jeudi 19 mai 2011

Asile 5



Olivier Caruso – Gusto

Une rivalité, une femme, une voiture et des samouraïs!

Chaque fois que je lis un texte truffé d’expressions à la française, j’ai un questionnement. J’ai un préjugé défavorable envers des mots comme putain, bordel, tronche, briquer, caisse, bref vous voyez le genre.

D’ailleurs, est-ce que beaucoup d'éditeurs français accepteraient un texte avec un câlice de tabarnak de maudit chien sale m’en va te péter la gueule ou Snap pas la rondelle trop proche de la bande tu vas scraper ta palette? Je me le demande.

Déjà qu’il est difficile pour une revue québécoise de publier exclusivement des talents d’ici parce que nous vivons dans un petit marché, je trouve dommage, un peu comme la traduction d’un match de baseball ou hockey doublé en France, de lire un truc du genre.

Mon avis : dans ces cas précis, concentrons-nous sur le bon vieux français international!

Pour éviter toutes confusions, sachez que je n’ai rien contre les auteurs européens. Aucune discrimination envers les français, belges, suisses ou n'importe qui partout dans le monde! C'était un élément que je voulais aborder depuis longtemps.

Ce débat me gêne parce que ça me donne l'impression d'un certain racisme et ce n'est tellement pas le cas. Par exemple, la narration que j'utilise la plupart du temps n'est pas, à mon avis, adéquate pour la France, alors je me pose la question à sens inverse!

D’ailleurs, j’aimerais bien connaître des noms de fanzines sur le vieux continent pour essayer un texte ou deux. J’ai fait une recherche, j’ai quelques noms, mais je trouve qu’il n’y en a pas beaucoup. Est-ce que le Québec est un territoire riche en création de fanzines?

Pour le récit, je n’ai pas vraiment accroché. Le rythme est correct, nous voyageons entre le rêve, le délire et l’amour. J'ai eu de la difficulté à me concentrer sur ce texte quoique la fin est intéressante.

Ariane Gélinas – Le jeu des âmes mortes

Tchitchikov a acheté toutes les âmes mortes afin qu’elles l’aident sur ses terres.

Une sorte d’histoire de zombie racontée avec brio par une auteure talentueuse. Tout le long du texte elle maintient l’intérêt du lecteur avec une écriture soignée et un déroulement intelligent. J’ai lu cette nouvelle deux fois pour mieux la comprendre et l’apprécier. Pas nécessairement un texte pour moi, mais bien rendu.

Florent Chamard – Les déserts d’étoiles

Dès que j’ai vu que c’était un poème, j’ai passé au texte suivant.

Martin Lessard – L’expert

Le récit d’un homme qui aime les arts plutôt que la science et qui ne suit pas les coutumes de sa famille et de la société.

Ce texte m’a épaté. Au début, je me demandais bien où l’auteur s’en allait, mais dès que j’ai compris ses sources d’inspirations, les livres, les revues qu’il change de nom, mais qu’on devine quand même de quoi il s’agit, cela m’a fait sourire. La conclusion me fait songer à un fait vécu partager par l’auteur. Bref, j’ai bien aimé!

Le numéro se termine par un excellent article de David Hébert. Bref, j’ai apprécié 2 nouvelles sur 4 et grâce à Boréal, j’ai rencontré David Berthiaume-Lachance le directeur et son acolyte dont le nom m’échappe! Désolé! Asile est un fanzine de qualité et je suis bien content de mon achat! Lâchez pas l’équipe!

2 commentaires:

  1. Pour des noms de fanzine du vieux continent, écris à Ariane ou à Élisabeth. Il y en a des tas! (Vite-vite, je pense à Faerie et Galaxie, mais je sais qu'il y en a d'autres, beaucoup d'autres. Il y en a d'ailleurs qui se disent des "revues", mais qui sont des fanzines.)

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  2. Merci Gen. Les sites internet ou blogue sont très rares dans leur cas. Voilà la raison de mon appel.

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