail. Labeaume leur a tout donné (contrairement aux policiers et aux pompiers sans convention) et depuis son accession au pouvoir, il n'y a eu aucune grève. Je vous épargne les quelques anecdotes de situations vécues avec ce merveilleux réseau de transport.

Combien d'autobus sillonne les rues de la ville sans aucun client ou avec un ou deux clients à son bord? Quand je livre ma route de facteur, le 4, secteur St-Pie-X, est toujours vide ou presque. Hier, il fallait prévoir 100 autobus (je lance un chiffre au hasard) qui allait prendre du monde sur le boulevard René-Lévesque et d'autres, vide, qui allait se remplir sur l'avenue Honoré-Mercier. Pourquoi n'ont-ils pas prévu ça? Pourquoi, moi, un ti-caille qui n'avait pas pris le bus depuis 15 ans et qui espère ne plus jamais le reprendre, a-t-il pu penser à cela? Au lieu d'acheter des Écolobus qui prenne en feu parce que les batteries surchauffent, les dirigeants devraient s'occuper de créer un système efficace dans ce grand territoire où il y a peu de monde qui s'appelle l'agglomération de Québec.

Hier, je me suis ennuyé de mon char!

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