jeudi 12 janvier 2012

Pour en finir avec le gouvernemaman - Joanne Marcotte

Quelques années plus tôt, les québécois étaient stupéfaits devant les révélations du documentaire L'illusion tranquille de Joanne Marcotte et son conjoint Denis Julien. Le livre Pour en finir avec le gouvernemaman remet en question le rôle de l'État-providence, les syndicats et les groupes de pression tel les adeptes de la nouvelle religion : l'environnement.

L'auteure est une citoyenne engagée qui a participé à la commission Castonguay, au réseau Liberté-Québec et à l'ADQ.

On ne jouera pas à l'autruche et on ne se mettra pas la tête dans le sable, le Québec croule sous une dette colossale et n'arrive plus à rejoindre les 2 bouts. Incapable de faire sa fameuse réingénierie de l'État, les libéraux de Jean Charest augmentent les taxes et les tarifs des services public comme le permis de conduire (ramené à 86$ chaque année au lieu d'un paiement au 2 ans) et l'immatriculation, Hydro-Québec, les frais de garderie subventionnée qui ont passé de 5$ à 7$, les taxes sur l'essence, la TVQ, la création d'un impôt pour financer les services de santé, etc.

Notre porte-feuille passe dans le tordeur et personne ne s'insurge contre cela. Au contraire, dès qu'il y a une problématique, les québécois se tournent vers le gouvernemaman et réclament une nouvelle taxe. Pourtant, pas besoin de réfléchir longtemps pour comprendre que l'État est le problème et non la solution.

Dans chacun des chapitres, Joanne Marcotte décortique la réalité québécoise. Statistiques à l'appui, elle nous livre des chiffres révélateurs et combien apeurant sur la hausse de la dette, l'embauche de milliers de nouveaux fonctionnaire ou l'augmentation des dépenses en santé, pour ne nommer que ceux-là.

Elle compare l'État au Leviathan, pour décrire un gouvernement redoutable et envahissant.

Tout au long du livre, appuyé par des extraits de chroniqueurs et de blogueurs, elle explique le refus du québécois à diminuer la taille de l'État. Depuis la révolution tranquille, acte des parents des baby-boomers et non pas eux comme on pourrait s'y méprendre, le Québec stagne. Immobilisé dans un interminable conflit fédéralistes contre souverainistes, rien n'avance. Les investisseurs fuient la province, les cerveaux quittent pour de meilleurs cieux, l'État a remplacé l'Église et détrompez-vous, ce n'est pas nécessairement pour le mieux.

Joanne Marcotte démontre la différence entre la droite et la gauche. On entend souvent ces termes sans vraiment connaître leur définition.

Gauche = plus d'État, plus d'intervention, solutions imposées, nivellement par le bas
Droite = moins d'État, libre marché, liberté de choix, dépassement de soi

Un tableau détaillé nous révèle la différence. Où vous situez-vous?

L'épilogue semble un rêve de l'auteure, le Québec de 2025. Tout va pour le mieux, les québécois se sont pris en main, l'équilibre budgétaire est revenu, etc. L'éducation, la santé, la taille de l'État, tout fonctionne mieux au prix de sacrifices. Est-ce qu'elle y croit vraiment ou nous dévoile simplement l'espoir de voir un changement significatif du Québec actuel? Moi, je n'y crois pas, pas de mon vivant et j'espère ne pas mourir tout de suite!

2 commentaires:

  1. Pour ajouter mon grain de sel, je ne crois pas non plus voir ce Québec de mon vivant et, je le souhaite, de ne pas voir un Québec souverain, puisque ce jour-là, je déménage dans l'Ouest. C'est bien beau comme on dit de vouloir que les choses changent, mais je ne crois pas que le Québécois moyen fera quelque effort que ce soit. Pourquoi n'a-t-on jamais vu un mouton attaquer un lion? C'est dans son ADN. Pourquoi n'y a-t-il jamais eu de VRAIE révolution au Québec? Parce que les églises et le gouvernement les possèdent corps et âme, il n'y a pas de doute là-dessus. On est tellement gouvernés et pris par la main que c'est rendu dans notre ADN de se laisser gâter en restant assis.

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  2. Ce livre n'apporte aucune solution, mais des révélations. Comme Jean Charest avec ses commissions qui sont tablettées dès la parution des résultats, on est rendu à agir et ça presse.

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