lundi 2 janvier 2012

Résolutions 2012

L'année 2011 a été chargée en bouleversements. Commençant par ma séparation avec ma conjointe des 8 dernières années, au lock-out de Postes Canada vécu à titre de vice-président de la section locale de Québec, au départ de mon fils vivre avec sa mère sur la Côte-Nord et l'achat obligé d'une nouvelle voiture.

Rassurez-vous, je suis très heureux en amour, la loi de retour au travail du gouvernement Harper est contestée devant les tribunaux, mon fils va bien et j'ai acheté un nouveau char, juste les nouveaux paiements qui modifient un budget en titi!

Pour 2012, voici ce que je veux faire :

- Créer une nouvelle équipe de dekhockey 3 contre 3 dans la catégorie C.

- Décider de me représenter ou non comme vice-président de la section locale de Québec.

- Face au succès mitigé de Soleil Noir (et cela n'a même pas rapport avec les ventes), je dois prendre une décision si je continue l'aventure ou non. Je m'en doutais, mais cela est confirmé que, pour obtenir du succès dans un milieu, il faut faire parti d'un groupuscule, et ces mêmes gens vont t'encourager. J'ai toujours été du genre solitaire et ce que j'ai, je l'ai eu parce que j'y ai mis les efforts et que cela a plu.

Même avec D-Natural, Richard Petit croyait le citron pressé avec la parodie de Dans les bobettes de D-Natural. Avec D-Natural is back, j'ai dominé Musique Plus toute l'année 2003 et on m'en parle encore! Si je l'avais écouté, je n'aurais pas vécu ce trip!

Pour Soleil Noir, malgré l'aide de certaines personnes au début du projet (un projet sans prétention je tiens à le préciser), ces mêmes personnes se sont éclipsées et ont ignoré le projet me laissant dans un vide total, la tête bourrée de questions. Je ne les accuse pas, elles n'étaient pas obligées à moi, mais c'est plate.

Avec le recul, on peut identifier mes erreurs, mais pourquoi agir aussi méchamment? Peut-être qu'on aurait pu me le dire avant de me laisser aller selon mes idées. Ç'a l'air que c'est d'même que ça marche!

La décision sera prise d'ici mars.

- Puisque je pensais qu'en encourageant les autres, ils agiraient ainsi avec moi, et que je me suis mis le doigt dans l'oeil jusqu'au coude, je cesse mes achats de fantastique et de sf québécoise. De plus, je ne critiquerai plus aucun livre de ce genre en provenance de la belle province. Ça ne changera pas grand-chose dans la vie du monde, mais ça leur enlèvera le peu de publicité que je pouvais leur apporter. D'ailleurs, mes 2 derniers achats ont été :

1) classé dans la bibliothèque sans avoir été lu
2) effacé de ma boite de réception et de mes messages supprimés sans avoir pris la peine de le télécharger dans mes documents.

Rancunier? Peut-être.

- Je ne m'étais pas réabonné à certaines revues parce que je les trouvais ennuyantes et qu'elles regroupaient toujours les mêmes auteurs. Je ferai pareil avec celles qui me restent.

- Ça doit faire plus de 6 mois que je n'ai pas écrit une ligne. Cet été, la motivation était à son paroxysme, depuis, elle n'y est plus. J'ai relu les 50 pages d'un de mes romans en cours et malgré que j'ai aimé, sachant bien qu'il sera refusé chez un éditeur traditionnel, je n'ai pas trouvé le courage de le continuer.

Après réflexion, je crois que ce qui a tué mon goût de l'écriture, ce sont les fermetures préméditées des revues Nocturne, mais surtout Biscuit chinois, dans lesquelles j'avais des nouvelles.

- Est-ce que j'arrête l'écriture une bonne fois pour toute? On verra, comme dirait François Legault.

- Je ne participerai pas à Boréal 2012 et peut-être que l'édition 2011 était ma dernière.

- Je ne participerai pas au SILQ.

Je sens un certain soulagement en écrivant ces lignes. Je ne peux pas rester insensible à l'indifférence et surtout, dépenser mon argent quand personne ne veut lire ce que Soleil Noir publie. Je dois donc me v'rer d'bord!

Pour mes nouvelles, il y a des réponses que j'attends (pas de nouvelle, bonne nouvelle, dirait ma mère), j'espère recevoir une réponse négative ou pas dans les prochaines semaines.

Ne pensez pas que je n'ai pas réfléchi à cela avant d'écrire ce billet. Ne croyez pas que ce n'est qu'un ramassis de frustration et de divagations. Il n'y a pas juste moi qui pense ainsi, vous en seriez surpris. Pourquoi ai-je pu discuter avec ces gens et partager nos expériences mutuelles? Quoi qu'il en soit, je serais le seul détesté pour son commentaire.

7 commentaires:

  1. Résolution 2012 ou libération 2012? On peut se poser la question mais l'important est que tu le fasses pour te sentir meilleur et si c'est pour t'aider à alléger les esprits, tant mieux. Ce ne sont aucunement des décisions que tu prends à la légère car je ne crois pas que ça soit ton idée de vouloir en définitive prendre cette route pour Soleil Noir, mais comme tu dis, les cliques au Québec sont très fortes, un peu comme le lobbying... ça devrait être illégal dans TOUTE catégorie de marché, mais tant qu'il n'y a pas de loi, tout visage peut être à deux faces. Dommage, mais comme tu le dis: ça ne changera probablement pas grand chose pour eux, mais ça va te faire grand bien de te libérer d'un poids inutile.

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  2. Clique ou pas, ce n'est pas une loi (déjà qu'il y en a trop) qui va changer quelque chose. On ne peut rien y faire peu importe le domaine regarde juste la construction, ça c'est de la clique et c'est dangereux!

    Je crois que mon produit est de qualité, mais l'erreur aura été l'auto-publication. Je ne voulais pas apprendre sur le dos d'un auteur, donc j'ai choisi d'être le cobaye. Ça marche pas de même, ç'a l'air!

    Ma personnalité forte n'aide peut-être pas mes relations. Pourtant, je ne crois pas être si méchant que ça!

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  3. Je crois que c'est le fait que tu ne te masques pas derrière un autre visage qui choque certaines personnes (dirons-nous certaines clique?). C'est une pilule qui va être difficile à avaler parce que se faire marcher dessus comme ça, après que la majorité des gens t'aient encouragé à créer ta maison d'édition, l'on simplement regardé ne rien recevoir, ou peut-être même freiner les possibilités d'envois? Qui sait... Dans les cliques, comme dans tout marché, s'il y a une chose que les gens n'aiment pas c'est la compétition. S'il ne peuvent pas l'acheter, ils s'arrangent pour qu'elle ne reste pas et c'est étrangement très subversif puisque l'idéalisme social nous dit qu'il y a une place pour nous... on omet cependant de nous dire pour combien de temps.

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  4. Je comprends ce que tu dis, même si je crois que l'idée de fermer la maison est peut-être précipitée. N'étant pas encore un lecteur de livres numériques (j'ai reçu une liseuse à Noël, peut-être ma relation aux livres changera-t-elle??), je n'achète pas (du moins, pas encore) de livres électroniques. Et je ne vois pas encore beaucoup d'intérêt à publier, comme auteur, un livre qui serait exclusivement numérique. Je soupçonne que plusieurs auteurs sont comme moi et conservent un certain fétichisme du livre en tant qu'objet. D'un autre côté, effectivement l'auto-édition est mal vue dans le milieu, par son côté amateur (ce n'est pas un jugement de ton oeuvre). Cependant, rien ne t'empêche de tenter de vendre ton produit sur des dizaines de sites, à un prix abordable, ou de tenter un coup de marketing qui attirerait le regard en rééditant un livre épuisé d'un auteur, par exemple.

    De toute façon, quelle que soit ta décision, je te souhaite de simplement être à l'aise avec celle que tu prendras.

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  5. Salut Mathieu,

    Ce n'était pas facile d'écrire un texte sans faire croire aux gens qu'il s'agit d'un < blast de marde > de ma part envers les gens. Ça en a probablement choqué quelques uns, mais croyez-moi, certaines affirmations ne viennent pas de moi exclusivement.

    Avec le recul et quelques discussions, on a cerné quelques erreurs dont l'auto-publication, le côté avant-gardiste et ne pas avoir de catalogue.

    Pour 2 de ces 3 faits, je ne savais pas.

    Je crois que les gens ne me prennent pas au sérieux, peut-être est-ce une réaction normale, et c'est pourquoi j'avais fait des démarches envers certains auteurs.

    J'ai contacté quelques auteurs dont j'aime l'oeuvre, je ne l'ai pas fait avec toi, car tu m'as l'air bien occupé, et ils ont décliné mon offre (ou pas répondu du tout) parce qu'ils avaient du pain sur la planche. Je comprends cela, ça fait parti des règles.

    Au Québec, comme pour le câble dans les années 80 (tu te souviens de la grosse boîte brune avec des boutons et un fil), le téléphone portable, le taux de pénétration d'Internet et aussi des liseuses, cela peut prendre 10 ans avant que tout le monde commence à triper et à en posséder. Ça aussi j'en suis conscient.

    Ce qui fait que je dois repenser à mon affaire, c'est qu'il y a plusieurs frais mensuels ou autres trucs normaux qu'une entreprise doit assumer et payer. Que mon premier roman ait laissé le monde indifférent, je suis à l'aise avec cela, même si c'est décevant. Mais si je n'ai rien d'autres à publier, qu'est-ce que je peux faire? Payer pendant 10 ans en attendant qu'un véritable buzz commence? Tu vois bien que c'est impossible, aucune entreprise accepterait de payer des frais sans recevoir un certain revenu pour les payer (surtout que dans mon cas, il n'y a aucune subvention). Je suis donc déjà dans un cul-de-sac.


    Pour la réédition, c'est une très bonne idée. Je vais y penser, quoique je ne sais pas comment procéder pour faire la demande. Est-ce que je pense directement par l'éditeur? Et si l'éditeur a fermé ses portes?

    Pour les prix, je me suis fier aux prix des autres, je n'aurais aucun problème à réajuster s'il le fallait.

    Je suis présent sur plusieurs sites, presque une dizaine. Pour le marketing, j'essaie d'attirer les gens, mes tentatives sont restées sans réponse.

    Je crois encore que les versions numériques prendront de plus en plus de place. Peut-être que je ne serais plus là comme éditeur pour en profiter, mais je lirais toujours. Peu importe la façon, il faut lire. Avant mon voyage au Mexique, j'ai tenté de trouver un livre à télécharger et j'ai dû apporter un livre papier, le choix est trop pauvre et la description du seul seul livre numérique qui m'intéressait m'a fait changé d'avis pour son achat.

    Alors voilà en gros. Pour le reste, je crois qu'il faudrait plus inclure les gens, aider cette relève qui se raréfie, tenter de donner le goût de lire à la génération de nos enfants et ce, peu importe le support qu'ils utiliseront.

    Merci d'avoir pris le temps de donner ton commentaire.

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  6. Pour les motifs de manque de motivation, j'ai oublié d'inclure la fermeture de Pop fiction qui allait publier une de mes nouvelles.

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  7. Comme tu le sais déjà, je travaille moi-même sur un projet d'auto-édition. Je vais peut-être rencontrer pareilles difficultés, mais je ne me laisserais pas abattre pour autant. J'ai plusieurs cartes en main, suffit de bien les connaître et les utiliser et je ne perdrais pas pied. L'important, c'est de continuer à croire en ce que l'on fait. Peu importe si des personnes près de nous témoignent le contraire.

    Aussi, je peux te dire que j'ai lu quelques livres d'auto-éditeurs français disant que dès le départ, ils s'aventueraient dans une entreprise difficile. Tu n'es pas le seul à vivre situation semblable. Penses-y bien avant de prendre la décision de fermer. C'est un beau projet que tu as entre les mains, et peut-être assureras-tu l'absence de ce service d'édition numérique que d'autres maisons d'édition n'offrent pas en ce moment ou n'offriraient pas, pour diverses raisons. Tu as un plus qu'il ne faut pas nier.

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