mercredi 8 septembre 2010

Virages 53 - Le rêve



Vitrine – Martine Théberge

Un petit garçon rêve d’une locomotive rouge.

Habituellement, les textes de deux pages sont incomplets et sont décevants. Celui-ci, planté dans l’imaginaire d’un enfant est particulièrement bien réussi.

Il n’y a que la vérité qui blesse – Nico Bally

Un détenu se réfugie dans le rêve pour mieux survivre à sa peine.

Histoire bien ficellé avec de petites longueurs. La façon dont l’auteur amène le lecteur entre le monde imaginaire et réel est intéressante.

En flagrant X – Mireille Messier

La déception de ne pas rêver de ce qu’on aime.

Deux pages seulement! Dans un thème qui aurait pu être si bien exploité. Moi, mes rêves sont souvent à mon désavantage. Par exemple, ne jamais parvenir au bout de la rue. J’aurais aimé plus.

La belle au train dormant – Marie-Catherine Daniel


Une jeune femme rêve qu’elle prend le train qui la mène vers des endroits merveilleux.

Encore une courte nouvelle. Le personnage principal se réfugie dans un rêve de train et mélange le tout avec le récit de la belle au bois dormant. Naïveté bien rendue!

À fossoyeur, fossoyeur et demi – Aristote Kavungu

Un fossoyeur se moque pas mal de la peine de ses clients qui pleurent la mort d’un proche. Jusqu’au jour où il rêve…

J’ai senti le mépris dans le texte du fossoyeur. L’incompréhension et l’insensibilité aussi. Vous comprenez le thème exploité. J’ai beaucoup apprécié, très bon!

La vie rêvée – Mireille Matteau

Un homme très âgé expose un fantasme.

J’avoue que le choix du sujet est original. Quand j’allais voir la tante de ma conjointe au CHSLD, que je voyais toutes ces personnes âgées réduites à l’état végétatif, j’étais loin de m’imaginer leur envie de sexe. Bravo!

Château de neige – Michèle Laframboise

Un abribus, une tempête et voilà, vous avez votre château!

L’image que donne l’auteure à ce château m’a plu. La description de l’environnement autour du personnage qui attend aussi. Malheureusement, je n’ai pas accroché.

Le concours – Louise Dandeneau

Une femme angoisse à l’idée de participer à un concours de beauté.

WOW! J'ai adoré, je ne voulais pas que cela finisse! Le complexe physique de la femme, de se sentir moins attirante parce que ses seins tombent, qu’elle fait de la cellulite, qu’elle a des pattes d’oie, etc. Excellent texte!

L’abri de verre – Diane Fortin

Sophie et ses amis belges ont construit un chalet quelque part à l’abri de la civilisation.

Un beau regard de la nature et des aurores boréales. J’aurais espéré qu’il se passe un peu plus de choses (je ne sais quoi).

La trace d’un rêve – Lysette Brochu

Anita Bourdeau (c’est bien la première fois que je lis un personnage avec mon nom!) recherche des jumeaux que sa mère a connu, qui sont partis à la guerre et qu’elle n’a plus jamais revus.

Histoire un peu prévisible. J’avais cette impression que tout s’emboîtait comme un casse-tête parce que telle affaire devait arriver pour faire avancer l’histoire. La fin est trop moralisatrice pour moi.

Désaccordée – Simon Thibault

Une femme fuit son chez elle. Mais le radiateur de son véhicule a lâché et elle doit se rendre à une halte où elle conte sa vie.

Elle qui a été malchanceuse en amour, qui fuit sa vie et la réalité, raconte toutes ses péripéties à un inconnu. Ce dernier lui fait la morale et lui suggère une solution. Je sais pas, pour moi, il y a quelque chose qui cloche. Le choix de certains mots est discutable.

Les muses – Paul Savoie

Une aventure de rêve de dieux cuillère et fourchette, d’une femme enceinte et de sa thérapie.

Je n'ai pas compris où l'auteur voulait en venir. Je vais m’abstenir.

La fête foraine – Léa Silva

Un enfant fugue (ou s’est perdu) et affronte la colère de ses parents.

La naïveté de l’enfant et bien exploitée. Mais je n’ai pas accroché. Aucun nom, juste l’enfant, l’homme, la femme, la mère, le père. Ceci m’a distancé par rapport aux personnages. Trop impersonnel.

Un numéro montagne russe. Le rêve, imagination à l’infinie, semble avoir manqué d’inspiration pour les nouvellistes. La page couverture reflète bien la pensée des gens de la revue envers les coupures fédérales. La plupart des nouvelles ne dépassent pas quatre pages, peut-être mieux développer aurait été bénéfique.

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