lundi 30 avril 2012

Jour 4 - Montréal - Nickelback au Centre Bell


Nous sommes arrivés à Montréal après moins d’une heure de vol. Nous avons payé les frais exorbitants de stationnement et avons roulé jusqu'à notre hôtel, le Hilton Garden Inn. Il faisait froid, il ventait et le ciel était envahi de nuages gris.

Après avoir reçu notre carte et déposé nos valises dans la chambre, nous sommes partis en direction de la rue Sainte-Catherine. À New York, j’avais découvert l’application map sur le téléphone intelligent de ma blonde qui nous permettait de connaître notre emplacement exact et de rechercher des restaurants, bars, musées, etc, autour de nous sans oublier l’affichage des transports en commun.

À mon grand plaisir, nous avons trouvé un établissement des 3 brasseurs. Toujours plein à Québec depuis son ouverture, j'avais enfin trouvé une place pour essayer leur bières et les deux ados, celui à ma blonde et son ami, n'arrivaient qu'en fin d’après-midi. Nous avions du temps pour déguster leurs spécialités. Je n’ai pas été déçu, même s’il n’y avait pas de stout, la bière noire était excellente.



Quand les 2 gars sont arrivés, nous avons mangé et avons été nous baigner à l’hôtel. Il pleuvait à boire debout et il faisait froid.

Le lendemain, il pleuvait encore et nous étions limités dans nos activités. Nous avons débarqué les ados au Biodôme et nous sommes allés visiter le Ikea Boucherville. Le soir, c’était le spectacle de Nickelback au Centre Bell, amphithéâtre que je n’avais jamais visité.

Je ne m’attarderais pas à décrire le spectacle, c’est à vous de le voir si ça vous intéresse! My darkest days, Seether et Bush en première partie ont offert une excellente prestation. Nickelback, dont je crois que le public cible est majoritairement féminin, n’était pas un groupe qui m’attirait. Je connaissais leur succès puisqu’il les accumule les uns après les autres, sans plus.






Contrairement à la critique méchante de La Presse, j’ai trouvé que le groupe rockait et que les chansons sonnaient avec une qualité incroyable. Un hit après l’autre, des effets spéciaux étonnants, à part ce journaliste, personne ne semble avoir été déçu. Une question me chicote : est-ce que ce journaliste aurait été moins sévère ou à la limite complaisant si ça avait été un show d’Éric Lapointe ou de Marie-Élaine Thibert? Sachant qu’il y a une certaine intolérance contre la musique anglophone et surtout canadienne anglaise, sachant que les gars de Nickelback ne liront jamais cette critique parce qu’ils ont une grosse tournée à faire, donc pas de poursuite judiciaire ni voir son nom sur la liste noire du groupe ainsi que tous les autres qui gravitent autour de la même maison de disque, je mets en doute l’impartialité de ce journaliste.

Après une courte consultation des articles sortants quand j’écris Nickelback dans le moteur de recherche de La Presse, je vois qu’il y a une haine viscérale contre ce groupe. Oui, c’est du pop, oui, c’est commercial, oui, il ne réinvente pas la roue, mais les gars ont du talent et leurs tounes détonnent plus que tous les groupes québécois réunis. C’est plate, mais c’est ça.

Faites un test chez nos ados. Qui écoute vraiment de la musique franco avec son iPod? Pourquoi forcer les radiodiffuseurs à jouer 65% de musique franco? Est-ce que sans cette loi, les gens n’en voudraient pas? Que les groupes québécois fassent de la bonne musique (ou qu'on les laisse s'exprimer comme ils le veulent) et les gens vont les écouter. Depuis trop longtemps, leur musique est un copié/collé et le public visé est les femmes de 50 ans et plus. Pas que ce soit mauvais (encore, je trouve triste qu'un jeune de 21 ans doit chanter des croissants de soleil de Ginette Reno), mais la diversité est encore mieux! Je ne veux pas porter de jugement, les goûts, ça ne se discute pas, mais je soulève la question.

Le dimanche matin, nous avions encore les oreilles qui bourdonnaient! Nous avons déjeuné et sommes aussitôt partis pour Québec. Bonne décision puisque le rassemblement pour le jour de la Terre a bloqué les artères principales de la métropole (si j’en juge à un statut d’un de mes contacts Facebook). Simple suggestion : pourrions-nous avoir la journée de la Terre toute l’année, dans nos gestes quotidiens, au lieu d’un rassemblement vite oublié? Je ne suis pas parfait, mais j'essaie de faire ma part, par exemple, je traine mes sacs d’épicerie en tissu dans le coffre de ma voiture au cas où. 

6 commentaires:

  1. C'est drôle, mais plus tu écris des billets, plus tes argumentations semblent bien meilleures, plus fondées, du moins elles viennent me chercher davantage car je partage ce sentiment vis-à-vis de la Journée de la Terre (on gage combien que dans vingt ans ça va être congé et tout le monde va boire autour d'un feu?). Et pour les critiques de journal, comme tu dis, le goûts ne se discutent pas, mais je pense que si ça n'était pas des 65% de musique francophone, je crois qu'il n'y en aurait tout simplement pas.

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  2. Heureux de lire ça. Dommage qu'il y a presque juste toi qui commente, ça fait un débat à 2 et surtout qu'on se connait bien. Quoi qu'il en soit, je l'apprécie énormément!

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  3. C'est l'histoire d'un gars de Québec qui monte à Montréal pour aller voir Nickelback (accessoirement, il trouve que ce band-là torche tous les bands rock québécois), qui visite le IKEA plutôt qu'un musée, pis le 22 avril, il préfère redescendre à Québec plutôt que de participer à une manifestation historique.

    On dirait un gros cliché bien gras. Mais tout ça semble bien réel. C'est navrant.

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  4. C'est l'histoire d'une personne du web qui décide de critiquer les goûts d'autrui (accessoirement, il trouve donc que ses valeurs sont sans reproches), qui préfère regarder le négatif pis le 2 mai, il étale sans le savoir un miroir de lui-même.

    On dirait un gros cliché bien gras. Mais tout ça semble bien réel.

    Ce n'est pas navrant.

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  5. J'imagine que c'est un crime de visiter IKEA quand tu songes à rénover ta salle de bain...

    Y a vraiment des bands rock québécois?

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  6. Ben oui il paraîtrait, mais jamais j'ai entendu ça du rock québécois... pourtant, les médias auraient tôt fait de nous en informer histoire de faire une piasse quelque part.

    Et oui, c'est un crime contre l'humanité de visiter Ikéa... ça implique que tu n'est pas "culturizé".

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