jeudi 27 décembre 2012

La Deuxième Guerre mondiale - John Keegan

La Deuxième Guerre mondiale racontée par l'historien John Keegan.

Vous n'êtes sûrement pas surpris que le second livre que je voulais lire était la suite de la Première Guerre mondiale, livre écrit par le même auteur.

De plus, le premier conflit a semé les graines du second. Les Allemands étaient frustrés de l'armistice de novembre 1918 et du traité de Versailles (perte de colonies, de l'Alsace-Lorraine, etc) pour ne nommer ceci.

Comme avec son premier ouvrage, Keegan vulgarise et raconte les faits de la guerre avec objectivité, chose rare, surtout dans le merveilleux monde d'Hollywood où les Américains représentent toujours le messie libérateur de l'humanité. Certes, leur rôle est indéniable, mais en comparaison, les Russes ont été attaqué sur leur territoire et ont souffert et ont subit des pertes humaines très élevées, Staline n'hésitant pas à envoyer son peuple à l'abattoir avec armes inadéquates et insuffisantes. Jusqu'à l'arrivée du puissant char T-34, le meilleur de toute la guerre.

Keegan m'a appris certaines anecdotes au sujet des Russes. Par exemple, les troupes de Guderian était aux portes de Moscou et les Russes ont transféré leurs usines d'armement de l'ouest occupé par les nazis vers la Sibérie ou l'Oural. Les Russes ont démonté, transporté par voies ferrées et remonté les chaînes de montage.

Keegan explique aussi la politique japonaise envers leurs possessions dans le Pacifique. L'empire japonais voulait créer une Asie de coprospérité égale ou meilleure que les États-Unis ou l'Europe. Pour cela, il avait la sympathie de plusieurs pays quoique ces derniers ont déchanté quand ils ont appris la sauvagerie nippone.

Outre le Japon, l'auteur explique avec brio les enjeux économiques et territoriaux allemands, les colonies italiennes, la faiblesse de cette armée et leur piètre combattant, la fragilité des possessions britanniques et française sous le contrôle du gouvernement de Vichy, etc. Bref, le lecteur a des faits, mais aussi il comprend les autres enjeux.

Autre aspect que j'ai apprécié c'est qu'à chaque début de partie, Keegan nous présente le dilemme du dirigeant d'un pays. Par exemple, la guerre à l'Est devient le dilemme de Staline, la guerre à l'Ouest, le dilemme du Churchill, la guerre du Pacifique, le dilemme du Tojo. L'auteur explique la stratégie proposée par les généraux par rapport à certains fronts, les ressources disponibles, sans oublier des chiffres et des statistiques intéressantes comme la production d'avions ou de tanks qui dépasse ou est insuffisant pour les besoins de la guerre.

Bref, plus de 800 pages du conflit le plus sanglant de l'Histoire. Évidemment, lisez la Première Guerre mondiale avant de plonger dans la Deuxième Guerre mondiale. J'attends maintenant de recevoir La guerre de Sécession du même auteur.

Acheter ce livre.

dimanche 23 décembre 2012

Livraison un dimanche

Vers 10 heures ce matin, mon chien grogne m'avertissant que quelqu'un arrive. Je regarde par la fenêtre et j'aperçois le facteur.

Oui, oui, le facteur!

Voici une petite explication : lorsque demandé 10 jours à l'avance, un congé reporté (c'est un jour férié pendant nos vacances annuelles) doit être accordé sauf 

18.02 Jour férié désigné pendant un congé 
annuel

a) Si le jour férié payé survient ou est observé 
au cours de la période de congé annuel 
d'une employée ou d’un employé à plein 
temps, 
i)  le jour férié est imputé aux congés 
annuels et l'employée ou l’employé a 
droit au salaire d'un jour additionnel; 
ou 
ii)  le jour férié n'est pas imputé aux 
congés annuels et l'employée ou 
l’employé a droit à un jour 
supplémentaire au moment de son 
choix, à condition qu'elle ou il en 
donne un préavis écrit de dix (10) 
jours ouvrables à la Société.
 Lorsque le jour supplémentaire de 
congé demandé est pour l’un des 
jours ouvrables durant la période du 
15 décembre au 15 janvier, les 
dispositions de l’annexe « Y » 
s’appliquent. - 134 - 
b)  Lorsque le nombre d’employées et 
d’employés demandant le même jour de 
congé excède le nombre d’employées et 
d’employés de relève disponibles, on fait 
d’abord appel aux employées et employés à 
temps partiel qui sont volontaires pour 
travailler jusqu’à un maximum de huit (8) 
heures et, par la suite, s’il y a encore des 
absences à combler, on fait appel aux 
employées et employés temporaires de la 
liste appropriée. 
c) Si le jour férié payé survient au cours de la 
période de congés annuels d'une employée 
ou d’un employé à temps partiel, le jour férié 
est payé conformément aux dispositions de 
la clause 18.04. 

Sauf durant le temps des fêtes (j'ai appris cela avant de partir en vacances) l'annexe Y s'applique et selon un pourcentage, un nombre de congé peut être prédéfini.

Il y a tellement de routes découvertes (39) et l'employeur a tellement peur d'avoir à payer en heures supplémentaires (obligatoire ou sur ta propre route) qu'il a fait entrer des volontaires pour livrer le dimanche des itinéraires dont le titulaire sera absent demain. Il y a peut-être une part de bonne volonté, mais en 15 ans, je n'ai jamais vu ça. Je me souviens qu'on avait le choix d'entrer 30 minutes plus tôt pour trier des routes dont le titulaire était absent, mais c'est tout.

Complètement fou!

vendredi 21 décembre 2012

Le facteur injustement congédié

C'est la folie sur les médias sociaux depuis la publication de l'article de la journaliste Rima Elkouri intitulé Un si bon facteur.

Personne ne connaît les problèmes internes des entreprises parce que nous n'avons qu'un aperçu extérieur et cet aperçu est ce que l'entreprise veut qu'on pense d'elle. Postes Canada globalise son énergie à être reconnu comme l'un des 100 meilleurs employeurs au Canada.

Je dois faire attention à ce que j'écris parce qu'il y a même une patrouille du net qui consulte et lit les messages concernant Postes Canada et qui pourrait atteindre sa réputation et sa dignité. Je ne cracherai pas non plus dans la main qui me nourrit.

Croyez-moi, l'employeur n'est pas reposant. Outre l'ultime sentence, c'est-à-dire le congédiement, l'employeur met en place plusieurs procédés inexplicables. La poste moderne en est une. On ne peut pas empêcher une entreprise de se moderniser. À la fin du changement technologique de ses machines, Postes Canada aura investi plus ou moins 2 milliards de dollars. Un montant faramineux puisque la poste-lettre disparaît et deviendra marginal dans les prochaines années.

La livraison à deux liasses en est une autre. Le bras n'est pas fait pour rester tendu entre 4 à 6 heures par jour, 5 jours par semaine. Les cravates et les jupes beiges ne peuvent pas le savoir, ils n'ont jamais fait le job. En simulation, je suis certain que c'est super, mais dans la vraie vie...

En outre, les circulaires, qui deviennent de plus en plus important, sont aussi une autre source de problèmes. Grandes sources de revenus, Postes Canada a crée une série de mesure plus frustrante les unes que les autres. Système de drapeaux et impossibilité de prendre de l'avance (un circulaire, quand il rencontre la norme, doit être livré en 3 jours, donc la route de chaque facteur est coupée en 3 parties). Plus facile à vérifier, à contrôler et à discipliner sans oublier la diminution d'heures supplémentaires sur sa propre route (ce qui répugne l'employeur). Les routes sont plus grosses, le travail plus dur à exécuter parce que les méthodes changent, mais tu ne dois pas faire de surtemps sinon tu as un formulaire à remplir qui n'en finit plus.

C'est le marché du colis qui sera les nerfs de la guerre.

Comme j'ai mentionné à quelques superviseurs et leurs patrons : toute l'entreprise devrait se concentrer à battre la concurrence au lieu de s'entre-déchirer. Bien sûr, comme dans toutes entreprises, il y a des employés incompétents ou qui botche leur travail et ça prend des règles et de la discipline pour maintenir un certain niveau de professionnalisme.

Le système est déjà en place, la technologie aussi. J'espère juste que la haute direction veut elle aussi se battre contre la concurrence. Pas juste l'écrire dans la revue qu'elle expédie à ses employé(e)s, qu'on le voit à chaque jour. Nous avons tellement l'impression d'être mis de côté au profit de Purolator.

Dans le cas du congédiement de Sylvain Carbonneau, même s'il a effectivement pris des initiatives qu'il n'aurait pas dû prendre (signer à la place du client ou laisser un colis sur le balcon), le congédiement n'était pas une solution. Il aurait dû y avoir une rencontre disciplinaire, des sanctions à contester par grief et une gradation avant le congédiement.

Voici un fait vécu : sur ma propre route, la cliente de l'appartement un est partie en Floride pour un mois. Elle a laissé une note sur sa porte disant de laisser tous les colis et faire signer à la locataire de l'appartement deux. Un matin, j'avais un colis avec une signature et je l'ai envoyé au bureau de poste. La dame du deuxième vient me voir en disant qu'elle pouvait signer, qu'elle en avait le droit, que sa proprio lui avait demandé de le faire. J'ai expliqué que je refusais de mettre mon emploi en jeu et la tête sur le billot car si une plainte est logée, je suis dans la m... pour bris de procédé. Est-ce que mon accommodement m'aurait valu des problèmes? Je l'ignore. Mon superviseur était à l'aise avec mon choix, mais m'a expliqué l'avoir été si j'avais fait signer. Et si la gestionnaire trouve que ce geste est condamnable? Un membre de l'exécutif de Québec en plus. Elle aurait pu vouloir faire un exemple et se gâter.

Ce congédiement injuste amène un élan de solidarité(2) et une pétition que je ne peux expliquer (je suis heureux que les gens sortent enfin de leur marasme).

Pour ceux et celles qui croient encore et toujours que le syndicat ne défend que les incompétents, les lâches et les membres à problème, sans le savoir, je suis sûr que la section locale de Montréal travaille fort dans ce dossier. Qu'il soit bon ou mauvais, chaque membre a le droit à sa défense. Évidemment, il y en a qui ont une facilité à se mettre dans le trouble ou qui n'en font qu'à leur tête et quand les sanctions arrivent, il vienne nous voir offusqué. On ne peut pas défendre l'indéfendable. L'employeur a appris des jugements antérieurs et ses congédiements sont de plus en plus durs à gagner.

Si tu sautes à deux pieds dans l'eau, tu risques d'être mouillé! Ce qui revient à dire, si tu travailles tout croche, tu vas un jour devoir répondre de tes actes. Pour Sylvain Carbonneau, si tout ce qui est raconté est véridique, ce congédiement est d'une stupidité sans nom.

mardi 18 décembre 2012

3 3 vs 3

Le printemps prochain, dekhockey de la capitale (DDLC) va retirer sa surface 5 vs 5 pour 2 surface 3 vs 3. Revenus, demandes et profits ont certainement motivé cette décision.

Avant, je préférais le 5 vs 5, mais j'ignore si c'est l'âge (je me considère pas pire en forme, mais contre des jeunes de 25 ans en forme, mes 38 ans commencent à paraître. Détrompez-vous, je les suis encore!), maintenant j'aime mieux le 3 vs 3.

Je joue les samedis au centre St-Roch et je me suis pas mal amélioré. Je m'étonne moi-même. Oui, je cafouille encore avec la balle, j'ai toujours aucun talent pour déjouer le gardien si je suis en échappé (la plupart de mes buts sont des snaps ou de retour du gardien) et, le plus frustrant, mes passes sont trop souvent interceptées à mon goût.

En passant, il ne faut jamais se débarrasser de la balle sur un coup de tête. Il faut tenter de la contrôler et relancer l'attaque. Il y a une loi non écrite qui fait que la balle arrive toujours sur la palette adverse si tu t'en débarrasse par le centre de la patinoire.

J'ai reçu une invitation à participer à un match 3 vs 3 ce soir. L'équipe avec laquelle je vais jouer offre un bilan médiocre (et même pire), mais ce sera la première fois que j'essaie la surface 3 vs 3 au DDLC. Si je performe, c'est sûr que vous aurez un nouveau billet à lire!

lundi 17 décembre 2012

République dominicaine : Riu Macao et les îles Saona

L'entrée du Macao
Riu Macao

La semaine dernière, moi et ma conjointe sommes partis une semaine dans le sud, à Punta Cana, République dominicaine. Nous avons séjourné à l'hôtel Riu Macao et la seule excursion que nous avons faite a été la visite de l'île Saona (endroit du film Le lagon bleu).

Le Riu Macao est un hôtel 5 étoiles. Comme au Mexique (et probablement comme dans chaque tout inclus), il y a un vaste buffet pour les déjeuners, dîners et soupers. On peut également réserver un restaurant à la carte, ce que nous n'avons pas fait. La nourriture est délicieuse, le service excellent et le restaurant, si ce n'est de la lumière blafarde qui nous donne tous un air malade est magnifique.

L'hôtel est vaste, magnifique et ce qui l'a différencié de Iberostar au Mexique est la capacité du staff de te parler dans les langues. Par exemple, au lobby, il t'accueille avec un "hi" ou un "hola", tu réponds "bonjour" et il continue en français. Tout est en place pour vivre des vacances sans tracas, même la barrière de la langue.

Il manquait une bonne grosse couette pour les nordiques comme nous!

La douche est gigantesque avec une pomme de douche au mur et au plafond

La chambre est spacieuse, avec un grand lit king size, un petit réfrigérateur avec liqueur, eau potable (ne pas boire celle du lavabo) et bière. Il y a même un petit bar avec des bouteilles de rhum, vodka et autres avec lesquels tu peux pratiquer tes mélanges avec les boissons du frigo!

C'est présentement la saison des pluies. À notre arrivée, le ciel était très nuageux et nous nous sommes aventurés trop loin, sans connaître le secteur et nous avons été surpris par la pluie. Le lendemain aussi a été nuageux, je commençais à douter de notre choix de destination. Les 5 autres journées ont été chaudes et ensoleillées. Tant mieux!

À cause de la saison, l'humidité envahit les lieux. Le grand miroir dans la chambre s'embuait sans raison apparente, la céramique du plancher devenait mouillée et la télé suintait! Le livre que j'avais apporté, La Première Guerre mondiale, a vieilli de 10 ans en une semaine. Les pages ont ondulé, étaient collantes et les coins de la page couverture se relevaient.

Au Riu Macao : adulte seulement. Je trouve complètement inapproprié d'amener de très jeunes enfants (moins de 2 ans) en voyages dans le sud. Tu vas vivre au rythme de bébé, rester prisonnier de la chambre à 19 heures parce que c'est l'heure du dodo. Quand il hurle, en plus de faire subir ça aux autres clients, tu vas devoir t'éloigner, consoler, changer la couche, donner le boire, etc. Sans oublier qu'il faut traîner poussette, cannes de lait, biberons, couches, jouets, médicaments appropriés, etc, c'est de l'organisation et ça gâche tes vacances (et celle des autres quand ton rejeton pète les plombs à proximité).

Donc, vous comprenez que l'endroit était peuplé de gens âgés, très âgés même. Des boomers à profusion et même des octogénaires. Les rares couples de mon âge (je suppose que la plupart de ma génération travaille à ce moment-ci de l'année) était majoritairement des Européens (Allemands, Italiens et Français) et des Russes.

Très tôt le matin, autour de la piscine, les clients réservent leurs lits et leurs chaises longues en y déposant couvertures, livres ou maillots. Dès 9 heures, il n'y a plus de place et, fait ridicule, plusieurs places ne sont pas utilisées de la journée. J'ai eu ouï-dire que certains clients paient pour que des membres du staff réservent la même place durant tout leur séjour. Peut-être. Comme dans tous les pays pauvres, les dominicains fonctionnent au pourboire. Le salaire moyen étant de 50$ par mois.

L'allée menant au bar dans la piscine, aux chaises longues et aux chambres un peu plus loin

Nous avons testé la technique de la serviette et comme je m'en doutais, on s'est fait voler notre place. Je n'étais pas surpris. Nous avons donc volé la place d'un autre couple qui est venu pleurnicher une heure plus tard, mais la barrière des langues a fait qu'ils ont capitulé.

Riu semble vouloir toujours maintenir de l'animation et des activités diverses, ce qui devient agressant quand tu veux simplement relaxer. Tu dois te diriger à la plage et là, ce sont les vendeurs qui viennent te voir. Quand ce n'est pas des shows pour exécuter quelques stretchings, c'est le boum-boum pour pratiquer le cardio. Les animateurs passent sans arrêt dire quelque chose ou poser un geste "comique" (dans ta langue!), mais ça devient vite redondant.

Honnêtement, j'ai moins aimé qu'Iberostar au Mexique, mais l'endroit est propre, joli et reflète tout le contraire de la richesse dominicaine...

Île Saona

Le "quai"

En autobus, comme au Mexique, tu commences par une visite à un marché aux puces. Tu restes là une trentaine de minutes avant de repartir.

L'excursion te débarque dans un village. Tu suis le guide (qui parle ta langue lui aussi), tu es obligé de te faire photographier (au retour de l'excursion, un gars veut te vendre une bouteille de rhum 12$ avec ta photo de couple collée sur l'étiquette avec du scotch tape. Tu refuses et tu voles la photo!) pour ensuite embarquer dans un speedboat. Vu notre nombre, il y avait 2 bateaux. Gérald, un Haïtien qui a immigré en République dominicaine, embarque dans le speedboat pour faire de l'animation. Il prétend parler plusieurs langues dont le joual. Il parle très bien français, mais hormis les mots moumoute et ça va à shop (expression qui n'est plus utilisée), il ne connaît rien des spécificités de notre belle langue. Je lui ai suggéré de raser son pinch et il n'a rien compris. Je lui ai aussi proposé une autre expression, plus intemporelle : lâche pas la patate.

Gérald exécute toujours les mêmes niaiseries pour nous filmer (et vendre son film 40$). Une fois c'est drôle, deux fois ça va, trois fois, ça passe, mais quand ça fait 43 fois qu'il fait les mêmes mimiques, il te tape sur les nerfs et t'as le goût de le pousser à l'eau pour que la deuxième embarcation le récupère et avoir la paix!

Rendu à l’île (j'ai oublié le nom (ou c'est Saona aussi!)) du lagon bleu, on saute hors du speedboat et on se baigne. En sortant du bateau, j'ai mis le pied sur une étoile de mer. Les photographes les ont amplement utilisés pour leurs clichés. Saviez-vous qu'une étoile de mer ne doit pas rester plus de 10 secondes hors de l'eau?


Après environ 45 minutes, l'excursion reprend vers l’île Saona. On nous arrête dans une sorte de labyrinthe de branches et d'eau et après quelques explications sur l'endroit, on repart. 

Ça doit être une très belle place pour la pêche (s'il y a du poisson!)
La veille de l'excursion, la représentante de Sunwing nous avait dit d'apporter du pain. Arrivé proche de l'île, nous devons lancer du pain à l'eau. Des magnifiques poissons de toutes les couleurs sont venus se régaler accompagnés, bien sûr, des mouettes! Cependant, les poissons me faisaient penser aux canards du parc Maizerets, c'est-à-dire, qu'ils ont tellement de bouffe avec les touristes qu'ils n'ont même pas faim!

Finalement, on débarque sur l'île Saona. Endroit paradisiaque, on se fait évidemment harceler par les vendeurs de cossins (dans le sud, tu ne peux pas les éviter, c'est comme le rhume l'hiver, ça te court après et des fois, ça pogne!).

Une chose très importante a été omise par notre agente de voyage : apporter de l'argent américain. Nous avions du canadien et des pesos dominicains (que même les dominicains ne veulent pas). Pour entrer au pays, ça te prend 10$ US ou 10 euros et en sortir 20$, 20 euros ou 900 pesos (là, la douane accepte les pesos). Les dominicains ne veulent pas non plus du dollar canadien même s'il est presque à la parité. Donc, ne vous faites pas prendre, apportez les 2 devises (pesos dominicains et dollar américain).

Gérald vient t'offrir son film, tu refuses ou accepte. Nous avons seulement accepté le cd de photos. Gérald expliquait qu'il vendait son film 40$ et se faisait 5$ chaque fois. Je lui ai offert Wilfrid Laurier. Encore là, il ne comprenait pas. Il n'était pas chaud à l'idée d'accepter de l'argent canadien, mais je lui ai expliqué le plus sincèrement que possible que pour ce 5$, il aurait presque la même chose en argent américain. Il s'est probablement dit que c'était mieux d'accepter ça que rien du tout.



Après 3 heures sur l'île, tu reviens en catamaran. Encore de la musique à tue-tête et de la boisson à volonté. Si j'exclus la musique, j'ai adoré ce retour sur la mer de Caraïbes. J'ai vu des oiseaux "kamikaze". Ils survolaient à ras l'eau pour ensuite disparaître dans la mer. Je ne les voyais jamais ressortir avec son butin.

Le catamaran arrête proche du "quai" et tu dois embarquer dans un speedboat pour revenir à la plage. Tu suis ton guide qui t'amène aux autobus. Il y a un endroit pour soulager tes petits besoins, mais ça pue à lever le coeur et c'est dégueulasse (merde qui dégouline sur le plancher par exemple).



Quand tu débarques à ton hôtel, tu es zombie et tu t'endors à 20 heures. C'était une belle excursion et maintenant que je comprends mieux les astuces des attrapes touristes, j'apprécie mieux.

vendredi 14 décembre 2012

La Première Guerre mondiale - John Keegan

Comme son titre l'indique, l'histoire de la Première Guerre mondiale, des problèmes liés aux monarchies en Europe au meurtre de l'archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, ce qui déclencha le premier conflit mondial. 

Malgré la croyance populaire, la guerre n'est pas commencée dans les heures qui ont suivi le meurtre. Plusieurs semaines ont passé et même si l'arrestation des meurtriers auraient pu calmer les tensions, cela n'a pas été le cas.

Je ne vous expliquerai pas les 518 pages d'explication, si les stratégies de la guerre (qui n'a pas été qu'un enlisement dans les tranchées), vous devez vous procurer ce livre.

Seule chose qui je vous dis c'est l'échec du plan Schlieffen, un général prussien qui avait concocté un plan d'attaque dont l'armée allemande devait être victorieuse après 40 jours. Ce qui n'a pas été le cas, les hésitations des hauts-dirigeants ou les problèmes de déplacement ou de ravitaillements ayant stoppé des attaques pourtant bien parties.

C'est alors que fort des apprentissages des guerres de Boers (pour les Anglais) ou russo-japonaises (pour les Allemands) des fortifications et des tranchées sont apparues partout sur les lignes de front.

À la fin de l'ouvrage, vous y trouverez les dizaines de notes de référence utilisées par l'auteur. Ce qui m'a particulièrement étonné est les suggestions de lecteur que Keegan nous donne afin que l'on comprenne mieux les stratégies militaires, la vie au quotidien en France (qui comptera 1,7 millions de morts à la fin du conflit), en Allemagne et ailleurs. L'auteur nous dit pourquoi nous devrions lire tel ouvrage si nous voulons comprendre telle situation. Vraiment génial!

Le livre inclut une douzaine de cartes démontrant la ligne de front, les mouvements alliés ou ennemis, sur terre comme sur mer. Déjà dans ces années de conflit, les Allemands possédaient des U-Boot qui coulaient les navires marchands et militaires. C'est le désir de frapper sans avertissement, sans offrir l'opportunité, par exemple, aux travailleurs des navires marchands de quitter leur navire avant d'être coulé, etc.

L'auteur nous fournit les bataillons que les futurs leaders nazis ont servi Hitler ou Rommel avec l'Alpenkorps (voilà pourquoi Hitler a crée l'Afrikakorps lors de la guerre d'Afrique du Nord) et autres. Seul Goering semble avoir été oublié.

Keegan est un excellent vulgarisateur, je vous conseille fortement ce livre qui explique ce qui mena, sans aucun doute, à la Seconde Guerre mondiale, encore plus meurtrière.

Acheter ce livre.

lundi 3 décembre 2012

Vacances!

Aujourd'hui est ma première journée de mes 4 semaines de vacances.

Je vais en profiter pour relaxer et vider mon crâne du stress vécu ces derniers mois.

Prochainement, je pars en voyage avec ma blonde en République Dominicaine.

Une chose est sûre, ça va faire du bien.

2012 aura été une année de bouleversements et de décisions. Cesser l'écriture (le goût n'est toujours pas revenu, même pas un petit peu), abandon de l'administration du club social au travail (j'ai assez du syndicat), réélection au sein de l'exécutif (deuxième vice-président), retour avec mon équipe de deckhockey, nouveau véhicule, convocation en cour à l'autre bout de la province et j'en oublie certainement.

En général, 2012 n'aura pas été une mauvaise année. Des épreuves, des joies, des peines, des réussites, des échecs, la vie quoi!

Oui, je sais, il reste décembre, mais ce sont les vacances et j'estime que rien de négatif ne peut m'arriver!

mardi 27 novembre 2012

Fatigue, péripéties et pension

Cher blogue, même si tu es moins lu, j’ai toujours le goût d’écrire quelques billets même si cela revient à parler « au vide ». Ça me fait du bien d'extérioriser ma mauvaise énergie.

Lundi passé, ma conjointe m’a texté au travail. Elle me demande de la rappeler. J’ai pris le message 1h30 après sa rédaction parce que j’avais beaucoup de courrier à trier et que la restructuration dans le but de couper des routes à mon bureau. Il y a donc des A.M.I (agent mesure itinéraire) qui notent tous les colis, les signatures, les produits spéciaux et entre ces chiffres dans leurs scanneurs.

Ensuite, des civils viennent compter une par une les lettres dans mon casier et les inscrivent sur un carton. Quand il a fini, j’attache mon courrier et je dois peser mes liasses à relais plus mon sac de facteur sur une grosse balance. Je dois calculer le nombre de circulaires nécessaires et les sortir en vrac. Qu’est-ce que cela veut dire? Laisse-moi t’expliquer.

La plupart des facteurs classent leurs circulaires directement dans leur casier. Ils font cela au retour de leur route et préparent le terrain pour le lendemain avant de s’en aller, leur journée de travail terminé. Donc, les lettres sont ramassées avec les circulaires et cela prend moins de temps pour partir le matin. Moi, j’ai décidé d’agir autrement. Je classe sans circulaire et lorsque je ramasse ma route, j’insère la circulaire à l’arrière de la lettre. C’est plus long, mais ma route a moins de courrier que les autres (mais elle est plus longue à marcher) et j’arrive à partir presque aux mêmes heures.

Cependant, cette semaine et la semaine dernière, il faut compter combien de portes je livre dans le tiers de circulaire à livrer cette journée-ci et les glisser dans les liasses à relais (un sac en réalité) et les prendre au fur et à mesure quand j’arrive à une porte.

Je me serai bien passé de ce recomptage, je pars plus tard, je fais des erreurs avec mon scanneur et je finis plus tard. Tout ça, deux semaines avant quatre semaines de vacances.

Je rappelle donc ma conjointe. Elle m’explique que le huissier et venu chez moi ce matin à 7h et que je suis convoqué en cour à Baie-Comeau le lundi suivant à 9h. Pourquoi? La mère de mon fils trouve qu’elle n’a plus assez d’argent de la pension alimentaire et demande donc un ajustement.

Wow, c’est le fun d’être poignardé ainsi surtout qu’elle m’avait assuré qu’elle ne le ferait pas. Ce ne serait pas son premier mensonge, la première fois que je me souviens, nous étions encore ensemble, elle affirmait travailler à un motel. Puisque les cellulaires étaient chose rare à cette époque, elle avait un pagette. Elle ne rappelait pas. J’ai appelé au motel et la dame m’a dit que le nom de cette personne ne lui disait rien comme employée. Je rappelle quelques jours plus tard, un monsieur m’affirme que ça fait 15 ans qu’il travaille à cet endroit et personne de ce nom n’a travaillé là. Cocu? Probablement. Mais ça a définitivement détruit la relation qui vacillait déjà dois-je le rappeler?

Voilà 2 ans, son papa était supposément très malade et ça n’allait pas bien. Je lui ai demandé à plusieurs reprises comment va son père et toujours la même réponse, ça ne va pas bien. Hier, l’homme était au palais de justice et semblait bien en forme. Je vais même t’en reparler plus loin dans ce billet. Sans compter les spectacles qu’elle allait voir en me refilant mon fils presque jusqu’à minuit (je travaillais le lendemain à 6h30) en me disant qu’elle ne reviendrait pas trop tard ou les autres fois qu’elle disait qu’elle était prise dans une tempête sur la Côte-Nord. Fallait que je me vire sur un 10 cents et me trouve quelqu’un pour garder mon gars qui avait 6 ou 7 ans. Elle a déjà dit qu’elle avait lu mon blogue, mais n’aimait pas être traitée de menteuse, si je cherchais, j’en trouverai plus que ceux qui m’ont marqué.

Je raccroche avec ma blonde. Des larmes de rage montent aux yeux. J’ai le motton à la gorge. J’ai pourtant toujours payé pour les dépenses de mon fils. Mais ça ne fait pas son affaire. Elle trouve qu’elle doit se battre avec moi. Certes, j’ai refusé de lui payer un ensemble de neige et des bottes, il ne joue pas dehors et la rentrée scolaire, elle ne m’en parlait pas. Qui a décidé de partir sur la Côte-Nord? Pas moi, je déteste tellement cet endroit laid et… très laid.

Puisque c’est la première journée du recomptage, le boss de mes boss est présent. Je vais lui parler. La voix tremblante, je demande un congé spécial pour le lundi suivant. Ce n’est pas lui qui me l’accorde, c’est sa boss : la gestionnaire. Selon elle, un congé spécial est accordé si tu te lèves le matin et tu ne peux pas entrer travailler. Je dois pourtant me présenter en cour, à 5h de route de Québec. Voici donc la clause 21.03 de la convention collective urbaine :

21.03 Congé pour autres motifs 

Lorsque les conditions le justifient, un congé spécial payé peut être accordé à l'employée ou l'employé qui est empêché de prendre son service par suite de circonstances qui ne lui sont pas directement attribuables, y compris, mais non exclusivement, la maladie dans la proche famille telle qu'elle est définie dans la clause 21.02. Ce congé ne doit pas être refusé sans motif raisonnable. 

Jugez-en comme vous le voulez. Je sais que la gestionnaire ne me l’accordera pas, elle dit toujours non.

J’ai une grosse journée, je suis incapable de finir tôt, je suis en tab… je veux des réponses, j’ai parlé avec sa mère, mais vous savez bien que quelqu’un qui ne travaille pas ne se lève pas non plus donc vers 7h30 et 8h, je la réveillais.

Le lendemain, j’appelle une connaissance du dekhockey qui est avocat, mais au criminel. Il me guide avec la procédure, mais n’est pas habitué avec le familial. Je tente de rejoindre l’avocate qui était dans le dossier de 2006, mais elle ne fait plus de particulier. Je laisse un message à son collègue, mais lorsque je lui dis : « Je vais suivre votre conseil. » et il me répond : « Vous êtes mieux. » Son arrogance me fait reculer. Cependant, il m’avait conseillé de parler à l’avocat de madame. Il me tutoie gros comme le bras, comme si on avait élevé les cochons ensemble. Attitude non professionnelle, sauf qu’il agit ainsi avec tout le monde, méchant pas bon!

Finalement, un organisme me parle du justice de proximité. Des avocats à qui tu peux poser des questions concernant certains points juridiques. J’apprends donc que l’avocat de madame m’a laissé que 7 jours pour passer en cour tandis que la loi prévoit 10 jours, qu’il n’a pas à se fier à mon dernier talon de paie, mais au rapport d’impôt et je sais qu’il y a un formulaire sur le site du ministère de la Justice qui me permet de calculer la pension. Parfait, j’arriverai préparé, parce que, si vous ne l’avez pas deviné, je me représente seul.

À quoi bon nier les faits et dépenser des milliers de dollars pour me faire dire que le temps de garde a changé et que la pension doit être réajustée.

J’ai travaillé une journée au syndicat et j’écoutais les niaiseries du monde et je me disais que ces gens ne viendraient pas m’aider si j’ai des épreuves, même que j’ai raccroché au nez d’une membre parce qu’elle ne comprenait ni du cul ni de la tête pour une situation ridicule. On rédige des griefs parce que l’employeur n’accommode pas notre monde, quand il le fait, on pète les plombs autrement, que d’énergie perdue pour de l’enfantillage! 

J’envoie le chien se faire garder, ma conjointe prend une journée de congé (elle vient de Baie-Comeau) et dimanche matin, nous partons pour la Côte-Nord, nous dormirons chez une cousine.

Au palais de justice de Baie-Comeau, que ne fût pas ma surprise de voir son père, ce grand miraculé de la science (tant mieux, je ne lui souhaite pas de mal), qui a l’air en pleine forme. Finalement, tout se déroule comme prévu, l’avocat n’aime pas que je demande le vouvoiement, me menace de reporter la cause, je ne bronche pas. Il utilise mon talon de paie, je rétorque que c’est le rapport d’impôt qui prévaut, il refuse de voir mes chiffres et après un bref calcul, je constate que je vais gagner 1000$ de plus que le t4 de 2011, montant que j’ai utilisé pour calculer la pension mensuelle.

Autre chose dont je n’ai pas obtenu explication, c’est le montant du tableau de fixation des pensions alimentaires. Il me dit 6710, j’ai 6320 et sur un tableau disponible au palais de justice, je retrouve 6370 avec le montant disponible à la déduction. Tu sais blogue, s’obstiner avec un avocat, c’est comme s’obstiner avec un mur, ça ne mène à rien.

Mon gain majeur : l’avocat demandait un paiement rétroactif au 1er mai 2012, j’offris 1er janvier 2013 et j’ai obtenu 15 novembre 2012. Ce n’est pas si mal, cela représente des milliers de dollars qu’elle n’a pas à utiliser pour fumer. Oups, j’ai peut-être dit ce que je ne devais pas…

Lorsque j’ai quitté Baie-Comeau, je suis arrêté à Forestville, à la polyvalente de mon fils. Quelle tristesse de voir mon fils, seul, assis sur un banc, sans ami, la baboune au visage. Ça m’a fait un choc.

Je me suis assis à côté de lui et j’ai discuté avec lui. Ensuite, nous sommes partis rencontrer ses professeurs et son directeur. Et voilà le choc : déjà qu’il était surpris de voir son père qui n’existait pas dans ses fichiers (tu sais que j’ai toujours été présent pour mon fils), il tenait à me parler de mon garçon. Je peux t’affirmer que nous parlions du même ado, les mêmes problématiques et une mère qui ne s’implique pas. J’ai laissé mes coordonnées, mais comment intervenir quand l’école est à 4 heures de chez moi?

Comme à Québec, sa mère s’implique peu ou pas et laisse aller les choses jusqu’à ce que cela pète. Pour l’instant ça tient, mais la bombe à retardement va-t-elle sauter un jour? J’espère que non, mais j’aimerais tellement que mon gars ait des amis, qui changent d’attitude, qu’il aime la vie. Je trouve qu’il perd tellement de temps, mais comment lui dire? À cette étape, c’est lui qui doit changer, pas moi.

J’ai donc choisi un petit coin tranquille et j’ai fait un discours émotif comme j’en ai rarement fait. Juste écrire ces lignes provoque des émotions. J’ai tenté de lui faire comprendre bien des trucs (c’est entre lui et moi, désolé pour les détails blogue) et je me suis assuré qu’il savait que je l’aime, que je voulais le mieux pour lui, qu’il avait toujours une place chez moi s’il ne voulait plus rester sur la Côte-Nord et il m’écoutait calmement, sans broncher, il semblait comprendre se que je disais. Est-ce que les messages ont passé? Je ne le sais pas, l’avenir me le dira, mais malgré le palais de justice, le 2 heures que j’ai passé à l’école et la discussion avec mon fils m’ont redonné confiance.

Et pour finir, le soir, au dekhockey, un gars voulait se battre avec un de nos joueurs. Je l’ai donc ramassé avec un bâton élevé et j’ai été expulsé du match. J’attends pour connaître s’il y a suspension. Je m’étais juré de ramasser le prochain hurluberlu qui voudrait se battre contre un de nos joueurs, je me suis gâté. Geste inutile, peut-être!

Il me reste 3 jours de travail et j’ignore comment je vais réussir à tenir. Je me sens las, fatigué, le cerveau en compote. Des circulaires à la tonne, à sortir en vrac, incapable de sortir du bureau avant 10h, j’en ai mon casque, j’ai besoin de repos!

P.S.: Le but de ce billet n'est pas de discréditer l'autre, mais de montrer ma vision, mon amour et mes espoirs pour mon fils. Attention à ne pas voir de pernicieux dans ce qui n'en est pas.

samedi 24 novembre 2012

Tutoiement vs vouvoiement

J'ai horreur qu'on me tutoie lors d'un échange professionnel. Mon vendeur auto m'avait exaspéré avec sa façon de me tutoyer et ses mensonges et maintenant, c'est un avocat avec qui je dois négocier qui m'a tutoyé.

Même s'il est vieux et qu'il a l'âge de mon père et que je ne suis pas l'un de ses collègues, le vouvoiement est obligatoire.

Je suis peut-être vieux jeu, mais quand on doit discuter de droit, il faut se vouvoyer. Grave manque de respect et certainement de mépris de la part de cet avocat. Je remettrai les pendules à l'heure lundi...

mercredi 21 novembre 2012

La guerre à l'Est - August von Kageneck

Lorsque Hitler mobilise plus d'un million de ses soldats, le 22 juin 1941, pour attaquer les Russes, rompre le pacte de non-agression germano-soviétique et utiliser la stratégie du Blitzkrieg sur un front gigantesque, il ignorait à ce moment-là qu'il venait de changer le déroulement de la guerre. 

August von Kageneck a lui-même fait parti de ce front. Il a perdu un frère et beaucoup d'amis. Dans ce livre, il nous raconte l'histoire du 18e régiment d'infanterie-grenadier, régiment qui a combattu à Staritsa et Rjev, pour ne nommer que ceux-ci.

Il ne faut pas se le cacher, tout comme la bataille de l'Angleterre (les Anglais croyaient et étaient préparés à un débarquement Allemand sur leur territoire), l'Allemagne nazie a frappé aux portes de Moscou et si j'en crois le témoignage de l'auteur, un arrêt de 6 semaines avant l'hiver a permis aux Russes de se réorganiser et de contre-attaquer avec plus d'effectifs et de puissance.

Hiver rigoureux, pluie diluvienne, chemins impraticables, armes enrayées que les soldats devaient chauffer avant utilisation), bataillon décimé, la guerre à l'Est n'a pas été une partie de plaisir pour les soldats nazis.

Honnêtement, j'en avais (et j'ai toujours) marre de la Deuxième Guerre mondiale sauce Hollywood. Même le film " Il faut sauver le soldat Ryan " que j'ai beaucoup aimé ou la série " Frères d'armes " qui est basée sur les témoignages de vétérans apportent encore le concept le bon américain sauve le monde de la tyrannie. Je peux bien vivre avec cela, on demande aux américains d'être la police mondiale, mais faire passer les autres pour des tatas, j'ai un peu de misère avec cela.

Dans ce livre, on comprend que la Wehrmacht était mal équipée pour affronter les rigueurs de l'hiver 41, un hiver terrible (le thermomètre oscillait dans les -35 jusqu'à -50). Les soldats avaient les pieds gelés dans leurs bottes et les seuls bâtiments rarement intacts, délabrés, sales et infestés de poux (plusieurs soldats sont morts du typhus) servaient de QG ou d'hôpital de fortune et empêchaient les soldats de se réchauffer.

Ils ont combattu avec fierté, pour leurs camarades plus que leur patrie. Les soldats ne croyaient plus à la victoire du national-socialisme sur le communisme. Staline semblait bénéficier d'une armée à l'infinie (la Russie avait 250 millions de citoyens à l'époque) et les nouvelles technologies comme le chars T34 ont démoralisé et fait des ravages aux seins de l'armée allemande.

Un excellent livre qui révèle des noms de commandants, de caporaux, de lieutenants, de soldats, qui nous informe de la vie aux seins de la Wehrmacht, une armée qui avait perdu son caractère invincible, mais qui combattait malgré tout avec fierté, désespoir et les moyens du bord, faute d’approvisionnement.

Acheter ce livre.

samedi 20 octobre 2012

Esprit d'équipe et autres

Cette année, tous les joueurs de l'équipe de dekhockey avec qui je jouais l'an passé dans la catégorie D sont revenus pour une deuxième saison. Ce qui me fait peur, c'est que le niveau de jeu du D a monté d'un cran et on risque de manger des volées.

Vous allez me dire que je suis habitué et qu'une saison de plus ne changera rien. Je vous réponds que j'en ai mon tas de jouer dans des clubs qui sont dominés. Si on avait perdu 2-1, ce billet n'aurait pas été écrit.

Les trios à l'attaque ont été changés. On a un trio qui a du punch et qui récolte presque tous les buts et celui où j'ai été muté en arrache. Il en arrache parce que (et je ne dis pas cela pour me déculpabiliser ou m'enlever la responsabilité de mes erreurs lors d'un match) 2 attaquants sur 3 jouent seul et ne font aucune passe. Personnellement, j'essaie, mais les passes ne se rendent pas, on ne se voit pas sur le jeu. Ils me répondront qu'ils comptent des buts, je réponds que c'est vraiment plate de jouer avec du monde de même.

Ce qui m'écoeure c'est que moi, je n'ai pas le droit de lancer au but. Lors d'un 2 contre 1, si je ne reçois pas la balle, c'est correct. Frustrant terriblement frustrant.

Au dernier match, j'ai snappé sur le gardien et un joueur de mon trio s'est mis à crier. Avec le recul et quelques discussions, un doute est né dans mon esprit. Était-ce après moi qu'il criait ou après le déroulement du jeu? Moi, je pense au premier, mais lui dit le deuxième. Pas facile de parler dans cette équipe, trop de joueurs veulent avoir raison tout le temps et ne reconnaissent aucun tort.

C'est l'histoire de ma vie, tous les arguments que j'apporte offusquent les autres qui montent sur les grands chevaux et contredisent ce que j'amène sans jamais admettre que mon opinion n'est pas mauvaise. Bref, j'ai toujours tort, je suis toujours dans l'erreur. Hockey, syndicat, musique, c'est toujours pareil, j'amène de quoi, personne n'écoute. Je fais juste chialer.

Argument pour les faibles et les sans argument.

J'ai donc décidé d'avaler ma pilule, d'endurer mon sort, de ne plus participer aux discussions et de subir la saison avec comme objectif de rester en forme. Je joue actuellement de 3 à 4 fois par semaine, pas si pire le vieux!

Le capitaine m'a demandé de muter à la défensive puisque la nôtre est terriblement mauvaise. Je ne dirais pas que c'est un fromage suisse, mais le manque de rapidité et d'expérience n'aident pas. Je dois préciser que ce n'est pas moi seul qui peux changer cela, nous sommes une équipe. Si je soutire la balle à l'adversaire, mais que je ne peux pas la passer à mon ailier, je ne suis pas plus avancé. Si nous passons 8 minutes sur 10 par période en zone défensive, ça ne changera rien à la situation actuelle. Pour le moment, je préfère être à la défense, le stress est différent et le rôle aussi.

Cependant, ce n'est pas une position que je déteste. Oui ma production offensive va en souffrir, mais si j'empêche des buts pour gagner des matchs, ce sera ça de mieux! Par expérience avec l'équipe, je doute de recevoir beaucoup de passes d'un joueur à l'avant et ce, même si je me suis démarqué. Un ou deux joueurs vont le faire, mais ils sont 6 attaquants...

Au moins, je sais quoi faire à cette position, ma petite expérience va balancer mon manque de talent et mon âge (oui, 38 ans, ça commence à paraître contre des jeunes de 25 ans).

Au dernier match, l'équipe adverse a fait ce qu'il voulait avec nous. De belles passes, des one timers, écouler 2 5 vs 3, on n'était pas de taille et j'ai bien peur que ce soit l'histoire de la saison. Contre ces clubs, nous devons jouer l'homme, est-ce que les joueurs en sont capables? Je crois qu'on risque de se battre pour ne pas finir dernier.

Et l'esprit d'équipe, la raison de ce billet, est une invention, une fiction. Les gars s'engueulent entre eux, se blâment et cela créent des frictions, etc. Je n'ai pas le goût de vivre ça. Je me serais bien passé de ce conflit. Au dernier match, j'ai quitté 2 fois pour le vestiaire. Je n'accepterai pas de me faire crier après. J'ai même songé à quitter l'équipe pour une autre très bonne qui cherchait des joueurs. Oh que ça m'a effleuré l'esprit.

Je ne dévoilerais pas ce que je vais faire dans les prochains mois si l'équipe atteint le seuil de médiocrité. Mes blessures à l'aine, à la fesse et au pied semblent presque toutes guéries, mais sait-on jamais, si elles reviennent, cette fois je n'irai pas empirer mon cas.

samedi 13 octobre 2012

Entente de principe

Vous n'avez peut-être pas lu que le STTP et Postes Canada sont parvenus à une entente de principe pour leur deux unités de négociation (urbaine et FFRS).

Les membres diront que le hic c'est qu'on a obtenu moins avec cette entente que l'entente initiale avant le conflit de travail. Ils ont raison. Mais le gouvernement Harper, anti-syndicat, bafoue les droits des travailleurs en empêchant le recours à la grève (qui n'est pas souhaitable, les gens ont maintenant des moyens alternatifs pour consulter leurs factures et envoyer des lettres).

Personnellement, je crois que c'est l'individualisme qui a tué notre rapport de force. L'argent est devenu le seul motif de retour au travail, fuck les avantages sociaux, fuck les congés de maladie, fuck le fond de pension, on veut notre paie.

Même si j'étais et je suis encore en parfait désaccord avec le mouvement étudiant dont les leaders auront réussi à se tailler une place au PQ ou dans un syndicat quelconque, je dois admettre que hormis le grabuge et le vandalisme, les étudiants montréalais (le conflit était concentré à Montréal, malgré quelques groupuscules çà et là au Québec) tenaient mordicus à leurs irréalistes revendications.

Pour ma part, nos membres voudraient toujours profiter des avantages de la convention collective, mais jamais des désavantages. Quand ils sont lésés, ils nous appellent pour se plaindre, quand l'employeur fait respecter des clauses liées au travail ou au placement, si ça élimine un congé ou empêche de finir tôt, on se fait rabrouer les oreilles.

Bref, ça prendrait une convention collective pour monsieur X, madame Y, monsieur A et monsieur B avec que les avantages pour eux.

Ça ne fonctionne pas ainsi, il y a de bons et des mauvais côtés pour tout le monde. Il faut vivre avec. Les membres vont crier après nous, mais le vote de ratification va passer fort, j'ai aucun doute là-dessus. Il faut passer à autre chose, battre nos concurrents, rester compétitif, se positionner comme entreprise concurrentielle. D'ailleurs, j'avais écrit sur mon Facebook que selon un sondage Léger marketing, les facteurs étaient le sixième métier dont les gens font confiance avec 85%. Ce n'est pas les gestionnaires ni les penseux qui  a amené cela, mais tous et chacun.

Un autre aspect qui me défrise : celui des gens qui ne font pas leur boulot correctement. La folie de vouloir finir avant d'avoir commencé. Nous sommes payés pour faire un job, faisons-le! Je suis intraitable sur ce sujet. Le client paie pour un service il faut le donner!

Vous ne voulez pas le lire, mais il y a beaucoup de schizophrénie et paranoïa parmi nos membres. J'ignore comment ces gens ont réussi à être engagés, mais je ne sais quoi faire avec eux car ils n'écoutent pas. Ils monopolisent beaucoup d'énergie et parce qu'ils n'écoutent pas ce qu'on leur dit, ils restent sur la défensive et la peur.

Je tiens encore à rappeler que je ne suis pas psychologue ni psychiatre, je suis facteur dans l'exécutif syndical. Il y a des professionnels payés pour vous aider. Avec nous, limitez-vous aux questions de la convention collective!

mardi 9 octobre 2012

Sensationnalisme

Dominic Maurais est certainement l'un des meilleurs journaliste/animateur à la radio. Il fouille et trouve toutes l'informations pertinentes.

J'étais membre radio pirate depuis le début en 2006, mais depuis que je suis dans l'exécutif je n'ai plus le temps de l'écouter, sauf quand je travaille à mon itinéraire.

De plus, une heure a été coupée à l'émission passant ainsi de 4 à 3. Avant l'effondrement dans l'indifférence et la fermeture obligée de Soleil Noir, j'avais offert à Jeff Fillion de publier son fameux livre qu'il parlait en ondes depuis plusieurs années et j'étais très sérieux. Il disait avoir commencé, mais que l'éditeur avait reculé. Pas moi, j'avais rien à perdre et avec un nom qui attire autant les foules, j'aurais peut-être sorti Soleil Noir de l'indifférence. J'aurais scindé Soleil Noir en 2 entités différentes, l'une pour les romans de l'imaginaire et l'autre pour la littérature en générale. Fillion n'a pas cru bon me répondre oui ou non.

J'ai flushé RP parce que le rapport qualité/prix ne me satisfaisait plus.

Pour Maurais, je parle de ses commentaires sur le STTP qui va à Cuba. Il disait que les cotisations des membres allaient payer un trip aux gens. J'ignore si ça paie un trip, mais une chose est sûre, l'annexe R, celle qui explique ce fond international, ne reçoit pas un sou noir des membres.

Voici l'annexe R :


ANNEXE « R »
FONDS POSTAL INTERNATIONAL
1.  Les parties reconnaissent qu’il est 
souhaitable que le Syndicat et ses membres participent 
davantage à des activités syndicales internationales. 
2.  En conséquence, la Société convient de 
contribuer à un Fonds postal international (« le fonds ») 
établi et administré par le Syndicat conformément aux 
dispositions de la présente annexe.  
3.  Le fonds est utilisé exclusivement pour 
permettre au Syndicat et à ses membres qui sont des 
employées et employés de la Société de développer et 
d’entrenir des relations et des échanges avec des 
travailleuses et travailleurs des services postaux d’autres 
pays et leurs syndicats.  Le fonds est également utilisé 
pour faciliter la participation de tels membres du Syndicat 
à des activités syndicales internationales. 
 Le STTP convient que le fonds ne peut être 
utilisé pour financer des activités qui pourraient porter 
préjudice à la Société ou ternir son image.  
4.  La Société convient de verser au fonds un 
montant maximum de deux cent mille dollars (200 000 $) 
par année financière de la manière prévue ci-après. Le 
solde du fonds en fin d’exercice est, le cas échéant, 
reporté à l’année financière suivante.  
5.  La Société dépose dans le fonds, dans les 
soixante (60) jours suivant la fin du trimestre commencant 
après la date de signature de la convention collective, la 
somme de cinquante mille dollars (50 000 $). - 470 - 
6.  Dans les quinze (15) jours suivant la fin de 
chacun des trimestres suivants, la Société dépose une 
somme de cinquante mille dollars (50 000 $) dans le 
fonds.  
7.  Le solde du fonds ne doit, à aucun moment, 
excéder deux cent mille dollars (200 000 $).  Si un 
versement doit entraîner un dépassement de cette limite, 
le montant du versement est réduit en conséquence.  
8.  Les débours effectués par le Syndicat à 
même le fonds ne peuvent, au cours d’une année 
financière donnée, excéder le montant total de deux cent 
mille dollars (200 000 $). 
9.  Le Syndicat maintient une comptabilité des 
sommes reçues et des sommes déboursées par le fonds.  
Il lui incombe en outre de veiller à ce que les livres 
comptables et les transactions du fonds soient dûment 
vérifiés par un cabinet de comptables agréés reconnu.  La 
Société peut demander des explications sur des dépenses 
du fonds et le Syndicat doit s’assurer que les débours 
effectués à même le fonds sont conformes aux 
dispositions de la présente annexe.  
10.  Dans les trente (30) jours de la fin de 
l’exercice du fonds, le Syndicat transmet à la Société des 
états financiers dûment vérifiés certifiant que toutes les 
dépenses engagées par le fonds l’ont été en conformité 
des fins poursuivies par le fonds.  
11.  Les obligations de la Société en vertu de la 
présente annexe cessent si le Syndicat déroge à l’une ou 
l’autre des dispositions qui s’y trouvent. 

Ceci est bien écrit et clair pourtant. Je dois donc conclure que Maurais ne recherche que le sensationnalisme et les bévues ou bizarreries syndicales. Moi aussi je trouve cela con. Je continue à dire (et c'est mon opinion personnel) que le STTP devrait combattre la fermeture des bureaux de poste au Canada avant de demander la libération de terroriste.

J'ai communiqué avec Maurais qui m'a répondu à ce sujet. Je lui ai expliqué ce que je vous explique dans ce billet et j'espérais qu'il spécifie son erreur le lendemain à son émission. Je me doutais bien que rien ne serait dit et je ne m'étais pas trompé.

Maurais comme Occupation double ou Un souper presque parfait ou le téléjournal cherche le point noir sur la feuille blanche, celui qui fera réagir le monde afin de s'attirer des côtes d'écoute et gagner le sondage BBM  pour être en bonne position pour négocier son salaire.

Il m'est impossible de continuer à écouter son émission.

vendredi 5 octobre 2012

Irresponsabilité

J'ai souvent déploré sur mon blogue la violence au dekhockey (en paroles et en gestes). Cette fois-ci, c'est arrivé pendant un match pré-saison contre l'équipe invaincue l'an passé : IGA des Sources.

Je vous avoue que je ne me souviens pas vraiment de l'origine de cette violence. Manu m'a dit que c'était après s'est fait ramassé plusieurs fois par le fameux 91, Dion pour ne pas le nommer.

Grande gueule, agressif, baveux, Dion a tout pour déplaire à l'adversaire. De plus, son lancer frappé donne la frousse.

Ce que me pue au nez, c'est son invitation au combat à notre capitaine. Bagarre pendant la partie et surtout, parce que les arbitres l'ont expulsé, après la partie. Il est resté sur le bord de la bande nous lançant des insultes et invitant encore notre capitaine à se battre. Ma conjointe était présente dans les estrades et m'a raconté que Dion a dit à l'un de ses joueurs que si notre joueur ne fermait pas sa gueule il allait lui régler son compte dehors.

Woooo, c'est juste une partie de dekhockey, en pré-saison en plus.

Après le match, proche des vestiaires, Dion a réitéré son offre et, c'est ici que la coupe déborde, a bousculé une enfant de 5 ans, l'enfant de la conjointe de notre capitaine. Ce dernier était dans tous ses états et ne savait plus quoi faire. S'il n'avait pas resté sur son incertitude, cela aurait pu dégénérer.

J'ai écrit une longue lettre au président de la ligue pour m'offusquer de ce comportement, des paroles et j'ai demandé une suspension exemplaire. Honnêtement, je ne m'attendais à rien de dissuasif dans la sanction de la ligue et je n'ai pas été déçu.

La ligue a prétexté que c'était la parole du capitaine contre Dion et a suspendu le 91 pour 3 matchs. Pourquoi? Parce qu'il est revenu sur la surface à la fin du match... Rien contre les actes et paroles précédentes. J'ai entendu notre capitaine mentionner au moins 3 fois aux arbitres (qui ont fait un excellent travail durant le match) que Dion ne devait pas revenir, mais les arbitres n'ont rien fait. Paroles démenties par l'arbitre en chef.

Aucune enquête n'a été faite. Il y avait plusieurs témoins : le marqueur (parce que les menaces de bagarre ont été adressées sur le banc des punitions et le marqueur est entre ces bancs), moi-même, ma conjointe et quelques joueurs des deux équipes.

Ce problème de non responsabilisation des actes est un fléau présent partout dans la société québécoise. Turcotte est l'exemple le plus morbide, triste et frappant. On attend toujours à la dernière minute qu'un évènement grave arrive pour agir. La prévention sont de belles mesures trop souvent ignorées. Au dek, comme dans la justice, le laxisme de ceux et celles qui disposent des lois et règlements et le manque de sévérité lors d'un geste répréhensible me font frémir.

Moi, je suis et serai toujours partisan de la liberté de l'individu, mais s'il commet un crime ou un geste méritant une punition, il doit la recevoir. Jamais, dans toutes les sphères de la société, les juges, arbitres ou autres démontrent une sévérité et un désir d'enrailler ces problèmes. On laisse des chances jusqu'à l'irréparable et après, on demande au gouvernement d'intervenir.

La ligue devrait créer une charte de "Violence tolérance zéro". Bannir toutes les paroles concernant les bagarres, la race, le talent du joueur, la religion, etc. Par exemple, premier geste : 10 match de suspension, deuxième : 20 match et au troisième suspendu pour la saison complète ou à vie. Sans remboursement bien sûr. Quand ça touche le porte-feuille, ça calme les ardeurs de certain.

* D'ajouter que je n'ai rien contre le jeu robuste, la rivalité ou un match intense. Si cela me dérangeait, je jouerais aux échecs. Peut-être que c'est l'âge ou mes cheveux blancs qui me font réaliser que la violence doit cesser. *

lundi 1 octobre 2012

La séparation - Christopher Priest

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, en pleine bataille d’Angleterre, les jumeaux Sawyer participent à leur façon à l’effort de guerre. L’un comme pilote de la RAF et l’autre comme ambulancier au sein de la Croix-Rouge après s’être enregistré comme objecteur de conscience. Dans la nuit du 10 au 11 mai 1941, lors de la tentative de Rudolf Hess de signer un accord de paix avec l’Angleterre, l’un de frère accepte, après la demande du Churchill, de discuter avec Rudolf Hess, l’adjoint du Führer afin de comprendre les véritables motivations de ce dernier.

Mais ce n’est pas juste cet aspect qui nous accroche à ce roman. L’histoire débute aux jeux Olympiques de Berlin. Les frères sont hébergés chez une connaissance juive. L’un des frères convainc l’autre d’aider Birgit, la fille du couple, à fuir l’Allemagne nazie pour l’Angleterre. Dès la finale de Kayak où les jumeaux Sawyer remportent une médaille, il fuit immédiatement l’Allemagne avec la fille.

Quand la guerre se déclare et que la France demande l’armistice, c’est le début de la bataille d’Angleterre, les avions britanniques spitfire contre les messerschimitt allemands. Toute l’action se passe pendant cet épisode.

Parce comme dans le roman La lance où Himmler n’est pas mort, mais un sosie, ici, c’est un sosie de Hess qui a tenté de signer un accord de paix avec l’Angleterre. Enfin, c’est ce que dit un jumeau Saywer (les jumeaux parlent parfaitement allemand) après une discussion avec le prisonnier.

Tantôt l’un, tantôt l’autre alternant avec la lecture de lettres entre Birgit, Joe ou Jack, d’interview, documents officiels, de recherches de l’historien Stuart Gratton, cette uchronie sur la Deuxième Guerre est captivante. La réalité modifiée intelligemment nous fait voir une facette intéressante de la bataille d’Angleterre.

Je pourrais vous en raconter pendant plus long, mais si j’ai réussi à piquer votre curiosité avec cette petite critique, vous serez plus satisfait d’apprendre les rebondissements par vous-même que sur un blogue.

Acheter ce livre.

mardi 25 septembre 2012

Aide aux parents

Mon texte intitulé Madame la fonctionnaire semble rejoindre des parents lésés par l'acharnement des fonctionnaires de la DPJ.

Une dame m'a envoyé un très long texte (en copie conforme Pierre Foglia, journaliste à La Presse) expliquant ses déboires, le caractère de ses enfants et sa détresse. Je suis vraiment touché que mes billets permettent à des mères victimes de la DPJ d'écrire leurs sentiments et leur vécu et je la remercie de sa confiance.

Madame, je ne peux pas vraiment vous aider via un petit blogue perdu dans la blogosphère. Je n'ai aucun pouvoir et comme vous, nous avons dû, moi et la mère de mon fils, affronter sans aide les intervenantes de la DPJ.

Mon fils gravite à la limite de l'intervention immédiate. Pour quelqu'un de l'externe, ses propos et ses agissements sont épouvantables et les parents l'ont laissé à lui-même. Avez-vous le réflexe de vous retourner quand un parent se fâche auprès de son enfant en public? Le jugez-vous? Pourtant, vous n'avez aucune idée de ce que l'enfant a pu faire depuis son réveil pour pousser son parent à bout. Mon fils requiert une intervention, mais son cas n'est pas assez urgent pour un suivi rigoureux. Son mutisme n'aide pas à le comprendre et à l'aider.

L'éducation ne s'apprend pas dans les livres. Des trucs peuvent être utiles, mais la plupart du temps, la théorie est irréalisable dans la pratique. Les gens et les fonctionnaires de la DPJ semblent oublier cet aspect. Les enfants battus, abandonnés, maltraités ou qui vivent avec des parents inaptes à s'occuper d'eux doivent être sauvés.  En théorie, c'est le mandat de la DPJ, mais je crois qu'elle s'attaque trop souvent aux mauvaises personnes. Dans mon cas, c'était la troisième fois et le dossier a toujours été fermé.

Madame et tous les visiteurs, si vous êtes victime d'abus de la DPJ, il existe un organisme, SaivDPJ, pour vous aider. Je suis qu'un citoyen ordinaire avec des problèmes ordinaires. Je n'ai aucun impact sur le gouvernement.

Je ne peux que vous souhaiter bonne chance.

lundi 24 septembre 2012

Madame la fonctionnaire (conclusion)

Aujourd'hui, en arrivant de travailler, la lumière du téléphone clignote, ce qui signifie que j'ai un message en attente.

J'appuie sur play. C'est madame la fonctionnaire. Elle ferme le dossier parce qu'elle a conclu que mon fils n'a jamais été abandonné à lui-même, qu'il y a eu une certaine amélioration du comportement à l'école et qu'effectivement, nous avons fait les démarches au CLSC ou au CHUL pour nous cogner le nez à des incompétentes ou du moins à des femmes (car ce sont toutes des femmes) qui ont des techniques discutables.

À ceux et celles qui consultent ce blogue, j'espère de tout cœur que vous n'avez pas un enfant à problème (je ne parle pas d'autisme ou de truc du genre) et que vous n'aurez jamais à vous justifier à une fonctionnaire de 20 ans.

Une adolescente qui veut aider un adolescent...

Enfin, c'est fini et positivement! Après tout cet acharnement, j'espère ne plus jamais avoir à me justifier à nouveau. Je ne suis pas un mauvais père, ni une mauvaise personne, je suis humain.

mardi 18 septembre 2012

Honnêteté

Cela ne m'est pas arrivé souvent qu'un auteur me demande de lire son livre et de le critiquer sur mon blogue, ce petit espace perdu au milieu de millions de blogues tous plus intéressants les uns que les auteurs (quand le sujet rejoint le lecteur).

Il est toujours intéressant qu'un auteur m'écrive en privé pour m'expliquer son point de vue au sujet de ma critique. Je n'ai aucun problème avec cela et au contraire, cela alimente les débats. Je n'ai aucun problème avec les gens qui n'ont pas la même pensée que moi, je demande juste qu'on respecte la mienne.

Dernièrement, j'ai dû informé un auteur que j'arrêtais la lecture de son roman parce que celui-ci ne parvenait pas à me rejoindre. Sur la centaine de critiques que j'ai écrites, les sujets sont variés, je n'ai donc aucun problème à lire quelque chose hors de ma zone de confort.

Dans ce cas-ci, après plus de cent pages lues, j'ai déclaré forfait, ne comprenant pas encore ce que l'auteur voulait me raconter. Cela m'était aussi arrivé après une cinquantaine de pages de Chronoreg qui, pourtant, devrait me rejoindre puisque Daniel Sernine écrit beaucoup sur le temps et les voyages dans le temps.

Comme la musique, ça prend plusieurs genres littéraires et plusieurs styles afin de plaire à un potentiel lectorat. C'est normal de ne pas aimer tel auteur ou tel livre. Un auteur connu et aimé de ses fans ou un auteur connu du milieu a plus de chances d'atteindre son public. Ici, je parle d'un auteur outre-mer que je n'avais jamais entendu parlé.

Je tiens à m'excuser encore une fois (je l'ai fais en privé) et je lui souhaite tout le succès possible avec son roman!

jeudi 13 septembre 2012

Madame la fonctionnaire


Elle a tout juste 20 ans, sort à peine de l’université, a trouvé un emploi au centre de protection et de réadaptation de l'enfance de la Côte-Nord, probablement parce que c’est plus facile de travailler quelques années en région avant d’appliquer par ancienneté dans les grands centres urbains. Elle n’a pas d’enfants, croit que la théorie de ses livres s’apparente à la réalité quotidienne et pourtant, elle a ton destin dans son « jugement ».

Et c’est triste que pour une deuxième fois, je doive défendre l’attitude de mon garçon à une fonctionnaire de la DPJ. Une jeune femme qui ne connait rien du cheminement que j’ai fait pour mon fils, qui répond au signalement d’une autre fonctionnaire, une résidente en pseudo-psy du CHUL. Une autre jeune universitaire sans enfant qui n’a aucune idée de la vie, ses épreuves et ses difficultés.

Parce que vivre 2 ou 3 peines d’amour ce n’est pas les épreuves de la vie. Parce qu’à 20 ans, en 2012, ce sont encore des adolescentes qui tentent de te montrer à éduquer ton adolescent qu'elle ne connait pas.

Dois-je vous rappelez, madame la fonctionnaire, que le premier signalement, par une autre ts du CLSC de Charlesbourg, s’est conclu avec un : « Vous avez parlé avec votre cœur de père, c’est cela que nous voulions entendre! »

J’ai dû encore une fois justifier les paroles « Je vais me suicider » de mon garçon, mention qu’il prononce, malheureusement, depuis l’âge de 7 ans. Je m’en souviens encore, il était assis sur le banc à l’arrière de mon véhicule, il se plaignait de l’école et avait dit : « Je veux rejoindre Claude (mon beau-père qui venait de mourir d’un cancer) dans le ciel. »

Comment, madame la fonctionnaire, croyez-vous que je me sens de donner la vie et d’entendre à cet âge qu’il veut mourir?

Comment, madame la fonctionnaire, diriez-vous à un enfant qui ne s’est pas lavé depuis 4 jours, qui sent fort et mauvais, qui porte le même linge taché depuis autant de jour et qui ne veut toujours pas aller se laver? Prend la tite débarbouillette avec le ti savon et fait de la moumousse sur tes tites papattes? Non, madame la fonctionnaire, ça ne fonctionne pas, j'ai essayé.

Comment, madame la fonctionnaire, vous qui savez tout grâce aux livres extraordinaires de votre université,  convaincriez-vous un enfant de manger la nourriture dans son assiette quand il te dit qu’il ne mangera pas de la marde? Il se couche à 2h du matin et toi à 21 heures, comme si je ne savais pas qu’il s’empiffre pendant que je dors…

Comment, madame la fonctionnaire, déplaceriez-vous un enfant du sous-sol, lui qui n’aime que les jeux vidéo et comment l’amèneriez-vous à s’intéresser à autre chose? J’ai fait de la musique, de l’écriture, je joue au dek, rien de cela ne l’intéresse. Je l'ai inscrit au soccer, à la natation, au karaté, il a essayé des trucs au primaire, mais rien ne l'intéresse. L'école c'est plate, c'est la seule chose qu'il pourra vous dire, s'il vous le dit, parce qu'il ne parle pas vraiment.

Pourquoi, madame la fonctionnaire, ne vous occupez-vous pas des enfants battus, séquestrés, qui arrivent gelés ou saouls à la maison et dont les parents ignorent le comportement? Ah oui, ils n'ont pas eu de signalement eux...

Vous feriez mieux que moi, madame la fonctionnaire, quand votre enfant vous exaspère et vous pousse à bout? Le chapitre 16 de votre manuel de cours de psychologie pédiatrique proposerait quoi comme intervention?

Non, madame la fonctionnaire, je ne suis pas parfait. Je suis humain. Comme papa, j’ai fait et je fais mon possible pour inculquer de bonne valeur à mon fils qui, comme une huitre, est renfermé sous sa carapace, bien dans son malheur, dans son négativisme, dans sa noirceur.

Non, madame la fonctionnaire, je ne me lève pas les matins en essayant de trouver une astuce pour dénigrer mon fils, il le fait bien lui-même, il n’a pas besoin de l’aide extérieure.

Et si, un jour, il pose le geste ultime, irréparable, incompréhensible, croyez-vous, madame la fonctionnaire, que votre intervention, si intervention il y a, aurait changé quelque chose? J’ai bien peur que non. Malgré votre échec, vous toucherez quand même votre pitance pendant que moi, je tenterai de continuer une vie normale, ce qui est impossible, admettez-le.

Retournez à vos bouquins et laissez-moi m’organiser avec mon garçon, il n’a pas besoin de la visite hypocrite d’une fonctionnaire payée avec MES taxes et MES impôts. Cela ébranlera encore plus sa minuscule estime de soi parce qu’il va se sentir exclu, différent et seul et à l’adolescence, madame la fonctionnaire, ce que pensent les autres, c’est important.

La vie est ainsi. Aucun livre et aucun psy ne peut régler les problèmes d’un enfant qui refuse de parler, qui se complait dans le négatif et le dénigrement, qui ne sort pas du sous-sol, qui ne veut pas jouer dehors. C’est lui, un jour, qui devra décider s’il désire continuer ainsi ou sociabiliser avec les autres, s’occuper de son corps et de sa santé. Pour le moment, ne pas écouter et s’opposer à ses parents est la norme et non, madame la fonctionnaire, aucun livre ne peut casser ce pattern et encore moins une jeune femme de 20 ans.

Je vous le répète, madame la fonctionnaire, je n’ai pas besoin d’un fonctionnaire, d’un juge ou de quiconque pour savoir quoi faire pour mon fils et encore moins de la DPJ, organisme qui se cherche des causes sans vraiment régler les vraies. Je saurai bien m'en sortir seul, je l'ai fais toute ma vie.

mardi 11 septembre 2012

La saveur du mois

En voie de disparition...
Depuis le lock-out de juin 2011, l'employeur prétend que ses revenus sont en chute libre.

Baisse de la poste-lettre;
Baisse de la messagerie;
Baisse de la médiaposte et pourtant, un investissement de 2 milliards de dollars pour moderniser l'équipement de tri du courrier. Pourquoi investir pour un produit en déclin? Le colis et la messagerie seront le nerf de la guerre grâce au commerce électronique.

Il y a une baisse du volume de courrier papier vers le courrier électronique. Il ne faut pas nier cette réalité. Par contre, nous soupçonnons l'employeur de contourner le système en redirigeant les colis payants chez Purolator qui leur appartient et avec qui une convention collective a été signée.

Cette destruction du service postal est vraiment dommage.

J'aimerais connaître la vérité. Pas la propagande de l'un ou de l'autre, la vérité. Pourquoi après 16 ans de profits tout tombe en ruine?

Les conservateurs y sont certainement pour quelque chose puisque sous le gouvernement Mulroney (lien ici et ici), plus de 1500 bureaux de poste avaient fermé au Canada dont plus de 200 seulement au Québec et le gouvernement Harper imite son prédécesseur.

L'employeur coupe, cela semble être sa seule priorité. Pas de trouver des nouvelles façons d'augmenter les revenus, de gagner de nouveaux clients, de s'offrir comme distributeur officiel des commandes Internet au Canada, de courtiser les gros expéditeurs, c'est de couper des postes qui l'intéresse.

Les premiers à écoper sont les FFRS qui livrent à plus de 300 boîtes à lettres rurales (BLR). Ils pourraient recevoir un véhicule conduite à droite. Présentement, ceux qui n'ont pas vu leur aide ergonomique coupé (comme je l'ai déjà expliqué dans un billet précédent, l'aide ergonomique est une personne assise sur le siège du passager et qui dépose les lettres dans les BLR. Le titulaire de la route n'a plus à glisser de son siège de conducteur jusqu'au siège du passager et revenir à sa position initiale avant de repartir vers le prochain point de livraison) devrait recevoir de mauvaises nouvelles dans les prochaines années.

Le FFRS pourraient être obligés d'utiliser le bras canadien (un bâton en aluminium avec une pince à son extrémité pour ouvrir le panneau de la BLR, déposer le courrier à l'intérieur et refermer le tout sans extension extrême du corps ou glisse sur les sièges). Donc, plus d'aide ergonomique, plus de paiement!

Du côté des facteurs à pied (urbain), la nouvelle saveur du mois est de forcer les malades à long terme déclarés en incapacité totale permanente par des gestionnaires de dossier de la Great-West et qui, selon ces gens, ne pourront jamais revenir travailler dans leur fonction d'origine, à prendre leur retraite prématurée. L'employeur menace ces malades d'un congédiement s'ils n'obtempèrent pas à la demande.

Wow, quel non-respect de la personne et quelle reconnaissance pour toutes ces années de ta vie que tu as passées au travail! Quand vous apercevrez la mention " Santé mentale " sur l'oblitération de votre timbre, pensez à cela.

Je veux bien croire qu'une entreprise n'a pas de coeur, que nous sommes tous des numéros, mais voilà l'une des raisons pourquoi je m'implique activement dans le Syndicat : pour des imbécillités de la sorte.

Je ne comprends pas l'acharnement des biens pensants à agir de la sorte. Peut-être que la haute direction devrait penser à couper dans ses frais d'avocats et accueillir les accidents de travail au lieu de tous les contester, à couper dans ses frais d'avocats en arbitrage au lieu de contester tous les griefs, même ceux qui démontre hors de tout doute que le Syndicat a raison, à grossir les routes au maximum (se fiant que les employé(e)s vont accélérer le pas, prendre des raccourcis, etc.) pour couper le plus d'itinéraires que possible donc des postes en moins, etc.

Ensuite, quand la m est vraiment prise, les laquais à chemises bleues menacent à leur tour les employé(e)s avec des entrevues disciplinaires et des congédiements. Les chemises bleues obéissent à leurs patrons qui leur ordonnent de nous taper sur la tête. Quand un évènement survient, que la coupe déborde, ces mêmes gens semblent surpris quand on leur dit que c'est des conséquences de leurs agissements.

Ceux de l'extérieur à qui j'ai parlé de l'attitude de l'employeur envers ses employé(e)s (employé(e)s qu'il déteste et veut les faire baver de toute évidence) n'en reviennent pas de ces traitements discriminatoires. Le harcèlement est de plus en plus difficile à prouver et certains superviseurs flirtent avec la limite.

Travail Canada, CSST, CLP, tous vous diront que l'employeur est un bon client et un client déplaisant. C'est un combat de tranchées sans pitié. Le slogan du STTP ne pouvait être mieux choisi : La lutte continue...

mardi 4 septembre 2012

La lance - James Herbert


Ancien agent du Mossad et détective privé, Harry Steadman se voit obligé de reprendre du service lorsqu’il retrouve sa partenaire assassinée et crucifiée sur la porte de sa maison. Steadnan accepte l’offre de l’agent du M15, Pope et se fait passer pour un acheteur potentiel auprès d’Edward Gant, un vendeur d’armes international. Cependant, Gant n’encourage pas seulement les guerres et les affrontements, il prépare, grâce à la nécromancie, le retour d’un des plus redoutables meurtriers du 20e siècle.

Quand Steadman accueille Pope à son bureau et qu’il refuse la proposition de l’agent du Mossad et que sa partenaire accepte en catimini et paie de sa vie cette décision, j’avoue que je trouvais le début pénible et long.

Certes, il y avait une raison pour Steadman de refuser, il avait toujours en mémoire la mort de Lilla lors d’une fusillade, Pope doit employer la manière forte pour persuader le détective de participer une dernière fois au plan du Mossad.

L’interaction entre le Mossad, agence de renseignement israélien et le MI5, celui de l’Angleterre, est crédible dans le sens que les deux agences se craignent et s’espionnent mutuellement. Puisque Gant est un Allemand, rien n’empêche le Mossad d’enquêter sur cet homme qui pourrait avoir des appartenances avec les nazis d’Adolf Hitler. Le contre-espionnage habillement mené avec un rythme qui vous laisse les yeux rivés dans les pages de ce livre mérite d’être mentionné!

D’ailleurs, chaque chapitre débute par une citation de Hitler, de Himmler à propos de la puissance de la race nordique, aryenne ou simplement la puissance de l’Allemagne sur le reste du monde. Cela témoigne de la folie des deux hommes.

L’aspect surnaturel m’a beaucoup plus. L’amour de Hitler pour Parsifal de Richard Wagner considéré comme la consécration du compositeur et l’inspiration de la pureté de la race amène un aspect que j’aime bien. D’ailleurs, la seule occasion que j’ai eue de vivre la passion pour le mysticisme de Himmler était dans le jeu Wolfenstein Return to Castle.

Il y a quelques erreurs de français comme « état dame » à la place de « état d’âme », des phrases mals construites comme : « Une vague d’air glacé le frappa, un froid beaucoup vif encore que celui qui régnait dans le passage. » ou deux points à la fin d’une phrase. Ça détonne aux yeux du lecteur (surtout état dame)!

La fin et la conclusion sont précipitées et comme d’habitude les Allemands sont pris pour des fous et deviennent des cibles dans un champ de tir. Malgré cela, j’ai adoré ce roman.

Acheter ce roman.

lundi 3 septembre 2012

Je n'ai pas ma pelle

Vous allez probablement me traiter de défaitiste, mais je ne crois pas au retour des Nordiques et je n'aime pas le projet public de la construction d'un amphithéâtre. Aujourd'hui se donnera les premiers coups de pelle de ceux et celles qui ont acheté leur pelle bleue à 10$.

L’initiateur du projet d'amphithéâtre n'appartient pas aux politiciens et aux groupes radiophoniques comme Radio X et Jérôme Landry qui se proclame à droite, mais défend contre vent et marée un projet public de 400 millions, et le FM 93 et Gilles Parent qui clamait à son émission qu'on avait pas le droit de jouer avec nos sentiments et que Mark Charest bullshitait. Et toi Gilles, joues-tu avec nos sentiments avec un retour de la LNH et ton appartenance au fan club de Régis Labeaume?

Le premier qui a parlé d'un éventuel retour de la ligue nationale de hockey à Québec est Mark Charest que tout le monde a ridiculisé. Dominic Maurais avait même révélé combien l'homme devait sur sa carte de crédit. Tout ce cirque avait pour but de détruite la réputation de Mark Charest.

Malgré l'amateurisme du projet, la passion pour le hockey et l'espoir de voir renaître les Nordiques revint palpiter le coeur des partisans.

Un autre projet a aussi été rejeté par le maire Labeaume. Entièrement privé, l'avocat Guy Bertrand avait trouvé les promoteurs et avait conclu le déménagement du casino inutile de Charlevoix à Québec (le contrat de location se terminant en 2015 je crois (malheureusement, je ne trouve pas de lien écrit)). Des investissements de 1 milliard. En bon social-démocrate, le maire Labeaume a presque envoyé paître l'avocat, le traitant même de menteur.

Les gens de J'ai ma place avait pour but de trouver quelques millions pour le projet, mais le montant stagne depuis plusieurs mois. Québec n'est pas une ville riche, malgré le plein emploi. Le groupe n'a plus vraiment sa raison d'être puisque le projet d'amphithéâtre sera payé par toute la population du Québec et de la ville de Québec et son agglomération. Comment peut-on réserver un siège dans un projet public?

Ce qui me fait peur dans ce rêve, c'est que tout projet public vient avec des dépassements de coûts. Le nouvel amphithéâtre de Pittsburgh a coûté 321 millions de dollars et ils ont un des clubs les plus excitants sur la glace. Pourquoi 400 millions et en bois (cela a-t-il changé?) de surcroît? Parce que Régis 1er l'a demandé?

Quand on va nous annoncer que ça coûte plus cher que prévu, décontamination du sol, main d'oeuvre, coût des matériaux, taxes, etc., le maire de Québec annoncera qu'il n'arrive plus à payer, qu'il faut augmenter le compte de taxe de 500$ par citoyen sur 20 ans plus d'autres frais. Deux décennies plus tard, les gens n'auront aucun ou peu de souvenir du 500$ de surtaxe et personne ne lèvera la main pour rappeler aux autorités en place qu'on s'est fait mentir, voler et arnaquer pour un projet ambitieux et surtout inutile pour le moment parce que les seuls locataires seront les Remparts. L'argent servira à autre chose, mais pas à rembourser la dette qui explose sous le règne Labeaume.

J'espère me tromper, mais je n'ai pas confiance au maire Labeaume. Je ne comprends pas qu'il possède un taux de satisfaction aussi élevé quand son seul projet d'envergure a été l'embauche de Daniel "Paul McCartney" Gélinas. Jean Charest a tenté de naviguer sur la popularité du maire Labeaume pour gagner des votes et conserver le pouvoir (n'oubliez que les politiciens travaillent 1 mois au 4 ans, le reste, ils tentent de vous convaincre de les réélire). Heureusement, la population n'est pas dupe et moi aussi, je me suis fourvoyé, le libéraux pourraient terminer troisième!

Petite précision : je veux moi aussi un amphithéâtre et je veux le retour de la LNH, mais je refuse de payer autre que mon billet si je me présente à un match ou un spectacle. Ce projet devait être privé, j'aurais même été prêt à un PPP. Ah, le royaume des subventions...