samedi 21 janvier 2012

Les déboires du Canadien

Amusons-nous à faire les gérants d'estrade.

Montréal a commencé à décliner premièrement lors du départ des Nordiques en 1995 et deuxièmement après le départ du directeur général, Serge Savard.

Pourquoi les hauts dirigeants bâtiraient un club gagnant, le Centre Bell est plein chaque soir et maintenant le club représente toute la province.

Aux États-Unis, le hockey arrive très loin dans le coeur des amateurs. J'ai remarqué que l'amphithéâtre est plein si le club est gagnant et vide si le club est perdant. Il y a juste le Devils du New Jersey qui est toujours vide malgré une équipe stable. Ça fait passer un message quand même! Pas à Montréal, seule une crise économique pourrait nuire aux guichets.

Le remplaçant de Savard, Réjean Houle n'a jamais été à la hauteur. Le choix de son entraîneur était discutable en Mario Tremblay qui n'avait aucune expérience derrière le banc d'une équipe professionnelle. On se souviendra de la débandade de Patrick Roy. Lors d'une défaite écrasante, Tremblay n'a pas retiré Roy pour le remplacer par son adjoint. À son retour sur le banc, Roy s'est adressé à Ronald Corey pour l'informer qu'il avait joué son dernier match à Montréal.

Alors voilà mon premier constat : l'esprit de la victoire. Je suis trop jeune pour me souvenir des propos de Savard. En revanche, ceux de Houle sont restés dans ma mémoire.

Le Canadien ne veut pas gagner la coupe, il veut participer aux séries.

Que le club termine huitième ou premier, ce n'est pas important, il participe aux séries. Rappelez-vous, voilà 2 ou 3 ans, l'accession à la 8e place a été une combinaison d'un défaite de la Floride qui donnait moins de victoires à la maison que Montréal, les deux clubs ayant une fiche identique.

Bâtir un club à partir d'un gardien de but.

Même si votre gardien n'accorde aucun but, si vos avants n'en comptent aucun, comment allez-vous gagner la partie? Montréal n'a aucune attaque d'impact. Aucun Malkin, Giroux, Sedin, Ovechkin (quoiqu'il a ralenti cette année), Iginla, Stamkos, juste des noms inconnus qui nous laissent indifférents.

Le club n'est pas spectaculaire, possède la pire avantage numérique de la ligue et Pierre Gauthier devrait démissionner avant de faire sa grande vente de fin de saison et amputer l'équipe encore plusieurs années.

Peu de québécois dans l'équipe

J'ai l'impression de m'appeler Réjean Tremblay, sauf que je ne fais pas une obsession du français comme lui. Mais il a raison sur un point, ça prend des francophones. Darche et Desharnais (ce dernier est un excellent fabricant de jeu et a brûlé toutes les ligues où il a joué) sont les seuls joueurs à parler la langue de Molière. Shame on you, Montreal Canadian!

Une fierté, un sentiment d'appartenance, ça ne se s'invente pas, ça se vit. Ce n'est pas avec Scott Gomez, Hall Gill ou Travis Moen, Brian Gionta ou P.K Subban. L'esprit d'équipe, la fierté, ce club est inerte.

Gorges serait l'unique exception.

Brière avait refusé de venir jouer à Montréal. Impôts trop élevés ou journalistes trop présents, personne sauf lui et son entourage connaissent la raison.

Attendre Markov comme un sauveur

Markov est blessé depuis 10 ans!! Comment peut-on se fier à un seul joueur pour relancer un club? Un joueur qui risquerait de se blesser à nouveau et rapidement parce qu'il est fragile. Et Gauthier qui a prolongé son contrat...

Un autre problème est Trevor Timmins, le grand manitou du recrutement chez le Canadien. Ce n'est pas une surprise pour personne, il préfère les collèges américains que la LHJMQ. Je ne me souviens pas d'un grand choix au repêchage qu'il a déniché, la perle rare que personne n'a vu comme Luc Robitaille à l'époque (repêché au 8e ou 9e rang, je crois).

Cette année, le Canadien va rater les séries. Qu'il finisse dans les 5 derniers pour aller chercher un bon choix au repêchage. Qu'il ne se trompe pas pour une fois!

De plus, Gauthier, Cunneyworth, Ladouceur, Gomez, Gill, Kostitsyn, Kaberle, Moen, Weber, tous ces hommes devraient partir. Montréal devrait vivre 1 ou 2 années de misère pour ensuite rebondir et devenir aspirant à la coupe pas juste participer.

Ah oui, le prochain entraîneur devra rester derrière le banc malgré la ou les tempêtes. Par exemple, Vigneault et Julien, les 2 coachs à la finale de la coupe Stanley sont des produits du Canadien, mais la direction ne les trouvait plus bon.

Montréal est une ville d'un sport. Plus de baseball de la MLB, juste le Canadien. Et non, l'impact et les Alouettes ne sont pas aussi important. Donc, imaginez vers qui les partisans et les journalistes se tournent?

Aucun commentaire:

Publier un commentaire