mardi 1 mars 2011

Les femmes d'Hitler - Guido Knopp



Magda Goebbels
Magda Goebbels, la première dame du Troisième Reich, prêchait par l’exemple. Son désir de gravir les échelles de la politique, d’optimiser son influence, a été récompensé le jour où elle a marié Joseph Goebbels, ministre de la propagande. Ce n’était pas lui qu’elle aimait, mais le Fürher. Elle est la seule avec qui Hitler s’assoyait pour discuter et demandait conseil. Leur relation était purement intellectuelle. Le couple Goebbels devait incarner la famille parfaite, sans problème ni défaut. Pourtant, son mari flirtait avec une Tchèque et c’est après l’intervention (ou les menaces) de Hitler que son ministre a abandonné cette relation. Elle a accompagné Hitler, son mari et leurs 6 enfants dans la mort dans les derniers jours du Troisième Reich, lors de leur suicide dans le bunker de la chancellerie.

Eva Braun

Malgré ce qu’on peut en penser, Eva Braun était complètement apolitique. Elle voulait être aimée par Hitler. Ce dernier tentait, d’une certaine manière de substituer son seul grand amour de sa vie, sa nièce Geli Raubal. Retenue, avec quelques domestiques et un homme de confiance du Fürher, dans une maison de campagne loin des affres de la guerre, Eva Braun tente de se divertir et de s’amuser. Elle fera deux tentatives de suicide pour attirer l’attention de l’homme qu’elle aime. Hitler, peut-être hanter par la mort de sa nièce, s’occupera un peu plus de sa maîtresse. Elle voulait se marier, Hitler disait que l’Allemagne était son plus grand amour. Finalement, dans le bunker sous la chancellerie, le Fürher accepta de se marier avec elle. Ils se suicidèrent peu de temps après.

Winifred Wagner

Hitler vouait un culte pour le compositeur Richard Wagner. Ses spectacles teintés d’antisémitisme l’ont inspiré pour la création de la race pure et la suprématie du peuple aryen. Son descendant Siegfried Wagner et sa femme Winifred ont tous deux été directeurs du Festival de Bayreuth. Winifred appuyait la philosophie national-socialiste, et l'appuiera jusqu’à sa mort. Elle disait qu’elle appréciait l’homme qu’était Adolf Hitler et non la personnalité politique. Elle a rencontré le Fürher à quelques reprises.

Leni Riefenstahl

Comédienne et cinéaste, elle a contribué à la propagande nazie sans nécessairement vouloir le faire. C’est elle qui a tourné le film sur les olympiques de 1936, à Berlin. Quand la guerre a éclaté, jamais elle n’a apporté une caméra sur le champ de bataille. Pourtant, pendant certains tournages, par manque de figurants, elle a utilisé des Tzignames qui, peu après, allaient mourir dans les chambres à gaz. Elle est morte en 2003, à l’âge de 101 ans.

Zarah Leander

Suédoise d’origine, elle a obtenu un vif succès international grâce au Troisième Reich. Ce dernier cherchait une icône féminine pour remplacer Marlene Dietrich, qui avait refusé ce rôle et concurrencé des personnalités comme Greta Garbo. Sa voix grave était sa distinction. Pourtant, sa chevelure flamboyante, ses taches de rousseur, ses hanches fortes, elle ne ressemblait en rien la femme allemande parfaite (blonde, yeux bleus, ect). Encore une autre qui disait ignorer la politique. Elle s’est enrichi avec l’UFA (Universum Film AG) une importante société cinématographique allemande de l’époque et lorsqu’elle a compris que l’Allemagne perdrait la guerre, elle est retournée en Suède neutre.

Marlene Dietrich

Partie en Amérique parce que la Paramount lui avait offert un contrat, elle accumule succès et déception. On lui fait jouer des rôles de femmes aux mœurs légères et son producteur est juif. Évidemment, cela ne plait pas aux bonzes du Troisième Reich. Ces derniers tenteront à plusieurs reprises de la rapatrier au pays. Elle refusera. La presse propagandiste nazie a sali sa réputation. Malgré les événements en Allemagne, Marlène Dietrich restait allemande dans l’âme.

Un livre riche en informations historiques et intéressant à lire. Une des choses qui m’a agacé, c’est le jugement de l’auteur sur certains haut placés nazi (limace pour Himmler, Goebbels, l’insignifiant, par exemple). Puis-je simplement me faire mon idée sur les atrocités de la Seconde Guerre mondiale sans être constamment influencé par un auteur? Pas besoin de me décrire ce que je sais déjà ou ce que je vais découvrir en lisant ces pages. J'en conclus que sa nièce a été la seule qu'il a aimée.

Acheter ce livre.

4 commentaires:

  1. Parle-t-il de Stefanie Isak, l'amour d'adolescence de Hitler, une jeune juive dont il était épris au point de songer à la kidnapper ?

    RépondreEffacer
  2. De toute façon, le titre semble racoleur en diable : il aurait fallu parler des femmes du 3e Reich plutôt...

    RépondreEffacer
  3. Non, aucune mention de Stefanie Isak. J'aurais aimé que l'ouvrage soit plus axé sur l'intimité de Hitler.

    RépondreEffacer
  4. D'ailleurs, Marlene Dietrich ne semble n'avoir jamais rencontré Hitler. Goebbels a joué un rôle plus important.

    RépondreEffacer