lundi 25 octobre 2010

École publique

Comme vous avez dû le conclure, ma relation avec mon garçon n'est pas de tout repos. D'ailleurs, c'est pourquoi il est dans une classe réduite en élève, avec un professeur et un intervenant (qui agit aussi comme prof).

Jeudi passé, j'avais une rencontre. J'étais seul, sa mère ne pouvait pas y être...

Le prof, l'intervenant, la psy, l'ortho et le directeur étaient présents autour de la table. On m'a remis une feuille sur laquelle on m'expliquait les objectifs à atteindre ainsi que ses points forts et ses points faibles.

Côté sociabilité et scolarité, l'école se donne les mêmes objectifs que moi. Se faire de nouveaux amis étant le premier (à mon avis). J'aime bien leur approche : ne voir que le positif, toujours ressortir le positif d'une situation. Fiston a tendance à se réfugier dans le sarcasme négatif et le dénigrement, mais ç'a l'air que petit à petit, son estime revient (encore beaucoup de travail à faire, mais il faut bien commencer quelque part). Dans une journée, l'école accompagne mon enfant plus que moi. Ils sont les mieux placés pour me dire les infos dont j'ai besoin et quand ça reflète la maison, au moins, je me dis qu'on travaille tous dans la même direction.

J'ai lu beaucoup de blâme et de plainte au sujet de l'école publique. Pas parfaite, loin de là avec ses classes surchargées et la complexité de travailler avec des enfants, je dois dire que mon école m'impressionne et pour une fois, j'ai l'impression que nos efforts risquent de déboucher sur du concret dans la vie de tous les jours.

Un jour à la fois comme ils disent!

3 commentaires:

  1. Je suis très content de cette nouvelle, surtout que les fruits commencent déjà à se faire voir.

    Si fiston montre déjà des signes d'amélioration, j'espère fort que les choses seront encore mieux dans un futur rapproché et pour continuer comme ça.

    Au moins, ça prouve deux choses: que ton fils n'est pas sans espoir et que de deux, tu ne lâches pas le morceau tant qu'il y a encore quelque chose à faire.

    J'admire vraiment ta persévérance et j'espère sincèrement que, si je me trouve dans une pareille situation, que je pourrai me souvenir de comment tu as géré le tout.

    Je vous dis merde pour la suite des choses.

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  2. Je voulais surtout démontrer que l'école publique peut être bien aussi. On frappe dessus depuis plusieurs années peut-être à tort, peut-être à raison. Rien n'empêche qu'il est vraiment que les classes sont surpeuplées. Ça fait 3 directeurs que je côtoie et c'est le premier que je le vois vraiment dédié à aider mon fils. Il prend la cause des enfants vraiment à coeur. Les 2 autres me donnaient l'impression qu'ils voulaient plutôt régler un problème d'où l'insistance des médicaments.

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  3. Je comprends ce que tu voulais démontrer, mais je pense qu'à bien des choses, il existe du bon comme du mauvais. Dans ce cas-ci, la famille profite grandement de ce que l'école publique offre.

    Bien entendu que les médias ne ratent pas la chance de frapper sur quelque chose qui est à terre, notamment si ça peut leur apporter des spectateurs (ils peuvent toujours courir dans mon cas, la télé est fermée à toute télédiffusion depuis 12 ans).

    Et heureusement qu'il existe des personnes comme le directeur actuel de ton fils pour prendre son avenir aussi à coeur que toi.

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