
En ce risque de grève dès vendredi, Postes Canada fait beaucoup parler. Privatisation, coupures, syndicat, rien n'y échappe. À l'ère de l'Internet, il est facile de critiquer n'importe quoi, surtout quelque chose que l'on ne connait pas. Peu de gens connaissent le métier. Si mon texte parvient à modifier les préjugés d'une seule personne, j'en serai très heureux! Vous pouvez aussi faire suivre ce billet aux gens ou aux endroits pertinents.
Laissez-moi vous raconter mon travail quotidien :
Je commence à travailler à 6h30, d’autres commencent à 6h, 7h ou même 7h30, cet horaire est souvent attribué à une route temps partiel.
J’utilise mon chariot (C-2) et fais le tour des différentes aires de tri préparé par les commis durant la nuit.
Ce courrier parvient de l’établissement Léo-Blanchette parce que le centre de tri de Québec a été fermé voilà environ 4 ans.
Ce courrier parvient de l’établissement Léo-Blanchette parce que le centre de tri de Québec a été fermé voilà environ 4 ans.
Il est démêlé par rue, c’est-à-dire que les machines ont identifié les adresses comprises dans mon casier et ont dirigé ces lettres dans l’entasseur correspondant au numéro de ma route.

Je dois classer les lettres manuellement dans un casier dont les rues sont divisées en ordre alphabétique et se termine par les chiffres (1ere avenue, 25e rue, etc.). Chaque adresse possède une place physique dans le casier et une bande de papier indique chaque numéro de porte. Il arrive souvent des erreurs de classement mécanisées.
La dernière modification de Postes Canada est le changement d’adresse. Avant, je vérifiais si des lettres possédaient les noms et l’adresse des gens qui ont déménagé. J’envoyais le carton joint avec la lettre. Une personne attitrée recevait ces lettres, balayait le code à barres sur le carton et plaçait la lettre sous une machine qui appliquait un autocollant jaune avec la nouvelle adresse.
Postes Canada va changer cette habitude et les adresses seront écrites en noir directement sur la lettre. Cela a l’air banal, mais le taux d’erreur vient d’augmenter considérablement.

Casier de tri. Je vais tenter de photographier le mien pour avoir une meilleure image.
Je dois classer les lettres manuellement dans un casier dont les rues sont divisées en ordre alphabétique et se termine par les chiffres (1ere avenue, 25e rue, etc.). Chaque adresse possède une place physique dans le casier et une bande de papier indique chaque numéro de porte. Il arrive souvent des erreurs de classement mécanisées.
La dernière modification de Postes Canada est le changement d’adresse. Avant, je vérifiais si des lettres possédaient les noms et l’adresse des gens qui ont déménagé. J’envoyais le carton joint avec la lettre. Une personne attitrée recevait ces lettres, balayait le code à barres sur le carton et plaçait la lettre sous une machine qui appliquait un autocollant jaune avec la nouvelle adresse.
Postes Canada va changer cette habitude et les adresses seront écrites en noir directement sur la lettre. Cela a l’air banal, mais le taux d’erreur vient d’augmenter considérablement.
Si le changement d’adresse correspond à un Xpresspost, colis, messagerie prioritaire ou recommandée, je dois l’écrire à la main et remettre l’envoi au commis.
Les agents de mesure d'itinéraires de facteur travaillent à restructurer les itinéraires de facteur. Ils supposent que ceux-ci modifient leur façon d’attacher à l’intérieur pour terminer plus tôt à l’extérieur. On appelle ça « livrer en croisé ». Le facteur traverse la rue à chaque adresse à livrer afin de ne pas revenir sur ses pas et surtout éviter les dead walk.
L’agent de mesure d’itinéraire se fit uniquement à son ordinateur et consulte des statistiques douteuses. Une rumeur veut que Postes Canada retient le courrier pendant un recomptage des itinéraires d'un bureau. Pendant un recomptage, des gens sont payés pour compter le courrier à livrer dans chaque casier et ils les notent sur une feuille pour en faire une moyenne.
Les agents de mesure d'itinéraires de facteur travaillent à restructurer les itinéraires de facteur. Ils supposent que ceux-ci modifient leur façon d’attacher à l’intérieur pour terminer plus tôt à l’extérieur. On appelle ça « livrer en croisé ». Le facteur traverse la rue à chaque adresse à livrer afin de ne pas revenir sur ses pas et surtout éviter les dead walk.
L’agent de mesure d’itinéraire se fit uniquement à son ordinateur et consulte des statistiques douteuses. Une rumeur veut que Postes Canada retient le courrier pendant un recomptage des itinéraires d'un bureau. Pendant un recomptage, des gens sont payés pour compter le courrier à livrer dans chaque casier et ils les notent sur une feuille pour en faire une moyenne.
Il est fort à parier que cette tactique existe et est utilisée pour couper des routes puisqu’il y a « moins de courriers » pendant cette semaine-là. L’agent augmente alors le nombre de portes à livrer.
Tous les facteurs savent très bien que le taux de desserte (le pourcentage d’adresse de livraison à effectuer chaque jour) est de beaucoup inférieur à celui vécu quotidiennement. Cela peut varier de 45% (donné par l’employeur) à 80% (la réalité de l’employé).
Donc, je commence à trier la poste-lettre et termine par les lettres grands formats et les revues. Ce travail demande concentration et dextérité pendant environ 1h30. Ensuite, j’utilise un nouveau scanneur (qui n’est pas encore implanté dans toutes les stations) et je balaye mes items codes à barre (lettre recommandée, Xpressport, messagerie prioritaire, colis divers). Ensuite, je retourne une lettre à l’adresse où je devrai livrer un colis.
Ceci est un aide-mémoire.
Je suis prêt à ramasser ma route. Selon un directoire établi par Postes Canada et qui comprend sa part d'erreur, je dois suivre une séquence de chiffres dans le casier qui me dirigera sur mon trajet à l’extérieur. Pour m’aider (surtout quand on ne connait pas le casier), ces chiffres sont inscrits à l’extrémité gauche du casier et indique la rangée où est situé le chiffre que je recherche.
La plupart du temps, il y a de la médiaposte sans adresse (circulaire). Sauf exception, nous avons 3 jours pour effectuer la livraison complète. Tout dépend du format et de la demande du client.
Tous les facteurs savent très bien que le taux de desserte (le pourcentage d’adresse de livraison à effectuer chaque jour) est de beaucoup inférieur à celui vécu quotidiennement. Cela peut varier de 45% (donné par l’employeur) à 80% (la réalité de l’employé).
Donc, je commence à trier la poste-lettre et termine par les lettres grands formats et les revues. Ce travail demande concentration et dextérité pendant environ 1h30. Ensuite, j’utilise un nouveau scanneur (qui n’est pas encore implanté dans toutes les stations) et je balaye mes items codes à barre (lettre recommandée, Xpressport, messagerie prioritaire, colis divers). Ensuite, je retourne une lettre à l’adresse où je devrai livrer un colis.
Ceci est un aide-mémoire.
Je suis prêt à ramasser ma route. Selon un directoire établi par Postes Canada et qui comprend sa part d'erreur, je dois suivre une séquence de chiffres dans le casier qui me dirigera sur mon trajet à l’extérieur. Pour m’aider (surtout quand on ne connait pas le casier), ces chiffres sont inscrits à l’extrémité gauche du casier et indique la rangée où est situé le chiffre que je recherche.
La plupart du temps, il y a de la médiaposte sans adresse (circulaire). Sauf exception, nous avons 3 jours pour effectuer la livraison complète. Tout dépend du format et de la demande du client.
Quand j’ai commencé ce métier, je livrais les circulaires aux portes qui recevaient du courrier, c’est-à-dire que je livrais partout où le client avait minimum une lettre la première journée. J’avais une deuxième tentative pour livrer la circulaire la seconde journée, sinon, la troisième, j’allais déposer la circulaire dans la boîte.
Depuis environ 3 ans, l’employeur a décidé d’implanter la « méthode des drapeaux ». Il y a 3 drapeaux de couleurs et un ruban adhésif a été collé dans les casiers pour identifier les adresses incluses dans cette couleur.
La route est séparée en trois parties. Chaque partie est représentée par une couleur différente. Chaque jour, la couleur change. Si c’est orange, je dois livrer toutes les sortes de circulaires à toutes les adresses qui apparaissent sous cette couleur dans mon casier. Si j’ai 4 sortes de circulaires différentes, je dois tous les sortir, à toutes les portes. Ceci amène un excédent de poids et de travail parce que moi, par exemple, quand j'avais plus de 3 circulaires, je n'en livrais que 2 dans les appartements pour les compléter le lendemain.
Personnellement, je ne classe aucune circulaire la journée précédente. La majorité des confrères et consoeurs les classent dans leur casier à leur retour de leur route. S’il y a 6 appartements, le facteur place 6 circulaires à l'endroit prévu, cela évite de le compter le matin et l'aide à partir plus vite.
Dans les secteurs à forte concentration de population, un itinéraire contient entre 800 et 2000 clients. 2000 = plus d’immeubles à appartements. 800 = tu marches un peu plus longtemps. En banlieue, les routes sont moins populeuses, mais plus longues à marcher. Les facteurs appellent ces routes des marathons!
Un facteur peut marcher entre 10 et 25 kilomètres quotidiennement. Selon la méthode, la livraison doit s’effectuer en U. Le facteur marche un côté de la rue, rendu au bout, il traverse et revient livrer l’autre côté.
Nous livrons chaque jour de la semaine et ce, malgré le temps froid extrême (-35), chaleur extrême (40 avec humidex), précipitation, fort vent, etc. Soyez honnête, combien de journées parfaites avons-nous au Québec? 10? Et nous sommes très chanceux!
Depuis environ 3 ans, l’employeur a décidé d’implanter la « méthode des drapeaux ». Il y a 3 drapeaux de couleurs et un ruban adhésif a été collé dans les casiers pour identifier les adresses incluses dans cette couleur.
La route est séparée en trois parties. Chaque partie est représentée par une couleur différente. Chaque jour, la couleur change. Si c’est orange, je dois livrer toutes les sortes de circulaires à toutes les adresses qui apparaissent sous cette couleur dans mon casier. Si j’ai 4 sortes de circulaires différentes, je dois tous les sortir, à toutes les portes. Ceci amène un excédent de poids et de travail parce que moi, par exemple, quand j'avais plus de 3 circulaires, je n'en livrais que 2 dans les appartements pour les compléter le lendemain.
Personnellement, je ne classe aucune circulaire la journée précédente. La majorité des confrères et consoeurs les classent dans leur casier à leur retour de leur route. S’il y a 6 appartements, le facteur place 6 circulaires à l'endroit prévu, cela évite de le compter le matin et l'aide à partir plus vite.
Dans les secteurs à forte concentration de population, un itinéraire contient entre 800 et 2000 clients. 2000 = plus d’immeubles à appartements. 800 = tu marches un peu plus longtemps. En banlieue, les routes sont moins populeuses, mais plus longues à marcher. Les facteurs appellent ces routes des marathons!
Un facteur peut marcher entre 10 et 25 kilomètres quotidiennement. Selon la méthode, la livraison doit s’effectuer en U. Le facteur marche un côté de la rue, rendu au bout, il traverse et revient livrer l’autre côté.
Nous livrons chaque jour de la semaine et ce, malgré le temps froid extrême (-35), chaleur extrême (40 avec humidex), précipitation, fort vent, etc. Soyez honnête, combien de journées parfaites avons-nous au Québec? 10? Et nous sommes très chanceux!
Un facteur doit aussi affronter diverses situations. Vous n’avez pas idée comment les gens se moquent de l’entretien de leur entrée ou négligent par manque de volonté.
Un chien (poméranien, un chien laid en plus!) que je n’avais pas vu était en liberté sur son terrain. Il tournait autour de moi, grognait, les crocs en évidence. Sa maîtresse me criait qu’il n’était pas méchant. Il m'a mordu dès que je lui ai tourné le dos.
Vous connaissez votre animal, pas nous. Et un animal reste un animal, on ne sait jamais ce qu’il peut faire.
L’hiver, la saison la plus longue et la plus difficile, un facteur doit affronter votre entrée mal déneigée ou déglacée (quand ce n’est pas les deux). Le facteur peut tomber parce que les locataires d’un immeuble sont négligents et n’utilisent aucun abrasif. Quand on leur en parle, c’est toujours la faute du propriétaire… comme c’est toujours la faute de Postes Canada si une lettre n’est pas arrivée…
L’automne passé, je me suis foulé une cheville sur une pierre mal enfouie dans le sol parce que le propriétaire a négligé de ramasser les feuilles de ses arbres. 800 familles = 800 chances de blessure.
S’il fait tempête ou le mercure descend en bas de -40, l’employeur déclare une livraison restreinte. Dans ces cas-ci, nous livrons tous les items avec code à barres, les commerces et les immeubles à logements de plus de 14 logements. Honnêtement, nous en faisons toujours un peu plus.
Ma journée se termine quand j’ai livré à la dernière adresse de mon casier.
Clients, clientes, détrompez-vous, facteurs n’est pas une marche de santé. C’est beaucoup plus complexe que cela. La poste moderne que va nous imposer Postes Canada éliminera des milliers d’emplois et augmentera considérablement le nombre de blessures.
Présentement, je livre avec la méthode à une liasse. J’ai un paquet dans la main gauche (postes-lettre, grands formats et médiaposte ensemble) et les autres liasses sont dans ma poche. La nouvelle méthode sera ainsi : poste-lettres dans la main, grands formats sur l’avant-bras et circulaires dans la poche. Comment croyez-vous que cela fonctionnera lors d’une tempête? Ou lors d'une pluie torrentielle?
Clients, clientes, sachez qu’il n’est pas illégal de réclamer de meilleurs salaires et un emploi sécuritaire. Vous pourriez aussi critiquer les cols bleus de votre ville, mais iriez vous étendre de l’asphalte avec une chienne sur le dos quand il fait 35 dehors?
Gagner de l’argent signifie injecter plus d’argent dans l’économie. Le Québec est pauvre et la population semble croire que l’argent est sale. Encore là, je suis loin d'être riche puisque je me fais ramasser en impôts, taxes et tout le tralala!
Avec la menace de grève, je me suis rendu compte que les journalistes rendaient la nouvelle de façon erronée, alors imaginez comment il me bourre sur les sujets que je ne connais pas. Je voulais vous expliquer mon travail et non pas laisser n'importe qui le faire à ma place.
Excellent billet, trop souvent on croit les médias lorsqu'ils tournent la nouvelle pour qu'elle soit explosive.
RépondreSupprimerJe vous souhaite profondément que vous remportiez votre combat avec votre employeur.
je vous dis merde !
RépondreSupprimerMichel
Super bon papier... ca vaut la peine de partager.
RépondreSupprimerSigné,
Un confrère solidaire
Bravo confrère, bonne description de nos tâches
RépondreSupprimerPar contre, tu n'a pas parlé de toute la pression, l'intimidation ainsi que le non respect que la gestion nous mets sur les épaules et des salaires faramineux des cadres.
Postes Canada devrait couper au bon niveau.
Si le conflit éclate, je pourrai certainement expliquer comment Postes Canada « sensibilise » ses employé(e)s à l'assiduité et comme elle discipline pour des circulaires...
RépondreSupprimerExcellent!
RépondreSupprimerC'est tout à fait ça, Benoit! Pour avoir perdu la boule en étant factrice, je sais très bien ce que mes collègues vivent tous les jours! J'ai une pensée pour vous tous chaque fois que la température n'est pas de votre côté! Continuez à travailler comme vous le faites, de la façon que vous juger la plus sécuritaire. Je vous lève mon chapeau! Bon été!
RépondreSupprimerDescription très bien faite. Merci d'avoir pris le temps de le faire.
RépondreSupprimerUn confrère de Montréal
Bravo. Je suis factrice depuis 5 ans et 3 mois, j'ai ma route maintenant mais j'en ai bavé...les débuts sont très difficiles en plus et l'avenir sera encore pire si on ne fait rien...Il est temps de remettre les pendules à l'heure auprès de la population sur la nature de notre travail en 2011...Merci de l'avoir fait.
RépondreSupprimersuper belle description! Il faudrait que toute les clients de Postes Canada vous lises !
RépondreSupprimerBravo confrère :)
bonne chance!
RépondreSupprimerJ'ai hate d'avoir de vos nouvelles,mon copain a travailler pendant 38 ans chez Poste Canada et il était tellement heureux de tomber a sa retraite surtout a cause des boss qui sont arrogant et qui ne connaisse meme pas la job des facteurs et c'est sur que si il la fesait ils riraient jaune
Merci pour le billet! Même instructif pour le facteur que je suis depuis 3 ans!
RépondreSupprimerJ'savais pas la méthode des tiers de circulaires datait de seulement 3 ans!
On lâches pas!
Moi-meme facteur de 1975 a 2005 , je dis bravo pour cette belle description des taches ! Et deux fois bravo pour AUCUNE exageration ; comme mentionne plus haut par quelqu'un , bien peu de mention des differentes formes d'harcelement . Durant ces 30 ans , j'ai commis une erreur ; celle d'avoir laisser les boss venir me jouer dans la tete ..... resultat : 3 mois en depression .
RépondreSupprimerEt la tacticque de Postes Canada n'a donc pas change au cours de toutes ces annees , soit celle de , soit retenir du courrier dans certains plans OU contacter des clients a volumineux debit de courrier pour les aviser des endroits ou il se fait un comptage de courrier pour restructurer les routes de facteurs ; tout en demandant a certains de ces clients s'il leur est possible de modifier de deux semaines leur envois volumineux de courrier . Ces deux semaines ecoulees , couchez-vous de bonne heure car le volume de courrier augmente de facon tres significative !!!!
En depit des inconvenients rencontres durant ces 30 ans ; au meme titre que tout le monde ( ou presque ) dans leur milieu de travail respectif ; j'ai passe 30 belles annees et j'ai adorer ma grande famille extentionnee , de chacun de mes differents itineraires . Voila la partie la PLUS GRATIFIANTE !
TOUJOURS AVEC VOUS AUTRES EN PENSEES a Roxboro , Pierrefonds et tres courte periode a Ste-Dorothee !
Merci à tous pour vos bons mots. Il manque peut-être quelques détails, mais pas mal tout y est.
RépondreSupprimerJe comprend ce qu'il peuve enduré je suis frrs et on est en dessous d'eux car on fait le même travail et on est pas considéré, la justice est où?
RépondreSupprimerTres bon commentaires , mais après tout cela ne devrait-t-on pas s'intérroger sur notre syndicat a savoir plus précisement ou vont nos cotisations mensuelle je travaille pour les postes depuis 1999 j'ai contribué à mon syndicat dans l'ordre de 11,000$ et pour la première fois ou il y a possibilité de grève on me dit que j'aurai droit a 135 $ par semaine ,faites le calcul tout simple de vos cotisations multiplié par le nombre de travailleurs des postes ..... je ne sait pas beaucoup compte mais là je n'y comprends rien !!!! Québec
RépondreSupprimer@Alain Je comprends ton questionnement. Le montant du fond de défense est fixé par les statuts nationaux au paragraphe 7.24. Il est de 175$. S'il avait été voté à 1000$, c'est ce montant que nous recevrions.
RépondreSupprimeranonyme de Ste-Thérèse,
RépondreSupprimerQuand j'ai commencée chez Poste Canada, un ancien commis de bureau (aujourd'hui à la retraite) me disait Poste Canada c'est des T.C., et mois je me disais comment il peut dire cela d'une si grande entreprise, après 5ans j
je comprend ce qu'il voulait dire. Il ne faut surtout pas plier devant leurs dictatures. Bravo
Excellent, tout simplement !!!
RépondreSupprimerLes derniers jours j'ai lu beaucoup de commentaires déplaisants pour ne pas dire agressifs de la part de certains internautes, concernant les facteurs.
Il faut croire que ces gens n'ont pas eu la chance de te lire.
Merci encore pour cette description de notre travail
Les gens et les journalistes ont tendance à commenter n'importe quoi qu'ils ne connaissent pas. Ils ont un avis sur tout et surtout, ils jugent. J'ignore si des journalistes ou des internautes récalcitrants ont lu mon billet, mais ce serait bien de leur faire suivre. Peut-être ils ne le liront pas, trop bien ancrée dans leurs préjugés.
RépondreSupprimersuper billet Benoit !
RépondreSupprimerJe suis moi même une ancienne factrice mais suite à de multiples blessures aux genoux et pieds j'ai dû changer de fonction pour maintenant être commis MVAD (ventes au détail) au centre-ville de Mtl.
Je suis sur la ligne de front, cad que les critiques et plaintes de clients j'en écope à chaque jour.
Il est évident à les entendre qu'ils sont super mal informés sur notre façon de travailler et qu'ils croient vraiment à tort qu'on est juste des fonctionnaires qui se pognent le beigne... Bien sûr, pour couronner le tout, il y en a encore qui considèrent les facteurs comme étant des "gras durs" qui abusent du système et qui vont jouer au golf à 11h00 am sur le bras du peuple...sic !
Puisque je connait fort bien le métier de factrice pour l'avoir fait pendant de nombreuses années, je trouve difficile d'absorber tous ces fausses conceptions au sujet de notre travail et croyez-moi je me fais un plaisir chaque fois de remettre les pendules à l'heure et je leur explique en quoi consiste réellement le métier de facteurs,qui est loin d'être une partie de plaisir...
Je suis de tout coeur avec vous, et ensemble espérons en venir à un règlement de conflit équitable et rapide !
Excellente description, moi je suis blessé au dos suite à une chute dans un escalier glacé sur ma route. Ça pris un an avant que mon cas soit accepté... et je me suis endetté... il faut de l'aide pour les maladies prolongé.
RépondreSupprimerBravo Benoit! Vraiment bon papier. J'espère que beaucoup de personnes liront ça! Et tu aurais pu en écrire tellement plus! J'ai tellement eu d'images en tête en lisant ton article! Pourquoi les employés ne décriraient pas une journée de travail pour montrer à quel point travailler à Postes Canada n'est pas une partie de cartes!
RépondreSupprimerOn espère tous que ça va se régler rapidement. Ce n'est pas un jeu ni une grève pour gagner plus d'argent. On veut des conditions de travail sécuritaires qui n'entraîneront pas trop de blessures et un régime de journées de maladies qui sera en fonction des risques que l'on encourt lorsque l'on travaille pour PCDA, blessures et maladies de courtes et de longues durées comprises!
On espère, on espère!!!
Marie-Claude
Good job mon Cher !!!!
RépondreSupprimerTu vas devenir une vedette mon Ben.
RépondreSupprimer@Gilles Pas besoin, j'ai su ce que c'était en 2003...
RépondreSupprimerQuelle bonne idée de prendre le temps de décrire ton quotidien. Ainsi, le public prend la mesure réelle des enjeux de la présente négociation. Tous les facteurs que j'ai rencontré sont des hommes et des femmes professionnel(les) et fièr(es) de leur métier. Je vous appuie de tout mon coeur.
RépondreSupprimerJackie, la femme d'un super facteur...
Mille fois bravo... Tu ne pouvais pas mieux résumer ce que des dizaines de milliers de travailleurs peuvent vivre au quotidien ! Quand je pense qu'il y a des "parachutés" du secteur privé qui débarquent avec leurs gros sabots, à la tête de Postes Canada, pour chercher à y faire leur loi, alors que ce serait du monde comme toi qui devrait occuper ces fonctions-là... Excellent résumé de nos conditions de travail.
RépondreSupprimerHeureux que vous appréciez!
RépondreSupprimerJe viens de lire votre texte et j'ai ADORÉ. Mon mari facteur m'expliquait justement, au souper, la méthode consistant à avoir les lettres dans une main, les plus grandes enveloppes sur l'avant-bras, les circulaires dans la poche ...
RépondreSupprimerJe suis au courant de ce qui se passe dans votre milieu et des difficultés que vous vivez. Les décisions sont prises par des fonctionnaires qui n'ont jamais pris le temps de « visiter » une route de facteur, qui prennent des décisions sans savoir de quoi il retourne. Et les petits superviseurs, eux, appliquent les règlements sans se poser de question, sans aucun jugement. « Les ordres viennent d'en haut ».
Quant au harcèlement psychologique, ça semble faire partie de la culture d'entreprise à Postes Canada. On passe son temps chez vous à vous sensibiliser à ceci et cela. Il faut être fait fort pour affronter des abrutis.
Bravo pour votre texte; il mériterait d'être lu par tous les gens qui racontent des sottises sur le métier de facteur, mais qui n'ont jamais exercé ce métier et n'en connaissent rien. Bien souvent, ils ne connaissent pas et ne voient pas leur facteur, alors ...
On dit qu'on ne peut juger quelqu'un si on n'a pas passer une journée dans ses souliers, alors ... ;)
En plus, ce n'est pas à négliger, vous écrivez dans un excellent français ! Bravo ! C'était vraiment un plaisir de vous lire. Je vais faire suivre à mon mari.
Merci encore et bon courage à vous tous. Ne lâchez pas ce combat !
Merci pour ce texte, ça donne une idée beaucoup plus claire du travail que vous faites et des défis auxquels vous faites face.
RépondreSupprimerBonne chance pour le reste des négociations.
:)
Merci merci merci! Je vais partager cette adresse pour que les gens comprennent mon métier! Plusieurs ne voient que les "époustouflantes" conditions de travail, et ce sans connaitre ni savoir en quoi consiste notre métier. Étant FFRS en milieu suburbain depuis presque 4 ans, bien sur que le travail n'est pas tout a fait pareil, mais a la base, ça se ressemble beaucoup. Je suis toujours très surprise d'apprendre que la plupart des gens croient que nous arrivons au bureau et que notre courrier est prêt a livré, "attaché" et qu'il ne me reste qu'a mettre tout ça dans l'auto. En tant que FFRS, les risques de blessures sont aussi fréquentes, et pourraient aboutir a d'aussi graves blessures, sinon plus étant donné notre moyen de transport. Mais bon, j’espère que le conflit se réglera assez rapidement et je suis avec vous, car bientôt se sera notre tour...
RépondreSupprimerIl n'y rien de mal à vouloir s'assurer d'avoir des conditions sécuritaires mais par curiosité, combien d'heure êtes vous payé par jour??? Et combien en travaillez-vous vraiment??? J'ai souvent vu des facteurs à la brasserie du coin prendre leur bière à 11h00 et repartir vers 14h30 à la fin de leur shift de travail comme ils disaient en riant un peu pompette... Si votre route prends 4 heures a faire vous méritez 4 heures de salaire et si votre employeur vous allonge vos taches pour combler votre 8 heures de travail... cela est juste normale.
RépondreSupprimerMa mere est factrice ainsi que mon pere et mon oncle qui sont RR que j'ai parfois remplacé, bien que je connais le travail assez bien je ne sais pas ce que c'est de distribuer le courriel à pied mais je suis avec vous à 200% lets go lachez pas.
RépondreSupprimerEn lisant cela, je vois que de plus en plus d'entreprises jouent avec les chiffres pour imposer des modes de gestion délirant... J'ai un ami facteur, et lui trouve une patience d'ange d'avoir enduré toutes ces conneries pendant plus de 30 ans. Lâchez pas les gars et filles des postes, les gens qui comprennent sont avec vous, et de plus en plus de gens comprendront à la lecture de ce billet! (Ce serait le fun que les syndicats fassent leurs jobs par exemple!!!)
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