vendredi 25 février 2011

La retraite à Ti-Brin

Ce soir, je participe à la fête donner par mes consoeurs et confrères pour fêter la retraite de Jacques « Ti-Brin » Brind'amour.

Un monsieur que j'appréciais beaucoup lorsque je travaillais au 300 rue Saint-Paul, avant la fermeture. Avec René et Réjean (qui sont parti à la retraite sans le dire à personne en décembre, mois que je prends mes vacances), c'est l'un des derniers à partir profiter de la vie après 37 ans de service (il était trop jeune pour partir pleine pension).

Pourquoi je vous en parle? Parce que dans les 2 dernières années, ce monsieur s'est fait harceler, diminuer, agresser psychologiquement par mon bon employeur. Pourquoi? Parce que Jacques réclamait des heures supplémentaires. Tu es trop vieux, prends ta retraite ou choisis une route motorisée, étaient les phrases préférées des superviseurs.

On l'a convoqué en entrevue disciplinaire et suspendu sans aucune hésitation. Comme si ce monsieur ne pouvait pas faire son travail. On ne lui réprimandait pas d'avoir livré une lettre à la mauvaise adresse, d'être trop absent ou de recevoir trop de plaintes des clients, mon confrère réclamait du surtemps parce que depuis la restructuration des routes, la sienne était devenue trop grosse. Il a été en arrêt de travail pendant un bon bout de temps. La mine basse, il était désespéré, il ne comprenait pas les raisons de cet acharnement. Nous non plus d'ailleurs.

Voilà maintenant l'heure de la retraite et comme pour bien d'autres, elle est bien méritée!

mardi 22 février 2011

J'ai tilté!

Aujourd'hui, je me suis pogné avec un client et croyez-moi, ça m'arrive très rarement de réagir de cette façon. Voici ce qui passé :

Je marche sur le trottoir et j'arrive devant l'adresse d'un client.Je sens une odeur de pot. Un banc de neige à la hauteur de mes genoux m'empêche de me rendre à la boîte aux lettres. Je remarque que je pourrais emprunter l'allée déneigée de la maison voisine (elle se rend à une porte de secours ou je ne sais trop) et me rendre ainsi à sa porte.

Je n'ai cependant pas à faire cela. Ma route est faite en sorte que je dois marcher à un endroit précis et non pas emprunter les entrées des voisins pour satisfaire ceux qui ne veulent pas donner un coup de pelle. Surtout que cette année, on s'entend que la neige, on ne bat pas de record!

je suis de l'autre côté de la rue et le client sort et me demande si j'ai du courrier pour lui. Je lui indique que je n'irai pas livrer à cause de son entrée. Risque de blessure : possibilité faible, mais si ça arrive, c'est moi qui vais souffrir. Déjà que je suis faible des chevilles, elle renverse facilement, je dois jouer au hockey avec des chevillères. Il insiste pour que je passe par le chemin alternatif. Je refuse.

- Pellete ton entrée, que je lui dis.

- Je n'ai pas le temps, qu'il me répond.

Et là, je tilt! Ce gars sur l'aide sociale, qui fume du pot (j'ai trouvé d'où ça venait!), qui ne fout rien de sa journée, ne peut pas mettre son manteau et déneiger son entrée!?

Je l'envoie paitre, on échange des gros mots.

- C'est quoi ton nom, qu'il me demande mon nom.

- C'est pas tes affaires que je rétorque,

- T'as peur de perdre ta job, qu'il me crie.

- Pis toi, t'as peur d'aller travailler? que je demande.

Il me traite de fif et de tapette, ça me fait rire. Je m'éloigne et je l'entends m'insulter. Je l'ignore. Il entre dans sa maison, mais la porte n'est pas fermée. J'entends : « Tu vas me r'voir. » Je me retourne et lui lance : « Tu veux que j'appelle la police? Qu'on s'engueule ça passe, mais les menaces, c'est la police qui va régler ça! »

Il sort et dit : « Appelle là, la police! » et il claque la porte. Je n'aurai pas hésité si ma sécurité aurait été menacée.

La morale de cette histoire : oui, je l'avoue, j'ai manqué de tact, de diplomatie et de patience. Je fais toujours très attention à mes paroles, je crois que mes clients sont très satisfaits de mes services. Me faire dire comment travailler, par un paresseux, qui se gèle la face au lieu de gagner sa vie (il était 13h et ne me dites pas qu'il travaillait de nuit!) et qui me dit qu'il n'a pas la temps de déneiger son entrée, non, ça ne passe pas. J'aurais dû me retenir, mais fallait que ça sorte! Je promets de faire plus attention la prochaine fois!

dimanche 20 février 2011

Tourner autour du pot

Voilà probablement la pire des choses que l'on peut faire lorsqu'on écrit une histoire de fantastique :

J'avais écrit un remake d'Aladin, version 2010. Malheureusement, le manuscrit va rester dans le disque dur de mon ordinateur et ma clef usb. La raison des refus est que le fantastique n'était pas assez franc, pas assez utilisé.

En résumé, j'ai écrit sur le thème « Qu'est-ce que ferait un cave avec le pouvoir d'exprimer des voeux pour changer sa vie? »

Ce dont je suis particulièrement fier de ce roman de 189 pages, c'est que j'avais bien réussi à faire haïr le personnage. Si le lecteur utilisait un chemin X, Richard (mon personnage principal), en prendrait un autre. Il détruit tout sur son passage, surtout le noyau familial.

Un autre aspect que j'avais bien réussi était que rien n'arrivait pour « dépanner l'auteur ». Toute l'histoire, du contrat que Richard signe pour accepter de posséder un tel pouvoir à ses choix quotidiens, tous fonctionnaient à merveille! Pas parfait, j'en conviens, mais ça marchait!

Alors, où est le problème si ce manuscrit est si bien? L'aspect psychologique est trop privilégié par rapport à l'aspect fantastique. Je me retrouve dans un entre-deux, une zone grise littéraire si on veut. De un, les quelques maisons d'édition qui publient ce genre vont me refuser avec, comme raison principale, le fantastique non exploité et les autres, ne publient pas dans ce genre. Donc, d'une façon ou d'une autre, je suis out!

Donc, sachez bien ceci, que ce soit une nouvelle, une novella ou un roman, soyez franc, utilisez l'aspect qui différencie votre histoire d'une autre, car maintenant, il ne vous reste qu'une chose (et non la moindre!), écrire une histoire qui séduira le comité de lecture!

samedi 19 février 2011

Un dodo de 22h

Certains d'entre vous vont peut-être se reconnaître, moi, c'est la première fois que cela m'arrivait.

J'ai dû quitter la réunion vers 11h pour me coucher vers 11h30. Arrivé à la maison, je me suis couché pour me lever ce matin à 8h30 (et je crois que si je ne m'avais pas forcé à me lever, je dormirais encore!).

Mal de tête, nausée, étourdissement, bref, j'avais de la misère à vivre. Espérons que je ne contamine pas les touches du clavier!

Pour le reste, ça peut aller!

Bonne fin de semaine!

mercredi 16 février 2011

L'arrière-train

Voilà ce que je dois me botter parce que je n'ai pas écrit un seul mot depuis que j'ai terminé ma nouvelle comme si je venais de grimper l'Everest et que je devais souffler un peu.

J'ai trois projets qui m'intéressent plus que les autres. Je veux les relire, ajouter des trucs, continuer le récit, réfléchir un peu, décrire où je m'en vais avec ça, ce que j'enlève, bref, continuer le processus.

Mes doigts sont engourdis par le manque d'exercice, je n'ai pris aucune note comme si j'étais figé dans le temps.

Mais je sais que dès que je m'aurais auto-botté l'arrière-train, je porterai ce projet jusqu'au dernier point!

mardi 15 février 2011

Perdu et retrouvé

Les enfants me font bien rire. Par exemple, tu remarques qu'il reste 5 fourchettes et là, tu leur demandes s'il ramène leur boîte à lunch de l'école. Évidemment, ils ne le savent jamais, ce n'est jamais de leur fautes et l'enquête s'arrête là.

Quand c'est pas toi qui paie...

lundi 14 février 2011

La part de l'autre - Eric-Emmanuel Schmitt



Et si Hitler avait été accepté à l'Académie des Beaux-Arts de Vienne, l'Histoire aurait-elle été différente?

L'auteur a écrit un récit d'un Hitler ami des Juifs, qui fait l'amour à toutes les femmes qu'il rencontre, qui a des sentiments amoureux et plus tard, des enfants! Il vend des toiles, aide ses amis, ne comprend pas l'antisémitisme, etc. Il a été mobilisé lors de la Première Guerre mondiale et son commandant, un juif, lui a fait remettre une médaille. Adolf H. (c'est ainsi que l'auteur l'écrit quand il parle du Hitler virtuel) apprécie ce geste et l'homme.

J'ai lu 4 ou 5 ouvrages parlant d'Hitler, je sais comment il a trouvé ses motivations pour accéder au pouvoir et comment sa haine des juifs est née. Ici, l'histoire est constamment entrecoupée de la vraie origine et de celle inventée. Dès le début, cela m'a titillé. Quand je recommençais la lecture après quelques jours, le fait de devoir me taper une dizaine de pages de la vraie histoire m'éloignait de celle qui m'intriguait.

D'ailleurs, de voir Hitler coucher avec tant de femmes, flirter, participer à des soirées mondaines, rencontrer Freud pour comprendre pourquoi son blocage avec les femmes a créé un certain malaise chez moi. L'auteur ne s'en cache pas, c'était le but recherché. Plusieurs de ses amis faisait des pressions pour qu'il n'écrive pas ce livre. Il parle du déroulement de son projet pendant les 30 dernières pages.

Le livre aurait pu être coupé de moitié. Au pire, l'auteur aurait pu le séparer en deux, première partie : Adolf H. accepté à l'Académie, deuxième partie : Hitler, le führer. Schmitt n'a rien oublié sur les relations du dictateur. Geli, sa nièce qu'il était amoureux et qu'il voulait épouser, est présente. Le livre que j'ai lu à ce sujet apporte beaucoup de crédibilité à l'histoire. Je commence aussi à comprendre pourquoi Alexandre Najjar, auteur de Berlin 36, m'a dit qu'Hitler était mou avec les femmes. En fait, l'homme avait une peur bleue des femmes, elle le répugnait. L'acte sexuel, pour lui, était un échange de fluide dégoûtant, il devait rester pur, c'était son avenir et celui de l'Allemagne.

Un bon livre qui aurait été meilleur si l'auteur avait concentré ses efforts sur l'aspect Adolf H. Maintenant, je dois trouver un livre qui parle de la relation d'Hitler et des femmes. Avez-vous des titres à me suggérer?

Acheter ce livre.

vendredi 11 février 2011

La discorde

Je déteste la discorde, pourtant elle semble me suivre partout!

Par exemple, présentement, nous sommes dans une phase cruciale de négociation de la convention collective et pourtant, nous nous entredéchirons. L'une voudrait être libérée plus souvent, trouve que nous la tassons pour faire travailler d'autres personnes. Depuis l'élection, son ego a grossi au point que la situation devient intolérable.

Le problème avec ce type de personne c'est qu'elle ne sera jamais satisfaite, peu importe ce que vous faites. Décrochez la Lune, elle va demander Jupiter...

Comme dans un couple (je le sais, je le vis, et je l'ai vécu) l'argent alimente la discorde. Faire telle activité, dépenser pour tenir telle session d'information, etc. L'ancien exécutif, qui pleure encore d'avoir été tassé parce qu'il a été pris la main dans le sac, laissons le compte de banque sans le sou. En serrant la vis, nous avons remis les finances dans le positif. N'est-ce pas fantastique?

C'est l'employeur que nous devons combattre, pas nous. C'est lui qui détruit nos conditions de travail, qui tape sur nos membres, qui manigance plein de trucs, nous en avons déjà plein les bras avec lui, il faut en plus endurer les pétages de coche... Vraiment, on a besoin de ça comme d'une claque sur la yeule!

Juste à titre informatif, je ne suis pas plus présent au syndicat. Je travaille sur ma route presque tout le temps et quand je suis libéré c'est pour des cas spécifiques qui requièrent le rôle de 4e vice-président. À voir des arnaques partout, on passe à côté des bonnes choses. Le bon côté? J'ai terminé ma nouvelle et je l'ai envoyé, j'attends la confirmation avec l'accusé de réception!

mercredi 9 février 2011

Drôle de vidéo!

Ce n'est pas dans mes habitudes de mettre des vidéos et j'essaie de parler le moins que possible de politique. Cependant, j'ai découvert ce petit clip qui m'a fait bien rire. Voici le lien : ici.

lundi 7 février 2011

Le parcours du premier roman - Jean-Michel Barrault


Les aventures d'un nouvel écrivain dans ce monde qu'est la jungle de l'édition.

Étienne Caradet vient de terminer son manuscrit. Il est fier comme un paon et croit son oeuvre prête à être publiée. Ses amis, sa famille, tout le monde aiment ce que l'auteur en devenir a écrit. Sous les conseils d'un de ses professeurs qui a un contact dans l'industrie de l'édition, il soumet son manuscrit à cet endroit.

Alors, voilà, avec notre ami Étienne, nous passons par toutes les gammes d'émotions, toutes celles qu'une écrivaine ou un écrivain en devenir doit vivre quand il poste son manuscrit. Ne nous comptons pas de blague, nous croyons tous que ce que nous envoyons mérite d'être publié et qu'en modifiant quelques points et quelques virgules, nous apercevrons notre nom sur les meilleures tablettes! Erreur!

Ce que j'aime de ce livre c'est qu'il nous raconte la réalité en expliquant les motivations du marché, l'attente du public, les critiques des médias, etc. Par exemple, si Étienne croit vendre 10 000 livres et faire 100 000$ sur son produit, l'auteur nous sort les chiffres et décortique le pourcentage qui va à l'auteur, au libraire, au distributeur, à l'éditeur.

Étienne n'est pas toujours d'accord avec la direction littéraire. Étienne comprend vite qu'il est nouveau et puisqu'il ne souhaite qu'une chose, voir son nom sur les tablettes et vendre son oeuvre au public, il doit suivre les conseils et les exigences de l'éditeur. Pas le choix d'accepter ce qui s'en vient. Ça te varlope un égo ça, monsieur!

L'humour est présent dans tout le livre. L'auteur démystifie le beau monde de l'édition. Il m'a beaucoup aidé et je le recommande à tout le monde qui n'a jamais publié.

J'en profite pour remercier Christian Blanchet, un confrère de travail maintenant retraité qui rêvait de publier un roman, mais a dû se « contenter » de quelques nouvelles. Il m'a permis de lire ce qu'il avait fait dans la défunte revue Stop, thème : son choix était fait et du même coup, j'ai pu lire celle de Daniel Sernine (désolé le titre m'échappe)!

Acheter ce livre!

vendredi 4 février 2011

Un petit volcan

Il y a tellement de choses que j'aimerais écrire sur les derniers développements en rapport avec mon gars, mais je me retiens.

Je bouille, je rage, je suis un volcan en ébullition prêt à faire irruption. Les pseudo-experts me puent au nez parce qu'ils croient tout savoir. Je les ... en tout cas. J'ai de la haine en dedans de moi, de la hargne même et je n'aime pas ça.

Je me retiens parce que je pourrais écrire des choses blessantes et désobligeantes envers certains « professionnels » qui ne méritent pas ce titre. Je risquerais de vous choquer et moi, regretter de m'avoir vidé le coeur avant d'avoir pris le temps de décompresser et de voir la suite des évènements.

J'essaie de continuer mes activités quotidiennes, mais ce n'est pas évident.

Hier, j'ai complété la réécriture de ma nouvelle fantastique. Ne me demandez pas comment j'ai fait, mais c'est le seul projet qui avance depuis 2 mois. Il y a des lacunes dans ce texte, j'en suis conscient et je l'ai envoyé aux gens de l'atelier pour savoir ce qu'ils en pensent. Je suis quand même fier du travail accompli, je crois avoir fait une bonne job, j'espère seulement ne pas me faire dire que ce que j'ai écrit ne tient pas debout... Au contraire!

Je n'arrive pas plus à lire. Aucune concentration! J'ai commencé un livre voilà une semaine et je n'ai même pas 100 pages de lues.

Ah oui, il y a aussi au hockey cosom qui réussit à me libérer de tout ce stress. 3 buts, 2 passes en 3 matchs, pour un gars défensif comme moi, c'est bon. Et ça me fait du bien de voir les gars, de jaser et de boire une bière (ou plus) avec eux après le match.

Alors, voilà, comme vous l'avez peut-être constaté, je mets moins à jour mon blogue. On dirait que les sujets ne viennent pas, je n'ai pas le moral ni la motivation. J'ai simplement la tête ailleurs.

mercredi 2 février 2011

Ça vous manque vraiment?

Alors que les États-Unis seront frappé par une tempête majeure qui débordera sur certaines régions du Québec, j'attends des gens se plaindre que depuis 2 ans, il n'y a pas de neige. Ah ouin? Un petit refresh peut-être?

Hiver 2008


La rue encore victime de précipitations (vue de la chambre de mon fils)!

J'avais un cabanon. Au coin arrière gauche, la neige était si haute que la clôture était devenue inutile. La chienne allait souvent mettre son nez chez mon voisin. Question : À quoi pense la petite madame qui déneige sa cour?

Un lilas coupé à la chainsaw l'été suivant pour agrandir le patio.

La chienne est toujours prête à jouer! Elle, la neige, y a pas de problème!

La neige montait jusqu'au toit de ma galerie. Ici, notre vision de la rue

Ce que vous ignorez c'est que les ski-doos venaient faire des figures acrobatiques grâce au toit de mon cabanon!

L'endroit le moins pire de la cours, inaccessible quand même!


Encore le goût?