jeudi 7 octobre 2010

Pas évident le rôle de parent

Mon fils a 11 ans. Depuis son admission à l'école, il a de la difficulté. Pas scolaire, mais surtout le comportement et la vie sociale.

Je ne compte plus les jours et les fois qu'il a été suspendu de l'école. Mesure, qui, à mon avis est complètement loufoque parce qu'elle permet à l'enfant d'avoir un congé et oblige le parent à s'absenter de son job. Si, comme le mien, tous les employeurs font une phobie de l'assiduité au travail et rencontrent l'employé à chaque absence, imaginez dans quel beau bordel papa ou maman se dirigent (si ce n'est pas jusqu'à la perte de son emploi). Mais bon, ici, ce n'est pas le cas, sauf pour la mesure disciplinaire.

Nous avons eu 2 années de sursis, en 3 et en 4, mais en 5, un événement est arrivé et depuis, ça ne va pas bien. Il a commencé sa cinquième année parmi les meilleurs et a tellement été mis en retrait de la classe et manqué de matière qu'il a passé de justesse. Cette année, le directeur, un bon monsieur, a travaillé fort pour qu'il soit dans une classe réduite en élève avec un prof et un intervenant. Évidemment, pour fiston, il est dans une classe de mongole, dans une école de débile...

Mon fils ne voit que du négatif, de la violence et a que de la colère en lui. D'après lui, son prof est un conne qui veut sa mort et il veut un 12 pour régler ses problèmes. Bien sûr, ce sont des paroles en l'air, mais il est fermé comme une huitre et je trouve cela bien difficile.

Aucun compliment ne passe. Il vire cela en négatif.

Aucun intérêt (à part les jeux vidéos qui lui amènent une satisfaction immédiate) pour quoi que ce soit.

J'ai tenté de l'initié au soccer, à la natation, au karaté. J'ai fait de la musique, j'ai écrit des textes qui ont été publiés, il pourrait même lire mes histoires pour les jeunes de son âge et m'aider, mais il ne veut rien savoir.

Une autre chose qui me ravage : son dénigrement. Encore là, rien ne passe si nous essayons de le contredire parce que nous savons que ce n'est pas vrai.

Consultation? Bien sûr. Nous étions sur la liste d'attente depuis mai et ça a commencé cette semaine. Cette fois, pour mon gars, nous allions à l'asile... Ça commençait bien!

Les deux pédopsychiatres nous ont donné des idées et miracles, nous avons un second rendez-vous! Je dois avoué que j'ai été échaudé dans le passé avec des professionnels de la prescription sans aucun suivi. Ici, je crois que je suis en business!

Alors, encore une fois, j'écris mon désarroi envers la réalité que je vis avec mon fils, mais croyez-moi, je suis consciens et j'ai peur que l'adolescence soit une période très très dure à vivre autant pour lui que pour nous.

6 commentaires:

  1. Oh my God! Étant maman, je comprend ton désarroi. Les miens sont petits, mais j'ai des amis qui en de plus grand, comme le tien et qui ont des crises de colère où tout r'vole et des épisodes d'anxiété où le jeune s'arrache les cheveux de sur la tête (et pas au figuré.)
    Je commence à fréquenter l'école, ma plus grande est en maternelle. J'essaie de m'impliquer. Je suis bien contente, notre école de quartier est bien encadré et le personnel est très coopération parent-enfant.
    Je te souhaite que ça s'arrange. Il est évident que ton fils appelle au secours, mais s'il ne dit pas de quoi il a besoin, c'est sur que ça ne peut pas avancer. Bon courage.

    P.S. As-tu trouvé comment ils vont s'en sortir? As-tu besoin de d'autres suggestions? Hi!Hi!

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  2. Je suis cette histoire depuis un moment et je suis de tout coeur avec toi. Ce n'est pas facile. Vous allez cheminer tous les deux là-dedans.

    Je suis en train de lire le livre "Perdus sans la nature" de François Cardinal. Je te le recommande. Ferait voir une nouvelle perspective.

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  3. Menace-le de le donner en adoption ou bien à un bohème qui en fera un homme de spectacle (bien quoi, ça a bien marché avec Rémi Sans-Famille!)

    Blague à part, je n'ai pas d'enfant encore, mais je partage ton problème puisque j'ai travaillé comme surveillant dans une école primaire autrefois et que plusieurs jeunes étaient dans la même situation que ton fils, c'est comme s'ils se refermaient dans leur coquille et puis plus rien ne les intéresses... :(

    Par contre, je suis persuadé que la situation n'est que temporaire et qu'avec le temps, ça changera! :)

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  4. Merci de vos encouragements.

    Hier, je lui ai proposé un premier défi, se lever de bonne humeur. Ça a fonctionné ce matin et pour le récompenser, s'il a une semaine complète, il pourra choisir l'activité de son choix.

    S'il commence la journée du bon pied, c'est déjà un bon début. À suivre...

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  5. @Isabelle Pas encore, mais ça s'en vient. J'attends cette idée qui vient de nulle part et qui est géniale!

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  6. @Benoit : Selon ma récente expérience, quand on embarque vraiment dans le système médical, le suivi est bien. C'est d'y entrer qui est long.

    Pour ton gars, lui demander d'essayer de se lever de bonne humeur c'est une bonne idée. Tu peux peut-être aussi lui demander, après qu'il ait exprimé des idées négatives, d'en exprimer au moins une positive. Comme ça, il devrait (j'insiste sur le conditionnel) sentir que tu es prêt à écouter ses angoisses, mais que lui demande de les relativiser.

    Bonne chance! Si ça peut te rassurer : des fois les enfants très difficiles comme ça vivent une adolescence plus paisible.

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