samedi 11 juin 2011

Décompression

La pression a diminué, le stress aussi. La grève de 24 heures à Québec s'est déroulée dans le calme et avec une discipline exemplaire. Nous sommes 7 membres de l'exécutif, mais hier nous étions seulement 5 actifs à Québec.

L'un est en comité de syndic national et l'autre marche St-Jacques-de-Compostelle en France. Je me suis rendu compte assez rapidement qu'on nous n'étions pas assez, nous avons dû prendre les bouchées doubles.

Un seul mot revient dans la bouche des membres : argent. Les gens regardent que le présent, l'avenir ne les intéressent pas. Je n'élaborerais pas.

J'espère que les deux comités de négos vont se parler sérieusement et cesser ce petit jeu.

Pendant le 24 heures de piquetage, j'ai visité 4 bureaux de facteurs et j'ai discuté avec les membres le temps qu'il fallait (environ 45 minutes chaque endroit). J'ai répondu aux questions au meilleur de mes connaissances et je crois que ma présence a été appréciée.

Le président était brûlé, il n'a pas dormi pendant presque 35 heures. J'ai donc pris la relève pour répondre au téléphone quand les journalistes appelaient et j'ai même accordé une entrevue à un journaliste de Radio-Canada. La caméra à 10 pouces de la face et le micro sous le menton! Ça m'a rappelé le bon temps de mes vidéoclips!

J'avais quand même le shake, je sentais ma jambe gauche trembloter. Finalement, comme je le soupçonnais, le journaliste a conservé 10 secondes de 15 minutes! Pas grave, il était sympathique! Le plus drôle c'est que ce n'est pas moi qui devait parler aux médias, mais le président et le premier vice-président, mais ce dernier est au syndic.

On reconnaît les leaders et ceux qui s'impliquent dans ces moments-là. Je suis très satisfait de moi! Tirez vos propres conclusions. Pour ma part, je peux dire : mission accomplie!

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