samedi 30 avril 2011

Histoire de banque

J'avais promis de vous raconter mes mésaventures banquières que j'ai eues avec ma première maison (pas celle sur les photos). Alors, à la demande générale, la voici :

Premièrement, je dois avouer que l'idée d'acheter une maison était une grave erreur. Je n'en avais pas les moyens et la femme avait qui j'étais, la mère de mon fils, versait un gros zéro dollar pour m'aider financièrement. Têtu, j'ai quand même continué à magasiner.

D'ailleurs, pourquoi cette philosophie de celui qui a le plus gros salaire doit automatiquement payer plus pour aider l'autre?

Donc, je trouve ma maison. J'utilise les services de Multi-prêts hypothèque pour le financement. La dame regarde pour moi les instituts financiers les plus avantageux et son choix s'arrête sur la Banque Nationale.

À l'époque, j'avais plein de cartes de crédit inutilisées. Pourquoi je les avais? Je ne sais pas, mais je les avais. Voici ce que la dame calcule avant pour le financement : elle grimpe toutes les cartes au maximum et simule que tu rembourses le minimum chaque mois. De là, tu dois arriver à un pourcentage X sinon, tu ne passes pas au crédit. C'était mon cas.

J'appelle les instituts financiers et demande la fermeture des cartes pour n'en garder qu'une : Banque Nationale, Master Card. Je l'avais depuis Cégep. Je l'ai fermé à la suite de cette mésaventure, question de principe!

Le jour du déménagement, c'est le déluge. L'imbécile qui restait encore dans ma maison n'avait rien déménagé. Les gars prenaient leur temps, ils sont allés dîner, on poireauté jusqu'à la fin de la journée. On a même appelé la police parce que c'était évident qu'il nous niaisait. Les agents ne pouvaient rien faire, fallait que ce soit un avocat et tout le patatra.

Finalement, j'entre dans ma maison. Quand j'ai signé les papiers de prêt hypothécaire, la banque m'avait demandé si je voulais commencé à payer en juin ou en juillet. Je réponds : « Juin. » Le premier juin, la banque omet de prendre cet argent. Je n'en fais pas de cas, je me dis qu'ils savent ce qu'ils font. Je me trompais.

Deux ou trois mois après le déménagement, mon employeur m'appelle pour m'offrir une promotion. J'étais facteur temporaire et j'allais devenir commis temps partiel. Avantages sociaux, pension, sécurité d'emploi, je sautais de joie. Le hic, c'est que selon la convention collective, compléter ses heures, c'est-à-dire travailler plus d'heures que ce dont tu devrais (par exemple, si tu as des journées de 5 heures, tu peux en faire 6 ou 7 cette journée-là), est un processus complètement différent que les facteurs. Je dois donc me contenter de 24 heures/semaines.

La mère de mon gars ne travaille pas ou peu. Elle ment tellement et s'occupe que de sa petite personne, le couple est sur le point d'éclater (c'est un autre débat).

Quelques mois après l'acquisition de ma maison, la banque m'appelle. Je dois payer le mois de juin. Le type au téléphone me fait sentir coupable, comme si leur erreur était de ma faute. La banque commence à prendre les paiements hypothécaires n'importe quel jour dans le mois. Le 8, le 15, le 3, le 26, organise-toi pour avoir du cash dans ton compte.

J'ai 2 emplois. Je livre de la pizza 3 jours/semaines et travaille commis de nuit 3 jours/semaines aussi. J'ai lundi de congé.

Soudainement, je reçois une enveloppe de mon employeur avec un chèque. Sur mon talon de paie, le montant est énorme, mais paie plus 2 semaines. J'appelle le syndicat, le v.p ne sait pas trop ce qui se passe sauf qu'il soupçonne qu'on m'a accidentellement nommé temps plein. Le jour de la paie, aucun dépôt. Je vais au guichet déposer le chèque, l'employeur l'a stoppé.

Je n'ai plus une cenne qui entre sauf la pizza au salaire minimum!

La banque continue de me harceler, elle veut son argent. Pour eux, je suis un mauvais payeur, il faut un arrangement, ça presse, ça urge. Mais la banque est incapable de procéder. Je suis la victime, mais l'employée au téléphone me démontre que je suis un sale. Quand le téléphone sonne, je ne réponds plus. Quand c'est la banque, je les envoie paître, les traite de tous les noms, je les déteste! C'est ma conjointe qui doit s'organiser avec eux.

Selon la procédure fixée par mon employeur, lors d'une erreur de paie, on envoie une moitié de salaire en attendant de régler le problème. Laissez-moi vous dire que je ne recevais pas des moitiés de comptes à payer ni de demi-facture d'épicerie. Et lorsque vous entrez dans le processus d'erreurs de la paie, c'est interminable et difficile d'arriver au paiement final dans un délai raisonnable. L'homme à Ottawa était si habitué de me parler qu'on se tutoyait et s'appelait par notre prénom!

Le premier octobre, la banque se sert : 2 paiements hypothécaires en même temps, il me reste environ 15$ dans mon compte. Je capotais. Je demande à ma conjointe de faire de quoi, mais puisqu'elle n'a jamais payé rien hormis ces cossins à elle, elle appelle sa mère pour emprunter de l'argent.

Je vais faire faillite. Je n'arrive plus à payer. Je rappelle mon agente immobilière, je dois vendre la maison au plus vite, elle est devenue une prison.

Je vends. La banque me charge des coûts exorbitants parce que j'ai cessé le contrat avec la fin du terme. Elle me plume comme rarement on m'a plumé. Elle se sert comme dans un buffet. Le nouveau propriétaire court presque derrière moi pour que je lui donne les clés. Harcèlement encore.

Les problèmes de paie se règlent. Trop tard, le mal est fait, j'ai perdu ma maison, je suis séparé (pas juste pour cette raison, mais ça n'a pas aidé) et je dois déménager à nouveau.

Bref, la Banque Nationale est, pour moi, bannie à vie plus 100 ans.

2 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreEffacer
  2. J'avais déjà fais affaire avec la Banque National jadis et j'ai fermé mon compte. Trop de la marde comme banque. Je me suis fait avoir moi aussi pour des placements que j'avais à l'époque. Taux d'intérêts ridicules, etc. Bref, je me demande pourquoi elle existe encore...

    RépondreEffacer