dimanche 24 juillet 2011

Jour 1 - Le départ


L'avion qui nous amènera à Orlando
Lorsque nous sommes arrivés à l’aéroport de Québec, j’étais comme un enfant qui embarque dans les montagnes russes d’Expo-Québec pour la première fois de sa vie. Nous allons chercher nos billets et déposons nos valises à la billetterie pour ensuite passer à la douane canadienne. Jusque-là, pas grand-chose, juste attendre. L’avion de 50 places en direction de Chicago n’a pas de retard. Nous partons à l’heure prévue.


Environ 2½ de vol plus tard, nous atterrissons à Chicago. Mon baptême de l’air s’est bien déroulé. Aucune nausée, aucun mal de cœur ou de tête, aucune panique ou bouffée de chaleur, même pas une envie insoutenable de pipi due à la nervosité!

Nous sommes dirigés vers des allées qui débouchent sur une sorte de quai d’embarquement. Ce moyen de transport ressemble à des trains de banlieue utilisés pour le transport entre les portes (gates). Un homme nous informe que nous devons débarquer à la gate 3. C'est mon premier contact depuis longtemps avec la langue de Shakespeare et j'avoue que ce sont les seuls mots que j'ai compris. 

Le tapis roulant au plafonnier aux lumières multicolores. Elles s'allument et
s'éteignent  aléatoirement.
D'ailleurs, je ne vous mentirais pas, je ne suis pas bilingue, loin de là! Je peux lire et rédiger de court texte, mais oubliez le projet de lire un roman ou de converser en anglais. Je perds environ 95% de la conversation. Il faut donc trouver des points de repère.

Puisque nous avons nos billets, nous n’avons pas à faire la file pour en obtenir un. Ça, nous l’ignorions jusqu’à ce que nous posions la question à une sympathique dame qui nous a guidé jusqu’à la douane américaine. À cet endroit, nous devons retirer nos chaussures, vider nos poches, enlever notre ceinture, sortir du sac tous les 
appareils électroniques et les déposer dans un bac en plastique que nous poussons sous un scanneur.


Ensuite, nous devons nous placer dans un second scanneur (pour les gens celui-là). Les jambes écartées, les mains au-dessus de la tête, nous attendons l’autorisation de sortir de cet endroit.

Sur le tapis roulant
D'après Wikipédia, Chicago est la troisième plus grande ville américaine avec une population de presque 3 millions. L'aéroport est gigantesque, immense, démesuré, époustouflant... bref, américain!


Nous marchons sur des tapis roulants (photos). Au-dessus de nos têtes, des lumières multicolores scintillent. Sur le mur, des formes ondulées lumières couleur pastel.

Dans les allées, il y a des magasins partout. On y vend des trucs souvenirs, mais aussi des bijoux, des babioles de dépanneurs, des appareils électroniques, des vêtements Gap. Il y a une variété incalculable de restaurants (j’ai compté 3 McDonald’s de notre sortie jusqu’à notre aire d’embarquement), des pubs, des marchands de pop corn, tout est là! 

Il y a du monde, du monde et du monde, ça marche dans toutes les directions et il y en a toujours autant. Les gens obèses ou handicapés ont droit à se faire transporter dans un véhicule électrique conduit par un membre de l'aéroport. D'autres sont dans des chaises roulantes poussés par le personnel.Ce qui est impressionnant, c’est la propreté des lieux. Ma copine doit aller à la toilette. À son retour, elle me confie que sur le banc de la toilette, il y a un papier qui se change automatiquement pour éviter que tu assoies tes fesses sur les microbes d’une autre!

Autre caractéristique qui m’a frappé (et cela me frappera toute la semaine), tout le monde a les yeux rivés sur son téléphone portable ou l’utilise... comme un téléphone! Un couple peut marcher sans regarder où il va parce qu’il texte ou consulte son Facebook. C’est obsessionnel, c’est une véritable dépendance, c’est fou!


Aussi, il y a beaucoup de latinos. On entend parler espagnol partout et les affiches publicitaires sont souvent écrites en anglais et en espagnol.


Nous mangeons une pizza chez Wolfgang Puck. Je choisis une place pour regarder les gens marcher dans l’immense couloir. Une vraie fourmilière! 

Il y a des postes Internet payant avec carte de crédit pour ceux qui ne possèdent pas d’ordinateur portable puisque le Wi-Fi est disponible gratuitement. À ma droite, au plafond, un écran géant aussi grand qu’un écran Imax qui fait, de mémoire, aux galeries de la Capitale, huit étages de haut.


Les médias nous dépeignent les Américains comme de gros gorets sans savoir-vivre avec des fusils à la taille et des chapeaux de cow-boy. Gros, effectivement, les Américains sont énormes. Mais ils ont un savoir-vivre qu’ici nous n’avons pas. Il te salue quand il te croise, il s’excuse s’il te dérange, ici, je vois rarement cela.

Assis dans le secteur de notre aire d’embarquement, nous attendons le départ. Juste avant, nous avons consulté l’horaire. 30 minutes de retard. Rien de grave, ça peut arriver! La demi-heure est reportée à 1 heure et 1h30. La pilote (c'est une dame) vient nous expliquer que l’avion a un problème de pressurisation (ou pression, j’ignore le vrai terme) et que ça devrait être réglé sous peu. Elle revient 30 minutes plus tard et avoue qu’en 26 ans de métier, elle n’a jamais vu ça. Nous devons encore attendre minimum 45 minutes.

Nous partirons avec 2h30 de retard.

Arrivé à Orlando, nous récupérons l’auto de location avec la jolie surprise de payer 624 $ supplémentaires pour les assurances et tout. Nous prenons un GPS que j’appellerai Garmin. Il nous rendra de fiers services même si, des fois, il était mêlé pas à peu près! En expliquant de parler lentement pour que nous comprenions bien, l’homme nous explique les détails de la location. Pour le choix d’assurance, il nous fait même lire la version française à son écran. Il veut que nous choisissions son spécial Mustang décapotable, mais nous optons pour une Kia Soul.

Quand nous sortons enfin de l’aéroport d’Orlando (beaucoup plus petite que Chicago, mais encore plus grande que celle de Québec qui est, je dois en conclure, un aéroport de cambrousse!), il pleut à verse. Éclair, tonnerre, accumulation d’eau sur la chaussée, bel accueil quand tu ne sais pas où tu vas et qu’il fait encore plus noir que noir! Après quelques erreurs de parcours, nous arrivons à notre hôtel, un Double Tree de Hilton.

Belle chambre, douche en céramique, air conditionné (indispensable en Floride), lit king, écran plat de 32 pouces, lavabo en verre. La chambre est très jolie et confortable.

Prochainement : Mickey mouse!

1 commentaire:

  1. Ça y est, tu m'as donné le goût de voyager et pas à peu près... j'aime déjà beaucoup ton idée de nous raconter le voyage jour par jour, ce qui est mieux que d'une traite (et qui prendrait beaucoup de place).

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