dimanche 31 octobre 2010

Halloween!

Hier, j'ai fêté l'halloween avec ma belle-famille. Le concept était d'être le plus mal habillé que possible. Pour le souper, nous avions droit à un souper capoté! Qu'est-ce que c'est que ça? Simple, chaque invité écrit sur une feuille un chiffre de 1 à 12 (ou 13, ou 15 ça dépend de ce que vous avez à offrir). Chaque numéro représente un plat ou un ustensile. Donc, vous pouvez commencer votre repas par le dessert et le finir par l'entrée et le manger avec vos mains! Voici donc ce que j'ai eu hier :

Entrée

Pudding
Serviette de table
Couteau
Cuillère

Plat principal

Spaghetti
Verre d'eau
Pain
Salade de macaroni
(comme vous le voyez, je n'ai pas reçu d'ustensile)

Dessert

Fromage rapé
Fourchette
Cure-dent
Beurre

Quelques chanceux ont fait le bon choix, les autres, comme moi, ont travaillé avec les moyens du bord!

Voici maintenant quelques photos :








Je n'ai pas d'images en train de manger mon spaghetti, mais je sais que quelqu'un l'a sur son appareil! À suivre!

jeudi 28 octobre 2010

Kolyma - Tom Rob Smith



L’église Sainte-Sophie est détruite et son prêtre, Lazare, est enfermé pour des raisons politiques. Sept ans plus tard, Staline meurt. Nikita Khrouchtchev veut faire du changement. Un rapport est publié dénonçant toutes les atrocités du régime stalinien. Leo Demidov, ancien agent repenti du MGB, maintenant aux homicides, voit sa famille menacée s’il ne délivre pas Lazare du goulag de Kolyma.

L’histoire débute en 1949. Leo, alias Maxime, gagne la confiance de Lazare et sa femme. Il fait enfermer le mari.

En 1956, la femme de Lazare, Anisya, qui a changé de nom pour Fraera, dirige un groupe appelé vorys. Le groupe kidnappe la fille adoptive de Leo, Zoya. Fraera donne un seul choix à Leo, libérer Lazare du goulag 57, en échange de la liberté de Zoya. Sinon, elle mourra ainsi que tous les membres de sa famille. Leo est prêt à risquer sa vie pour les sauver.

Smith a su me tenir en haleine du début à la fin. Ses connaissances du régime barbare soviétique sous l’ère de Staline et post Staline nous font vivre l’U.R.S.S. de la guerre froide. L’État qui contrôle tout, qui refuse tout dissident, qui cache les apparences aux yeux de la planète. L’auteur sait maintenir un suspense permanent tout en propulsant dans l’action.

Depuis la chute du mur de Berlin, bien des livres et de la documentation nous parviennent et nous font comprendre ce qu’était le régime soviétique(commentaire de Richard Tremblay). Kolyma, en Sibérie, camp de travaux forcés, nous fait vivre l’histoire à la manière de Smith.

J’ai bien aimé Kolyma. Les quelques critiques que j’ai lues sont unanimes pour dire qu'Enfant 44 est encore meilleur. J’ai hâte de me le procurer!

Acheter ce livre.

mardi 26 octobre 2010

L'impression d'écrire pour rien

J'ai des idées pour la suite de mon roman. Sauf qu'il n'est pas publié. J'attends des réponses. J'ai déjà une quinzaine de pages d'écrites et je prends beaucoup de notes pour ne pas oublier ces idées.

Ce qui me titille c'est justement le fait que cette histoire ne servira à rien si la première n'est pas publiée et rien n'est gagné d'avance. Geneviève a écrit ceci sur son blog. Difficile de trouver un juste milieu.

Comme elle me l'a conseillé, je ne copierai pas le courriel de refus (même si je ne crois pas que cela dérangerait cet éditeur). Je demeure positif. J'ai confiance.

Malgré tout, j'ai l'impression que ces pages sont perdues tant et aussi longtemps que mon premier ne sera pas édité.

lundi 25 octobre 2010

École publique

Comme vous avez dû le conclure, ma relation avec mon garçon n'est pas de tout repos. D'ailleurs, c'est pourquoi il est dans une classe réduite en élève, avec un professeur et un intervenant (qui agit aussi comme prof).

Jeudi passé, j'avais une rencontre. J'étais seul, sa mère ne pouvait pas y être...

Le prof, l'intervenant, la psy, l'ortho et le directeur étaient présents autour de la table. On m'a remis une feuille sur laquelle on m'expliquait les objectifs à atteindre ainsi que ses points forts et ses points faibles.

Côté sociabilité et scolarité, l'école se donne les mêmes objectifs que moi. Se faire de nouveaux amis étant le premier (à mon avis). J'aime bien leur approche : ne voir que le positif, toujours ressortir le positif d'une situation. Fiston a tendance à se réfugier dans le sarcasme négatif et le dénigrement, mais ç'a l'air que petit à petit, son estime revient (encore beaucoup de travail à faire, mais il faut bien commencer quelque part). Dans une journée, l'école accompagne mon enfant plus que moi. Ils sont les mieux placés pour me dire les infos dont j'ai besoin et quand ça reflète la maison, au moins, je me dis qu'on travaille tous dans la même direction.

J'ai lu beaucoup de blâme et de plainte au sujet de l'école publique. Pas parfaite, loin de là avec ses classes surchargées et la complexité de travailler avec des enfants, je dois dire que mon école m'impressionne et pour une fois, j'ai l'impression que nos efforts risquent de déboucher sur du concret dans la vie de tous les jours.

Un jour à la fois comme ils disent!

samedi 23 octobre 2010

Crash Tag team racing



Comme pour Paper Mario sur la GameCube, j'aimerais vous parler d'un jeu que je joue encore avec mon fils.

Crash Bandicoot n'a pas besoin de présentation. Marsupial maître de l'absurdité, dans Tag Team Racing, il rejoint ses amis pour notre plaisir.

Vous arrivez dans le parc d'attractions de Von Clutch et vous devez ramassez des « gemmes » pour débloquer d'autres tableaux. Vous pouvez ainsi débloquer des nouveaux vêtements ou nouvelles voitures de course pour vous et vos compagnons et aussi de nouvelles pistes de courses ou jeux individuels. Dans ce dernier créneau, vous pouvez jouer aux quilles (avec une allée truffée de pièges), tirer du frisbee sur des vaches, cochons et moutons pour amasser des points et protéger vos bonshommes des singes qui descendent en parachute avec de la dynamite (genre Atlantis pour les plus nostalgique).



Crash se promène et ramasse des sous sur le sol ou en démolissant des boîtes en bois. Il peut aussi trouver un verre de liqueur qui double sa récolte de sous pendant un certain temps. Vos « ennemis » sont très comiques : des pingouins habillés en ninja. Ils ne font pas grand-chose dans le jeu sauf vous ralentir et vous faire perdre votre argent.



Quand vous trouvez une porte numérotée, vous pouvez choisir si vous voulez faire une course ou jouer à un jeu d'habileté (ceux que j'ai nommés plus haut). Il y a différentes courses. Courses dans lesquelles vous devez vous fusionner avec un conducteur et éliminer un nombre X d'adversaires avant de passer la ligne d'arrivée. Vous pouvez aussi faire une course dont vous devez arriver le premier après trois laps (là, aussi vous pouvez vous fusionner). Une autre est d'éliminer un nombre de cibles avant d'arriver à la ligne d'arrivée. Tout ça pour gagner une « gemme ». Quand vous roulez seul (c'est-à-dire, sans être fusionné) vous pouvez ramasser des objets et les lancer sur vos concurrents. Des poules qui explosent, des singes avec de la dynamite attachée dans le dos, une vache, un piano, un sous-marin, etc.



Il y a aussi les die-o-rama. Des animations que vous trouvez pendant la mission et qui assomment Crash d'une façon humoristique.



La musique est spéciale et ajoute beaucoup dans l'ambiance du jeu. Je ne me lasse pas de l'entendre. Si vous appuyez sur A ou B pendant le chargement, vous entendrez des pets et de rots de toutes sortes. Très agressant si vous avez un enfant qui appuie sur les boutons sans arrêt!!!

Je ne me lasse pas de jouer à ce jeu. D'ailleurs, sur le site jeuxvideo.com, une suite pourrait sortir sur les nouvelles consoles, c'est sur que je me le procure.

mercredi 20 octobre 2010

Nouvelle façon ou avoir peur?

J'hésitais avant d'écrire ce billet et finalement, je me lance. Comme vous le savez, ma conjointe a de la difficulté à recruter des employés.

Quand son employée l'a quitté pour un emploi plus payant, elle a réussi in extremis à la remplacer. Cette dernière a travaillé 1 mois et de quelle façon pensez-vous quelle a remis sa démission?

Par texto un dimanche à 15h.

J'ai déjà entendu à la radio quelqu'un remettre sa démission par courriel.

À l'ère des communications, avons-nous si peur qu'on arrive plus à communiquer face à face, que ce soit positif ou non? J'ai l'impression qu'on s'éloigne plus qu'on se rapproche.

lundi 18 octobre 2010

Recyclage

Je me demandais quel sujet aborder pour écrire un court roman. Je voulais, une fois de plus, utiliser mes personnages du sort des autres, mais cette fois, sans la transformation des gens en démon.

Un de mes bons amis, Simon pour ne pas le nommer, m'a alors suggéré de reprendre une nouvelle qui a été refusée à quelques endroits et de la travailler pour quelle devienne le prologue et la trame de fond d'une histoire.

« Pas bête du tout! », ai-je pensé.

J'ai terminé de relire et de faire quelques retouches de ma nouvelle (j'ai enfin trouvé comment terminer mon histoire) et maintenant, je la laisse reposer, le temps de l'oublier et de la voir d'un autre oeil.

Ça m'est déjà arrivé de ne pas me souvenir d'un rebondissement et de me surprendre! Suis-je le seul?

Donc, j'ai repris cette vieille nouvelle, inspirée d'un événement vécu, et j'ai modifié les temps de verbe. J'ai également changé les dialogues pour les rendre plus français international (c'était en joual!) et j'ai éliminé les flashbacks qui n'amènent rien à l'histoire.

Je reprends Steven et Vincent, les 2 personnages de ma nouvelle parue dans Brins d'éternité 22, et je vais essayer une seconde fois avec une histoire totalement différente. Mathieu Fortin a été bien gentil de mieux expliquer pourquoi le refus de la première version (le manque de rythme), mais je n'ai pas assez d'expérience pour cerner le véritable problème. J'aurais besoin d'exemple concret et dans ce domaine, ce n'est pas évident à trouver.

J'ai eu un petit down, mais ça repart! Pas aussi vite que je le veux, mais au moins, j'écris!

samedi 16 octobre 2010

La fin du back log

Vendredi midi, le back log s'est terminé. Représentant du syndicat et ceux de l'employeur ont discuté une trentaine d'heures en trois jours dans l'espoir de clore le plus de griefs que possible.

Malgré tout, ça va prendre une quatrième journée.

Des dossiers où, de part et d'autre, chaque partie demeure sur ses positions. Je peux vous assurer qu'on devient plus émotif quand le sujet vient de votre bureau ou quand votre signature apparait comme délégué qui dénonce la situation.

Ce genre de rencontre n'est pas ce qui a de plus passionnante. Face à face, on revient sur des dossiers qui datent de la convention de 2003 (celle qui est en vigueur est 2007 et va être échue le 31 janvier 2011).

Une de mes faiblesses était ma méconnaissance de plusieurs points de la convention collective (plus de 500 pages). Je trouve ça très pénible à lire parce que le masculin et le féminin (pas de mention masculin pour alléger le texte inscrit quelque part dans les premières pages) alourdissent le texte et qu'il y a place à plusieurs interprétations. Bref, j'apprends les clauses.

Sans oublier que je dois connaître la convention des FFRS (les facteurs et factrices qui livrent en milieu rural avec leur véhicule). Elle fait environ 200 pages anglais/français.

J'ai aimé mon expérience. Quand je retournerai sur ma route, mardi, ça va faire 1 mois que je n'ai pas livré!

vendredi 15 octobre 2010

Agrippa, le livre noir - Mario Rossignol et Jean-Pierre Sainte-Marie


Dans le Québec rural du début du siècle dernier, William Black subtilise l’Agrippa, caché dans la crypte de l’église St-Matthew en 1855. Ce livre possède des pouvoirs maléfiques.

Black s’installe à Saint-Clothide-de-Châteauguay, petit village tranquille en Montérégie. Il se déclare médecin, mais en réalité, il a acquis une maison dans le deuxième rang pour comprendre et maîtriser l’Agrippa.

Quand le curé de la paroisse, Siméon Morin, découvre cela, il en informe l’archevêché qui le remplace par Eugène Laberge, un curé qui possède des pouvoirs comme Black. La bataille du bien contre le mal, du Dieu contre Satan, du paradis contre l'enfer ne fait que commencer. Black communique directement avec les démons de l’enfer et veut gagner en pouvoir.

Les deux auteurs ont fouillé dans le manuscrit de leur grand-père et ont écrit ce roman à partir de cela. On se sent dans un village typique, catholique et francophone où le malaise face aux Anglais est présent au quotidien.

Nous sommes témoin de l'influence du clergé qui guide ses citoyens et rencontre ceux qui manquent la messe du dimanche, comme cela devait certainement arriver voilà une centaine d’années.

Ce Québec rural dont seule l’église possède l’électricité et pas dans toutes les pièces. Le curé a une voiture. Le magasin général fournit le téléphone et le bureau de poste. Les Québécois ont des familles nombreuses, travaillent dans les champs et utilisent des chevaux pour se déplacer. Franchement réussi!

L’action se déroule à un rythme effréné. J'ai rarement vu un livre me tenir en haleine autant que l'Agrippa. Il n’y a aucune place pour prendre une pause. J'ai reproché à bien des récits de ne rien se passer, d'offrir aucune surprise, ici, on a le droit à toutes les croyances et les peurs de l’époque, aux paroles d’un curé qui réponds questions de ses fidèles, à un combat acharné, tout ceci menées d’une main de maître par les auteurs. Ça se lit vite et bien, nos yeux refusent de quitter ce livre, je vous le conseille.

Le site.

Acheter ce livre.

mardi 12 octobre 2010

Le meilleur moment de la journée

Tiens, je vais vous demander votre avis. Chaque fois que je l'ai fait, je n'ai pas eu de réponse ou très peu, donc, je reste positif et j'essaie encore! ;-)

Quel est votre meilleur moment de la journée pour écrire?

Moi, c'est le matin. Quand je me lève, je déjeune et ensuite, je dépose mon café sur le sous-verre, m'assis sur la chaise de l'ordinateur et démarre Word. Souvent, j'écris quelques centaines de mots avant d'aller travailler.

J'en profite parce que la maison est calme. Tout le monde dort. Pas de télévision ouverte, pas de chienne qui demande à aller dehors (elle aussi reste coucher), pas de papa si, Benoit ça, la paix!

J'ai des problèmes de concentration. Donc, tout ce qui peut me nuire autour de moi doit être minime. Paradoxalement, je serai incapable de me concentrer 15 heures par jour devant un texte. Même obligé, pour moi, ce serait impossible. J'ai besoin d'aller à mon rythme, d'exploiter ces fameux bruits environnants qui me permettent, je l'avoue, d'écrire quelque chose. D'ailleurs, les nouvelles que vous avez lues de moi ont été réalisées de cette façon! Laquelle avez-vous préférée?

L'après-midi, ça devient plus difficile, à moins encore là, d'être seul, comme ça m'arrive quand je travaille sur ma route de facteur et que personne n'est encore revenu. Je niaise un peu sur le net, histoire de faire baisser la pression et le stress du travail et j'essaie de continuer ou commencer un texte.

Le soir, c'est compliqué. Trop de contrainte familiale. J'ai un portable, ça aide à m'isoler dans la chambre et me mettre à l'abri de la quotidienne d'OD! Souvent, la plus vieille a 13 ans, tchate avec ses amies et si j'ai le goût d'écrire, je ne peux pas.

D'ailleurs, ça, c'est réglé depuis Noël!

Alors, dites-moi, quel moment préférez-vous?

samedi 9 octobre 2010

L'Australie sans dessous dessus - Lili Gulliver



Lili Gulliver raconte son périple et ses frasques en Australie.

Ça faisait un petit bout de temps que je voulais lire un livre à caractère sexuel. Rien de vulgaire, juste du sexe, avec un personnage qui ne pense qu'à ça! Sur les étagères, il y avait les autres titres de Lili et quelques critiques disaient qu'elle était la meilleure romancière pour des aventures à caractères érotiques. J'en ai essayé un, je n'avais rien à perdre!

Le roman n’est pas récent (1996) et l’histoire est simpliste. L’auteure n’invente rien de nouveau, mais elle est une superbe raconteuse qui a su capter mon attention dès les premières pages. Puisque j’aime écrire du sexe dans mes histoires, et que l’une de mes références était Aliss de Patrick Senécal, j’étais ravi de lire autre chose de complètement différent.

Lili a eu bien d’autres amants, de toutes les origines, dans bien de pays et elle veut tester la virilité australienne.

Elle ne passe pas par quatre chemins pour expliquer ses fantasmes et nous raconter sa vision du sexe et c’est ça que j’ai aimé. Pourquoi tourner autour du pot? Directement au but, sans vulgarité, avec humour (j’aime beaucoup l’humour dans un récit), elle nous décrit ses ébats et ses envies.

Le couple de sa sœur vacille. Cette dernière partage ses doutes avec sa Lili, révèlent les détails qui l’ont amené à ce questionnement et finalement, elles rencontrent un homme et elles baisent! Assez particulier comme relation fraternelle!

Lili va fréquenter un bel Australien, bien membré qui la fait jouir comme personne. Bon amant, bien bâti, ce dernier semble voir Lili dans sa soupe. Mais elle, qu’en pense-t-elle? Est-elle prête à du long terme?

Ce court roman de moins de 200 pages se lit rapidement. J’ai souri plus d'une fois. J’ai apprécié mon expérience. Cependant, les 50 dernières pages sont décevantes et sont, à mon avis, hors sujet. Ce sont des lettres des amies de Lili qui raconte leurs vies au Québec. Honnêtement, je n’ai pas vu le rapport et l’histoire s’est conclue en coït interrompu...

vendredi 8 octobre 2010

Back log

De quessé?

J'ai su la semaine passé ce que ça voulait dire syndicalement parlant et à ma grande surprise, moi qui n'a pas suivi le cours de plaideur, je me retrouve avec les gens de la région en train d'éplucher 1000 griefs en stand by de Québec.

Mon syndicat est composé de trois paliers. National, régional et local. Moi, je suis au local.

Pour ces dossiers, je fais de la recherche d'informations et d'articles dans la convention. Souvent le membre est retraité ou on se retire, il n'y a pas de cause. Bref, j'apprends.

Je n'étàis pas qui devait être là, mais une série de hasard en a décidé autrement. Encore l'écriture qui est mise de côté...

jeudi 7 octobre 2010

Pas évident le rôle de parent

Mon fils a 11 ans. Depuis son admission à l'école, il a de la difficulté. Pas scolaire, mais surtout le comportement et la vie sociale.

Je ne compte plus les jours et les fois qu'il a été suspendu de l'école. Mesure, qui, à mon avis est complètement loufoque parce qu'elle permet à l'enfant d'avoir un congé et oblige le parent à s'absenter de son job. Si, comme le mien, tous les employeurs font une phobie de l'assiduité au travail et rencontrent l'employé à chaque absence, imaginez dans quel beau bordel papa ou maman se dirigent (si ce n'est pas jusqu'à la perte de son emploi). Mais bon, ici, ce n'est pas le cas, sauf pour la mesure disciplinaire.

Nous avons eu 2 années de sursis, en 3 et en 4, mais en 5, un événement est arrivé et depuis, ça ne va pas bien. Il a commencé sa cinquième année parmi les meilleurs et a tellement été mis en retrait de la classe et manqué de matière qu'il a passé de justesse. Cette année, le directeur, un bon monsieur, a travaillé fort pour qu'il soit dans une classe réduite en élève avec un prof et un intervenant. Évidemment, pour fiston, il est dans une classe de mongole, dans une école de débile...

Mon fils ne voit que du négatif, de la violence et a que de la colère en lui. D'après lui, son prof est un conne qui veut sa mort et il veut un 12 pour régler ses problèmes. Bien sûr, ce sont des paroles en l'air, mais il est fermé comme une huitre et je trouve cela bien difficile.

Aucun compliment ne passe. Il vire cela en négatif.

Aucun intérêt (à part les jeux vidéos qui lui amènent une satisfaction immédiate) pour quoi que ce soit.

J'ai tenté de l'initié au soccer, à la natation, au karaté. J'ai fait de la musique, j'ai écrit des textes qui ont été publiés, il pourrait même lire mes histoires pour les jeunes de son âge et m'aider, mais il ne veut rien savoir.

Une autre chose qui me ravage : son dénigrement. Encore là, rien ne passe si nous essayons de le contredire parce que nous savons que ce n'est pas vrai.

Consultation? Bien sûr. Nous étions sur la liste d'attente depuis mai et ça a commencé cette semaine. Cette fois, pour mon gars, nous allions à l'asile... Ça commençait bien!

Les deux pédopsychiatres nous ont donné des idées et miracles, nous avons un second rendez-vous! Je dois avoué que j'ai été échaudé dans le passé avec des professionnels de la prescription sans aucun suivi. Ici, je crois que je suis en business!

Alors, encore une fois, j'écris mon désarroi envers la réalité que je vis avec mon fils, mais croyez-moi, je suis consciens et j'ai peur que l'adolescence soit une période très très dure à vivre autant pour lui que pour nous.

lundi 4 octobre 2010

Mange et va mourir ailleurs!

Samedi, nous fêtions le 65e anniversaire de ma mère. Je lui avais réservé une belle surprise. Toute la famille était présente chez moi et elle ne le savait pas. Comme cadeau de fête, elle a eu droit à un écran 32 pouces acl (qui remplace sa vieille jvc aux couleurs défraichies et qui brise sans cesse).

Elle était heureuse et émue.

Ensuite, nous sommes allés manger au restaurant Scores sur le boulevard Hamel. Ce repas a été des plus marquants! J'avais réservé pour 15 personnes. Lorsque nous sommes arrivés à notre table, il manquait 2 chaises et 2 places n'avaient pas d'ustensiles. De plus, il y avait 1 menu à chaque 4 personnes.

Certains arrêtent leur choix sur un repas qui inclut le bar à salade. Moi et ma conjointe choisissons une entrée. J'avais commandé une bière pour me tremper les lèvres avant de manger.

Nous attendons.

Attendons.

Et attendons encore.

Un serveur arrive avec une entrée de bâtonnets de fromage. Ma cherie (oui, oui, sans é!) lève la main. Elle n'a pas croqué dans un bâtonnet qu'une serveuse s'informe qui a demandé le plat ABC. Ma blonde lève encore la main. Pas de problème, la serveuse pousse l'entrée et dépose le plat. Les ustensiles ne sont pas encore arrivés!

Moi, je n'ai rien reçu.

Tout le monde est servi.

J'attends encore!

Finalement arrive 12 ailes de poulet. J'avais demandé 6! Comme je m'en doutais, mon plat principal et ma bière ont suivi la minute après. Je suis si coincé que j'ai les coudes qui trempent dans la sauce de côtes levées et dans celle des ailes!

Nous mangeons.

Nous n'avons même pas eu droit au traditionnel « Est-ce que c'est à votre goût? ».

La section est vide de tous clients. La serveuse semble avoir oublié de vider la table de nos assiettes sales. Quelques-uns ont demandé et attendent un refill de liqueur qui ne viendra jamais.

La serveuse ne demande pas si nous voulons un dessert. Les factures arrivent. Chacun sa facture, même pas demandé qui est avec qui (pas grave, mais c'est, à mon avis, la norme). Mon oncle s'est fait facturer un repas de trop sur sa carte de crédit. Elle l'a remboursé en argent! Moi, j'ai obtenu de payer pour 6 ailes parce que c'est cela que je voulais. Elle a aussi acquiescé.

C'était l'un des services les plus horribles de toute ma vie! Mais j'ai bien ri! Ça n'aurait rien changé de me fâcher. La fille ne l'avait tout simplement pas.

Une chose est sûre, ce soir-là, sa caisse ne balançait sûrement pas!

samedi 2 octobre 2010

La face cachée des Hells - Jerry Langton



Le journaliste auteur de ce livre nous offre les résultats de son enquête, le début du gang de motards, l'expansion, la guerre et la saga judiciaire.

Ce livre n'est pas récent. J'ai demandé à mes amis de Québecsf de me suggérer des titres de livres ayant pour sujet les gangs ou encore mieux, les guerres de gangs. Je voulais comprendre le fonctionnement de ces groupes pour ensuite utiliser mes nouvelles connaissances pour écrire un livre. J'ai eu plusieurs suggestions de titres, mais celui-ci est le premier que je lis.

La première page m'a fait sourire. La hiérarchie des Hells Angels fonctionne de la même façon qu'un syndicat. Président, vice-président, secrétaire-trésorier jusqu'au sympathisant.

Donc, l'auteur nous raconte le travail de Walter Stadnick pour s'approprier le marché de la drogue et de la prostitution. Hamilton, sa ville natale, mais territoire d'un gang nommé les Outlaws, nous avons également les commentaires d'un enquêteur de la OPP (police provinciale ontarienne) sur les agissements des membres. Comment il a échappé à des attentats, qu'il a crée et fusionné certaines bandes, Stadnick était très actif.

Comparativement aux livres d'histoire sur la Seconde Guerre mondiale par exemple, j'ai vécu ces événements et j'ai entendu les noms des plus célèbres motards et événements (Mom Boucher, le délateur Serge Quesnel, le décès du jeune Daniel Desrosiers, l'escouade Carcajou, etc.)

Tout le long du livre, le caractère hollywoodien des attentats et des meurtres m'a étonné.

Je ne veux pas trop vous en dévoiler parce que c'est à vous de le découvrir.

Bien expliqué, puisque j'ai été de loin témoin de cette guerre expliquée de long en large par les médias, si ce genre d'organisation vous intrigue, ça vaut la peine de consulter cet ouvrage.

Acheter ce livre.