dimanche 20 février 2011

Tourner autour du pot

Voilà probablement la pire des choses que l'on peut faire lorsqu'on écrit une histoire de fantastique :

J'avais écrit un remake d'Aladin, version 2010. Malheureusement, le manuscrit va rester dans le disque dur de mon ordinateur et ma clef usb. La raison des refus est que le fantastique n'était pas assez franc, pas assez utilisé.

En résumé, j'ai écrit sur le thème « Qu'est-ce que ferait un cave avec le pouvoir d'exprimer des voeux pour changer sa vie? »

Ce dont je suis particulièrement fier de ce roman de 189 pages, c'est que j'avais bien réussi à faire haïr le personnage. Si le lecteur utilisait un chemin X, Richard (mon personnage principal), en prendrait un autre. Il détruit tout sur son passage, surtout le noyau familial.

Un autre aspect que j'avais bien réussi était que rien n'arrivait pour « dépanner l'auteur ». Toute l'histoire, du contrat que Richard signe pour accepter de posséder un tel pouvoir à ses choix quotidiens, tous fonctionnaient à merveille! Pas parfait, j'en conviens, mais ça marchait!

Alors, où est le problème si ce manuscrit est si bien? L'aspect psychologique est trop privilégié par rapport à l'aspect fantastique. Je me retrouve dans un entre-deux, une zone grise littéraire si on veut. De un, les quelques maisons d'édition qui publient ce genre vont me refuser avec, comme raison principale, le fantastique non exploité et les autres, ne publient pas dans ce genre. Donc, d'une façon ou d'une autre, je suis out!

Donc, sachez bien ceci, que ce soit une nouvelle, une novella ou un roman, soyez franc, utilisez l'aspect qui différencie votre histoire d'une autre, car maintenant, il ne vous reste qu'une chose (et non la moindre!), écrire une histoire qui séduira le comité de lecture!

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