dimanche 19 septembre 2010

Erwin Rommel- Benoît Lemay




Une biographie de l’historien Benoît Lemay qui relate les débuts de la carrière, mais surtout les faits d’armes du feld-maréchal Erwin Rommel.

Je ne suis pas un amateur de biographie. La preuve, c’est la première que je lis. Quand je l’ai feuilletée, je la trouvais facile à lire, un peu à la manière d’un roman.

Lemay nous raconte brièvement l'enfance et les premiers pas de Rommel dans le monde adulte. Il a fréquenté une femme avec qui il a eu un enfant hors mariage. Évidemment, il a caché ce fait à ses proches. À l’époque, c’était très mal vu. Cette femme l’a attendu longtemps, restant monoparentale, élevant l’enfant seule, espérant qu’un jour, Rommel reviendrait. Elle est morte et sans jamais revoir Rommel.

Comme bien les hauts-gradés nazis, Rommel a participé à la Première Guerre mondiale et s’est distingué par ses prouesses. Rommel n’avait pas peur. Quand son arme était à court de munitions, il chargeait ses ennemis à la baïonnette. Souvent, il prenait des chances. Mais cela lui réussissait.

Après la guerre, il est devenu entraineur militaire. Rommel vouait une admiration sans bornes à Hitler. Tout ce que le Führer faisait était pour le bien de la nation Allemande. Lorsque Rommel débarque en Afrique du Nord pour aider ses alliés italiens, le Führer admirait aussi Rommel qui est monté en grade 5 fois en 3 ans.

En France comme en Afrique du Nord, les victoires de Rommel ont provoqué une confiance démesurée en lui. L'Allemagne le monta au rang de héros national, Goebbels l'utilisa dans ses films de propagande, même les alliés le craignait.

Rommel volait au-dessus du front pour découvrir les mouvements ennemis, il roulait en première ligne dans ses Panzers et avaient échappé tellement de fois à la mort qu’il se croyait guidé par Dieu. Le Führer et le Duce avaient une confiance inébranlable en lui. Par contre, des conflits tactiques avec le Commando Supremo italien retardaient souvent les attaques. Souvent cela aidait l’armée britannique à bout de souffle.

El-Alamein signifie le premier recul de Rommel. On comprend très vite qu’il ne pouvait opposer ses troupes exténuées à des troupes britanniques approvisionnées en armes, en essence et en hommes. Le général Bernard Montgomery connaissait la plupart de ses tactiques. Celle-ci devaient souvent être approuvées par le Führer. Elles étaient encodées par la machine Enigma et décryptées par les britanniques à Bletchley park.

L’Allemagne s’enlisait en URSS et les ravitaillements faisaient cruellement défauts à l’Afrikakorps.

L’auteur nous révèle que Rommel avait le courage de ses opinions. Il opposait ses idées à celles du Führer et contrairement à la majorité des feld-maréchaux, il ne changeait pas ses idées quand Hitler piquait une crise. Les lettres à sa femme Lucie nous donnent aussi le moral de l’homme au sommet de sa gloire comme à son déclin. Je ne vous révélerai pas tout, c’est à vous de le découvrir! Il y a une cinquantaine de pages de références et de cartes de mouvement qui accompagnent cette biographie. Si les tactiques de la Seconde Guerre mondiale vous intéressant, cet ouvrage est pour vous.

Ce livre est en vente ici.

4 commentaires:

  1. Sa bio de Manstein était vraiment bien elle aussi. Mais les livres chez Perrin sont chers en ta... Je vais attendre qu'il sorte en poche.

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  2. C'est écrit d'une manière irréprochable, facile à comprendre, l'auteur ne s'embourbe pas dans les détails superflus. J'ai tripé!

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  3. Si cette bio t'a intéressé, je te suggère fortement celle de Hannibal de Cartage, par Leonard Cottrell. Hannibal, l'un des plus importants tacticiens militaires de l'histoire. Cottrell rend une biographie dynamique et très intéressante!

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