mercredi 1 septembre 2010

Manifestez-vous!

Comme vous le savez, le gouvernement fédéral coupe les subventions aux revues qui vendent moins de 5000 copies par année. Qu'est-ce qui motive cette décision? Je l'ignore. Je n'entrerai pas dans la guerre conservateur méchant contre libéral gentil. Ce sont des politiciens et ajouter un h après le c et vous avez ce que je pense d'eux.

Dans le numéro 53 de Virages, l'éditrice Marguerite Andersen explique que Virages vend entre 1300 et 1350 revues annuellement, qu'elle publie entre 10 et 14 nouvelles et donne un cachet de 50$ aux auteurs.

La subvention perdue est de 10 000$.

WOW, moi qui croyais qu'on jouait dans les 6 chiffres....

Elle vous invite à écrire à monsieur Scott Shortliffe à fcp-cpf@patrimoinecanadien.gc.ca pour manifester votre désaccord.

Virages est la seule revue francophone hors Québec. De plus, le ratio anglais/français devrait être pris en considération (environ 3 pour 1) donc les fonfons devraient diviser le 5000 par 3. Mais quand la logique y est, le gouvernement lui, est absent.

J'espère de tout coeur que tous ceux et celles qui me lisent vont prendre quelques minutes de leur journée pour réagir.

8 commentaires:

  1. Je viens de lire ton billet et je m'apprête à écrire justement à ces "pas fins" pour leur manifester un peu ce que je pense de ça et combien ça va seulement heurter la littérature qui, dans son état actuel, n'est pas très glorieux.

    Ça ressemble davantage à une façon de rendre le peuple plus ignare qu'il ne l'est déjà et comme on dit: à force de tremper ses doigts partout, on finit par perdre de vue l'objectif principal.

    Hé oui, le gouvernement est trop partout, il gère le pays comme des parents trop couveux... j'ose espérer n'apprendre rien à personne.

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  2. Malheureusement, les québécois semblent aimer les états tentaculaires.

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  3. Heu, s'cusez les gars, mais là vous faites aucun sens. Vous voulez que le gouvernement continue à subventionner les revues, mais vous chialez qu'il est trop présent partout!?!?

    Le problème n'est pas sa présence, c'est sa mauvaise gestion.

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  4. @Gen: hé oui, je ne fais aucun sens, mais c'est là tout le paradoxe. Le Gouvernement s'est montré présent pour tout le monde il y a 40 ans et n'a jamais lâché prise. Un peu comme César et Rome... reste juste à voir un incendie majeur pour le Québec et on a un remake parfait.

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  5. Théoriquement, nous devrions dire qu'une revue quelconque doit trouver son financement seule, avec la publicité et avec les abonnements.

    La petitesse du marché fait que tous ce qui a rapport avec l'art (musique, littérature, cinéma) le gouvernement doit subventionner.

    Aux États-Unis, par exemple, si un film ne fonctionne pas, c'est le privé qui a entièrement assumé les coûts. Pas ici, marché petit et pas assez riche.

    Donc, oui le gouvernement doit se retirer de nos vies parce que je crois être en mesure ne mieux dépenser mon argent que lui. Mais l'état étant ce qu'il est, je ne crois pas que la revue Virages mérite de se faire couper 10000$ et disparaitre du paysage littéraire.

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  6. Pas étonnant le cynisme et manque d'intérêt de la population pour la politique. Moi le premier, je ne veux plus rien savoir.

    C'est comme enlever un petit caillou dans ton entrée, mais laisser la grosse roche qui pourrait briser ton auto. Où est la logique?

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  7. Si vous voulez publier des revues, n'attendez plus après les sous du gouvernement. Faites des levées de fonds, investissez vos propres piasses, organisez des shows et, surtout, imprimez le strict nécéssaire. Vous ne dépendrez plus de sommes qui peuvent, selon le climat politique, disparaître du jour au lendemain. Vous les détestez, ces politiciens? Hé bien faites sans eux. Toutes les publications que j'ai dirigées, je les ai financées moi-même et je m'en suis pas si mal tiré.

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