vendredi 24 décembre 2010

Dernier extrait pour les fêtes!

Voici le troisième et dernier extrait d'une scène de milieu de manuscrit de la suite de mon roman. J'ai été déçu du peu de réponse des autres fois, mais ce n'est pas grave, je vous l'offre quand même. Comme vous allez le constater, j'aime beaucoup parler des milieux du sexe dans mes histoires. Bonne lecture et joyeux Noël!

***

J’ai du mal à dormir. Je me réveille sans cesse. Je fais des rêves bizarres. Tanné de me tourner et me retourner dans le lit, je me lève. J’ai l’impression d’être magané comme un lendemain de brosse. Mal de tête, bouche sèche, paupières lourdes, je lave mon visage avec une débarbouillette d’eau froide. J’ai soif. À la place de me servir une bouteille de sang, je gobe mes derniers no five. J’adore les effets de cette drogue. Plus rien ne me dérange de ma condition de vampires, je pourrais presque me faire bronzer dans le sud!

À l’Orgasme, j’appuie sur la sonnette de la porte de côté. Un portier vient m’ouvrir. D’un mouvement du menton, il m’indique d’entrer. Je me dirige à la loge. Il est tôt, il y a peu de clients, mais Shawna se pomponne afin d’être prête à donner sa prestation.

« Salut, la chatte!
— Salut!
— Tu t’amuses bien avec les pépites?
— Oui!
— Je peux te poser une question indiscrète? »

Je fronce les sourcils, je n’aime pas trop qu’on veuille en savoir sur moi.

« Pourquoi le masque? As-tu si honte de toi?
— Je ne veux pas en parler.
— Ton concept est original, mais ton visage peut aussi t’apporter de nombreux clients. »

Elle touche un point. C’était la principale raison des services intimes que j’offrais au salon de massage afin de me différencier de la compétition. Elle attend une réponse. Le DJ me sauve en annonçant que la séduisante Shawna s’en vient.

Je me promène parmi les clients et rejoins Naomi, seule dans un coin, assise sur un tabouret. Nous échangeons des bisous sur les joues. J’adosse le mur et regarde d’un œil passif, la prestation de Shawna. Proche de la scène, je remarque Anne-So qui discute avec trois hommes. Rires, caresses impudiques, beuverie à l’alcool, la vie semble belle. Je n’ai pas encore vu François. Où est-il?

« J’ai besoin de no five, je demande à Naomi.
— Demande à Shawna. »

Avec l’index, un client m’indique de venir le voir. Je m’assois sur la chaise à côté de lui. Après les politesses d’usage, je lui demande s’il désire me faire danser. Il répond par l’affirmative. Je lui prends la main et l’emmène dans un isoloir.

Il me paie le prix exigé pour obtenir une relation complète. La soirée débute bien! Il dévore mes seins avec appétit. Sous l’effet de la drogue, mes sens réagissent différemment que pendant mon état normal et je l’apprécie beaucoup. N’importe qui penserait que posséder des sensations super aiguisées, dont celui du toucher, serait une bénédiction. Détrompez-vous, rien ne vaut mieux qu’être vraie et sentir cette chaleur répartie partout sur son corps.

Je descends sa fermeture éclair et m’apprête à entrer son membre en moi quand une violente explosion cause la vibration de tous les murs du bar. La musique cesse net. Les portiers accourent à l’extérieur de la bâtisse. Je m’excuse auprès de l’homme et quitte l’isoloir.

Les serveuses, les danseuses et les clients sortent de l’établissement pour connaître la raison de ce boum. J’enfile ma robe de la soirée avant de les rejoindre.

Dans le stationnement, des débris fumants jonchent le bitume. Le squelette noirci du véhicule ciblé indique le lieu de la détonation. Les voitures les plus proches ont perdu leurs vitres. Je remarque des lambeaux de chairs collées sur de la carrosserie.

Revolver à la main, un portier avance tranquillement vers l’endroit de la déflagration vérifier si un indice quelconque pourrait trahir l’auteur de cet attentat.

Un coup de feu perce le silence. Le portier s’effondre sur le sol.
La panique gagne la foule. Tout le monde court dans tous les sens. Second coup de feu. Un autre mort, un client. Un doorman se pointe avec une carabine munie d’une lunette de visée. Deux autres le suivent avec des mitraillettes. Ils tirent en direction d’une automobile stationnée dans la rue. Les crissements de pneus confirment qu’ils ont vu juste. Les assassins essaient de fuir. L’homme à la carabine appuie sur la gâchette une seconde fois. Il fracasse la vitre arrière du véhicule ennemi avant que ce dernier emprunte un chemin perpendiculaire. Ils sont maintenant hors de portée.

Dans le stationnement, les autos contournent les cadavres comme s’il s’agissait d’un nid-de-poule. Anne-So sort constater les dégâts. Le portier en chef, un grand gaillard d’au moins six pieds six pouces, trois cents livres de muscles, examine dans tous les sens afin de s’assurer que sa boss n’est pas en danger.

« Les Midnights? demande-t-elle.
— Pas mal sûr!
— Nettoyez-moi ça! »

Les portiers rangent leurs armes et s’activent à ramasser les débris.
« Les filles, c’est off pour ce soir! », nous informe-t-elle.

Anne-So retourne à l’intérieur. J’aperçois Shawna et Naomi qui se partage une cigarette. Shawna tremble. Naomi essuie ses larmes, son maquillage a coulé.

J’ai besoin de pépites, ça presse! Je dépose deux cents dollars dans la main de Shawna. Elle compte les billets de vingt dollars et déclare :

« On reste pas ici.
— Qu’est-ce qu’on fait?
— N’importe quoi. J’ai besoin de m’éclater. »

1 commentaire:

  1. Ah que j'ai hâte de lire l'intégrité de ce texte!!! J'aime bien l'implication d'une guerre entre clans de vampires, ce que je n'ai jamais vraiment vu auparavant.

    Vivement la suite des événements, tu touches d'intéressants thèmes avec ce récit... définitivement (et heureusement) à des années lumières de Twilight (ou si on veut Twalette).

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