mardi 22 février 2011

J'ai tilté!

Aujourd'hui, je me suis pogné avec un client et croyez-moi, ça m'arrive très rarement de réagir de cette façon. Voici ce qui passé :

Je marche sur le trottoir et j'arrive devant l'adresse d'un client.Je sens une odeur de pot. Un banc de neige à la hauteur de mes genoux m'empêche de me rendre à la boîte aux lettres. Je remarque que je pourrais emprunter l'allée déneigée de la maison voisine (elle se rend à une porte de secours ou je ne sais trop) et me rendre ainsi à sa porte.

Je n'ai cependant pas à faire cela. Ma route est faite en sorte que je dois marcher à un endroit précis et non pas emprunter les entrées des voisins pour satisfaire ceux qui ne veulent pas donner un coup de pelle. Surtout que cette année, on s'entend que la neige, on ne bat pas de record!

je suis de l'autre côté de la rue et le client sort et me demande si j'ai du courrier pour lui. Je lui indique que je n'irai pas livrer à cause de son entrée. Risque de blessure : possibilité faible, mais si ça arrive, c'est moi qui vais souffrir. Déjà que je suis faible des chevilles, elle renverse facilement, je dois jouer au hockey avec des chevillères. Il insiste pour que je passe par le chemin alternatif. Je refuse.

- Pellete ton entrée, que je lui dis.

- Je n'ai pas le temps, qu'il me répond.

Et là, je tilt! Ce gars sur l'aide sociale, qui fume du pot (j'ai trouvé d'où ça venait!), qui ne fout rien de sa journée, ne peut pas mettre son manteau et déneiger son entrée!?

Je l'envoie paitre, on échange des gros mots.

- C'est quoi ton nom, qu'il me demande mon nom.

- C'est pas tes affaires que je rétorque,

- T'as peur de perdre ta job, qu'il me crie.

- Pis toi, t'as peur d'aller travailler? que je demande.

Il me traite de fif et de tapette, ça me fait rire. Je m'éloigne et je l'entends m'insulter. Je l'ignore. Il entre dans sa maison, mais la porte n'est pas fermée. J'entends : « Tu vas me r'voir. » Je me retourne et lui lance : « Tu veux que j'appelle la police? Qu'on s'engueule ça passe, mais les menaces, c'est la police qui va régler ça! »

Il sort et dit : « Appelle là, la police! » et il claque la porte. Je n'aurai pas hésité si ma sécurité aurait été menacée.

La morale de cette histoire : oui, je l'avoue, j'ai manqué de tact, de diplomatie et de patience. Je fais toujours très attention à mes paroles, je crois que mes clients sont très satisfaits de mes services. Me faire dire comment travailler, par un paresseux, qui se gèle la face au lieu de gagner sa vie (il était 13h et ne me dites pas qu'il travaillait de nuit!) et qui me dit qu'il n'a pas la temps de déneiger son entrée, non, ça ne passe pas. J'aurais dû me retenir, mais fallait que ça sorte! Je promets de faire plus attention la prochaine fois!

4 commentaires:

  1. Tu sais, c'est comme quand on en a ras le bol, il faut que ça sorte.

    Ces derniers temps, je remarque que 2011 te gâte pas beaucoup et cette accumulation doit bien sortir quelque part et ce poteux était une goutte qui a fait déborder le vase, selon moi.

    C'est compréhensible que tu te permettes de péter ta coche une fois de temps en temps, j'en conviens, surtout que le gars a pas un style de vie très remarquable, c'était donc assez justifié si tu veux mon avis.

    On s'en rejase d'ici peu...

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  2. Des fois, faut que ce genre de personnes là, se fassent dire leur quatre vérité. Un moment donné ça fera la gentillesse à outrance. Ce type a bien mérité tout ce que tu lui as dit. Sûrement qu'il ne changera pas, mais au moins, tu auras eu la satisfaction de vider ton sac. Et ne t'excuse pas ! Ce type a eu ce qu'il méritait !

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  3. Beaucoup de gens croient qu'on passe n'importe où peu importe l'état des lieux, qu'on leur doit ce service au risque de se blesser. C'est faux! Premièrement, les employeurs doivent s'assurer que vous travaillez dans un milieu sécuritaire. Pour un facteur, ce milieu est chez le client. Postes Canada a resserré ses règles en matière de sécurité et intervient dans ces cas-là. Mais un fumeux de pot sur l'aide sociale qui possède 2 bras et 2 jambes méritent surtout un coup de pied dans le derrière!

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  4. Je suis de tout coeur avec toi, et je seconde Lucille: tu n'as pas à t'excuser... on vit déjà dans un monde qui déresponsabilise le client alors que le commerce prend tout le blâme et en redemande... donc une personne qui s'affirme est un pas dans la bonne direction selon moi.

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