jeudi 18 août 2011

Les mensonges

S'il y a quelque chose que je déteste, c'est bien le mensonge. Me faire mentir en pleine face surtout quand il s'agit de mon fils, ça me mets hors de moi.

D'ailleurs, le mensonge a été à l'origine de ma séparation avec la mère de mon fils. Il n'y avait pas que ça, il y avait eu une accumulation de problèmes, mais un évènement que je n'expliquerait pas, alimenté par le mensonge, a tranché mon indécision.

Même après la séparation elle me ment. Elle m'a menti et me mentira encore.

Voici sa dernière trouvaille.

Comme vous le savez, fiston requiert des services éducatifs plus personnalisé. Le directeur de son école primaire, le seul que j'ai vraiment apprécié, m'a dit, un jour :

« Si Gabriel arrive dans une classe de 30 élèves avec 12 professeurs différents par semaine, il va péter! »

Je suis du même avis, pas sa mère.

L'école qui avait été recommandée s'appelle l'école St-François. Là, j'étais en accord avec sa mère que cette école s'occupait de cas trop lourd pour les besoins de notre fils. Il a un problème de confiance en soi, d'estime de soi, de valorisation, de socialisation, ce n'est pas un délinquant ou un drogué. Elle m'expliquait, très sérieusement, que le directeur de l'école bloquait les admissions ailleurs qu'à cette école, mais aussi que les autres écoles refusaient son admission parce qu'il représentait un cas problématique et selon son dossier d'un pouce d'épais, les écoles, hormis St-François, n'avaient pas les ressources pour l'encadrer.

Aujourd'hui, j'arrive chez moi et j'ai sur mon répondeur téléphonique un message de la polyvalente de Charlesbourg à savoir si mon fils va fréquenter cette école. J'en ai donc profité pour savoir si c'était vrai que les écoles secondaires refusaient les enfants problématiques, la dame au téléphone m'a confirmé que non.

Plus tôt cette année, le directeur de son école primaire m'avait aussi dit qu'il ne bloquait pas Gabriel pour les écoles secondaires générales. Je savais que je ne pouvais pas me fier à sa mère, parce qu'à chaque fois que je n'entreprends pas un dossier, ça vire tout croche. J'avais raison de me méfier, elle m'a encore menti.

Le premier août, elle a déménagé à Forestville, la région d'où elle vient. Fiston a voulu partir avec elle. Qu'est-ce qu'il va faire là-bas? Bonne question! Dans mon contrat de séparation, j'avais une clause qui obligeait mon fils à rester avec moi si elle partait hors de la ville de Québec. La clause devenait nulle si je ne m'opposais pas au départ. Je ne l'ai pas utilisé. Pourquoi? Parce que si je dois utiliser mon autorité et que mon gars ne sait pas ce que c'est que de rester dans une région défavorisée, avec sa mère 12 jours sur 14, il va me casser les oreilles que tout irait mieux chez sa mère. Elle m'a promis qu'elle descendrait me le porter 1 fin de semaine sur 2. Je l'ai toujours eu pas mal plus que ça, presque 50% du temps.

La polyvalente de Forestville risque d'avoir bien des difficultés quand fiston va connaître une crise. Aucune ressource autre qu'un CLSC. Rien en pédopsychiatrie. Dans une région à fort chômage, je me demande bien comment elle et son conjoint vont faire pour travailler. Et mon gars, va-t-il vraiment changer jusqu'à être méconnaissable parce que personne le connait? J'en doute, c'est à lui de me prouver le contraire. Je ne demande que ça. Je n'ai jamais vu un enfant avec autant le mal de vivre.

Je lui ai confirmé que si ça ne marchait pas là-bas, il pourrait revenir... à mes conditions.

À suivre...

Aucun commentaire:

Publier un commentaire